Monthly Archives: November 2017

Trois chats de gouttière

Un dessin réalisé à l’arrache :

Je vous présente mes 3 chats de gouttière préférés :

De gauche à droite :

Rebrousse (Ouilisse), Crissetoune et Psycomiaou

Attention :

Ils griffent et ils mordent facilement les inconnus, surtout lorsqu’ils ne les reconnaissent pas ! 

Le reste du temps ils rôdent dans le secteur ou ils ronronnent dans le salon…

 

 

Les intermédiaires

Les intermédiaires

 

Si tu souhaites vraiment que je puisse percevoir ta véritable lumière

J’aimerais que tu te sentes prête à te passer de ces intermédiaires

Tous ces courtiers et ces négociateurs ne font que m’indisposer

Ces interprètes et ces entremetteurs ne parviennent qu’à m’éloigner !

Si tu espères que je puisse clairement comprendre tes messages

J’aimerais que tu te passes des services de ces pourvoyeurs de pages

Tous ces commissionnaires et ces transitaires ne font que m’embrouiller

Ces tiers et ces emmerdeurs ne parviennent qu’à tout compliquer !

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Business model

Aujourd’hui, j’ai retrouvé dans ma pile d’ébauches de dessins, une simple annotation écrite : “Business Model”.

Je me suis souvenu m’être à un moment donné amusé de ce rapprochement facile entre “top model” et “business model” m’imaginant probablement un de ces jours prochains dessiner une top modèle juste un poil sexy en diable, étranglée d’une cravate plus vulgaire qu’un décolleté et lestée d’un attaché-case rempli de business (bons) plans…

Et puis en dessinant, je me suis rappelé que de nos jours, la malette d’affaires avait depuis longtemps été dématérialisée et les documents qu’elle contenait, digitalisés et envoyés dans de nuageux classeurs. Alors j’ai gommé de la scène l’embarrassante valoche.

Puis ma première “top modèle d’affaires” dessinée m’a semblé un peu rigide, limite coincée. Alors j’ai découpé le dessin en plusieurs morceaux et ai réinventé à la dame, une toute nouvelle dégaine en réorientant les morceaux de papier…

Une de ces dégaines que les top business modèles masculins qui passent le plus clair de leur temps à péter dans le fond de leurs grands fauteuils en cuir ne pourront à jamais, que leur envier…

 

Ne vous mettez pas ici à la recherche d'un quelconque message pour la planète. 
J'ai simplement laissé le champ libre à ma créativité après m'être senti 
cette semaine un peu débordé, bombardé de trop d'informations sur les réseaux 
sociaux et ailleurs... C'était comme souvent, juste ma manière de me défouler !

 

Une bonne compagnie

Mesdames et Messieurs, chers passagers, nous venons de traverser une zone de très fortes turbulences.

Au nom de notre compagnie, le commandant de bord, l’ordinateur de bord et les membres du personnel de cabine vous prient de les excuser pour les désagréments subis. Soyez certains que c’est enrichis d’une première expérience de ce type, que tous nos efforts seront désormais conjugués pour que nous puissions vous garantir une encore bien meilleure coordination dans les phases d’approche des zones de turbulences. Notre crew, dans son ensemble sera en mesure de vous demander suffisamment à l’avance de regagner immédiatement vos sièges et d’attacher vos ceintures de sécurité. La totalité des plateaux repas auront été débarrassés et les tablettes remontées avant perception de la première secousse . La situation étant totalement revenue sous notre contrôle et nos radars nous indiquant une voie parfaitement dégagée, vous pouvez maintenant retirer vos masques à oxygène et cesser de vous agripper à votre voisin ou au mobilier de vol.

Nous devrions être en mesure de maintenir la vitesse de croisière actuelle et arriver à destination avec une quinzaine de minutes d’avance sur le plan de vol.

Pour terminer cette annonce sur une note réjouissante, nous souhaitons vous informer que la tour de contrôle de notre lieu de destination nous a annoncé des conditions météorologiques idéales et des températures au-dessus des moyennes saisonnières au sol. Nous espérons que d’ici à notre arrivée, cette nouvelle saura vous faire relativiser le petit incident que nous venons de surmonter…

Mesdames et Messieurs, chers passagers, nous vous souhaitons un très agréable voyage.

 

 

Littérature jeunesse : Protestation inofficielle

Il y a quelques jours, je me suis installé dans une médiathèque dans une ville où j’étais de passage.

Comme ce jour-là, j’étais peu enclin à vouloir philosopher, je ne me suis pas mis en quête dans les rayonnages philo d’un ouvrage de Platon ou d’Aristote. Le soir précédant, j’avais déjà philosophé plusieurs chapitres en prolongeant l’heure de l’apéro au-delà de celle du virtuel repas du soir.

En investissant ce lieu de culture, j’ai soigneusement évité de passer à proximité du rayon des livres de cuisine pour m’éviter de potentiels hauts le cœur. Le petit déjeuner dépassionné suivi quelques heures plus tard sur une terrasse, d’une petite bière palliative des plus difficiles à étancher, ne m’avaient pas encore redonné goût à dévorer quelconque guide facile pour les nuls ni même une seule page d’encyclopédie.

Lorsque les yeux ne sont plus tout à fait en face des trous, autant favoriser les gros caractères. J’ai d’abord imaginé aller choisir un livre pour enfant pas sage, mais je me suis rappelé qu’au rayon littérature enfantine, il était préférable d’éviter tout comportement louche.

En procédant par l’élimination naturelle du jour, je suis allé choisir un livre d’images qu’on peut lire facilement sans perdre le fil de l’histoire et qui ne nécessite pas d’index de repérage.

J’ai soigneusement sélectionné de par la qualité du dessin de couverture, une bande dessinée d’aventure romanesque et me suis aperçu que l’auteure de l’œuvre tant au scénario qu’au dessin était une femme, ce qui a naturellement amplifié ma curiosité…

Silence s’il vous plaît ! Je lis …

Voilà. Alors à mon humble avis, la talentueuse artiste aurait dû demander conseil à un ami ou se rendre en repérage sur le terrain. Et je vous assure que ce n’est pas du tout pour sombrer dans la critique sexiste !  Mais même déconfit dans l’amertume d’un lendemain d’hier, je me suis découvert la soudaine aptitude à émettre une vive protestation : Ôtez moi d’un doute, un coup de pied bien centré dans les grelots, ça ne fait jamais CLONG ou bien ??? Si ?

 

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PS : J'espère que l'auteure de la bédé,
si d'aventure elle devait tomber sur ce billet, 
s'aura s'en amuser...

 

 

Virevolte fasse

> Papillon hibou et colibri

Pour moi ça sonne la fin des vacances, mais bon allez courage, ce n’est pas comme si ça sonnait le glas des toutes dernières !

Au début de celles-ci, j’avais écrit sur ce blog que je me déguiserais en papillon bleu plutôt qu’en citrouille de minuit et que j’irais virevolter sans plan de vol où bon me semblerait.

Donc ce matin pour achever mon périple en beauté et en légèreté, je me suis rendu au Papiliorama.

Il s’agit d’une coupole au climat et à la végétation tropicale où virevoltent des papillons multicolores en compagnie de quelques autres espèces, dont moi. Ce n’est pas pour faire du favoritisme, mais je voulais à tout prix prendre un cliché de l’un de ces magnifiques morphos bleus, mais ils semblent ne jamais vouloir s’immobiliser ou prendre la pose. Il faut dire que certaines espèces de papillons mettent parfois six mois à éclore pour ensuite ne vivre que trois jours ! Alors cette envie de papillonner sans répit se comprend facilement.

Alors comme pour la photo perso c’est devenu objectif bredouille, j’ai été chercher celle-ci sur internet.

> morpho bleu

Accroché à un grillage, il y avait un renard volant qui dormait la tête en bas bien enveloppé dans ses ailes. Je lui ai demandé s’il faisait de beaux rêves et ça devait être le cas puisque qu’il n’a pas daigné l’interrompre pour de si bête question. Oui c’est que j’ai récemment commencé à plus communiquer avec les animaux. C’est vrai on parle facilement aux chiens mais qu’en est il des autres espèces vivantes ? Elles se sentent peut-être un peu discriminées ! L’autre jour par exemple, je suis allé converser avec un cheval d’élevage de mon voisinage. Je lui ai demandé s’il était bien traité. Il m’a répondu par une série de trois coups de sabot. Ce qui je le crois veut dire : Je n’ai pas à me plaindre ! Et puis il y a pas si longtemps, il y a aussi ces deux oiseaux qui sont venus se battre au sol à mes pieds devant l’Hôtel de la plage, ils avaient juste besoin d’un arbitre neutre mais drôle d’oiseau lui aussi, qui les remette un peu à l’ordre, chose qui était naturellement dans mes cordes.

Mais je m’égare là. Ensuite je suis allé au Nocturama, une autre coupole dédiée à la vie animale nocturne située juste à côté. Sans surprise, il y fait sombre comme lors d’une nuit sans demi- lune. Je m’y suis senti un peu comme dans les années 80, dans la lumière des néons ultra-violets, au moment de danser une série de slows avec la silhouette d’une cavalière. On ne se voyait presque que le blanc des yeux et quelques crocs, lorsque qu’on se lâchait un sourire. Il y a là des tatous, des paresseux et d’autres espèces qui font de préférence la fête la nuit. Mais je n’ai pas été en mesure de discerner grand-chose. J’ai également eu la confirmation que je ne serais jamais un bon prédateur carnivore nocturne ( un peu comme dans les années 80 d’ailleurs ) et que probablement je finirais par crever de faim ou dévoré par une sale bête plus évoluée que moi équipée d’une vision infra-rouge.

Là aussi pour la photo perso c’était objectif bredouille.

Mais au shop, je me suis trouvé un ami aussi paresseux que moi pendant ces vacances…

> paresseux branché

 

Nota benêt : Trouver un titre moins naze à l’occasion

 

Le premier de classe

J’ai encore fait un petit tour aux archives et y ai retrouvé ce dessin qui n’avait jamais été publié.

Je ne vous rassure pas, ce petit bonhomme qui connaît les réponses, n’a rien en commun avec moi à l’époque de ma scolarité et je n’ai jamais été en mesure d’atteindre le statut, peu envié à l’époque, de numéro un, à part peut-être en rédaction. J’avais déjà une imagination assez fertile au bout de ma plume, mais également pour faire des conneries et chahuter, des talents précoces qui m’ont sacré recordman absolu de ma volée, en heures de sanctions punitives derrière la porte de la classe…

Des mises à l’écart sévères qui m’ont d’ailleurs fait manquer des cours importants, des leçons qui auraient radicalement pu changer mon avenir. C’est probablement pour cela, que je ne suis pas, par exemple, devenu professeur d’algèbre ou astrophysicien. Mais je dois bien avouer qu’aujourd’hui, je m’en tape.

 

Un monde entier tout à refaire

 

Une nuit sans étoiles

Un ciel sans nuages

Un bateau sans voile

Un océan sans plage

.

Un verrou sans clé

Un cœur mutilé

Un paradis un peu perdu

Un royaume corrompu

.

Une marmite sans couvercle

Une amitié sortie de son cercle

Une bouteille vide à la mer

Un monde entier tout à refaire

,

Puis un jour des cartes redistribuées

Un passé devenu plus léger

Et un matin nouveau qui se lève

Sur un départ vers un autre rêve

Un texte oublié que j'ai retrouvé dans mes archives non publiées et qui date 
d'avant 2013. Je l'ai finalement assez peu retouché aujourd'hui...
Et si vous aimez revenez, j'en ai encore plein d'autres en stock ;-)

 

Le Poisson Zombie ( the zombie fish )

J’avais dessiné ce poisson mort-vivant peu de temps avant d’aller passer quelques jours au bord de l’océan. Si je ne l’ai pas terminé ni publié à l’époque, c’était dans l’unique but de partir en vacances dans les meilleures conditions, sans être hanté. Vous comprenez ?

Et si je publie ce dessin aujourd’hui même, ce n’est absolument pas pour gâcher les vacances de qui que ce soit qui passerait enfin du bon temps sur la plage en ce moment même.,,

 

Le Jouet démodé

Tu devrais peut-être enfin songer

A cesser de vouloir me manipuler !

Et me ranger derrière la vitrine

De mon emballage d’origine.

A cet âge là tu ne devrais plus jouer

Avec un vieux guignol désarticulé !

Allons, enferme-moi au fond de ta penderie,

Avec ta dînette obsolète et toutes tes Barbies

Composition de Rythmes

Ce soir, je me sens encore un petit peu en mode “bad mood“.

C’est que je me suis levé ce matin en trouvant un arc en ciel juste derrière mes volets !

Et j’ai parcouru des centaines de kilomètres et subi une météo qui se dégradait.

Une fois rentré, j’ai bricolé ce truc bizarre avec des cliparts dénichés sur internet.

 

 

 

Océan 17 { Départ }

Ce n’est vraiment pas facile de tourner le dos à l’océan, même déchaîné ! Hier, j’avais préparé un petit texte à finaliser aujourd’hui. Mais je ne parviens plus à le trouver ni assez intéressant ni assez marrant… Je dois avoir attrapé une dépression post-maritime foudroyante.

En attendant, je vous présente Otto Focus , le poiscaille aguicheur …

 

 

Océan 17 { Intimité }

En exclusivité pour les intimes : Un selfie dans la salle de bains au petit matin.

 

Océan 17 { Rencontre }

Lorsqu’il m’a invité à boire ma bière à sa table, il était déjà posé là à observer la ligne d’horizon surlignant l’océan. Il était arrivé sur le front de mer en surfant sur sa planche à roulettes, une longboard joliment décorée.

« Ce sont des vagues pour les enfants aujourd’hui ! » me renseigna t’il.

« Mais… tu vois là-bas ? Lorsque cette longue barre de nuages s’étendra jusqu’à la montagne de ce coté, ça va démarrer ! »

Il semblait habité par l’intensité d’un suspense dirigé par les caprices de la météo mais modéré par l’inévitable inertie de la toute puissante nature. Et moi, j’aime bien les passionnés ! Et puis il m’a expliqué les spots de surf de la région, la vapeur « qui brouillarde l’atmosphère » à cause de la différence de température entre l’air et l’eau, l’effet du gouf de Capbreton, les championnats d’Europe…

C’est quand j’ai pris congé de mon pote le surfeur, que je me suis rendu compte que nous avions oublié de commencer par les présentations d’usage. Même si à ce moment là, il m’a salué chaleureusement comme si je faisais déjà partie des initiés de la planchouillette et des intimes de la glisse aquatique !

Ça c’était hier. Je venais de couper le sillage de l’homologue local de Brice de Nice et d’Igor d’Hossegor !

Sur le chemin du retour, pour qu’il trouve une bonne place dans mon annuaire mémoire, je l’ai baptisé Gaston de Capbreton !

Durant la nuit, s’est mis a souffler un vent à décorner le Viking. Ce matin intrigué, je me suis rendu à  Hossegor à la découverte de l’un des ces fameux spots de surf. En effet comme Gaston me l’avait prédit : Ce fût une expérience des plus décoiffantes ! Impossible dans des conditions pareilles de planter mon parasol ni d’espérer étendre un linge de bain sans le lester d’un phoque de taille adulte. Mis à part un fêlé de kite-surfing , personne n’était sorti affronter ces éléments en furie. Dans la foulée, je me suis laissé contraindre de remettre à des cieux plus cléments, l’éventualité d’enrichir ma collection de coquillages …