Monthly Archives: August 2012

Déconfiture anodine au coeur de la fournaise

Exclusif : Nouvelles révélations sur la restauration de l’Ecce Homo

 (Sources : Ouiki Pix Lix Fix Mix)

Ce matin à l’aube, pour me faire pardonner tous mes péchés, enfin principalement ceux concrétisés dans la journée hier, je me suis rendu d’urgence à l’église.

Les gens disent que je suis un garçon séduisant et bien bâti. Les belles dames du village d’ailleurs, une fois leurs maris partis en mer ou sur la route, disent apprécier ma discrète et amicale compagnie…

Le sous-fifre du Grand patron était sur place. Celui qui est déjà depuis belle lurette en charge des absolutions pour les ouailles. Toujours motivé, comme au premier jour de la création, par une foi colossale. Comme chaque jour, il était vêtu de son impeccable soutane, fraîchement repassée au fer à vapeur d’eau bénite…

Ce jour-là, j’étais particulièrement pressé ! Il faut dire que la veille, j’avais commis un très gros péché !

L’épouse de l’un des notables de notre petite communauté, que je ne puis point désigner dans ce récit, m’avait invité pour l’apéritif.

Et moi, faible bougre, je n’ai point pu résister une seule seconde à cette excitante invitation !

C’est certain depuis, une culpabilité maousse me taraudait ! Celle-ci , si point immédiatement amnistiée par un élu, en lien direct et quotidien avec le grand Architecte, risquait de chiffonner à jamais, mon ticket d’accès à la tribune VIP du tant attendu spectacle céleste à venir…

Mais à ma grande surprise… Au lieu des trente-huit « notre-père » et des quarante-sept ” je vous salue Marie” à marmonner, avant l’heure de l’apéritif, la punition fût bien plus sévère qu’à l’accoutumée !

Imaginez, quelle fût ma stupeur, lorsque le prêtre me somma pour me racheter, de restaurer une croute, de remettre au goût du jour (et avant l’apéritif), l’un des tags datant du siècle passé, qui ornaient le mur ouest de la sacristie…

Forcément, me suis-je dit : Je lui avais confié au moins mille fois dans l’intimité du confessionnal, que j’étais avant tout un artiste haut en couleurs, que j’appréciais par-dessus tout de tremper le pinceau, que j’étais demandé loin à la ronde pour officier dans cette merveilleuse discipline. Non mais vous voyez le tableau ?

Alors moi pauvre pécheur d’ici-bas comprenez,  je ne peux pas me permettre de contredire les décisions du tout puissant ! J’ai pour priorité de nettoyer au jour le jour le salut de mon âme et délester ma conscience de toute poussière ou de craquelure ! J’ai tout simplement obtempéré et me suis toutes affaires cessantes mis au travail !

 

Ré-génération ! ( Une bonne vieille histoire )

Sur ma gueule soulignée, plus d’amertume ni de ride manifeste,

C’est qu’il n’est pas question de clamser là, sans exiger les meilleurs restes !

D’ailleurs les douleurs lancinantes ont fini par cesser de s’obstiner

Les somnifères, je m’endors même dessus, après les avoir oubliés…

 

Vous m’aviez sans doute déjà jugé digne adversaire, mais résigné perdant ?

Dans ma lutte obstinée contre tous les caprices du temps ?

Juste là, je n’ai plus besoin d’aucune béquille ni même de lunettes

Et si une sale gueule me cherche, c’est encore sur le champ que je la lui pète !

 

C’est que le gâteux que tu as devant toi, il s’est fait régénérer les piles !

Hier à l’aube, il s’est fait radier de l’ordre vénérable des croulants séniles !

Il n’a jamais demandé à être inventorié au rang des monuments ni classé vestige

Pourquoi perdre la raison, et celle d’être, dans une ultime acrobatie sans vertige ???

 

L’autre jour ils ont tenté de me conduire au lugubre manoir des corps fatigués

Le jardin y est bien vert,  un peu comme je pouvais l’être dans mes jeunes années…

Ils m’ont tous en cœur fragile, chevroté la bienvenue au grand ghetto des seniors !

C’est qu’un héros déchu, c’est juste compétent pour préparer son rencart avec la mort !

 

Et dès la première porte dérobée, dans le long couloir menant à  la funeste convocation,

J’ai faussé compagnie aux auxiliaires de la faucheuse, qui n’aura qu’à partout me chercher !!!

La tour de self-contrôle

Quand s’ouvrent les portes de l’ascenseur
Entrez donc, n’ayez pas peur !
Appuyez sur le bouton situé le plus haut
C’est au sommet que vous trouverez le plus confortable bureau.

C’est là que se décide peut être votre avenir
Que vous pourriez voir votre existence enfin rebondir
Vous avez rendez-vous avec le meilleur gardien
Alors ne le faites pas attendre en vain

Il saura atténuer vos grands malheurs
Soigner vos blessures et calmer vos ardeurs
Vous en repartirez serein et soulagé
Descendrez par les marches d’un pas décidé

Allons entrez, c’est bien votre tour
De bas en haut et même tout autour
A un moment vous avez perdu le contrôle
Subi un de ces échecs qui déboussole

Montez, prenez le ce monte-charge qui retape
Au besoin en chemin faites des étapes
De là haut vous aurez une vue imprenable
Sur un passé sans regrets sans coupable.

Phrases de transition

 

Prends garde à toi il y a de la hauteur

Agrippe-toi au parapet et n’aie pas peur

 

Encore cette rengaine de vouloir te jeter dans le vide ?

Allons masque ces noirs tourments et reste lucide !

 

Dessus, on peut y danser avec le sourire

Dessous, on pourrait tantôt aller y dormir

 

Découvre le solide pilier surplombant ce fossé

Qui, à outrepasser l’obstacle pourrait contribuer

 

Pour rejoindre l’autre berge, te guider et te porter

Pont aérien, passerelle vers une certaine liberté

 

Laisse ce qui est derrière dans une belle trace du passé

Entrevois l’équilibre qui t’attend là-bas de ce côté

 

Suspend toi à mes lèvres le temps de la traversée

Quelques pas à aller de l’avant et tu franchis l’arrivée !

 

Tout le monde sur le pont, il y a de quoi fêter !!!

La victoire d’une conquête de lendemain pavée de dangers.

La fessée patrouille

Je le reconnais enfin publiquement, mais j’avoue que ça m’en coûte : – J’ai été élevé au tape-tapis en osier tressé !

Pour ceux qui n’ont jamais entendu parler de cet accessoire, imaginez une sorte de raquette de tenis, faite à la base pour fouetter et donc dépoussiérer les tapis une fois suspendus. Votre brocanteur sera probablement heureux de vous en céder un exemplaire en bon état et à vil tarif si vous insistez…

Grâce à cette spécificité, je peux aujourd’hui me targuer d’un pédigrée rural et m’affirmer détenteur confirmé d’un popotin de robuste facture. Le sentiment d’être l’un des prolongements d’une longue lignée de durs à cuire (et du cuir), prédomine encore, dans les tréfonds de mon esprit.

C’était pour notre bien ! Une éducation à la baguette, la célébration de l’inévitable châtiment physique en cas de pétouillon de traviole, le culte de la pétoche de la poigne qui s’abattra lourdement sur le postérieur dénudé du vilain, le principe de l’obéissance et du respect versus la sanction et la culpabilité.

Parfois, je me demande si mon arrière-train fume encore, car je n’ai pas été extirpé de la série des moutards les plus sages ! Alors, une seule petite pensée pour ceux qui avaient droit à la boucle en fonte du ceinturon de leur paternel, et je suis en mesure de retenir toute manifestation résiduelle de révolte : Comparé à d’autres, je n’ai pas été trop mal loti : Ne plus pouvoir m’asseoir sur mon séant en feu pendant quelques dizaines de dizaines de minutes, ce n’était de loin pas aussi sévère que la collection de bleus de torgnoles sur toute l’anatomie.

Heureusement dans les foyers modernes, cet ustensile d’osier ou son pendant post-archaïque en plastique, a depuis été efficacement substitué par l’aspirateur. Personne ne s’en plaint, mis à part peut-être les tresseurs d’osier contraints de recycler l’entier de leurs efforts dans les paniers de ménagères et de pique-nique.

Et moi, je déclare formellement ne pas posséder de tape-tapis. Et je réfute l’idée même, de m’être à l’occasion servi de ma ceinture dans un autre but que d’éviter au possible l’embarrassante chute de mon pantalon. Et lors de mes fréquentes rondes et patrouilles du côté de leurs chambres, je n’ai jamais eu a distribuer de coup de tuyau d’ aspirateur sur les croupions respectifs de ma marmaille turbulente. La crainte du tape-tapis est maintenant inscrite dans nos gênes.

Pour terminer, je dois encore vous confier une chose : Vous relater LA dernière fois !
En principe on se souviendra volontiers des premières fois, mais ma dernière raclée, elle n’est jamais sortie de ma mémoire : Un jour ou j’avais encore mérité la flagellation de fondement, j’ai habilement subtilisé le tape-tapis des mains de ma génitrice et l’ai plié dans tout les sens en le coinçant dans une porte entrebâillée, ceci jusqu’à le rendre totalement inutilisable, même pour désempoussiérer le petit paillasson de l’entrée.
Ma soudaine révolte a payé. J’étais devenu le plus fort. Il fallait enfin que je prenne garde à ménager mon magnifique cul de babouin…

( Ce billet historique a été importé de mon ancien blog. L’attrait de son seul titre ayant (selon les stats) ameuté nombre de curieux à l’époque, je me suis dit, autant continuer de faire frémir l’internaute, tant qu’à faire…)

 

Agent double !

Captain Switzerland est actuellement en excursion patriotique

Express yourself, even if it’s a lie ! ( exprime-toi, même si c’est un mensonge )

Allez PAF ! , je me suis remis au crayons

(à se mélanger soigneusement, sinon ce n’est pas assez passionnant )

et à l’alchimie magique des couleurs aussi ( à confondre curieusement )

Et vous, auriez-vous quelque chose à me dire à part ça ?

Une confidence , une flatterie, une fable , une belle histoire à partager ?

L’effet papillon dans sa phase initale

Petit photo-montage sujet + décor réalisé à partir de deux photographies

prises au même endroit.

( Dans les Alpes Suisses à environ 2000 m d’altitude )

Là où l’herbe est plus verte, mais plus rare !

Un bouquetin à la recherche de quelques délices près du Piz Gloria ( Schilthorn )

Altitude : environ 2960m