Monthly Archives: March 2018

Pas vraiment compétent pour parler fringues

J’ai toujours apprécié les salons-lavoirs. Même si je ne me sens pas vraiment compétent pour parler fringues.

Parce que dans ces endroits, on ne lave pas son linge sale en famille mais entre parfaits inconnus !

En arrivant sur place, on commence par choisir une machine qui a encore la bouche ouverte, on retient un peu sa respiration, le temps d’engouffrer son lot de vêtements impropres à l’usage à l’intérieur du carrousel magique.

Puis on retient un petit peu sa conscience écologique en ajoutant un détergent efficace mais polluant, mais quand même efficace, qui se chargera du sale boulot à notre place.

Pour quelques piécettes, l’automate va se mettre à boire à volonté et se permettre de tourner en rond.

Et ici on retient un peu son impatience. On dispose dès lors de tout notre temps pour mourir d’ennui ou éventuellement improviser un brin de causette, avec le voisin ou la voisine de banquette qui le souhaite. Et aucune obligation de parler fringues, on pourra parler du temps qu’il fait, de celui qu’il va faire ou de celui qui passe.

J’ai toujours apprécié les salons-lavoirs. Même si si je ne me sens pas vraiment compétent pour parler fringues. Ça doit provenir d’une empreinte gravée dans ma mémoire par de vieux films américains. Il semblerait qu’à l’époque dans ces endroits-là, on y faisait facilement des rencontres. C’était à la fois un bon plan pour la drague et pour rester propre sur soi.

Deux exemples :

La créature de rêve que tu as repérée devant la machine numéro 23, bien avant le début de ton programme d’essorage, pouvait à tout moment décider de passer devant toi, son panier de lessive toute proprette sous le bras et laisser subrepticement tomber au sol à tes pieds, une belle pièce de dentelle…

Et toi mon bonhomme, tu avais une chance d’arracher les yeux de son magazine de beauté à une charmante lavandière installée dans la même rangée, simplement en retirant enfin de manière virile ton T-Shirt moulant pour l’ajouter au contenu de ta machine…

Épilogue

De nos jours, ce sont les applis sur smartphone qui occupent une large part du marché de la rencontre. Et j’ai entendu dire, qu’il arrive qu’on ne prenne plus même le temps de se laisser pousser les ailes du désir en se livrant à quelque tentative audacieuse élégamment camouflée   d’accessoires vestimentaires comme par exemple de la belle dentelle …

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Latest GPS Screenshot (dernière capture d’écran de mon GPS)

Aujourd’hui je n’ai pas rencontré le beau temps vanté par les prévisions météo. Pour les photos, les conditions n’étaient pas optimales. Alors je me suis contenté de prendre mon GPS  en photo histoire de ne pas rester bredouille…

La grande fête des couleurs

De l’encre noire sur du papier blanc,

Des peurs bleues sur des passages au rouge,

Des ivresses de verts sur des vertiges d’oranges …

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Une célébration composée …

                                         … d’étourdissements de nuances

Un festival de sentiments bariolés dédié …

                                       … à tout ce qui peut nous réunir …

 

Un texte qui à mon sens mériterait encore certaines retouches ...

 

Je suis venu nager ! ( dans le Pacifique )

Ça c’était hier. Des photos prises à Redondo Beach sur le Pier avec mon téléphone portable.

Je n’avais jamais jusqu’ici eu la chance de rencontrer un phoque en liberté. D’ailleurs il avait l’air ravi d’être libre à en juger par ses joyeux cris répétés. Il m’a paru se sentir comme un poisson mammifère dans l’eau ce qui forcément, a immédiatement réveillé en moi les fameuses réminiscences profondément gravées dans mon ADN par mes lointains ancêtres à nageoires : Si lui peut s’offrir une baignade à la fin mars dans l’océan Pacifique, alors il n’y a pas de raisons que moi, client assidu de moult piscines réputées, je ne le puisse pas ! Si j’ajoute que ça faisait un bail qu’une adorable copine* m’avait invité à venir nager dans les parages : Alors moi j’ai dit : Challenge accepté !

Et c’est aujourd’hui même, sur la plage de Santa Monica que j’ai courageusement relevé le défi !

Bien sûr, j’ai du tenir compte des profondes mutations opérées au fil des générations depuis l’ère de mes lointains ancêtres à nageoires et je me suis préparé à l’exploit comme un athlète de haut niveau se doit de le faire :

  • Attendre deux heures après le dernier repas pour éviter l’hydrocution (conseil maternel)
  • Me mouiller la nuque , le front, les tempes et les mollets (ça fait plus pro et ça te galvanise un public)
  • Se livrer à une série de profondes respirations de type pré-apnée (une grosse vague pourrait me  surprendre durant la performance et m’entrainer vers les abysses, alors autant prévoir de l’oxygène en rab)
  • Avant de se lancer, bien travailler le mental, c’est très très important ça le mental ! (sans mental de nos jours, tu ne fais plus grand chose)

Ouais… ben finalement résultat : Je n’ai pas barboté bien longtemps dans les flots de la Paix, parce que selon mon thermomètre embarqué, la température moyenne des éléments liquides était quand même plutôt courte !

Et c”est pour de compréhensives raisons de self-estime, que je considèrerai dès lors le résultat de cette performance comme “successfull” et validée à défaut d’être spectaculaire !

Sinon heu… ben après ça sur la plage j’ai séché assez vite parce qu’il y avait du vent. L’organisateur n’avait pas prévu de serviette de bain : prétextant qu’un athlète, c’est justement fait pour en chier sinon il n’a qu’à choisir un autre métier… Et puis sinon aussi heu… j’ai pris un coup de soleil en séchant… Je ne m’en suis pas rendu compte, justement parce qu’il y avait ce foutu vent

 

 

 

 

 

* crush

Vue de mon hublot, au tout petit matin

Dans la hâte de l’organisation de mes vacances précipitées, j’avais oublié une partie importante de mon chargeur pour mon PC après avoir chargé l’appareil à bloc avant mon départ. Ces derniers jours je devais donc fortement économiser ma consommation en énergie, sa recharge étant désespérément impossible. En cherchant bien, J’ai finalement pu acheter à l’autre bout de L.A. un “power supply” adéquat et flambant neuf que je peux même brancher au besoin sur l’allume-cigarillos de ma “muscle car“.

Et comme rien ne va jamais sans difficultés, pour aller me procurer le “précieux”, j’en ai profité pour me farcir des bouchons à l’aller comme au retour sur des “highway” à 5 ou 6 voies par direction. Pour moi, ça fait partie de cette expérience californienne et de toute manière il y a absence évidente de voie réservée uniquement aux touristes qui n’ont pas que ça à foutre. Et il faut dire que j’ai déniché la chaîne de radio qui ne diffuse que du bon rock qui tache et que ça aide à faire passer les plus amères des pilules.

Je m’habitue progressivement à la vie à mes ricaines et j’en suis presque à vouloir devenir Calife à la place du Calife de Californie. Cette faculté d’adaptation qui m’habite depuis un certain temps m’étonne. “On” a du à mon insu me faire prendre un puissant produit dopant ou un inhibiteur quelconque.

Dans la perspective d’être adoubé Calife local, j’ai commencé par m’auto-adouber Capitaine et ai pris mes quartiers sur le RMS Queen Mary.  Je me suis couché de très bonne heure dans l’idée de me lever aux aurores sans avoir les yeux qui piquent, pour profiter de la lumière qui scintille merveilleusement à ces heures là et m’offrir une promenade matinale dans les entrailles, le long des coursives et sur les nombreux ponts de l’impressionnant paquebot.

Et je peux vous dire que ça en a valu la chandelle ! Je me suis régalé les mirettes !

Le message d’un zèbre en immersion

Dimanche passé, je suis allé barboter dans les bassins des bains thermaux. C’est un plaisir que je m’offre le plus souvent possible car je sais de longue date que c’est un type de traitement qui me régénère rapidement et efficacement. J’en abuse volontiers en particulier à la suite d’une période harassante et/ou stressante.

J’apprécie de me faire passer pour un poisson évoluant au milieu des petites bulles d’air. Je suis particulièrement friand du pataugeage en apnée. En à peine un peu plus d’une heure de trempette, je ressors de l’établissement thermal retapé et frétillant comme une anguille…

Alors que je me laissais délicieusement masser la nuque par la pression d’un jet d’eau sous-marin surpuissant, sont passés devant moi deux spécimens humains formant visiblement un couple d’amoureux aux comportements typiques de cette espèce. Monsieur s’était fait tatouer un barcode juste au dessus du niveau de flottaison, derrière l’épaule gauche. Son tatouage ne datait pas d’hier, car il était passablement défraîchi. Il n’était guère possible encore de distinguer avec une netteté suffisante, les bandes blanches des bandes noires…

De formation technique et ayant travaillé il y a fort longtemps dans le domaine des codes à barres, par déformation professionnelle vétérane, je me suis dit que même le meilleur des scanners modernes ne serait pas à même de décoder le contenu de son message à fleur de peau …

Heureusement grâce à mon coup d’œil d’expert, j’ai décodé le message flouté et l’ai reconstitué à votre intention, pour que vous soyez à même à votre tour de le lire sans peine :

 

 

 

Technology is not Sexy !

Technology is not Sexy !

Toutefois, je conçois fort bien l’éventualité que je me goure sur toute la ligne…

Et que ce personnage de fiction à l’instant se régale,

Du plus fabuleux coup de foudre que saura lui offrir sa trépidante existence !

Un croquis provenant de la pile et un titre extrait de la boucle dans ma tête. 
Des petits trucs comme ça dont je ne savais pas trop quoi faire jusqu'ici. 
Puis une fois assemblés l'un avec l'autre, les petits trucs ont pris du sens...