Category Archives: Reportages

Mannequin articulé pour le dessin

Une information qui sera peut-être intéressante pour les artistes qui aiment dessiner, et qui souhaitent trouver une alternative ou une extension à leur mannequin articulé en bois.

Le logiciel s’appelle DesignDoll de Terawell. La licence ne coûte pas les yeux de la tête et il en existe une version de démo gratuite, sans fonction de sauvegarde. Il est assez facile à prendre en mains et offre énormément de possibilités .

http://terawell.net/terawell/

C’est à la base avec ce programme 3D là que j’ai créé les deux mains ci-dessous et les danseurs de l’article “Viens danser…” qui suit. Les assemblages et des traitement supplémentaires ont ensuite été réalisés avec les logiciels GIMP et Inkscape.

Tactilemoticon V1.0

Mon tout premier “smiley” tactile ! Il a l’air ravi, vous ne trouvez pas ?

Je débute alors je ne me fais pas trop d’illusions : il ne vont pas le retenir chez Unicode pour l’ajouter dans la série des emoticons officiels. D’ailleurs, je remarque qu’il faudrait que j’en fasse une version optimisée avec un index levé tourné vers l’écran (tactile) à hauteur d’yeux…

Ha ! Le tactilemoticon V2.0 est déjà en gestation… Et puis ensuite, il faudrait que j’en fasse une version féminine , une pour droitiers, une autre pour gauchers, une pour les ambidextres, une par couleurs de peaux répertoriées, une autre qui serait LGBT(+A à Z) friendly .. etc.. etc.. Pour ne pas discriminer ou froisser qui que ce soit ! Je risque de vite en arriver à la V300.0 !

Jusqu’ici je dessinais surtout au crayon de papier et/ou à la souris. Je ne suis jamais parvenu à passer à la tablette graphique : Celle qui n’est pas “directement collée sur l’écran”. J’en possède une, mais je crois qu’il me manque un pilote prérequis de la série “coordination” dans la jungle de neurones qui m’anime !

Sur la photo ci-dessus, il s’agit d’un PC de type “cahier” convertible en tablette, avec un écran tactile de 14” : un Pavilion X360 de chez hp. (La gamme X360 permet une rotation du clavier sur 360 degrés, autour de l’écran bien sûr …)

Une petite merveille qui mérite un peu de publicité !

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Vise un peu mes nouvelles lunettes 4D !

Ce matin, je me suis arrêté chez le maître souffleur de verres optiques pour faire tester ma vision d’avenir … Apparemment (haha) , une petite mise à jour, n’était pas un luxe !

Ça faisait au bas mot une décennie que je visionnais le film de ma trépidante existence au travers de mes bons vieux carreaux progressifs “full HD”. Entre temps, même le cinéma est passé à la 3D ! Je suis une preuve vivante qu’il existe encore des bipèdes occidentaux qui supportent de vivre au quotidien en se contentant d’une ou deux technologies de retard !

J’ai investi dans une nouvelle monture, sertie de verres correcteurs optimisés pour la quatrième dimension (4D) ! Parce que la 3D, je connaissais déjà alors tant qu’à faire, autant opter pour un “upgrade premium”

Et je peux vous affirmer que la vision en 4D ça vous file quand même un tout petit peu la banana !

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Revenez prochainement faire un tour sur ce blog ! Parce que dès aujourd’hui, vous aussi vous allez mieux voir ce que vous allez voir ! !

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Test officiel de l’Intelligence Artificielle (IA)

L’intelligence artificielle, comme d’autres formes d’intelligence est-elle susceptible un jour, sans prévenir de « péter un plomb » ?

En ce moment on nous saoule au quotidien à toutes les sauces avec l’intelligence artificielle (IA)

Il y a quelques années, on nous bassinait avec la logique floue (fuzzy logic)

Dans ma jeunesse déjà, l’une de mes connaissances se la surpétait en me parlant de « réseau de neurones » comme s’il l’avait lui-même inventé. Plus d’un quart de siècle plus tard, je n’ai toujours pas vu la couleur d’un seul de ces fameux neurones organisés !

Récemment, nous avons connu la période de gloire de l’ « algorithme ».

Et une fois que tout le monde en a parlé et que tout le monde en a entendu parler, on nous déniche un nouveau terme quasi mystique pour alimenter les appétits technophiles et rétablir une certaine hiérarchie entre ignorants et experts. Comme ça, on peut recommencer à jouer à celui qui a la plus grosse… connaissance du sujet !

D’ici quelques mois, il se pourrait que ce soit enfin le tour des adjectifs et que tout devienne subitement « quantique ou quantum ». Exemple : Yeah ! J’ai enfin reçu mon tout nouveau smartphone quantique de troisième génération !

En attendant appelons ça intelligence artificielle ! Parce que ça passe mieux que de devoir expliquer que : « oui mais tu sais, ça c’est une machine qui s’occupe de ce travail là ! »

On le sait bien : Une machine, c’est bête ! Et une intelligence artificielle, ça reste une machine mais par définition, c’est moins con qu’une machine toute bête ! Vous me suivez ?

L’intelligence artificielle, comme d’autres formes d’intelligence est-elle susceptible un jour, sans prévenir de « péter un plomb » ?

Les laboratoires SunOf, un organisme certifié par la OMDCDTP (Organisation Mondiale de Défense Contre les Dénominations Techniques Pompeuses) et fondé sur le principe de précaution, a été mandaté pour procéder à un audit et inspecter le quotient intellectuel et les limites cognitives de l’intelligence artificielle (IA)

L’équipement et le matériel de laboratoire nécessaire

  • Une AI – Intelligence artificielle (1) (ici, une cervelle de petit pois)
  • Un fusible (2) (historiquement aussi appelé un « plomb » et qui peut se péter)
  • Une source d’alimentation de courant électrique (3) et quelques câbles de laboratoire
  • Un haut-parleur (4) (Une IA (1) s’exprime par le truchement de la synthèse vocale (4))
  • Un test rigoureux de Quotient Intellectuel – Artificiel (QI-A) établi par les laboratoires de référence SunOf (5)
Fig 1. IQ-Test bench for IA

La procédure de test

  1. Effectuer les branchements selon le schéma en veillant à respecter les différentes couleurs et les polarités.
  2. Enclencher la source d’alimentation (3) , régler la tension fournie sur le maximum.
  3. Patienter jusqu’à ce que l’intelligence artificielle (IA) (1) manifeste son intérêt (4) et sa volonté de passer ce test qui n’est pas fastoche (5) ce qu’elle a vite compris.
  4. Écouter attentivement les manifestations sonores et vocales de l’IA par le truchement du canal audio (4)
  5. Garder un œil permanent sur le fusible (2) Si une forte étincelle ou de la noircissure apparaît à l’intérieur de la surface en verre (2), le circuit d’alimentation électrique devrait s’interrompre aussitôt.  Le test de QI-A (5) sera alors immédiatement interrompu et ne pourra plus être achevé ni réussi avec succès par l’IA (1)

Les résultat du test

Le résultat du test est « successful » dans les conditions suivantes :

  1. Absolument toutes les réponses de l’IA (1) aux diverses questions du test de QI-A (5) sont correctes et ont toutes été fournies dans le délai imparti.
  2. L’aspect et la couleur apparente du petit pois (IA) (1) sont restés identiques à ceux du début du test.
  3. Aucun signe d’impatience ou d’énervement de l’AI (1) n’a été perceptible sur le canal audio (4) durant le test.

Le résultat du test est « failed » dans les conditions suivantes :

  1. L’intelligence artificielle (IA) a clairement et visiblement pété le plomb ! (2)
  2. L’aspect et la couleur apparente du petit pois (IA) (1) ne sont en rien comparables à ce qu’ils étaient au début du test. ( surchauffe dans le circuit, court-circuit, autre difficulté )
  3. L’émission de grognements ou de grossièretés situés au-dessus du seuil limite admissible ont été constatés sur le canal audio (4) durant le test.

Résultat du test sur le Canal Audio (4)

Écoutez un extrait significatif de l”enregistrement effectué sur le canal Audio (4) durant le test

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La Roue de la Fortune ( Version classe moyenne )

La Roue de la Fortune pour les Classes Moyennes (The Wheel of Fortune – Middle class Edition) était un jeu télévisé populaire au 21ème siècle. Cette émission avait été créé dans le but de déclencher une vague d’espoir dans la classe moyenne. Une couche de la population qui avait à cette époque tendance à se plaindre de devoir racler les fonds de tiroir à la fin de chaque mois en espérant parvenir à joindre les deux bouts.

Déroulement de la partie :

Les candidats au pactole devaient solutionner des énigmes proposées dans divers thèmes . Ils devaient proposer des lettres afin de trouver le mot ou la phrase caché(e)/affiché(e) sur un tableau situé en face d’eux, en tournant avant chaque proposition une roue composée de cases sur lesquelles étaient inscrites des coquettes sommes ainsi que les cases “PASSE” et les cases “BANQUEROUTE”. La case “RELANCE” et la case “BONUS” avaient été supprimées dans la version du jeu réservée aux candidats de la classe moyenne pour des raisons de maîtrise des coûts. L’atout charme sexy en diable chargé(e) de manuellement retourner les lettres cachées du tableau dans la version haut de gamme du jeu avait été remplacé(e) par un bras robotisé pour des motifs économiques.

Les candidats devaient, lorsqu’ils avaient tourné la roue donner une consonne pour tenter de compléter l’énigme. En cas d’erreur, ben.. c’était pas de bol et ils devaient simplement retenir leurs larmes en passant la main au candidat suivant. Ensuite s’ils avaient pu économiser assez de fric (dans les 1000 ou 2000 balles hors taxes) et qu’ils avaient pu payer loyer, primes d’assurances maladie, pensions alimentaires et toutes les autres factures courantes, ils pouvaient se payer le luxe d’acheter une voyelle. Quand le candidat pensait avoir trouvé la solution, il pouvait faire une proposition. S’il trouvait la bonne réponse, il accédait au distributeur de cadeaux avec une carte prépayée et pouvait s’offrir quelques biens de première nécessité ou des vêtements et des chaussures neuves.

Lorsque toutes les manches de la partie étaient terminées, celui ou celle qui n’était pas encore ratiboisé(e) et a qui il restait quelque menue monnaie en poche allait en finale avec l’espoir de gagner un magnifique cadeau, comme par exemple des bons pour, en cas de nécessité, pouvoir se faire soigner chez un médecin ou un dentiste.

À la fin de l’émission, le candidat victorieux obtenait le droit de revenir pour une deuxième participation à la condition qu’il porte ses chaussures et ses vêtements neufs…

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Un article réalisé à partir du butin résultant de 
trois piratages perpétrés le même jour sur la toile.
La roue, le smiley et le texte sont tous des
éléments que j'ai détournés.
J'avoue que pour l'heure, je n'éprouve aucun sentiment
de culpabilité de m'être livré à ce type de pillages
et de sabotages !

Y a t’il un pilote pour sauver Noël ?

On le savait déjà, le père Noël est loin d’être un idiot ! Il avait déjà parfaitement compris qu’il était préférable de travailler un jour par année et de prendre le reste en vacances, sans pour autant être traité de fainéant par ceux qui font le contraire ! Et je crois qu’il a immédiatement réagi et s’est adapté quand il a appris que son principal concurrent, la Poste, projetait de se mettre à livrer les colis à l’aide de drones !

Les enfants, si un adulte qui visiblement n’aime plus Noël, prétend que le sympathique barbu en costume rouge n’est autre qu’une invention de notre société de consommation, offrez-lui une belle démonstration de votre aptitude à faire semblant de le croire et puis forgez-vous petit à petit, année après année, votre propre opinion…

Pour ma part je pense qu’il préfère tout simplement assurer ses livraisons depuis le quartier général de son entrepôt en se servant de technologies logistiques modernes ! La hotte, le traineau et les rennes c’était plus glamour, j’en conviens volontiers, mais il faut comprendre : Il doit aussi veiller à la pérennité de son business et donc à ne pas se faire chiper des parts de marché !

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Bon allez, Joyeux Noël à tous !  Merry Christmas everyone !  😉

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Mon pavillon de complaisance perso

Voici un tout nouveau pavillon de complaisance de ma propre conception, pour compléter l’offre actuelle que font aux armateurs, les États qui aujourd’hui en proposent. Notez au passage que certains de ces pays ne possèdent pas de façade maritime.

Ce drapeau m’a été inspiré par un documentaire vu à la télévision que j’ai trouvé choquant.

  • Je vais essayer de relayer ici pour vous en quelques phrases ce que j’en ai retenu :

L’émission parlait des énormes quantités de containers scellés qui circulent dont les différents transporteurs eux-mêmes, ne connaissent pas le contenu. Des cargos-porte-conteneurs, dont la tendance est au gigantisme effréné dans le but de baisser encore les coûts de transport du fret. Cette industrie opaque pratique des prix de transport de marchandises si bas, qu’un simple article en cours de production peut voyager plusieurs fois d’un bout à l’autre de la planète simplement pour subir une succession de traitements.

Ces bateaux polluent énormément car la gamme possible de leurs carburants va du fuel ou de  l’essence (cher) aux boues résiduelles bon marché dont sont satisfaites de se débarrasser les raffineries de pétrole. Ainsi la haute mer, qui n’appartient à aucun État, est le théâtre d’évènements qui nous sont totalement inconnus car située loin de tout regards. La durée de vie de l’un de ces bâtiments, par ailleurs parfois très mal entretenus, est d’une trentaine d’années et il serait impossible de tous les mettre en conformité avec des normes actuelles ou à venir avant au moins ce nombre d’années là ! Les populations qui vivent à proximité des grands ports de fret souffrent de la piètre qualité de l’air.

Les pavillons de complaisance permettent aux cargos, dès qu’ils se trouvent en haute mer de dépendre des lois du pays qui le leur a délivré et donc de ce fait de se soustraire aux lois de leur véritable pays d’origine. Ceci permet en outre évidement d’exploiter le personnel qui travaille à bord.

  • Voilà en résumé, j’espère avoir été le plus fidèle possible aux informations que j’ai reçues.

Un peu d’humour peut parfois ensuite contribuer à relativiser les choses insensées qui se passent sur notre joli petit monde bucolique. Aussi mon drapeau de complaisance perso s’inspire à la fois du pavillon noir des pirates et des corsaires, sans les tibias car la mondialisation c’est quand même pas encore tout à fait la mort et d’un détournement assumé du symbole des trois petits singes de la sagesse

Le capitaine et l’équipage du bateau qui sans hypocrisie aucune, hissera mon pavillon de complaisance en échange d’une  modique somme en devises, saura fermer au moins un œil sur ce qu’il se passe, se trouvera sur le pont par tous les temps même s’il doit s’avérer qu’il s’agit d’une affaire qui pue. Il n’écoutera que ce qu’il voudra bien entendre et saura si nécessaire rester muet comme une tombe…

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Définition : La complaisance dans les relations humaines est le fait de s’accommoder au sentiment, au goût de quelqu’un pour lui plaire.

 

Mon autre bureau

Enjoyable Home[less] office in the very open space

Aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous présenter mon autre bureau. Je n’en suis pas le propriétaire, ni même le locataire exclusif. Parfois le matin lorsque j’arrive sur place, il se peut qu’il soit déjà occupé par d’autres employés, ce qui m’évite de prendre trop d’habitudes et de finir par faire partie des meubles. Il présente des avantages certains : Le parking est situé juste à côté et il est gratuit. Pas la moindre trace visible ni audible de pollution atmosphérique et sonore pour troubler ma concentration et ma productivité. Dans cet open space là, il y a des oiseaux qui sifflotent dans les arbres. Une brise légère et irrégulière mais ô combien agréable balaie toute la pièce. Quelques chaleureux rayons de soleil trouvent leurs chemins au travers du plafond de branches de pin. L’ambiance de travail est ici très bonne : Parfois, ici une volée d’enfants de l’école passe dans le corridor de gravillons en chantant et là, un groupe de collaborateurs se contorsionne en s’adonnant à ce que j’imagine être du team-building. A ma gauche à l’instant, un collègue stressé de la logistique passe sans me remarquer, le lez dans le guidon de sa bicyclette de fonction et à ma droite, j’aperçois un groupe des confrères qui s’initient au standing-paddle sur le lac, probablement dans le but de rebooster leur motivation et de consolider leur esprit d’équipe.

La machine qui produit le jus de chaussettes en gobelet a ici été remplacée par une grande terrasse de café orientée plan d’eau et à la place de l’automate à barres chocolatées, c’est un kiosque qui vient au secours des petites fringales de la pause et qui délivre les récompenses pour tout travail présumé bien fait.

Pour me rendre à cet autre bureau, j’évite tous les transports en commun bondés ainsi que tous les bouchons sur les routes des pendulaires. Je suis de ce fait à l’abri de la potentielle mauvaise humeur pouvant naturellement en découler et qui pourrait en partie me gâcher ma journée de travail et celle de mes petits camarades invités à la subir.

La sérénité et le bien-être que me procure mon autre bureau, me permet parfois d’intensifier ma créativité et d’augmenter la facilité de trouver les mots précis qui me manquaient pour finaliser un travail. Ici, je suis en mesure de réduire très efficacement le nombre de longues heures que je serais contraint de passer entre les quatre murs de mon autre-autre bureau et de plus, j’ai le pouvoir de m’en aller aussitôt que j’en ressens le vital besoin.

Bon allez,  j’ai terminé ma journée là ! Salut à tous et à demain !

Première rencontre du troisième type

Première rencontre du troisième type

Hier, après un solide repas du soir, je me suis accordé une coupe deux-boules-Chantilly sur la terrasse ombragée du glacier du coin.

Au moment de saliver devant mon dessert, voici que s’installe à la table située dans le rayon d’action immédiat de mon oreille droite, un couple de quadragénaires tout sourire. J’ai vite compris que la discrétion n’était pas leur spécialité : ils parlaient assez fort, un peu comme s’ils étaient seuls au monde ce qui d’ailleurs allez savoir, était peut-être vraiment le cas.

C’était surtout Madame que j’entendais parler intelligiblement. Le Monsieur qui me tournait le dos ne débitait à mon oreille que des bribes de conversation. J’ai hésité à changer de table et à m’éloigner de leurs pourparlers pour plus de décence.

Il s’agissait de leur premier rendez-vous suite à un « positive match + double bingo » sur un site de rencontres dont je connais la raison sociale vantée par une joyeuse publicité qui passe régulièrement.

Leur conversation ressemblait à un entretien d’embauche.

Dans le but de mesurer l’équité du temps de parole dévolue à chaque partie, j’ai décidé de consommer une cuillerée de glace parfum vanille lorsque Madame argumentait, une cuillerée arôme pistache lorsque Monsieur exprimait ses atouts. Et une cuillerée de crème fouettée lorsqu’une irrésistible envie me saisissait et que je souhaitais avant toute chose de ne plus rien entendre de leur parade nuptiale.

Madame mettait avec une aisance remarquable en avant ses qualités comme si elle en était à sa vingtième entrevue. Pas la moindre hésitation, aucun bafouillement. Visiblement, le job dont il était question devait vivement l’intéresser et les photos de profil de son vis-à-vis pour la vie ne devaient pas avoir été maquignonnées.

Lorsque le tour de Monsieur était venu de marmonner quelques phrases le temps pour moi de deux ou trois cuillerées de glace pistache, Madame se montrait toujours vigilante et réactive… Elle le voulait vraiment ce poste !

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Quelque-chose me disait que ce premier rendez-vous ne serait probablement pas le dernier ! J’étais vite convaincu que ce candidat et cette candidate seront tous deux convoqués pour un deuxième entretien à une date ultérieure et ce exactement le même jour et à la même heure. Pour moi ça fleurait bon le contrat nuptial à durée indéterminée. Et ça sentait la confirmation que les algorithmes qui nuit et jour croisent des milliers de profils dans les bases de données de célibataires ont su établir et prouver leur compétence sur le marché des initiateurs de rendez-vous galants à taux élevé de probabilité de succès !

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Trouver l’âme sœur en court-circuitant la vigilance et la visette de Cupidon ? En effet, ça peut ouvrir des portes de chambres à coucher, ça peut éviter de laisser des destins déjà éprouvés à la merci du hasard et raccourcir comme une flèche, une trop longue file d’attente de bipèdes assoiffés/affamés d’amour…

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Désormais tu vas pouvoir lever le pied Cupidon ! On va considérablement te faciliter la tâche avec juste ce qu’il faut d’informatique

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Une note sur la Fête de la Musique

Photo d’illustration chourée sur la toile

Une note sur la Fête de la Musique

Un peu comme pour mieux m’y préparer, c’est durant toute la nuit précédant la fête de la musique, que toutes les grenouilles de l’étang d’à côté ont coassé en chœur jusqu’au lever du soleil pour ne laisser place qu’au virtuose concerto matinal des oiseaux. Je me demande parfois si les créatures à plumes qui savent chanter sont volontairement matinales depuis la nuit des temps ou si elles ont un beau jour collectivement convenu de siffloter avant que le tapageur réveil des bipèdes envahissants ne vienne saboter la qualité sonore de leur récital. Et c’est sans doute à l’unanimité que le coq a été désigné volontaire pour endosser le rôle de chef d’orchestre.

Durant la soirée précédant la nuit de la chorale batracienne, c’est dans un long métrage à la télévision que j’ai pu me délecter des sérénades accompagnées d’un ukulélé, qu’un bellâtre follement épris, entonnait à l’intention de la belle qu’il convoitait de tout son cœur. C’était en effet, la période idéale pour se démarquer d’un éventuel rival, en choisissant la voie de la demande en mariage du barde !

Donc, c’est au petit matin déjà que j’aurais pu m’effondrer sous la surabondance d’harmonies et de refrains perçus jusque là, de m’empresser de fermer toutes les fenêtres, m’insérer un bouchon dans chacune de mes esgourdes et d’opter pour une solitaire silent party entièrement dédiée au dieu Mutisme.

Au lieu de cela, le temps étant venu pour moi de renouer avec le rock n’roll sans forcément passer par la case comédie musicale, c’est l’option de participer activement à la fête qui a prévalu ! N’étant malheureusement aspirant virtuose d’aucun instrument de musique, je me suis gargarisé les cordes vocales au miel pour le cas où je devrais monter sur une scène en qualité de vocaliste…

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Cette année à côté des concerts rock, j’ai noté que j’ai en particulier apprécié la musique folk celtique et cajun et puis j’ai été très touché, voire carrément scotché par le fascinant spectacle de Pascal Auberson, souvent dans l’improvisation derrière son piano à queue, dans l’intimiste grange à Jeanne… Il est capable à lui tout seul de réveiller en vous une furieuse envie de quitter  votre boulot emmerdant et de vous lancer dans la profession de poète-troubadour  !

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J’ai trouvé surprenant le nombre incroyable de personnes capables de s’asseoir devant un piano mis à disposition par des associations sur le domaine public en ville à l’occasion de cette fête, pour magnifiquement en jouer ! Il y a même un passant qui a déposé ses sacs de courses au sol et qui s’est installé derrière le clavier pour improviser Bohemian Rhapsody de Queen qui n’est, me semble-t-il, pas une partition facile à interpréter…

Un grand bravo à tous ceux qui s’investissent à fond pour faire de cette manifestation culturelle, une aussi belle fête accessible à tous  !

Lien Wikipedia à propos de la Fête de la musique

Ma première After à Cannes

Salut à toi chère lectrice, cher lecteur assidu des SunOf’s tribulations !

Je me rappelle qu’un jour dans le passé d’une autre dimension lointaine, (je ne me rappelle  plus exactement la combientième d’ailleurs) un jeune homme qui m’avait l’air d’être de ceux qu’on suspecte de par leur capilature ébouriffée d’être bien dans le vent, m’avait affirmé en alignant son regard droit centré sur le milieu de mes pupilles : “Ouaaaais mais si tu veux vraiment t’éclater man, il te faut plutôt aller faire les “afters”” !

N’empêche que ça c’est encore confirmé pas plus tard qu’aujourd’hui : il avait bougrement raison ce bougre !

Lorsque a sonné l’heure de l’after du festoche de la péloche de Cannes : Tout est permis ! Ils te virent du paysage toutes ces barrières et te renvoient à leur caverne, tous les cerbères..  et surtout, ils renvoient à leur home cinéma, tous ces badauds qui semblent errer sans but précis sur la Croisette !

Et toi, qui a su attendre le moment A de l’After, tu te vois soudain offrir un accès exclusif aux fameuses marches tapies de rouge que tu souhaitais depuis plus de dix jours, fouler de la semelle vermillon de tes tongs ! !

Par contre, il ne faut pas rater le rendez-vous avec cette after, parce qu’ensuite au programme du palais des festivals, on dégringole de quelques niveaux de glamour : c’est le 144e congrès des notaires et ça dure trois longs jours et ça semble exister depuis deux fois plus longtemps que la grande sauterie du cinoche ! Désolé mais pour l’heure, Je n’ai pas encore le renseignement sur la couleur de la moquette qui accueillera les pointures de ce corps de métier là…

Pour terminer cette after sur une note légère, j’ai été extrêmement touché de tomber, à nouveau un peu par hasard, devant le palais des festivals, sur les empreintes incrustées dans une sorte de pavé métallique des jolies menottes de Meg Ryan ! Ma toute première “celebrity crush” ! Une actrice absolument adorable, symbole de la jolie femme romantique, qui m’a énormément fait rêver !

Croisette blues

D’habitude, lorsque les beaux jours arrivent, j’aurais tendance à assidument fréquenter les festivals de rock et cela, aussi longtemps que lui ou moi ne serons pas morts. Mais cette année, pour changer mes habitudes, je me suis rendu au festival de Cannes en ne sachant pas du tout si j’allais aimer. Et moi j’aime bien expérimenter par la pratique pour voir si j’aime, si j’aime un peu ou si je n’aime pas. C’est parce que je ne compte plus le nombre de fois où j’ai fini par aimer ce qui me paraissait inaccessible ou difficile d’accès au départ !

Je suis venu participer en sans-badge curieux à cette légendaire manifestation en ne connaissant que dalle du  système et en ne disposant d’aucune accréditation pour y assister à la moindre projection. Et cela, tout en souffrant avec régularité de légères crises du syndrome de la fourmi, une instabilité naturelle qui me contraint régulièrement à m’éloigner de toute fourmilière suspecte.

Durant une dizaine de jours, je me suis quotidiennement rendu sur la Croisette en garant la SunMobile loin du raout et en enfourchant le SunBike pour parcourir les derniers kilomètres. Et dans le pire des cas, je transformais la fête des films que je ne pouvais pas voir en kermesse de l’inspiration et de la bonne bière au milieu du beau monde.

J’ai assisté de visu ou par grand écran interposé, à plusieurs de ces fameuses montées des marches et même s’il ma paru difficile voir impossible pour le débutant ignorant que je suis de me frayer des points de vue imprenables ou de savoir comment me trouver au bon endroit au bon moment, j’avoue que j’ai été saisi d’émotions plus fortes qu’attendues  lorsque je reconnaissais et me trouvais à proximité de célébrités foulant ce fameux tapis rouge.

Il y a eu des moments forts qui m’ont particulièrement enthousiasmés et émus et la liste est assez longue, comme par exemple cette poignante et militante montée des marches des 82 femmes et celle où, l’étincelante ♥ Kristen Stewart ♥ retire ses hauts talons pour monter les marches à pieds nus…

Au début de cette expérience, j’habitais au troisième étage d’un immeuble sans ascenseur, et je devais moi aussi gravir de nombreuses marches pour me faire spectateur d’un bon film sur mon petit écran. Et je n’aurais pas souhaité me les farcir chaussé d’une superbe paire de Louboutin. D’ailleurs, je m’y suis cassé la figure à deux reprises le jour de mon arrivée et heureusement qu’il n’y avait aucun témoin ni aucun photographe sur place !

Hier j’ai réalisé que le festival de Cannes c’était presque terminé. Ça sent déjà le palmarès puis  le grand retour de l’ascenseur qui grince… (c’est juste une image) Et vous n’allez peut-être pas le croire, mais j’ai soudainement été saisi d’une sorte de Croisette Blues… Alors je vais rester encore un peu dans les parages et m’offrir un “fade out” …

Escapade à Mougins-Village

Ce matin je me suis rendu à Mougins-village, une très belle bourgade historique perchée en haut d’une colline et construite en colimaçon (probablement conçue par le même bureau d’architectes que Ramatuelle) dans le but de (mais là, je spécule un peu) en son temps, mieux résister aux incessantes attaques de vilains anglois, désireux d’anéantir par le biais de la rivalité leur spleen concevable pour des autochtones du Midi de la France.

Mais ce sont des artistes et des bon vivants qui s’étaient emmurés les premiers dans cette charmante cité, qui ont à l’époque vaillamment repoussé l’envahisseur déprimé à grand coups de cochonnets et de boules de pétanque !

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C’est en parcourant avec bonheur toutes ces petites rues serrées, que je suis tombé sur la façade d’une maison décorée de petits pots de fleurs multicolores. Naturellement, je me suis demandé qui pouvait bien vivre à cet endroit …

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A ne pas manquer, le musée d’art classique MACM que j’ai eu la chance d’avoir pour moi tout seul et où j’ai été très chaleureusement accueilli ! Bonus : Il y a un concept particulier à y découvrir.

www.mouginsmusee.com

Le parcours Picasso

Le Parcours Picasso à Vallauris

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C’est entre 1948 et 1955 que Pablo Picasso a séjourné à Vallauris. C’est ici qu’il a développé une fascination pour les techniques de la céramique et de la linogravure. Il s’est intéressé ici à la création de sculptures. Il a entre autre contribué à faire redémarrer l’industrie locale de la poterie. Il y a au bout de la rue le Musée National Picasso (que je n’ai pas encore visité) et une sculpture en bronze offerte par le maître à la ville. “L’homme au mouton“.

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C’est mai 2018 que j’ai résidé une dizaine de jours dans la rue du parcours Picasso en n’ayant au départ absolument aucune idée où je mettais les pieds. Certes, il ne m’avait pas échappé et j’avais apprécié à sa juste valeur, la présence de plus qu’en moyenne, d’artisans, de sculpteurs, de galeries d’art, d’ateliers de céramique et de poterie. Mais ce n’est que ce matin en modifiant  le parcours de ma promenade que j’ai découvert le pot aux roses !

J’avoue qu’il y a des jours où la composante de “hasards heureux” qui jalonne mon parcours, me fait un peu flipper ! Mais j’apprécie naturellement aussi énormément les bonnes surprises !

Et puis je suis heureux d’avoir retrouvé hier le brouillon d’un drôle de dessin que j’avais réalisé il y a quelques mois. Je le croyais perdu à jamais ou alors resté au fond de l’un des nombreux cartons abandonnés loin d’ici dans la SunCave. Je vais pouvoir le mettre au propre en bénéficiant de la supervision du maître !

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une peinture murale  sur façade