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Une invitation pour le bon moment

Une invitation pour le bon moment

 

Madame, Monsieur,

Comme d’autres personnes, il vous arrive d’affirmer que la vie ne fait pas de cadeau !

Hormis peut-être celui au départ, d’être venu au monde…

Ici et là, vous trouvez qu’elle n’est pas rose, qu’elle est cruelle, qu’elle est injuste, qu’elle n’a aucun sens, qu’elle ne vaut rien et qu’en plus, elle est bien trop courte. Parfois lorsqu’un peu lassé de vivre, il vous arrivera même que vous y tenez, de vous réjouir que vous n’en ayez qu’une seule ! Que vous vous contenterez d’une seule chienne de vie, plutôt que l’idée de devoir remplier neuf fois, comme devra le faire un chat.

Bien entendu, tant qu’à faire puisque vous êtes là et en avez pris pour perpète, autant concevoir le dessein d’une existence bien vécue et bien remplie, de vous entendre un jour vous flatter d’un parcours plein de vie. Et vous ne rechignerez pas à en reprendre une bonne tranche. Et puisque que vos parents vous l’ont généreusement donnée cette vie, vous n’allez pas vous contenter de vivoter ni seulement de survivre ! Vous vous garderez bien de la gâcher, de la laisser vous filer entre les doigts ! Régulièrement vous reprendrez conscience qu’elle est précieuse et la reprendrez en mains ! Quitte à, si vraiment nécessaire, devoir en arriver à prendre la décision d’en changer et de vous en offrir une nouvelle

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Comme d’autres personnes, il vous arrive d’affirmer que la vie ne fait pas de cadeau  !

C’est pourtant aujourd’hui Madame, Monsieur que la vie souhaite vous offrir ce plaisir à nouveau ! C’est pour cette raison qu’elle vous envoie cette invitation personnelle à vous rendre au bon moment et au bon endroit, pour trouver et découvrir le cadeau qu’elle a préparé à votre intention !

Et vous devriez l’apprécier ce présent ! Vous croquerez à nouveau la vie à pleines dents, l’aimerez comme si à aucun moment, elle n’avait jamais pu être autrement que belle !

Et rassurez-vous, cette invitation ne sera pas la dernière que vous recevrez ! Mais pour l’heure vous n’en apprendrez pas plus : Car comme vous le savez, la vie est pleine de surprises !

 

Un texte inspiré par la vie, en cours de finalisation ...

Espace exigu pour émotion enivrante

Espace exigu pour émotion enivrante

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Il m’arrive de ressentir la sensation de m’envoler

Que mon corps, mes jambes n’ont plus besoin de le porter …

Il m’arrive de percevoir le sentiment de m’être délesté

Que le sol, mes pieds n’ont plus besoin de le toucher …

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Source image Internet

La Brèche

La Brèche

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Je suis comme suspendu, verrouillé

Je suis comme inabordable, inaccessible

Je me suis en moi-même enfermé !

Et je persiste à vouloir dissimuler les clés !!!

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Mais il reste ce possible accès par la brèche…

Ce passage magique et secret où personne ne t’empêche…

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J’étais comme emmuré, barricadé

J’étais comme hermétique, imperméable

Je m’étais en moi-même emprisonné !

Et me condamnais à ne pas m’accorder la liberté !!!

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Mais il y avait ce piquant détour par la brèche !

Ce passage intime et discret où personne ne te repousse…

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Une texte traitant du sujet de l'ouverture aux autres par exemple, suite à une rupture
sentimentale, lorsque on peut se trouver refermé sur soi-même et sur la défensive... 
Un grand merciiii à ceux qui m'ont révélé l'existence de ma brèche à moi...

Positive Béatitude

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Ça faisait un petit bout de temps que je n’avais pas griffonné un petit personnage. Et c’est celui-ci qui s’est manifesté sur le papier. Son expression semble indiquer qu’il s’est mis en tête de vouloir refléter ma bonne humeur du jour…

Le croquis me plaît tel qu’il est. Alors j’ai décidé de le laisser dans l’état plutôt que de chercher à en peaufiner la finition.

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Bonus

Une petite phrase qui m’est récemment passée par la tête et que j’avais notée : 

Lorsque tu as déjà perdu la boussole, il n’est pas chose aisée que d’en trouver une nouvelle qui ne s’affole pas au premier petit orage magnétique …

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Une note sur la Fête de la Musique

Photo d’illustration chourée sur la toile

Une note sur la Fête de la Musique

Un peu comme pour mieux m’y préparer, c’est durant toute la nuit précédant la fête de la musique, que toutes les grenouilles de l’étang d’à côté ont coassé en chœur jusqu’au lever du soleil pour ne laisser place qu’au virtuose concerto matinal des oiseaux. Je me demande parfois si les créatures à plumes qui savent chanter sont volontairement matinales depuis la nuit des temps ou si elles ont un beau jour collectivement convenu de siffloter avant que le tapageur réveil des bipèdes envahissants ne vienne saboter la qualité sonore de leur récital. Et c’est sans doute à l’unanimité que le coq a été désigné volontaire pour endosser le rôle de chef d’orchestre.

Durant la soirée précédant la nuit de la chorale batracienne, c’est dans un long métrage à la télévision que j’ai pu me délecter des sérénades accompagnées d’un ukulélé, qu’un bellâtre follement épris, entonnait à l’intention de la belle qu’il convoitait de tout son cœur. C’était en effet, la période idéale pour se démarquer d’un éventuel rival, en choisissant la voie de la demande en mariage du barde !

Donc, c’est au petit matin déjà que j’aurais pu m’effondrer sous la surabondance d’harmonies et de refrains perçus jusque là, de m’empresser de fermer toutes les fenêtres, m’insérer un bouchon dans chacune de mes esgourdes et d’opter pour une solitaire silent party entièrement dédiée au dieu Mutisme.

Au lieu de cela, le temps étant venu pour moi de renouer avec le rock n’roll sans forcément passer par la case comédie musicale, c’est l’option de participer activement à la fête qui a prévalu ! N’étant malheureusement aspirant virtuose d’aucun instrument de musique, je me suis gargarisé les cordes vocales au miel pour le cas où je devrais monter sur une scène en qualité de vocaliste…

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Cette année à côté des concerts rock, j’ai noté que j’ai en particulier apprécié la musique folk celtique et cajun et puis j’ai été très touché, voire carrément scotché par le fascinant spectacle de Pascal Auberson, souvent dans l’improvisation derrière son piano à queue, dans l’intimiste grange à Jeanne… Il est capable à lui tout seul de réveiller en vous une furieuse envie de quitter  votre boulot emmerdant et de vous lancer dans la profession de poète-troubadour  !

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J’ai trouvé surprenant le nombre incroyable de personnes capables de s’asseoir devant un piano mis à disposition par des associations sur le domaine public en ville à l’occasion de cette fête, pour magnifiquement en jouer ! Il y a même un passant qui a déposé ses sacs de courses au sol et qui s’est installé derrière le clavier pour improviser Bohemian Rhapsody de Queen qui n’est, me semble-t-il, pas une partition facile à interpréter…

Un grand bravo à tous ceux qui s’investissent à fond pour faire de cette manifestation culturelle, une aussi belle fête accessible à tous  !

Lien Wikipedia à propos de la Fête de la musique

Image abstraite [ Ne penchez pas la tête vers la droite ]

Ce n’est pas que j’envisage particulièrement de m’adonner à l’art de la contraction du réel ou que je veuille absolument souligner les déchirures du monde extérieur mais ce matin, j’ai trouvé par hasard ce cliché un peu abstrait dans la galerie de mon smartphone. La photo a du être prise lors d’une mauvaise manipulation de ma part. Et ma foi, je lui ai trouvé un petit quelque chose d’intéressant …

Et il y a une tradition à faire perdurer sur ce blog : On doit pouvoir y trouver tout et n’importe quoi et il doit y avoir à boire et à manger comme on dit …

Ombrages et substances

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Il y aura toujours en toi ce que tu ne peux pas voir

Et devant toi ce que jamais tu ne parviens à prévoir

Et si tu camouflais ces balafres au fond de ta mémoire ?

Et si tu estompais ces plaies qui retiennent tes espoirs ?

Alors sans doute ,

Que brillera soudain dans ton regard l’euphorie de l’invisible

Que subitement ta route croisera le bonheur de l’imprévisible

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Obsession compulsive #53[28]

-Silence !

-Moteur !  ça tourne !

-« Obsession compulsive » Séquence 53, prise 28

-CLAP !


-Une fois de plus, tu as l’air d’être un peu ailleurs ! A quoi penses-tu encore ?

-Oh c’est toujours ce fort sentiment qui ne cesse que de me hanter !

-Puis-je entreprendre quelque chose, afin d’altérer ton tourment ?

-Ah non, je préfèrerais s’il te plaît que tu ne m’amputes pas de ce plaisir …


-Coupez !

-C’est dans la boîte ! La prise était bonne ! Mais on va la refaire …

 

Une histoire sans départ

Une histoire sans départ

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C’est une histoire qui se découvre par sa finalité,

Une histoire pas banale qui n’a ni queue ni tête

C’est une histoire qui n’a pas encore commencé

Une histoire inventée pour vous faire perdre la tête

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Impossible pour l’heure d’essayer de vous la raconter

Car je ne sais pas où ni à quel moment elle commencera

Mais elle se finira bien si ça peut vous aider à patienter

Et son récit s’enrichira d’un traditionnel il était une fois

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Voyage vers un autre toi-même

Voyage vers un autre toi-même

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A trop vouloir s’emparer de ton identité

Il en oublierait presque de respirer

Et il ne sait plus sur quel pied danser

Pour perdre toute notion de ta réalité

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A trop vouloir s’approprier sa liberté

Tu te pardonnerais presque de l’étouffer

Et tu ne sais plus sur quels pieds marcher

Pour piétiner les traces de son itinéraire périmé

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La cavale initiale

Il était une fois comme si c’était hier ! J’avais été condamné pour un délit mineur qui à mes yeux méritait la clémence du jury et ne pouvait, dans le pire des cas, qu’être sanctionné d’une corvée de vaisselle assortie d’un sursis. Au lieu de cela, mon innocence n’ayant pas pu être clairement démontrée par un avocat commis d’office dont la spécialisation était plutôt les divorces de parents, j’ai été sanctionné un mercredi après-midi entier d’une assignation à résidence, dans une chambre exiguë, avec pour seule lecture pour purger ma peine, des bandes dessinées que j’avais déjà toutes lues au moins cinquante fois chacune !

Révolté par l’injustice dont j’étais la plus grande victime de tous les temps réunis, j’ai pris la décision de me faire la belle pour la première fois ! Du haut de mes quinze ans, je ne disposais alors encore que d’un très modeste casier judiciaire ce qui aurait du jouer en ma faveur durant le procès un peu expéditif qui venait de me stigmatiser à vie.

J’ai patiemment limé les barreaux de la fenêtre ma cellule avec des outils de fortune bricolés à la hâte avec ce que j’ai déniché dans un coffre à jouets et ai improvisé une échelle de corde avec des draps et des pyjamas. Une fois évadé dans la cour des promenades, je me suis faufilé discrètement le long du corridor qui mène aux parloirs pour aller m’emparer d’un cyclomoteur garé dans le garage des matons.

C’est dans le parking à l’extérieur du pénitencier que j’ai enfourché le cheval de feu qui allait fougueusement toutes affaires cessantes et pétaradantes me conduire en direction du soleil couchant, vers une nouvelle liberté dans laquelle mon innocence n’aurait jamais plus à être prouvée à quiconque !

Malheureusement, ma cavale s’est terminée plus tôt que prévu, lorsque le soleil s’était couché derrière l’horizon de ma destination secrète : Les gardiens de mon destin de l’époque, qu’on appelle parfois aussi des géniteurs, avaient deviné l’adresse de ma première planque et sont venus me cueillir sur place avec le fourgon pénitentiaire. C’est uniquement dans le but de ne pas trop aggraver ma première condamnation, que je n’ai pas opposé de résistance et me suis constitué prisonnier.

C’est après une analyse en profondeur des causes qui ont mené à l’échec de mon évasion, que j’ai sollicité une augmentation de mon argent de poche pour le cas où une récidive plus efficace devait un jour être organisée…

 

Est-ce le bon moment pour changer de voiture ?

Je poste une photo pour meubler un peu parce que je ne donne pas beaucoup de mes nouvelles en ce moment. Je passe quelques jours chez mon père et son épouse. L’une de leur voisines en face a abandonné sa voiture plutôt voyante au fond de son champ. Hier soir, nous avons déliré sur le fait qu’il faudrait éventuellement la repeindre en vert et s’il le faut incognito à son insu durant son sommeil. Juste histoire de redonner un joli petit air de paysage au paysage.

Il est vrai que ce véhicule serait de la couleur idéale pour faire une SunMobile encore un peu plus voyante que l’actuelle mais je crois qu’il sera désormais beaucoup plus prudent pour moi de me rendre plus discret plutôt qu’encore plus visible ! Je vais plutôt évaluer l’option de  changer de mode de vie plutôt que d’automobile…

Une intense phase de réflexion s’impose … Ah, je sens déjà mes neurones s’emballer… Attention, réaction en chaîne …

Prise de conscience tardive dans l’île de beauté

Aujourd’hui dans la région de Bonifacio, J’avoue que le seuil de douleur a été dépassé : A la vue de cette belle nature j’endure une béatitude à la limite du supportable, j’en bave face à l’indécence de la profondeur de toutes ces couleurs. Je tolère avec peine ces températures idéales et subis l’omniprésence de sable fin. Je suis régulièrement sujet à des crampes d’orteils en éventail et ai contracté un dangereux virus dont peu parviennent à s’en remettre, celui de l’apéro.

En ce jour à marquer d’un galet blanc, j’ai pris conscience allongé sur ma serviette de plage que je me vautrais dans l’obscénité ! Que je suis devenu un être bronzé mais également immoral !

Je vais devoir me racheter si je veux garder un mince espoir de sauver mon âme décadente ! je me dois de rêver de fraîcheur, de précipitations, de pluies verglaçantes, de tempêtes de neige. Je dois prendre un coup de froid, attraper un bon rhume. Remettre des chaussettes bien épaisses, enrouler une écharpe de laine autour de mon cou. M’adonner sans limites à la méditation régénératrice devant un bon feu de cheminée et purifier mon corps en ne me nourrissant que de cinq fruits et légumes frais de saison par jour. Remettre l’amour du travail et celui de mon prochain derrière les bœufs.

Je dois redevenir un individu raisonnable et me contraindre à rentrer au pays avant que la période estivale ne s’y installe aussi !