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Paradox Parking

Ce matin j’ai été réveillé en sursaut par une surprise !

Mais non, vous n’y êtes pas du tout : Ce n’est pas le jour de mon anniversaire et il n’y avait pas d’invités rassemblés au fond de ma chambre à coucher à attendre que je soulève un coin de paupière pour crier Surpriiiise sous une banderole à la con !

Ce serait d’ailleurs le type de guet-apens susceptible de me recouvrir d’un poil mauvais pour les douze prochaines phases de lune à suivre.

Ladite surprise en était bien une mauvaise mais elle m’a tout de même adjugé une pleine journée de bonne humeur ! Je reconnais que cet effet contradictoire pourrait paraître paradoxal au commun des immortels.

La surprise de ce rêve consistait en un dénouement très inattendu. On peut appeler ça un twist final. La conclusion de ce rêve qui, il faut le préciser, avait tourné au cauchemar peu avant son interruption causée par le stress !

Je me souviens clairement de la toute dernière séquence, celle de la surprise. Malheureusement, ce qui s’était déroulé auparavant, demeure plus flou dans ma mémoire.

C’est donc assez vaguement que je me rappelle me trouver dans un bar en compagnie d’une créature de rêve, ce qui, à priori n’est pas plus surprenant que ça dans un rêve. Nous étions dans l’un de ces bars qu’on a coutume de voir dans des films. L’un de ceux avec un très grand parking qui en fait presque le tour. Une taverne comme il n’en existe pas de comparable à distance respectable de mon chez-moi. Dans les rêves, autant préférer évoluer dans un décor inhabituel, un peu exotique et si possible spacieux plutôt que dans l’étroit couloir glauque du kebab exigu du coin de la rue.

Je précise que n’étais pas bourré : Je ne bois que de l’eau et uniquement de la bonne, lorsque je rêve. D’ailleurs, nul besoin de substances enivrantes ou hallucinogènes : Mes rêves sobres sont déjà suffisamment barrés comme ça.

Nous conversions cordialement les yeux dans les mirettes et voilà que je vois ma main confier mes clefs de bagnole à la belle. Des clés qui avaient la forme d’un triptyque composé de trois blocs distincts de couleur noire mat. Je ne les avais encore jamais vu avant. Un signe que la nuit je ne roule pas la SunMobile lorsque je m’endors au volant. Puis la dame quitte le bar pour aller prendre un grand bol d’air frais et avec l’intention de m’attendre dans le parking…

Très peu d’espace-temps-rêve plus tard, lorsqu’à mon tour je sors de l’établissement pour la rejoindre : Bam ! Mauvaise surprise ! La créature de rêve s’était volatilisée dans la moiteur de la nuit, me laissant seul au milieu du parking désert. Dans l’habitacle de mon véhicule, les trois mystérieux éléments noirs de mes clés de contact étaient soigneusement alignés selon la disposition adéquate.

En me réveillant en sursaut, je me suis dit : de deux ou trois choses l’une : Ou j’avais simplement rêvé d’une créature de rêve (ce qui est l’une des options ordinaires d’un rêve) ou alors, c’est que je lui avais faire vivre un vrai cauchemar dans le bar ! Au point qu’elle ait préféré s’évaporer dans la nature plutôt que de m’attendre. Ou alors si elle s’était simplement réveillée avant moi, ce qui ne lui aurait pas donné l’occasion de prendre congé ?

Pour la toute première fois dans la pratique de mon loisir de rêveur, j’ai eu un ressenti de réveil positif en m’extirpant d’un cauchemar ! Ok, c’était un songe bizarre, mais l’un de ceux dont j’avais eu la chance de rapporter un petit fragment de souvenir ! Une joie qui à mon goût malheureusement, ne m’est plus accordée assez souvent !

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Quand j’étais très jeune, je parvenais assez souvent à reprendre le cours d’un rêve interrompu au meilleur instant par un réveil indésirable. J’avais mille passionnantes raisons de traîner au lit jusqu’à midi. La richesse de mes rêves d’enfant qui me paraissait inépuisable. Il se sont raréfiés avec les années. Et je les ai remplacés par de fréquents petits voyages imaginaires…

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Le livre ouvert


Aujourd’hui, je vais revisiter avec vous, un chapitre historique de mes mémoires. Vous l’aurez sans doute compris, il m’arrive de transformer des souvenirs qui me hantent en récits ou en idées de fiction. C’est une manière comme une autre pour moi de traiter ces réminiscences et de leur faciliter l’obtention d’un droit de passage vers l’oubli.

Il y a bien des années, lors d’un tête-à-tête, une personne pour qui j’avais beaucoup d’estime, m’a lâché qu’on pouvait lire en moi comme dans un livre ouvert

Cette affirmation aussi soudaine que déconcertante m’avait prise au dépourvu. L’importance que cette phrase aurait à ses yeux, dû trouver dans le fil de notre conversation, m’avait sans doute échappé. Surtout qu’elle venait d’une créature tout juste âgée à l’époque d’une vingtaine d’années mais aussi d’une quinzaine de moins que moi.

Selon ma vision des choses à cet instant, la brièveté de son vécu d’adulte ne lui aurait jamais permis d’être en mesure de saisir toute la complexité du roman qu’elle avait devant les yeux !

Puis dans mes coutumières divagations imagées, je l’ai vue parcourir le résumé d’accroche imprimé au dos d’un livre ouvert posé à l’envers sur une table. Ceci bien entendu, sans n’avoir jamais encore eu vent de l’existence sur une étagère d’ouvrages antérieurs publiés par le même auteur.

Sur le moment, j’ai pensé opportun à mon tour me servir d’une grande phrase percutante en guide de réponse. Quelque chose dans le genre : – Si tu crois sérieusement à ce tu viens de me dire là, tu te fourres le doigt dans l’œil jusqu’au fond du crâne ! Mais j’ai préféré étouffer toute riposte cinglante et désobligeante. Mon expérience des rapports humains m’a rappelé à temps que les “petits” lecteurs, ont une fâcheuse facilité à traiter les gens de trou du cul, dès lors qu’on les a égratignés !

En définitive, je l’avais très mal pris ! Était-ce une mauvaise interprétation de ma part ? Était-ce une simple maladresse de sa part ? Était-je une fois de plus en présence de l’une de ces personnes qui veut péter beaucoup plus haut que son cul ? Quelqu’un d’aussi jeune, qui me sent si aisément résumable peut-elle vraiment me convenir ? Dans le doute, j’ai logiquement comptabilisé cet incident dans la colonne des erreurs de jeunesse à pardonner vite.

Moi j’aurais volontiers aménagé le temps nécessaire à jeter un coup d’œil intéressé aux divers volumes que cette personne avait déposé dans sa bibliothèque. Et il me paraît réaliste et acceptable que ce type d’exploration, peut déjà en dire long sur son détenteur.

Beaucoup d’eau a depuis coulé sous les ponts, mais suite à cet épisode aujourd’hui prescrit, j’évalue régulièrement si les personnes que je côtoie m’ont eux-aussi bouquiné à la va-vite. S’ils me perçoivent eux aussi en livre de poche dévorable en un jour ou me prennent carrément pour une bille bien transparente. Et Il m’arrive d’entrevoir leur « naïfomètre » mal réglé s’affoler d’inquiétude ou de plaisir. Parmi les diverses attitudes observées, certaines peuvent dépasser l’imagination ! Aujourd’hui je prends ces situations là bien plus à la légère et je m’en amuserais même un peu. Je crois que la meilleure réponse à leur offrir est un silence, une belle page blanche. Il semblerait que tout cela soit tellement humain ! En même temps, j’ai tellement aucunement l’intention de changer de lisibilité !

Après tout, ce n’est probablement en grande partie que de ma faute. Le livre ouvert est un titre qu’on m’attribue peut-être volontiers parce que je suis quelqu’un d’ouvert et qu’il m’arrive trop souvent de (trop) parler comme un livre !

Epilogue

Chers lecteurs, un exemplaire de l’intégrale des livres de ma vie, si elle vous intéresse vraiment, est à votre disposition. Priorité sera donnée à ceux ou celles dont l’intention serait de tous les ouvrir et à toutes les pages pour les lire ou pour les relire. Il me serait d’un grand plaisir que ce ne soit si possible, pas trop en diagonale ni en sautant la moitié des chapitres !

< FIN DE CE CHAPITRE LA >

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Égaré dans les faubourgs du rêve

Lors d’une nuit vagabonde à mi-chemin entre somnolence et insomnie, je me suis prêté à l’invention d’un néologisme susceptible de baptiser cette zone qui se situe entre rêve et réalité.

Le mot le plus intéressant qui m’est apparu et qui m’a paru taillé pile sur poil a été « Rêvalité. »

Il sonne bien et penche en faveur de l’inutilité de s’enquérir de plus intuitif. Bien plus, par exemple, que « Réalêve. »

J’ai dans la minute souhaité vérifier l’originalité de ma noctambule trouvaille dans le moteur de recherche et dans les bases de données de la propriété intellectuelle.

Mais de toute évidence, je n’avais pas été le plus prompt à innover dans ce domaine.  Le moteur de recherches avait déjà eu vent du résultat de mes recherches ! Un fabricant de matelas haut de gamme et une firme produisant des somnifères, s’affrontaient probablement déjà à grands renforts de juristes dans les tribunaux pour s’approprier et déposer cette marque fort prometteuse !

Persuadé de l’existence d’une alternative moins évidente mais néanmoins méritante, je n’ai pas renoncé a mon potentiel inventif sur cette affaire. J’ai enchaîné une autre nuitée de brainstorming intensif, pour finalement ne rien composer de plus plaisant ou de plus convaincant que « Lucitasme. » C’était un peu comme lorsqu’on sèche son tour au cours d’une partie de scrabble, en déplaçant une à une toutes ses lettres alignées sur le support, sans rencontrer le succès escompté…

J’ai évidemment encore vérifié dans le moteur de recherche et dans les bases de données de la propriété intellectuelle et en effet, personne sur la surface connue du globe, n’avait encore jusqu’ici inventé, ni envisagé protéger ce terme-là !

C’est ma foi toujours assez agréable et rassurant de se dire qu’il reste encore des choses à inventer au 21e siècle ! J’en ai conclu, en bâillant d’une fatigue légitime, que mon idée de vouloir donner un nouveau nom à la zone qui se situe entre rêve et réalité n’avait pas d’urgence et me suis glissé sous les plumes pour m’aventurer dans ladite zone pour encore quelques bonnes heures…

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Repose en Paix Facebook ! (RIP Facebook)

Il y a un mois ou deux, j’étais tombé sur l’appel d’une célébrité américaine à la fermeture de nos comptes Facebook suite aux scandales à répétition qui ont touché ce réseau social réputé pour son éthique discutable…

Plus tard, j’ai pu lire que les nouvelles générations s’en détournent et que ce site finira naturellement par crevotter.

Toute cette histoire m’a d’abord inspiré un simple détournement de leur logo, ce qui m’a, durant des semaines, semblé insuffisant pour pouvoir clore le sujet. Alors, j’ai laissé mûrir.

Et puis un jour, un vautour est venu se poser sur mon logo détourné ! Je pense qu’ à présent je vais pouvoir passer à autre chose !

Pour votre information ( parce que j’ai également appris que beaucoup d’utilisateurs ne le savent pas ) Whatsapp et Instagram sont des marques qui appartiennent à l’ogre Facebook : Une entreprise qu’on  appelle aussi un “mineur de données personnelles“. Voir “data mining”.

Si à l’avenir je devais lire quelque-part que l’une de ces deux applications est frappée d’une lente agonie, je propose de dessiner une hyène qui se délecte à pleines dents de son logo en putréfaction … 🙂


Première rencontre du troisième type

Première rencontre du troisième type

Hier, après un solide repas du soir, je me suis accordé une coupe deux-boules-Chantilly sur la terrasse ombragée du glacier du coin.

Au moment de saliver devant mon dessert, voici que s’installe à la table située dans le rayon d’action immédiat de mon oreille droite, un couple de quadragénaires tout sourire. J’ai vite compris que la discrétion n’était pas leur spécialité : ils parlaient assez fort, un peu comme s’ils étaient seuls au monde ce qui d’ailleurs allez savoir, était peut-être vraiment le cas.

C’était surtout Madame que j’entendais parler intelligiblement. Le Monsieur qui me tournait le dos ne débitait à mon oreille que des bribes de conversation. J’ai hésité à changer de table et à m’éloigner de leurs pourparlers pour plus de décence.

Il s’agissait de leur premier rendez-vous suite à un « positive match + double bingo » sur un site de rencontres dont je connais la raison sociale vantée par une joyeuse publicité qui passe régulièrement.

Leur conversation ressemblait à un entretien d’embauche.

Dans le but de mesurer l’équité du temps de parole dévolue à chaque partie, j’ai décidé de consommer une cuillerée de glace parfum vanille lorsque Madame argumentait, une cuillerée arôme pistache lorsque Monsieur exprimait ses atouts. Et une cuillerée de crème fouettée lorsqu’une irrésistible envie me saisissait et que je souhaitais avant toute chose de ne plus rien entendre de leur parade nuptiale.

Madame mettait avec une aisance remarquable en avant ses qualités comme si elle en était à sa vingtième entrevue. Pas la moindre hésitation, aucun bafouillement. Visiblement, le job dont il était question devait vivement l’intéresser et les photos de profil de son vis-à-vis pour la vie ne devaient pas avoir été maquignonnées.

Lorsque le tour de Monsieur était venu de marmonner quelques phrases le temps pour moi de deux ou trois cuillerées de glace pistache, Madame se montrait toujours vigilante et réactive… Elle le voulait vraiment ce poste !

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Quelque-chose me disait que ce premier rendez-vous ne serait probablement pas le dernier ! J’étais vite convaincu que ce candidat et cette candidate seront tous deux convoqués pour un deuxième entretien à une date ultérieure et ce exactement le même jour et à la même heure. Pour moi ça fleurait bon le contrat nuptial à durée indéterminée. Et ça sentait la confirmation que les algorithmes qui nuit et jour croisent des milliers de profils dans les bases de données de célibataires ont su établir et prouver leur compétence sur le marché des initiateurs de rendez-vous galants à taux élevé de probabilité de succès !

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Trouver l’âme sœur en court-circuitant la vigilance et la visette de Cupidon ? En effet, ça peut ouvrir des portes de chambres à coucher, ça peut éviter de laisser des destins déjà éprouvés à la merci du hasard et raccourcir comme une flèche, une trop longue file d’attente de bipèdes assoiffés/affamés d’amour…

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Désormais tu vas pouvoir lever le pied Cupidon ! On va considérablement te faciliter la tâche avec juste ce qu’il faut d’informatique

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Parking encore gratuit à deux pas

Parking encore gratuit à deux pas

C’est avec une extrême prudence, que lorsque j’arrive dans un lieu très fréquenté, je cadenasse le SunBike à une solide barrière, si possible exempte de rouille, scellée en plusieurs points dans un épais mur de béton, lui-même armé du meilleur acier et solidement arrimé au revêtement d’un trottoir bien entretenu ! Et tout cela si envisageable, dans un endroit bondé ou au contraire le plus à l’abri possible des regards de possibles envieux …

C’est que de nos jours une bicyclette, c’est devenu un luxe mais aussi le seul moyen d’arriver à peu près à proximité de notre destination, sans devoir nous soumettre à l’appétit gargantuesque de la florissante industrie des parcmètres croisée avec celle de la voracité croissante au mètre-carré du percepteur communal. Un vélo ça n’a pas d’essuie-glace pour y coincer une lourde contravention et ne dispose pas d’espace clos vitré pour y exposer bien en vue un ticket valable de stationnement.

Lorsque vous avez trouvé un espace libre pour votre bécane, vous n’avez pas à vous souvenir par cœur de son numéro d’immatriculation, n’êtes pas forcé d’apprendre sur le champ à vous servir d’une nouvelle vision technologique pour obtenir un droit au stationnement, n’êtes pas bêtement limité en terme de durée, au cas où vous souhaiteriez rester sur place sans vous stresser, plus longtemps que prévu qu’au moment de vous soumettre à la taxe. Vous ne risquez jamais de devoir aller retrouver votre véhicule à la fourrière avec le chéquier provisionné du plus fortuné membre de votre famille. Pouvoir disposer d’une bicyclette en milieu urbain, c’est tout simplement diminuer d’un facteur AAA, le risque potentiel d’emmerdements…

Récemment, je m’étais rendu en ville pour visiter un zoo en garant la SunMobile sans trop me soucier du tarif en vigueur dans un rutilant parking sous-terrain. Au final, c’est ce dernier qui s’est avéré être plus onéreux que le prix du billet d’entrée du parc zoologique. Même constatation, lors de la visite d’un musée. Peut-être doivent-ils régulièrement « pour notre sécurité » faire effacer à la main une à une par des spécialistes, toutes les traces de pneu et d’huile au sol. Ce qui forcément à un moment donné se répercute sur le tarif de la location à la case…

C’est pour toutes ces raisons et autant que possible, pour épargner ma tension nerveuse que j’ai opté pour la solution du SunBike : Un modèle qui fonctionne à l’énergie solaire gratuite dont le seul désavantage reste son manque d’autonomie les jours de pluie ainsi que tout au long de la saison d’hiver…

C’est donc avec une extrême prudence, que je cadenasse mon précieux deux-roues aux plus robustes des mobiliers urbains. En revanche, je ne dispose encore que d’un cadenas d’entrée  de gamme, un peu court pour sécuriser d’un seul coup tout ce qui le compose. Pour être tranquille, il faudrait faire slalomer le câble à l’intérieur des deux roues, en passant par le cadre, puis l’enrouler trois fois autour du guidon et même en plus le passer au travers d’un trou dans la selle…

A chacun de mes verrouillages, j’étudie encore quel sera le meilleur moyen de ne pas m’en faire filouter une fraction… Aussi bien qu’il y a deux jours en voulant repartir, j’ai constaté que je n’avais sécurisé que le cadenas à la barrière, sans y inclure la moindre partie de mon cycle que personne ne m’avait pourtant volé ! Visuellement, ça ressemblait fort à un antivol efficace ! Bah, ma foi dans le pire des cas, j’aurais au moins sauvé mon cadenas !

 

Photo : source internet

 

 

Angoisse à l’auberge

Un souvenir de mon récent voyage en Californie. L’hôtelier qui m’a accueilli à la réception de l’établissement où j’avais réservé en ligne était très sympathique. Il avait l’air farceur et se montrait très enclin à vouloir échanger un brin de conversation avec moi …

Il m’a tendu cette pochette contenant les clés magnétiques d’accès à ma chambre et les codes d’accès du Wifi.

Lorsque j’ai découvert le nom du réseau Wifi sur l’étiquette, j’ai beaucoup ri ! Mais j’ai quand même eu un peu les chocottes au moment de prendre ma douche …

Agir sur les réseaux quantiques …

Je reviens de la librairie. J’aime beaucoup les librairies et même si je suis loin d’être un rat de bibliothèque, j’espère qu’elles ne disparaîtront pas toutes au profit de plates boutiques en ligne…

Parfois je ne m’y attarde que pour découvrir les géniales trouvailles dont les auteurs et les éditeurs ont fait preuve sur les titres et pour m’extasier devant l’originalité, parfois racoleuse, des différentes couvertures.

Aujourd’hui, en supplément de l’enchaînement de mes curiosités habituelles, ce sont le chaînon désir d’acquisition et le maillon plaisir de m’offrir qui ont su me retenir prisonnier dans les rayons du bouquiniste.

Le temps était-il peut-être venu pour moi d’approfondir mes lacunaires connaissances en physique quantique ou de me forger enfin, une solide maîtrise des réseaux sociaux ?  De tenter à l’aide d’une formation de poche, de dépasser ma sobriété actuelle, celle de me contenter de dresser ici et là, quelques  petits pouces bleus et de coller parcimonieusement par ici et par là, de jolis petits palpitants rouges. Le temps était-il peut-être venu pour moi d’apprendre à ne plus me reprocher à postériori des commentaires indiscrets voir embarrassants et de m’instruire, page après page, sur la meilleure manière de polir mon reflet digital, comme j’étais encore à peu près en mesure de le faire, du temps des forums de discussion.

Et puis, c’est plus loin dans une autre section que je suis tombé sur « agir et penser comme un chat » et me suis décidé de l’acquérir dans le but d’en comparer quelques chapitres aux nombreuses nuances de mon individualité de matou curieux, furtif et rêveur.

Le thème de la physique quantique ainsi que mon assiduité à vouloir me profiler plus socialement sur la toile, dépendront des conclusions tirées de ce premier choix de lecture…

Les grands malades

De nos jours et même de nos nuits d’ailleurs, il est parfois bien difficile de mettre un nom sur les différentes pathologies dont nous pourrions être atteints. S’avouer à soi même qu’on entre dans une catégorie bien précise de personnes souffrantes ou même indiquer à un proche ou à un ami, que son mal est bel et bien reconnu par la science sont autant de chemins escarpés, parfois fort pénibles à parcourir.

Ce sont souvent des mots se terminant par “aque” ( tiré du latin patracus, du nom d’un centurion de la garde rapprochée de Taloupélbus fils de Mafiarus troisième du nom ) qui définissent l’appartenance des patients à un groupe de pathologies.

Levons un coin du voile sur ces termes au demeurant barbares utilisés essentiellement par le corps médical et dont certains sont assez rares et méconnus.

Voici quelques exemples en vrac :

  • Si vous passez régulièrement des nuits blanches et que vous ne trouvez que difficilement le sommeil sans raison particulière, il y a des chances que vous soyez insomniaque.
  • Si vous courrez voir le médecin pour le moindre rhume et que vous possédez plus des médicaments chez vous que la pharmacie du quartier, qu’avec vous la Sécu plonge vers une banqueroute certaine, il se peut que vous soyez hypocondriaque.
  • Si votre grand cœur est très fragile, vous êtes probablement cardiaque.
  • Si vous êtes obnubilé par exemple par votre apparence ou par la propreté de votre appartement, vous êtes maniaque.
  • Si vous pensez que tout le monde vous en veut et que dans votre dos, chacun complote contre vous c’est que vous faites probablement partie des paranoïaques.
  • Si vous avez des bouffées de pensées maléfiques et vicieuses, que vous jouissez à semer la terreur partout, peut-être êtes vous démoniaque.
  • Si vous éveillez chez votre partenaire des pulsions sexuelles intenses, vous êtes aphrodisiaque.
  • Si vous avez une tête qui ne revient pas et que vous êtes frimeur et roublard, vous êtes tétaclaque
  • Si vous êtes toujours dans le flou et que vous ne jouez jamais la transparence, vous êtes opaque
  • Si vous êtes plutôt large d’épaule et que personne n’ose même en pensée vous provoquer , c’est parce que vous êtes baraque
  • Si vous êtes longiligne et que avez la tête dure vous êtes matraque
  • Si vous êtes très poilu et que vous poussez des cris en vous suspendant aux branches, vous êtes macaque
  • Si vous êtes essentiellement carnivore, je crains que vous ne soyez barbaque
  • Si vous êtes un vrai poison, que vous sentez fort et faites facilement pleurer, vous êtes ammoniaque
  • Si vous avez des problèmes de compréhension ou que vous avez pété un plomb, vous êtes acotédlaplaque
  • Si vous êtes obsédé par les signes et toujours la tête dans les étoiles, vous êtes zodiaque
  • Si vous êtes d’une humeur excellente et que vous êtes plein d’énergie, vous êtes dattaque
  • Si vous êtes en dépression profonde et que vous broyez du noir foncé, vous êtes aufondubaque
  • Si vous êtes passionné par les éléphants au point d’avoir une irrésistible envie de vouloir monter sur leur dos, vous êtes cornaque
  • Si vous êtes un accro du camping sauvage et des feux de camp, vous êtes bivouaque
  • Si vous avez facilement du désordre et que vous vivez dans le Bronx, vous vous êtes bricabraque
  • Si vous êtes bloqué dans une impasse et que vous ne regardez jamais en arrière, vous êtes cudesaque
  • Si vous êtes de nature compliquée et que vous n’exploitez jamais le chemin plus court, vous êtes micmaque
  • Si vous êtes un voleur compulsif mais que vous vous faites toujours attraper en flagrant délit, vous êtes maindanlsaque
  • Si vous n’êtes pas de nature à savoir prendre des décisions et vous montrer affirmatif, vous êtes quouaque
  • Si vous n’êtes jamais très pressé d’agir ou de vous mettre au travail, vous êtes yapalfeuaulaque
  • Si vous détestez monter sur une scène ou prendre la parole en public vous êtes jétroltraque
  • Si vous avez facilement tendance à répondre par gestes brusques aux personnes qui vous provoquent vous êtes tienprendeuclaque
  • Si vous êtes un obsédé sexuel pratiquant mais que rien d’autre ne vous intéresse dans une relation vous êtes un juspourfércracraque
Un très vieux billet re-re-re-publié. Ce n'est pas que j'ai 
rien créé de nouveau ou que j'ai basculé en mode feignant, 
c'est simplement le tour d'un truc un peu plus marrant. Et 
puis ces temps-ci, je suis fatigué et me sens plutrodataque ... :-)

 

 

Seuls un océan ou un déluge m’arrêteront !

Seuls un océan ou un déluge m’arrêteront ! Ça, c’était ma devise pour ces trois derniers jours.

Et voilà qu’un long défilé de paysages d’automne lumineux balise ma route…

Et c’est l’océan grand vainqueur qui le premier a freiné ma course folle, alors qu’une épaisse couverture nuageuse s’était formée. J’ai pris une chambre à l’auberge des grands oiseaux et suis immédiatement sorti trahir ma fatigue et rassurer ma fringale…

C’est tout à fait innocemment, en passant devant un pub irlandais que le déluge mauvais perdant s’est abattu sur mes épaules. Et les éléments, ils sont au parfum me concernant : Je ne suis pas de ceux qui s’arrêtent pour une verveine au Café des Arts, épouvanté par les provocations d’une pluie fine ! Alors tant qu’à faire, ils se déchaînent et je n’ai alors d’autre choix que de trouver refuge !

Retenu par la météo défavorable, j’ai éclusé quelques pintes de bière noire en regardant un match de balèzes friands de placages offensifs et obnubilés par le seul ballon ovale disponible. J’étais en bonne compagnie de connaisseurs autochtones. Et comme le déferlement au dehors était loin de se calmer, je me suis constitué prisonnier acceptant la sanction, au moins jusqu’au dénouement de la partie. A un chouia près, l’équipe locale a perdu le match. Ça a cassé l’ambiance et fait cesser la pluie.

En chemin, après consommation d’un jambon beurre et au bénéfice d’une heure de sieste à l’auberge, je me suis senti revigoré pour une sortie nocturne en centre-ville.

Une impressionnante jonque battant pavillon russe était amarrée dans le port. Certainement le fruit de l’excentricité d’un oligarque. Une coquille de noix tape à l’œil, appartenant probablement au tout dernier ministre des vents et marées de l’ère soviétique. Étrangement ce navire porte le même nom de baptême que leur station spatiale ! C’est malin ça, c’est encore des trucs à confondre. Imaginez-vous le bleu à qui on a donné l’ordre de partir en mission sur Mir et qui se pointe à l’embarcadère  avec sa combinaison spatiale…

Lors de cette vadrouille, j’ai croisé quelques membres de l’équipage dans leur uniforme de sortie, celui-là même sensé te garantir une femme dans chaque port, que tu sois ou pas du tout, le plus exquis des spécimens du personnel naviguant. Puis j’ai fait un crochet par la fête foraine pour sadiquement me délecter des cris de ces jeunes insensés qui, entre deux chatouillages d’écran, paient le prix exorbitant pour se maltraiter d’effroi et se mettre le buffet de traviole.

Ensuite retour au pub irlandais pour une soirée musicale. Un groupe formé d’un clavier d’un percussionniste, une chanteuse à voix et d’une violoniste (à qui j’aurais envisagé conter fleurette si elle avait été comme moi accoudée au bar et si elle ne portait pas le même prénom que mon ex) . Ils mettaient le feu aux spectateurs et déclenchaient nombre de soifs. La voix de cette chanteuse pouvait parfois dangereusement s’approcher de celle en or de Belinda Carlisle. Et moi, parcouru de frissons, un peu comme avec l’averse persistante, il m’était désormais impossible de quitter cette taverne enchantée avant que ne résonne la toute dernière note du récital.

Autre détail assez rassurant, je ne vais pas devoir m’inscrire tout de suite dans une agence matrimoniale. Si je ne suis plus, depuis belle lurette, membre de l’ordre des fougueux primesautiers, mon charme opère toujours, bien que le plus souvent, le trouble visible de la belle soit vite atténué par la présence du gueux repoussant déjà propriétaire de ses alentours immédiats. Et comme je penche toujours en faveur de l’harmonie des ménages, je me satisfais pleinement du plaisir de l’émoi et de la perspective éloignée de mon inscription.

Le lendemain, autre promenade cette fois matinale au port. Même si certains membres de l’équipage à bord de l’imposant rafiot se trainent un peu sur le pont les mains dans les fouilles ou la casquette sur soif, je peux vous confirmer de visu qu’il y en a qui grimpent vraiment par les cordes jusqu’en haut des mats exactement comme dans les films de pirates! Je doute que ces équilibristes aient osé abuser de la Vodka le soir précédant. Le navire appareille demain matin à six heures. Ça va en faire des mètres carrés de voiles à hisser. J’irai peut-être assister à cela…

Voilà, maintenant il faut que je trouve une devise valable pour ces trois prochains jours.

Berceuse pour un prédateur

Berceuse pour un prédateur

..

Chaque nuit à mon oreille la même musique

Chaque nuit à discrétion le même moustique

Chaque matin les brûlures de ses prélèvements

Chaque matin le décompte de mes irritations

..

Et je me réveille avec la plus déconfite des mines

Maudissant ce peu sobre pillard d’hémoglobine

..

A cette heure le boulimique insecte doit être engourdi

Gavé du fluide de mes artères puisé tout au long de la nuit

Ce serait à mon tour de lui chantonner quelques berceuses

Je chante faux autant qu’il passe une journée désastreuse !

..

Je condamne par contumace ce cambrioleur du sommeil

A trépasser d’exaspération sous mes rengaines cruelles !

..

 

une petite histoire inspirée de la vraie vie , celle qui est piquante !