Category Archives: Bavardages

Tic -Tac.. KabOom !

L’autre jour, je me suis senti à la limite de l’implosion. J’ai appelé d’urgence à mon secours le service de déminage.

Le démineur qui s’est présenté à ma porte ne portait ni casque ni équipement de protection. Il n’était équipé que d’un simple harnais enroulé autour de sa taille.

Je lui demande : –Vous n’avez pas apporté de protection anti déflagration ?

Ce à quoi il me répond : -Pas besoin Monsieur ! Au téléphone, vous m’avez parlé de risque d’implosion. Une implosion, c’est comme une explosion mais qui est tournée vers l’intérieur. Alors durant cette intervention, pour assurer ma sécurité, je dois uniquement m’arrimer par exemple à votre canapé. Ainsi, si vous deviez imploser (ce que bien sûr je ne vous souhaite pas) , je ne serai pas aspiré à l’intérieur de votre corps, vous comprenez ?

-Ah eh bien vous me rassurez un peu vous concernant. Mais vous avez avec vous toute la quincaillerie nécessaire pour désamorcer mon inconfortable situation ?

-Cher Monsieur, vous avez devant vous le spécialiste en tout type de feux d’artifices au bénéfice d’une longue expérience… Mais chaque minute compte alors ne nous laissons pas distraire : Le dispositif de mise à feu est il une minuterie, une mèche lente, un détecteur de mouvement ou autre chose ?

-Ni l’un ni l’autre ! C’est juste mon épouse. Hier déjà, ça sentait le gaz entre nous à la maison et ce matin elle m’a encore dangereusement amorcé l’étoupille. J’ai tenté au mieux de conserver ma placidité naturelle, mais la pression a considérablement augmenté et ça a failli péter ! Ensuite, ça s’est mis à bouillonner sévère dans ma cafetière, d’où mon inquiétude à la base de mon appel de détresse !

-Je vois, c’est un classique ! Vous avez choisi de laisser passer l’orage pour ne pas en arriver à l’extrémité de devoir laisser exploser une colère ! Il s’agit bien de cela n’est ce pas ?

-Oui absolument !

-Alors votre auto-diagnostic me semble correct ! D’ailleurs, je n’entends aucun tic-tac et je n’aperçois nulle part de jolis fils torsadés ou colorés que je pourrais sectionner !! Soyez en sûr, c’est bel et bien d’une menace d’implosion qu’il s’agit ! Mais laissez-moi tout de même encore vous examiner de plus près…

-Vous comprenez, j’ai cru que je me désintégrais quand mon détonateur s’en est allée en coup de vent en claquant la lourde très fort ! C’était une sacrée déflagration ! J’en ai ressenti le souffle jusqu’au plus profond de mes boyaux ! Ensuite, j’ai évidement redouté le déclenchement d’une réaction en chaine

-Alors, excusez moi de vous couper la parole, mais c’est curieux : J’ai beau chercher partout, je ne détecte pas la moindre soupape de sécurité chez vous. Vous n’êtes pas tout à fait aux dernières normes, cher Monsieur ! Ce n’est pas prudent ! Si vous deviez imploser juste là, maintenant, votre assurance ne rembourserait probablement pas la totalité de la réparation des dégâts !

-Oh vraiment ? Je n’en avais pas conscience !  

-A votre place, je ne tarderais pas trop à vous faire poser une ou deux soupapes anti-implosion ou alors, en même temps si ce n’est pas une vraie bombe, je me séparerais au plus vite de ce détonateur qui me paraît très instable et qui pourrait encore dans le futur, être une menace sérieuse pour tout ou partie de votre intégrité physique …

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Les personnages et les situations de ce récit sont purement
fictifs ! Toute ressemblance avec des personnes ou des
situations existantes ou ayant existé ne saurait être que
fortuite. Vous êtes donc autorisé à exploser de rire ! (EXPDR)

La promenade dominicale

arc en ciel

Dis mon poussiéreux crapouillot d’amour. On pourrait sortir se promener un peu ? C’est dimanche et il y a un beau rayon de soleil…

– Mais ma remuante biche en nougat, regarde dehors, il pleut comme vache qui pisse de bon matin !

Ho mais l’antique pachyderme paralysé que voilà ! Tu me réponds cela parce que tu ne veux pas décoller ton arrière-train du canapé !

– Ecoute ma grosse limace engourdie, si tu ne distingues plus les gouttes de la pluie, c’est qu’il te faut une paire d’épaisses lorgnettes !

Dans tous les cas, j’y vois suffisamment clair pour pouvoir contempler en détail toute la splendeur de ta mauvaise foi, vestige d’athlète rouillé !

– Mais tu devrais y aller seule ma cocotte amphibie, faire cette excursion sous ce déluge, et moi je resterai là, prêt à organiser une colonne de secours et à alerter la police fluviale…

Je crois que je vais renoncer, car j’ai bien trop peur, cher prince charmant périmé, que tu ne puisses pas réunir les forces nécessaires pour parcourir les six mètres qui te séparent du combiné téléphonique !

– Ah enfin mon ensorceleuse défraîchie, tu entends mon appel à la prudence, et te résignes à ne pas aller braver cataclysmes et inondations ! Te voilà revenue à une attitude sage et avisée !

Oui finalement je vais rester au sec, au pied de l’imposant mur étanche de ta perfidie, mon inamovible fossile adoré. Mais je t’avoue que par le passé, je t’ai connu plus sensible aux plus timides des rayons de soleil !

– Je te suis reconnaissant de ne pas me laisser seul ma grosse dinde antédiluvienne. Tiens, pendant que tu te sens animée par toute cette prodigieuse activité, tu ne pourrais pas aller me chercher une bière fraîche dans le réfrigérateur ?

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Republication d’une tranche de vie sortie des archives

Tout frais, futé et connecté

-Il paraît que le dernier modèle de frigo de chez S*m*u*g , il est capable de t’envoyer un message sur ton smartphone que tu as oublié de refermer la porte !

-Mais, s’il est tellement futé, pourquoi il ne la ferme pas lui-même cette foutue porte ?

Parce que de cette manière là, tu n’apprendrais jamais…

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Un échange que j’ai trouvé sur un réseau social qui m’a bien fait marrer. Ces temps-ci sur internet, on sent un certain agacement des gens face à cette invasion d’objets connectés à qui on ne demande finalement rien d’autre que de fonctionner…

C’est un sujet que j’avais abordé dans ce billet :



Un point c’est tout ??

– Bonjour et bienvenue à vous tous ! Merci de votre participation à cette séance de groupe ! Pour commencer, je souhaiterais obtenir de chacun d’entre vous une information un peu particulière :  J’aimerais reporter sur ce document à côté de vos patronymes respectifs, votre signe, respectivement caractère de ponctuation favori… Et là vous venez sans doute de deviner le mien : Ma curiosité me trahit : Il s’agit évidement du point d’interrogation ! Voilà, maintenant je vous écoute, qui souhaite prendre la parole ?

– Heu… Je veux bien me lancer le premier, sans être certain d’avoir bien compris votre question ! C’est au sujet de mon signe ou plutôt de mon caractère que vous voudriez en savoir plus ? Parce que pour ce qui est de mon signe, ce n’est pas un secret pour ceux qui connaissent déjà mon caractère : Je suis clairement un balance ascendant taureau !!!-

– Et en ce qui me concerne, comme ça à froid, je me sens incapable à cette minute de trancher en faveur du point ou de la virgule. Alors en attendant de les départager, c’est naturellement que je vais opter pour le point-virgule!

– Et moi je dois vous signaler l’énorme doute qu’éveille en moi votre étrange question : C’est typiquement le genre d’énigme qui habituellement me demande réflexion pendant un jour ou deux. Alors en attentant la fin de mes délibérations, vous pouvez toujours noter trois points de suspension

– Quant à moi, on me reproche très souvent d’avoir tendance à  tout mettre entre parenthèses. Mais voilà, je suis comme ça alors je n’ai pas le choix et vous ne m’en voudrez pas de refermer cette parenthèse.

 – Alors dans mon cas précis, cela dépend un peu de mon humeur du jour ! Aujourd’hui je pourrais me décider pour le trait d’union et demain pencher en faveur d’une barre oblique … Et puis je ne suis pas insensible aux accolades. S’il fallait vraiment en choisir un seul, je n’hésiterais pas plus d’une semaine ou deux entre une paire d’accolades et un point d’exclamation ! Sans oublier l’une ou l’autre barre oblique.

– Et moi j’ai beau me prendre la tête avec votre interrogation mais en définitive, je n’en sais rien du tout ! N’allez pas le prendre mal, mais j’affirme qu’il s’agit là d’un sujet qui n’intéresse personne, point barre!

-Vous acceptez la séquence deux-points tiret ouvrez-les-guillemets comme une réponse valable ?

– Ah ! Mais alors si on va par-là alors, je peux sans autre me prononcer pour un astérisque bien encadré et serré de très par deux crochets !

– Et pour moi ça sera Tango Charlie ! Ce qui nous fait un tiret, puis plus loin un autre tiret, un point, un tiret et un autre point …

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Il y a fort longtemps, J’avais déjà pondu un délire de ce type là :

La supercherie des points

Tourments nocturnes au service-clients

Tourments nocturnes au service-clients

-Bonjour Monsieur, que puis-je faire pour votre service ?

– Bonjour Madame ! Je viens déposer une réclamation : J’ai très mal dormi la nuit dernière !

-Vous m’en voyez terriblement désolée Monsieur. La raison de cet inconfort est-elle due à un problème de literie ? A un dérangement lié à des bruits dans la rue ou dans les couloirs peut-être ?

-Pas du tout, j’avais passé commande d’une nuit complète peuplée de beaux rêves ! Mais au lieu de cela, j’ai fait, non pas un, mais deux cauchemars !!! C’est inadmissible !

-Je vais devoir me renseigner auprès des opérateurs, Monsieur et éclaircir avec eux s’il s’agit d’un problème technique ou autre. Mais je dois vous avouer qu’en ce moment, les beaux rêves sont très demandés et il nous arrive parfois de ne pas pouvoir répondre à 100% à cette forte demande. La capacité de notre structure a atteint ses limites et nous avons entrepris des travaux pour augmenter et moderniser notre offre. Ces mauvais rêves ont-ils détérioré la totalité de votre quota de sommeil pour cette nuit Monsieur ?

-Non, il me semble que ça va mieux déjà : Il ne s’agissait que de petits cauchemars, dont j’oublie  instantanément le contenu et le désagrément qu’il a occasionné, dès que je peux exprimer ma réclamation.

-Dans ce cas vous avez très bien fait de venir me voir ! Je ne sais pas si vous êtes un matinal Monsieur, mais il est encore tôt le matin. Est-ce que la maison peut vous offrir un créneau « grasse matinée illimitée» en guise de dédommagement des contrariétés que vous avez subi ? Notre service « rêves » est plus modérément sollicité à ces heures-ci et je vais envoyer une note de service aux opérateurs de vous inclure en priorité et avec effet immédiat dans le service premium. Nous allons tout mettre en œuvre pour que vous puissiez pleinement vous délecter de ce supplément…

-Ce sera parfait ! Voyez, j’en bâille d’avance ! Merci beaucoup Madame !

Les invités virtuels

Les invités virtuels

Aujourd’hui, John et Mary sont sortis prendre un verre ensemble au Pub.

Attablés, John et Mary se sont montrés intarissables à propos de David et Jenny.

David et Jenny étaient les invités de John et Mary, même si David et Jenny ne les avaient pas rejoints en personnes à leur table.

John et Mary semblaient avoir connaissance d’énormément de détails sur les existences de David et Jenny.

Il se pourrait même que David et Jenny n’en savaient eux-même pas aussi long que John et Mary à propos de leur propres vies.

John et Mary devaient tenir le sujet de conversation idéal, le sujet qui pouvait les passionner tous les deux au même instant…

Au bout d’une heure, lorsque John et Mary avaient épuisé les derniers racontars concernant les péripéties de David et Jenny, ils ont réglé leurs consommations, se sont levés et sont partis.

En une heure, John n’en avait pas appris beaucoup plus sur Mary.

En soixante minutes, Mary n’en savait pas plus à propos de John.

C’est en terminant mon verre que je me suis demandé si John et Mary avaient des vies bien remplies. Et j’ai imaginé John et Mary rentrés chez eux, s’installer devant leur poste de télévision pour  consommer la réalité d’une insolite et intrigante famille…

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Un récit basé sur quelques histoires vraies et fraîchement vécues. Les prénoms utilisés sont évidement des prénoms d’emprunt.

Changer d’air

Changer d’air

 

– Je crois qu’il faut que je change d’air !

-Tu as bien raison ! Une randonnée en montagne de prévue ?

-Mais non : Il faut que je change l’air que j’ai !

-Ah, c’est de cet air là que tu veux parler…

-Ben oui, tu ne trouves pas que j’ai l’air un peu bizarre ?

-Un instant, que je te dévisage mieux… Non, tu as l’air tout à fait normal…

-Ben justement ! Moi aujourd’hui, j’aimerais avoir l’air différent.

-Tu préférerais avoir l’air con ? Je prends juste un exemple au hasard hein…

-Hé mais toi là, tu as l’air de vouloir te foutre de ma gueule…

-Ah mais j’ai seulement tenté de te faire changer d’air en moins d’une seconde.

-Oui ben c’est malin et j’ai l’air de quoi maintenant ???

-D’un type qui m’a confié souhaiter changer d’air et qui a été immédiatement comblé.

-C’est malin, maintenant j’ai l’air d’un mec qui brasse beaucoup d’air, qui se paie l’air con !

-Pour cette fois, ce sera gratuit. Je n’aimerais pas avoir l’air intéressé…

-Et donc, il ne me reste plus qu’à changer d’air là, une fois de plus…

-Ce serait bien oui. Essaie de prendre un air amusé, ou offre toi juste un air de rien …

-Attends que je me concentre… Voilà ! Alors, ça a l’air d’avoir fonctionné, non ?

-Je n’en suis pas certain. Pour moi tu as de nouveau l’air normal, comme au début.

-En bref, j’ai de nouveau l’air bizarre quoi !

-On devrait peut-être prendre l’air plutôt que de vouloir en changer…

-C’est une bonne idée ! Et tu me proposes de prendre un air de quoi ?

-Tu n’as pas l’air de comprendre. Tu as l’air paumé, cette fois-ci..

-Oh mais toi alors, tu commences à sérieusement me pomper l’air !

-Ça y est, je te reconnais bien là toi avec tes grands airs. Finalement en y regardant de plus près, c’est vrai que tu as l’air bizarre ! Et dire que jusqu’ici, tu a pu me paraître avoir l’air normal …

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Le pour et le contre

 

 -Moi aujourd’hui, je suis clairement contre !  Même si hier j’étais plutôt pour…

– C’est récemment que tu t’es décidé en faveur du contre ?

– Ce matin même ! Je n’avais plus aucune raison d’être pour le pour.  Et toi ?

-Moi je suis contre le contre ! Donc… pour !  

-Mais pour finir, si tu es pour le pour, tu es contre moi qui suis contre !

-C’est exact, et j’espère que tu n’as rien contre…

 

Le Porte à Porte

– Je vous souhaite le bonjour chère Madame !

– Bonjour Monsieur, excusez-moi d’avoir tardé à vous ouvrir : J’ai failli ne pas saisir que je recevais une visite!

– Et pourtant, chère Madame, je peux vous garantir que votre porte, je ne ne l’ai pas tapoté avec la mollesse d’un apathique !

– Alors donc, vous avez  frappé au lieu de sonner ? Voilà sans doute l’origine de mon hésitation. N’avez-vous pas remarqué qu’il y avait un bouton de sonnette situé en évidence ici ?

– Si, je l’avais bel et bien noté votre dispositif moderne ! Mais il faut que je vous explique : Je suis de l’ancienne école et bien je comprenne en grande partie, les nombreux avantages que peuvent apporter les nouvelles technologies, je reste pour ma part, fidèlement attaché à de vieilles méthodes qui ont fait leurs preuves au fil du temps.

– Eh bien personnellement,  je suis coutumière du récital de ma sonnette. Je ne vous cacherai pas que des coups appuyés et répétés, c’est une chose tout à fait inhabituelle ! La plupart de mes visiteurs choisissent sans rechigner de se plier à la conformité contemporaine. De plus, des heurts soudains peuvent me faire tressaillir, voire m’effrayer !

– Pardonnez-moi de vous avoir bousculé de par mon antique méthode. Comprenez que le visiteur que je suis ne sait pas trop à quoi s’attendre, en actionnant le bouton d’une sonnette. Ce n’est pas que j’ai renoncé d’office à me laisser surprendre par un timbre inconnu.  J’ai jusqu’ici connu de fort belles compositions diffusées par de merveilleux carillons ! De nos jours encore, mes oreilles profitent de fort agréables surprises en découvrant ici et là quelque son de cloche sympathique. Mais il y en a aussi de trop rébarbatives et de désespérément monotones ! Autant de préludes qui peuvent dans l’attente qui suit mon geste, me laisser présager de la tiédeur d’un  accueil l Laissez-moi ensuite tenter de vous convaincre que votre avertisseur régulier ( celui qui ne trahit jamais vos habitudes ) il présente le  désavantage ne pas faire de votre porte d’entrée pour chacun de vos visiteurs, une expérience totalement différente et unique même si, dans leur durée ou par le nombre de leurs répétitions, il reste encore des variables accessibles au sonneur avant-gardiste. Lorsque je me permets en personne de la frapper énergiquement comme je viens de le faire, je peux composer à ma guise, une entrée en matière d’un rythme, d’une tonalité et d’un tempo en tous points personnels. La partition commence dès que j’examine l’entrée de votre lieu d’habitation, du haut de porte au paillasson. Mon plaisir débute bien avant les derniers pas de danse qui me portent à votre rencontre. Le premier acte qui m’amène ici, inclus le mystère de votre présence ou non à l’intérieur de votre logis !  Et j’en  profite pour vous remercier de votre charmant et chaleureux accueil !

– Vous êtes ici le bienvenu ! Mais ne courrez-vous pas ainsi le risque de susciter la méfiance et que l’on décide par inquiétude de ne pas vous ouvrir la porte ?  S’il y a une sonnette, il se peut que l’habitant ne tolère pas volontiers d’exception à sa règle. Ne craignez-vous pas qu’il  se sente bousculé ou déstabilisé par votre gaillarde diversité ?

 – Oh mais il m’arrive encore de sonner comme on l’attend de moi ! Je vous donne volontiers un exemple : Si j’ai fait le tour de tous les appartements d’un immeuble de dix étages et qu’aucun de ces nombreux locataires n’avait pris la peine avant ma visite d’installer la moindre originalité auditive à me mettre sous le doigt, certains jours c’est la déprime qui me guette et dans la foulée, la qualité de mon travail qui se dégrade… Je vous l’apprends peut-être, mais il existe des sonnettes qui sonnent faux et d’autres qui me font penser à des alarmes coupables.

– Et tambouriner à toutes les portes de cet immeuble dont vous me parliez à l’instant,  n’est-ce pas douloureux à l’usure ? Il me paraît qu’à choisir, la répétition de l’appui tactile d’un doigt unique sans grand effort, vous laisserait sans souffrir de la moindre courbature, même si vous deviez parcourir l’entier de ce quartier d’immeubles de dizaines d’étages dans un court laps de temps !

– Il est vrai qu’à cette minute encore, je ressens dans toutes mes phalanges les séquelles de l’impact de ma main sur la fermeté du bois de votre porte. Et c’est l’un de mes nombreux motifs, si vous me le permettez, de prendre tout mon temps pour m’entretenir avec vous. Avant de prendre congé, comblé par notre dialogue et les douleurs apaisées prêt à m’en aller frapper tout aussi gaillardement à la porte suivante …

 

Voilà, je me suis bien défoulé ! Je n'ai pas vendu grand chose, 
mais j'ai été fort bien accueilli. A présent, il est temps que je m'en 
retourne aux choses sérieuses !

Le cœur et les poches

Servez-vous un petit Ricard ou un Pastis, imprégnez-vous un tout petit peu de l’esprit de Monsieur Pagnol, testez votre mode lecture “avé l’accent du midi”  par exemple sur un magazine de télé et autres réalités, et ensuite …ensuite seulement, parcourez cette petite histoire !

Le cœur et les poches

– Holà mais que se passe t ’il grosse légume en cavale ? Tu m’as l’air d’être un peu aillleurs et bien soucieux par dessus le marché ! Est-ce qu’en ce moment tu rames sur une affaire de cœur ou quoi ?

 

– Mais pas du tout vilain chenapan simpliste !  Ces temps-ci, je suis en pleine négociation avec un client qui se montre plutôt dur en affaires ! Et l’affaire en question, je peux t’affirmer qu’elle n’est pas encore dans la poche et naturellement cela me tracasse ! Et toi alors, jovial vaurien, une fois de plus par ici à perdre ton temps à vouloir nous narguer ? A venir faire ton joli cœur sur la place publique, les mains enfouies au plus profond de tes poches ?

 

– Té, tu l’as bien deviné obscur notable engoncé ! Vois-tu, sous le soleil de cette magnifique journée,  je n’ai pas du tout le cœur à vouloir me remplir les poches d’une quelconque autre façon que celle-là. Ainsi , j’en oublie même qu’elles étaient vides peu auparavant et je peux m’en aller le cœur léger, croquer toutes les plus intrigantes facettes de l’existence dont je te l’avoue, tu fais un peu partie à ta manière !

 

– Eh bien vois-tu, garnement immature,  je ne suis pas un enfant de cœur et je préfère et de très loin, bien me les remplir, mes poches ! Pour acquérir la certitude d’avoir tout ce qu’il faudra pour me les offrir un à un et en tout temps, mes coups de cœur. A mon humble avis, mais tu es libre de demeurer dans la dèche, tu devrais prendre exemple et songer à mettre tes mains à la pâte, plutôt que de les camoufler à l’intérieur de tes fouilles ! Pour commencer, par exemple : Si tu mettais autant de cœur à l’ouvrage de ton choix, que de verbes dans ton bagout d’enquiquinant ?

 

– J’avoue que tu as du répondant pour un pédant écureuil ! Mais rassure-moi un peu, tes grosses poches à toi là,  es-tu absolument certain que pour ta pomme, elles seront un jour assez pleines ? N’en as tu pas déjà prévu quelques autres encore bien vides en réserve chez ton costumier ? Ne crains-tu pas, que trop occupé tout ce temps à faire ce qu’il faut pour toutes te les remplir à ras les coutures, tu ne passeras pas, avec moult regrets, à côté d’une belle et solide histoire de cœur ?

 

– Sache pour ta gouverne, galopin puéril et ordinaire, que les histoires de cœur, ça peut parfois te les vider aussi sec, tes poches ! Et moi, tel que tu peux m’admirer là devant toi, avec la complicité du cœur de pierre que j’ai solidement installé ici-dedans, je saurai en tout temps me prévenir de toute tentation qui pourrait s’imaginer venir me le mettre en miettes ou me le briser menu ! Crois- moi, ce palpitant là, c’est de la belle mécanique ! Et j’en prends soin ! Et celui ou celle, a qui viendrait l’idée saugrenue de vouloir venir me les faire, les poches, je l’attends au contour et il faudra qu’il ait le cœur bien accroché !

 

– Ah lala mais tu me donnes des hauts le cœur avec ton attitude d’austère nanti ! Mais tu ne savais peut-être pas encore, mon grand ami nabab que mes poches à moi, bien à l’inverse des tiennes, eh bien elles sont trouées et que je ne compte point me les faire recoudre ! Même pour tout l’or du monde que tu ne possèdes pas encore, sois en sûr !  Quoi que tu t’imagines, je ne serai jamais riche en propriétés, titres et devises comme tu aimes à en refléter l’obsession. Ces déchirures là au fond de mes poches, font que je sème quelques piécettes partout où je me rends…   … Mais on discute, on discute et on s’égare un peu là il me semble !!!  … Il te reste peut-être encore une dernière boule de pétanque tout au fond de l’une de tes poches pharamineuses là… Je crois soudain me souvenir qu’à présent, ce soit bien à ton tour d’en tirer ou d’en pointer une en direction de l’insignifiant cochonnet qui s’est égaré dans cette direction là-bas …

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Conseil d’ennemi (N’y vas pas)

N’y vas pas !

Trop de vitrines de farces et attrapes !

Trop de masques qui ricanent sous cape

Trop de politiciens aux manières caricaturales

Trop d’ensorceleuses boulimiques et vénales !

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N’y vas pas !

C’est envahi de paniers de crabes

C’est infesté de légions de microbes

C’est jonché de nids de vipères

C’est peuplé d’angoisses et d’ulcères

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N’y vas pas !

On t’y convertira en bon petit soldat !

On t’y anéantira toute ta bonne foi

On t’y refroidira tes grandes illusions

On t’y reprochera de ne pas tourner rond !

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N’y vas pas !

La mer y est sale, dévalisée

L’air y est chargé, contaminé

La terre y est abusée, fatiguée

La faune y est traquée, décimée

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N’y vas pas !

Voyons, tu ne pourrais rien y changer

Finalement, tu n’ aurais réussi qu’à te mettre en danger

D’ailleurs, tu n’as pas vraiment l’armure pour combattre

Allons.. Ce n’était rien qu’une petite boule au ventre !

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N’y vas pas !

Laisse tomber, n’y vas pas j’ te dis !

Crois-moi sur parole, je suis ton meilleur ennemi !

Mais si tu devais y aller quand même ….

Alors fonce droit devant et ne ménage pas ta peine !

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Firmament V2.0

– Excusez-moi, je crois que je me suis perdu en chemin. Pour le paradis, quelle est la direction à prendre?

– Alors vous prenez la première à droite, poursuivez jusqu’à la galerie sous le grand dôme, puis prenez la première coursive à gauche. Ensuite c’est tout droit jusqu’au fond du couloir. Et là, prenez simplement l’ascenseur.

– Je vous remercie pour le renseignement. Et une fois entré dans l’ascenseur, c’est quel étage ?

– Alors, pas d’étage pour cette destination-là. Une fois entré dans la cabine, vous saisissez simplement votre code d’accès personnel sur le pavé numérique. Les portes se referment automatiquement et c’est parti !

– Mon code ? Je n’ai pas de code !!!

– Vous n’avez pas reçu votre code d’accès par SMS ?

– Alors… Attendez que je vérifie… Eh bien non, pas de SMS, pas de code…

– Se pourrait-il que vous ne vous soyez pas acquitté à temps de l’émolument officiel d’admission ?

– Quel émolument ?  Je tombe des nues, Je ne comprends pas de quoi vous parlez…

– Vous n’avez sans doute pas encore été informé que là-haut, ils ont tout modernisé, pour se mettre en conformité avec de nouvelles normes récemment entrées en vigueur. Le grand registre manuscrit de Saint-Pierre, c’est du passé. Ils sont passés à l’informatique de gestion et à l’e-banking. Pour couvrir les frais d’investissement de la nouvelle infrastructure, le dernier voyage est aujourd’hui un service payant. Il n’y a plus du tout de files d’attente à l’accueil. L’enregistrement est rapide et efficace. Vous trouvez votre badge pré-imprimé, votre costume de lumière sur mesure avec votre kit de bienvenue dans un casier à votre nom … Mais là aussi, il vous faudrait le code d’accès pour pouvoir en activer l’ouverture…

– Je n’en savais rien ! Et je ne me rappelle pas avoir reçu de droit d’entrée à payer pour  prendre cet ascenseur.

– Il est fort possible, que ce tout nouveau système présente encore quelques problèmes de fiabilité.

– Que puis-je faire alors, sans posséder ce fameux sésame, pour rejoindre le nirvana ?

– Alors vous prenez la deuxième à gauche, poursuivez tout droit sur environ cinquante mètres, puis prenez la troisième à droite et ensuite c’est tout droit jusqu’au fond du corridor. Et là, prenez simplement l’escalier de service. Une fois là-haut, appelez la hotline

 

La Quintessence des médecines douces

 

liqueur_sunof-net

– Rôo ben dis donc Vénus, elle est absolument sublime ta nouvelle salle de bain ! Tu aurais dû me prévenir ! Ça m’a fichu un sacré choc en y pénétrant !

– Ah mais si tu savais ce que je suis heureuse de t’entendre me dire à quel point elle te plait ma chère Athéna. Je tenais à t’en faire la surprise. Tu comprends, un jour je me suis dit qu’il était grand temps d’embellir mon univers et avant toute chose de prendre soin de moi, de me faire plaisir !

– C’est vraiment très réussi ! Bravo ! J’en profite pour oser t’avouer que jusqu’ici, cette pièce-là en particulier, me paraissait peu accueillante et bien mal illuminée !

– J’en étais consciente, mais je fermais les yeux ! J’avais placé d’autres priorités en haut et probablement pas toujours les bonnes !

– Mais, raconte-moi vite : Que s’est-il passé ?

– Tu t’en souviens peut-être, lorsque j’étais encore en couple avec Arès, il y avait caché derrière cet unique miroir au-dessus du vieux lavabo, une profonde armoire en plastique jaunâtre, remplie de mille et une petites boîtes en carton. Des produits de beauté, des baumes, des anti-rides, des masques, des lotions, beaucoup de maquillage, des fortifiants, des médicaments, des petites pilules bleues, des calmants … ! Bon sang en y repensant, j’en ai l’estomac noué : Tu comprendras que je ne souhaite pas t’en réciter l’inventaire complet !

– Mais bien sûr que je me rappelle de l’existence de ce placard secret, Vénus ma chérie ! Je suis ton amie et confidente de longue date ! Elle contenait à mes yeux une impressionnante mais aussi très inquiétante collection de petits cartons ! Mais comment te faire part de mon inquiétude à l’époque ? Ces produits semblaient tellement te rassurer !

– Eh bien vois-tu Athéna, j’ai tout jeté quelques mois après qu’Arès nous a quittés, les lieux, et moi !  Aujourd’hui, dans ce nouvel espace apprécié à sa juste valeur,  il ne me reste plus qu’une seule fiole de concentré de magie et pour couvrir certains cas d’urgence, dans un bocal quelques sparadraps et un désinfectant.

– C’est étonnant ma chère Vénus ! Mais ma curiosité me titille  : Révèle-moi donc la teneur de ce concentré magique, sensé dès lors se substituer à tous tes petits produits miracles périmés ?

– C’est une ligueur d’orgasme à base d’huiles essentielles d’amour ! Et cette nouvelle substance, vaut tout l’or du monde …

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Un grand merci à vous qui m’avez inspiré ce billet et à vous aussi, pour l’image d’origine de cette salle de bains que je me suis permis de traficoter et de décorer !
SunOf

Les Lumières Aveuglantes

Les Lumières Aveuglantes 

 

par SunOf.net


– Bienvenue à l’accueil cher Monsieur. Avant de procéder à votre enregistrement proprement dit, c’est moi qui suis chargée de m’occuper de vous. Détendez-vous, je m’occupe des statistiques d’admission et vais vous poser quelques questions très simples. Ce sera relativement rapide, ne craignez rien : Je dois simplement compléter au moyen de croix, certains champs prévus à cet effet dans le formulaire qui apparaît sur le terminal informatique que voici… La collecte de ces données est anonyme et ne vise que le seul but d’améliorer globalement la qualité de nos services. Etes-vous prêt ?

– Ouais. Bon…  allons-y !

– Question : De quelle manière venez-vous de passer de vie à trépas : Quelques exemples acceptés : maladie, accident, excès de substances, meurtre, autre motif ?

– Alors cochez accident ! Il était tard le soir. Il faisait déjà nuit. Après une longue journée de labeur, je conduisais sur la nationale en direction de mon domicile. Je rédigeais un petit texto/SMS à l’intention de ma compagne pour l’avertir de l’imminence de mon arrivée.  Un petit instant d’inattention je  l’avoue. Je me souviens seulement être entré en collision avec je ne sais quoi … Un autre véhicule peut-être. Je me rappelle qu’il s’en est suivi un profond silence, soudain déchiré par une lumière aveuglante …

– Oui, c’est le signal habituel, la célèbre lumière. Je peux sans doute mettre une croix dans décès par imprudence ?

– Non, parce que la lumière aveuglante, c’était les feux de route de l’ambulance qui arrivait sur les lieux. J’étais dans le coltard, mais au milieu des étoiles, j’ai clairement pu identifier des feux colorés clignotants. A ce moment-là J’étais encore en vie ! Mais c’est con, mon smartphone m’avait échappé des mains lors du choc. J’aurais aimé filmer l’arrivée des secours et mon transfert à l’hôpital. Ça semble incroyable comme ça, mais ça peut faire un véritable buzz en bas monde ce genre de vidéos vous savez !

– Alors vous avez survécu à l’accident ! Je pourrais mettre une croix dans décès suite à un malheureux enchaînement de circonstances ?

– Attendez : Dans l’ambulance j’ai demandé au médecin de bord s’il pouvait nous prendre en selfie avec son téléphone portable et de me l’envoyer par email. C’était seulement dans le but hypothétique  de l’utiliser comme photo de profil sur les réseaux sociaux durant mon séjour à l’hosto. Mais il m’a sèchement répondu qu’il fallait immédiatement que je cesse de bavarder dans mon masque à oxygène si je voulais conserver une infime chance de m’en sortir vivant. A ce moment-là, je me suis dit qu’un tel rabat-joie, j’allais éviter de lui transmettre une demande en ami une fois remis sur pieds. Je ne sais pas s’il m’a administré un calmant ou autre, mais je me suis senti partir dans les vapes sans obtenir la moindre photo souvenir.

– Et c’est à la suite de cette courte agonie délirante, qu’une seconde lumière aveuglante… ?

– Ben non, manque de bol sur ces routes pas très sûres, il a fallu qu’un type au volant de sa grosse berline, qui se disputait, le téléphone à l’oreille, avec un client mécontent, ne soit en mesure de voir arriver notre véhicule prioritaire. Il nous a percutés à un carrefour. J’avais dû reprendre connaissance juste avant le choc afin de pleinement pouvoir en profiter. Etourdis par ce choc, tout le monde semblait se déplacer au ralenti dans des nappes de fumées apocalyptiques. J’ai bien cru que la fameuse invasion des zombies venait juste de débuter ! C’était bien ma veine : Pour une fois que j’étais installé aux premières loges pour réaliser un super clip,  voilà que je me retrouve dépourvu de toute technologie et prisonnier d’une civière !

– Vous cherchez à  me faire croire alors que votre présence ici est due à un mort vivant qui vous aurait dévoré ?  

– Ah mais que nenni ! Parce qu’à ce moment précis, c’est une équipe de secouristes de choc, encadrée de militaires lourdement armés, qui ont fait irruption en glissant du ciel en rappel au bout de cordes : ils ont atomisé les monstres affamés dans un déluge de feu. L’escouade en question une fois le périmètre sécurisé, a escorté chaque victime du second crash en urgence dans un bloc de campagne médicalisé en territoire contrôlé et pacifié. Ils nous ont sortis d’un sacré merdier, je peux vous l’affirmer !

Ensuite dans le but de mesurer mes signes vitaux en prévision de l’arrivée de mon médecin de famille, ils m’ont isolé dans une pièce et m’ont branché sur une console informatisée. La bonne nouvelle c’est qu’il m’ont enfin détaché. Comme je parvenais encore à remuer quelques uns  de mes membres valides, dès qu’ils ont eu le dos tourné, j’ai pu me saisir de la manette de la console et grâce au fait qu’il y avait du réseau public avec un très bon signal WiFi, j’ai pu télécharger à la sauvette une application qui me donnait accès à toutes mes données. C’est en m’enquérant de l’état de mon score et en allant lire mes statistiques que j’ai découvert que je n’avais plus qu’une seule putain de vie en rab : Que cette vie-là était ma seule et toute dernière… Autant vous dire que c’est là que j’ai senti que pour moi ça commençait à sentir le « Game Over » à plein nez ! Tout cela, à cause d’une toute petite seconde d’inattention ! C’était rageant !

Ressasser mon erreur de débutant dans cette partie a fini par tellement me foutre les boules qu’à un moment,  de toutes les forces qui me restaient encore, j’ai balancé nerveusement la manette de contrôle en direction de la console et du moniteur. Et là, il y a eu comme un énorme éclair accompagné d’une pluie d’étincelles. Probablement ce que les électriciens appellent dans leur jargon : un court-circuit. Dans ma colère, j’avais oublié que mes fonctions vitales étaient encore physiquement câblées à cette foutue machine qui partait en flammes et forcément comme c’était mon jour de malchance, je me suis pris plusieurs gros coups de jus jusque dans les tripes.

– Mais c’est à ce moment-là qu’une fois de plus et comme par miracle, quelque chose a empêché notre signal lumineux de vous aveugler ?

– Ah mais non ! Le signal clairement aveuglant dont vous me parliez là, je l’ai vu et bien vu.

– Alors finalement, dois-je mettre la croix dans décès par électrocution ?

– Bon, allez vendu ! Si c’est juste pour des statistiques à la con, on ne va pas y passer la semaine ! Votre patron de toute manière ne prendra probablement pas la peine d’en lire les résultats. Mais dites-moi, entre-nous, sauriez-vous s’il existe une adresse en ligne, où je pourrais m’inscrire pour jouer une nouvelle partie et éventuellement une page ou je pourrais trouver un bon “tuto” avec des tuyaux sérieux qui pourraient me dévoiler des clés implacables pour ne pas claquer bêtement à la première difficulté ? Comprenez, c’est que je ne peux pas me pardonner de ne pas avoir été une lumière sur ce coup là et de devoir abandonner sur un aussi minable score  !

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