Category Archives: Reportages

Virevolte fasse

> Papillon hibou et colibri

Pour moi ça sonne la fin des vacances, mais bon allez courage, ce n’est pas comme si ça sonnait le glas des toutes dernières !

Au début de celles-ci, j’avais écrit sur ce blog que je me déguiserais en papillon bleu plutôt qu’en citrouille de minuit et que j’irais virevolter sans plan de vol où bon me semblerait.

Donc ce matin pour achever mon périple en beauté et en légèreté, je me suis rendu au Papiliorama.

Il s’agit d’une coupole au climat et à la végétation tropicale où virevoltent des papillons multicolores en compagnie de quelques autres espèces, dont moi. Ce n’est pas pour faire du favoritisme, mais je voulais à tout prix prendre un cliché de l’un de ces magnifiques morphos bleus, mais ils semblent ne jamais vouloir s’immobiliser ou prendre la pose. Il faut dire que certaines espèces de papillons mettent parfois six mois à éclore pour ensuite ne vivre que trois jours ! Alors cette envie de papillonner sans répit se comprend facilement.

Alors comme pour la photo perso c’est devenu objectif bredouille, j’ai été chercher celle-ci sur internet.

> morpho bleu

Accroché à un grillage, il y avait un renard volant qui dormait la tête en bas bien enveloppé dans ses ailes. Je lui ai demandé s’il faisait de beaux rêves et ça devait être le cas puisque qu’il n’a pas daigné l’interrompre pour de si bête question. Oui c’est que j’ai récemment commencé à plus communiquer avec les animaux. C’est vrai on parle facilement aux chiens mais qu’en est il des autres espèces vivantes ? Elles se sentent peut-être un peu discriminées ! L’autre jour par exemple, je suis allé converser avec un cheval d’élevage de mon voisinage. Je lui ai demandé s’il était bien traité. Il m’a répondu par une série de trois coups de sabot. Ce qui je le crois veut dire : Je n’ai pas à me plaindre ! Et puis il y a pas si longtemps, il y a aussi ces deux oiseaux qui sont venus se battre au sol à mes pieds devant l’Hôtel de la plage, ils avaient juste besoin d’un arbitre neutre mais drôle d’oiseau lui aussi, qui les remette un peu à l’ordre, chose qui était naturellement dans mes cordes.

Mais je m’égare là. Ensuite je suis allé au Nocturama, une autre coupole dédiée à la vie animale nocturne située juste à côté. Sans surprise, il y fait sombre comme lors d’une nuit sans demi- lune. Je m’y suis senti un peu comme dans les années 80, dans la lumière des néons ultra-violets, au moment de danser une série de slows avec la silhouette d’une cavalière. On ne se voyait presque que le blanc des yeux et quelques crocs, lorsque qu’on se lâchait un sourire. Il y a là des tatous, des paresseux et d’autres espèces qui font de préférence la fête la nuit. Mais je n’ai pas été en mesure de discerner grand-chose. J’ai également eu la confirmation que je ne serais jamais un bon prédateur carnivore nocturne ( un peu comme dans les années 80 d’ailleurs ) et que probablement je finirais par crever de faim ou dévoré par une sale bête plus évoluée que moi équipée d’une vision infra-rouge.

Là aussi pour la photo perso c’était objectif bredouille.

Mais au shop, je me suis trouvé un ami aussi paresseux que moi pendant ces vacances…

> paresseux branché

 

Nota benêt : Trouver un titre moins naze à l’occasion

 

Océan 17 { Rencontre }

Lorsqu’il m’a invité à boire ma bière à sa table, il était déjà posé là à observer la ligne d’horizon surlignant l’océan. Il était arrivé sur le front de mer en surfant sur sa planche à roulettes, une longboard joliment décorée.

« Ce sont des vagues pour les enfants aujourd’hui ! » me renseigna t’il.

« Mais… tu vois là-bas ? Lorsque cette longue barre de nuages s’étendra jusqu’à la montagne de ce coté, ça va démarrer ! »

Il semblait habité par l’intensité d’un suspense dirigé par les caprices de la météo mais modéré par l’inévitable inertie de la toute puissante nature. Et moi, j’aime bien les passionnés ! Et puis il m’a expliqué les spots de surf de la région, la vapeur « qui brouillarde l’atmosphère » à cause de la différence de température entre l’air et l’eau, l’effet du gouf de Capbreton, les championnats d’Europe…

C’est quand j’ai pris congé de mon pote le surfeur, que je me suis rendu compte que nous avions oublié de commencer par les présentations d’usage. Même si à ce moment là, il m’a salué chaleureusement comme si je faisais déjà partie des initiés de la planchouillette et des intimes de la glisse aquatique !

Ça c’était hier. Je venais de couper le sillage de l’homologue local de Brice de Nice et d’Igor d’Hossegor !

Sur le chemin du retour, pour qu’il trouve une bonne place dans mon annuaire mémoire, je l’ai baptisé Gaston de Capbreton !

Durant la nuit, s’est mis a souffler un vent à décorner le Viking. Ce matin intrigué, je me suis rendu à  Hossegor à la découverte de l’un des ces fameux spots de surf. En effet comme Gaston me l’avait prédit : Ce fût une expérience des plus décoiffantes ! Impossible dans des conditions pareilles de planter mon parasol ni d’espérer étendre un linge de bain sans le lester d’un phoque de taille adulte. Mis à part un fêlé de kite-surfing , personne n’était sorti affronter ces éléments en furie. Dans la foulée, je me suis laissé contraindre de remettre à des cieux plus cléments, l’éventualité d’enrichir ma collection de coquillages …

 

Soxporn

 

Samedi passé, je me suis permis une petite folie : J’ai décidé de renouveler l’intégralité de mon inventaire de chaussettes ! Échappant à toute logique de précaution économique, sans opposer la moindre résistance, je me suis laissé aspirer dans la spirale consumériste du jour de la grande affluence en magasin !

Il faut dire que je me suis dit : Nom d’une soquette en bois, on ne sait jamais  ! Si un de ces jours, mon moral devait subitement se retrouver dans mes chaussettes, autant qu’elles soient toutes neuves !  Et de cette manière, ça sera nettement plus élégant pour me foutre un grand pied au cul pour que je reparte d’un bon pied, qu’il soit déjà mis à l’étrier ou pas !

En revenant ravi de ma folle péripétie, photographie du butin de mon aventure à l’appui, j’ai laissé exploser ma joie sur les réseaux sociaux ! L’archiduchesse, une connaisseuse d’habitude un peu sèche au prime abord, les a quand même trouvées trooop stylées et quelques autres grandes pointures qui comptent parmi mes amis, les ont littéralement a-do-rées !

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Dans ma bulle …

Le scénario qui a mené au résultat de ce petit délire là :

  1. Griffonnage rapide de l’idée de base au crayon de papier sur papier blanc…
  2. Affichage du crayonné pour une durée indéterminée sur le tableau magique ( Phase d’auto-critique et de maturation )
  3. Scan du dessin et reprise ( par procédé de décalquage ) à l’aide du logiciel gratuit de dessin vectoriel Inkscape ( Un immense merci en passant aux personnes qui ont créé ce superbe logiciel open-source et qui blablabla…  )
  4. Recherche d’une photo en couleur de bulle de savon sur Duck Duck Go Images
  5. Plusieurs tentatives de m’inspirer de la photo trouvée en 4. en bidouillant sur Inkscape, mais aucun résultat n’est assez convaincant !
  6. Renvoi de la réalisation du projet à une date ultérieure indéfinie !
  7. idée soudaine suivie de plusieurs tentatives de “vectorisation” de la photo de la bulle trouvée en 4. avec Inkscape…
  8. Intégration de la bulle vectorisée à l’intérieur de la bulle du dessin du personnage.
  9. Résultat satisfaisant ! Cri de joie et larmichette d’émotion.
  10. Impression jet d’encre, auto-critique, et critique : Ma prof de dessin et de peinture Premium, dulcinée et 1er critique en chef de mon art ( formule tout en 1) me fait part de ses observations : – C’est bien, mais dans la bulle, il manque cruellement un éclat, de lumière ici ou là …
  11. Alors, tentatives d’ajouts d’éclats de lumière ici et là … Palsambleu ! une fois de plus, elle avait entièrement raison et a encore fait preuve d’un œil parfaitement aiguisé !
  12. Pour surenchérir à la critique constructive, j’ajoute également ici et là, une petite zone d’ombre que ma délicieuse prof de dessin et de peinture Premium ne m’avait pas encore conseillée  !
  13. J’imprime, auto-critique, et critique : – Voilà, là c’est tout bon !
  14. Je bizoute goulûment ma critique dulcinée ( formule tout en 1 ) pour la récompenser de ses lumières !
  15. J’importe mon dessin vectoriel pur au format SVG dans le logiciel gratuit GIMP pour le dimensionner pour l’impression et également pour le Web. ( Un immense merci en passant aux personnes qui ont créé ce superbe logiciel open-source et qui blablabla…  )
  16. Je poste le résultat et rédige ce making-of sur mon blog WordPress, celui-là même que vous parcourez en ce moment.
  17. Je vous souhaite la bienvenue dans ma bulle !

 

 

Faux Billet

Aujourd’hui, j’ai fait un peu le tour du point de tout ce que je pourrais encore faire d’excitant dans ma vie cette année. Pas vous ?

Alors j’ai ressorti ma ToDo-List, ai retrouvé ma Wish-List et réuni toutes mes Other-Lists retrouvées dans mes tiroirs et puis, en procédant à quelques recoupements, j’ai constaté avec effroi que ma List-de-Courses-à-faire était assez longue …

Aussi, dans le but de ne pas grever outre mesure le budget du ménage déjà vampirisé, les jours de grand soleil compris,  par ce bon vieux Franc fort, j’ai entrepris de faire fonctionner la planche à billet et donc d’imprimer une série des tout nouveaux billets de banque de ma conception …

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Le Type au Chapeau

Le type au chapeau_sunof.net

Travailler du chapeau

Une expression qui signifie ” avoir des troubles psychiques ( trouble qui se situe dans la boîte crânienne ) , être du genre à délirer, à être plus ou moins fou, taré, cinglé, cinoque, foldingue maboul voire même carrément siphonné “

Bien entendu, il s’agit de bien savoir différencier les bons barjots des mauvais fadas ! Car il y a des loufoques qui sont très utiles à la société. Le Roi en personne, en avait un perso, pour lui et sa cour. Faites l’essai pour vous faire la main, en enquêtant dans votre entourage et parmi vos proches : Vous devriez en trouver un sans problème. Mais attention, Il existe aussi des fous furieux ! Ne vous y frottez pas ! Ceux là, sont réservés aux experts.

Mais elle vient d’où cette étrange expression m’sieur ?

Les sels de mercure utilisés autrefois pour feutrer les chapeaux, intoxiquaient les chapeliers qui pouvaient ensuite souffrir de pertes de mémoire, d’insomnies, d’instabilité nerveuse et de petits délires en vrac, dans les cas les plus graves !

De nos jours, cette expression aurait été remplacée par : Fermenter de la casquette

Merci au Wiktionnaire, sans qui ce petit travail du chapeau n’eût point été possible !

Le musée des erreurs

Suivez le guide mesdames, messieurs ! Je vous souhaite à tous la bienvenue au musée des erreurs. La visite commence ici…

Sur votre gauche, vous pouvez admirer une grande fresque peinte à la main, qui représente les graves conséquences d’une erreur humaine . Ces événements se sont déroulés en 2015. Jean T. qui était en état de surmenage et laissé seul à son poste suite à des mesures de réduction de coûts, n’a pas tenu compte d’un message d’erreur dont les suites pouvaient s’avérer fatales et a malgré ce signal, machinalement poussé le levier sur son tableau de commande…
Plus loin nous pouvons contempler un triptyque, une représentation d’époque d’une erreur de diagnostique. Les experts avaient sous-évalué le potentiel de récidive de Paul J. Ils n’avaient pas été en mesure de déceler l’évidence que le degré de dangerosité de ce dernier pouvait encore, même après une longue détention, représenter une sérieuse menace pour la société.
A votre droite vous pouvez apercevoir une sculpture massive symbolisant le résultat d’une erreur d’aiguillage. Pierre. S avait été dirigé au mauvais moment, au mauvais endroit par la mauvaise personne. Un recruteur n’avait pas constaté lors des entretiens d’embauche, qu’il souffrait de troubles du comportement et d’une insuffisante résistance au stress pour qu’il lui confie les plus hautes responsabilités d’une centrale nucléaire.
Plus loin nous pouvons contempler une suite d’erreurs de casting. Ce groupe de statues en granit représentant des mannequins anormalement rachitiques, démontre à qui, à cette époque, la plupart des jeunes demoiselles voulaient physiquement ressembler. Elles pouvaient même aller jusqu’à se refuser de se nourrir normalement pour atteindre le but étrange de paraître en mauvaise santé. Aujourd’hui avec l’évolution des mentalités, ce genre de comportement pourrait prêter à sourire, mais sachez aussi que les vrais coupables de cette aberration culturelle, n’ont à l’époque jamais été clairement désignés ni inquiétés outre mesure.
Ici un buste en bronze de Jacques C. C’est l’homme qui représente à lui seul la fatalité des erreurs de jeunesse et les conséquences alarmantes d’une rébellion aveugle face à une société alors individualiste et matérialiste basée sur la performance pure. Il a anonymement déclenché une alerte à la bombe dans son pensionnat dans le but d’attirer l’attention sur lui, et il a été rapidement démasqué. Plus tard pour se venger d’avoir été sévèrement puni, il a lui-même, sans réfléchir, saboté le système de freinage du véhicule scolaire dans lequel il a péri avec tous ses camarades. Il n’a malheureusement pas obtenu de sursis pour apprendre de ses erreurs. Un drame qui a fait frissonner d’effroi, l’ensemble de la population locale.
Ici vous pouvez assister à une œuvre expressionniste tragique. Une erreur de communication entre les gouvernements de deux grandes puissances, qui a fini par déclencher cette Xème guerre mondiale de sinistre mémoire. Ceci peut en effet sembler être de la folie pure de nos jours, mais si vous essayez de vous transposer dans cette époque là, celle où vos ancêtres pouvaient prononcer librement une phrase aussi incroyable et fataliste que « l’erreur est humaine » pour se disculper, simplement en haussant les épaules, vous comprendrez que la liste d’erreurs d’un seul individu pouvait être particulièrement longue. D’ailleurs vous n’êtes pas au bout de vos surprises mesdames messieurs, plus tard, nous pénétrerons dans la salle ou sont exposées toutes les erreurs cumulées de l’ère dite moderne.
Ce que je pointe de mon index, ici au centre de la salle, exposé au grand jour, est une œuvre d’art abstrait baptisée « A qui la faute ? » L’artiste qui a brossé ce tableau était sans doute dans l’erreur de penser qu’il faille à tout prix désigner un seul coupable pour une malheureuse bévue collective et lui faire porter seul, le poids de la culpabilité. Mais la profondeur du trait schématisant l’erreur d’appréciation conduisant à l’impardonnable bourde, qu’a su faire ressortir particulièrement ici et là par des zones d’ombre sur sa toile ce peintre naïf, en fait une des pièces maitresse de la collection de ce muséum. Sachez que peu de personnes semblaient être à même de reconnaître leurs erreurs en ces temps là, c’est ce que nous rapportent de façon évidente, des récits d’archive authentifiés.
Devant nous vous pouvez examiner le détail d’une aquarelle de style réaliste, mais néanmoins exécutée avec certaine maladresse. Le thème principal de cet ouvrage est la bavure. Le personnage représenté sur la droite vient de faire usage d’une arme à feu sous l’emprise d’une pulsion irrépressible, pensant qu’une bande de cambrioleurs s’était introduite de nuit dans sa propriété. C’était simplement son fils aîné et l’une de ses amies invitée qui s’étaient relevés pour se servir un verre d’eau fraîche. Vous apercevez à cet endroit en filigrane, quelques larmes en trompe l’œil…Cette oeuvre a été baptisée : Des armes puis des larmes.
Sous cette cloche de verre, vous pouvez caresser des yeux le tout dernier exemplaire d’un épi de maïs transgénique encore intact. Ce vestige symbolise la toute puissance que l’humanité, dans sa course au contrôle absolu, a à un moment donné, pensé pouvoir s’emparer au détriment de la nature, Une grossière erreur de jugement qui n’a fait que déclencher des calamités et semer des désastres.
Cet entrelacement de cordes sur canevas d’argile que nous voyons ici représente une erreur de parcours. Il est sobrement intitulé faiblesses et fredaines. Dans la population nombre d’individus semblaient se complaire à multiplier les aventures extraconjugales pour satisfaire à leur propre ego, avec pour conséquence à moyen terme de briser les cercles familiaux et les valeurs essentielles en lesquelles la société pensait pouvoir croire. De célèbres frasques et autres coûteuses méprises sont décrites dans des documents anciens. Ils témoignent de débauche, d’étourderie, de comportements instables et nihiliste qui marquèrent le début du déclin d’une civilisation.
Plus loin nous avons devant les yeux, un exemplaire du jeu des sept erreurs merveilleusement conservé. Jusqu’au 21e siècle, et vous n’allez en croire ni vos yeux ni vos oreilles, dévoiler au grand jour des erreurs commises intentionnellement par d’autres était considéré comme une occupation ludique passionnante, un moyen de détente et un sport cérébral. Heureusement depuis la suppression du droit à la marge d’erreur , abolition proclamée en 2472, et l’entrée en vigueur du moratoire en faveur d’une obligation de suivre à la lettre les normes de perfection, plus personne ne se laisse aller à ce genre de passe-temps ridicule.
Par ici mesdames messieurs, suivez le guide, si je ne me tompe pas… ( hem veuillez m’excuser cette boutade ), la visite continue dans le pavillon des erreurs de cinq taxes puis nous passerons dans l’aile ouest où se trouve la grande vitrine des accumulations de petites erreurs

 

Quand le sage regarde la terre, l’étourdi regarde son doigt

 

planète jetable_sunof.net

Ce matin j’écoutais à la radio une émission sur le thème de la décroissance : Était interviewé un économiste qui m’a semblé plus clairvoyant que ceux qui ne paraissent qu’obsédés par la croissance, le produit intérieur brut et les leviers de la mondialisation.

Le thème de cette émission m’a inspiré le panneau de signalisation ci-dessus.

Pour le titre, j’ai trouvé pertinent de détourner le proverbe suivant :

“Quand le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt.”

qui se métamorphose en :

“Quand le sage regarde la terre, l’étourdi regarde son doigt”

Une ironie frappante c’est que l’origine du proverbe original se trouve en Chine ! Justement là ou nous avons délocalisé la production, la pollution et l’esclavagisme exigés par notre indispensable croissance et notre capricieuse et copieuse soif de jouets jetables. Et j’ai cru comprendre que là-bas, depuis que la pollution masque la clarté de la lune , il ne reste que des doigts à contempler…

Une autre ironie, mais cette fois située sur la signalétique est que certains ne reconnaitront peut être pas le symbole situé à droite au-dessous de la planète car il n’ont jamais dans leur existence pris la peine de parcourir les dix pas qui les séparent de la poubelle la plus proche pour y déposer leurs déchets, prétextant que du personnel rémunéré sera ravi de leur intention de déléguer le plaisir de redonner une apparence accueillante à la pelouse, la plage ou le trottoir qu’il viennent de souiller.

 

Les restrictions

Hier, je me suis rendu à l’administration pour mettre à jour mon certificat de domicile.

Le bâtiment abritant cette autorité est situé à l’autre bout de la ville et je m’y suis rendu avec les transports publics aux heures de non pointe.

Arrivé sur place dans les meilleures conditions, je trouve porte close. Il était environ quatorze heures trente. Quelques citoyens surpris comme je pouvais l’être, consultaient intrigués l’horaire des ouvertures.

A part les mercredis, les portes ferment à double tour à treize heures trente précise !

Nous échangeons quelques phrases : il semblerait que ce changement soit récent.

J’ajoute mon grain de sel fataliste que c’est probablement à cause des restrictions budgétaires et je prends congé dans le but d’aller consommer mon billet de retour.

L’une des personnes du groupe me rejoint à la station et sur le chemin, nous prolongeons la conversation entamée devant la porte autoritaire.

Lorsque nous passons dans le quartier des banques, je m’inquiète de l’heure de fermeture de celles-ci. Mon interlocutrice me répond que les guichets sont ouverts jusqu’à seize heures.

– Alors pas de restrictions budgétaires ici ? Nous avons ri sans restriction de cette plausible théorie.

J’interromps ce récit ici parce que je suis à la bourre. Je pars prendre mon bus pour risquer une seconde tentative avant que les bureaux ne ferment.

 

 

 

A la tienne, ma liberté !

Liberté_des_pressions_sunof.net

Au risque de heurter des complotistes,

Je décompresse d’une semaine plus que triste !

Ne cherchez pas à me joindre, je suis parti en piste

Avec ce qu’il reste de boute en train et d’artistes …

La Sex Tape du 3 octobre courant

Sex Tape_sunof.net

Mais bien sûr que je suis au courant que de nos jours, on peut mettre en suspension l’intégralité de nos données personnelles et nos enregistrements dans la ouate d’un simple nuage ! (p.l.i  = Le cloud) Que le support de données moderne, il plane comme ça, légèrement, simplement au-dessus de nos têtes respectueusement inclinées en direction de nos écrans.

Oui, j’ai été informé que depuis peu, le monde semble apprécier plus que de raison a se photographier, se mettre en scène, se filmer, s’enregistrer, qu’il est aujourd’hui devenu naturel d’être au moins un tout petit peu obsédé par soi-même et par son propre reflet. Oui, je suis au parfum également qu’on a insidieusement installé des caméras de surveillance individuelles à l’intérieur de nos boîtes crâniennes et qu’on collecte par anticipation cupide, le contenu de milliards de ces petits nuages gorgés de méga-bytes et de pixels

Un geek retraité me l’a affirmé l’autre jour lors d’une sortie de notre groupe de séniors en autocar : Même lorsque le ciel est bleu à perte de vue, qu’aucun nuage digital n’est visible malgré les meilleures paires de lunettes (et qu’on pourrait se sentir fort inquiet pour la préservation ou le vol de sa collection d’enregistrements)  eh bien il semblerait qu’on dispose toujours d’un accès instantané à l’intégralité de nos précieuses cassettes ! Le nuage il est passé derrière la montagne, parti au delà de l’horizon …

Malgré tout, vous comprendrez peut-être, qu’en tant que vieux briscard qui en a déjà vu des vertes et des pas mûres, je pense qu’on manque un peu de recul avec toutes ces nouvelles technologies et avec ces strato-cumulo-nimbus saturés d’orageuses informations là ! Qui sait, ça pourrait nous multiplier par cinq le taux annuel de réchauffement de la planète, cette nébuleuse histoire !!!

Imaginez, le moindre phénomène météorologique imprévu et c’est un déluge d’on ne sait quelles informations acides qui pourrait se déverser sur nos têtes.

Alors, pour le moment avec madame SunOf, comme nous ne sommes pas nés de la dernière bourrasque, on s’évertue à utiliser nos bons vieux appareils qui ont fait leurs preuves pour archiver nos meilleurs souvenirs. Nous voulons bien coller aux dernières tendances pour ce qui est relatif aux sex tapes, mais concernant le bon technologique à faire au niveau du stockage des bandes, nous préférons nous donner encore un temps de réflexion…

Der Neinsager

der neinsager_sunof.netLa Suisse est un pays connu entre autre pour sa démocratie directe.

Ses citoyens se rendent aux urnes plusieurs fois par année pour voter.

Dans certaines contrées, ils se déplacent encore pour manifester leur approbation

Ou leur désapprobation à main levée sur la place publique …

Sera qualifié de “neinsager” un citoyen helvétique , qui lors du processus démocratique,

Aurait plutôt pour habitude, si son ciel est bleu et que ses récoltes s’annoncent bonnes,

De bien se garder de dire oui, amen à tout, en mettant les pieds contre le mur !

Par défaut donc, il glissera un NON catégorique au sortir de l’isoloir

Afin que puisse sonner dans l’heure le glas de cette bien curieuse idée de changement !

 

La girpaouette

girouette_sunof.net

La girouette est un dispositif tournant sur un axe fixe, sensé indiquer la provenance du vent. C’est sa structure asymétrique qui lui permet de s’orienter de manière correcte.

La “girpaouette” est un dérivé expérimental de la girouette. Le concept lors de l’élaboration d’une “girpaouette” est de se concentrer en priorité sur son design, son apparence esthétique finale, sensée séduire le futur acquéreur.

Ce n’est que dans un deuxième temps qu’on en vérifiera la fonctionnalité en extérieur, lorsque les vents sont favorables ou en soufflerie dans le cas contraire.

Le prototype de la “girpaouette” illustré ci-dessus n’a pas encore à ce jour été testé dans des conditions réelles. A l’heure de mettre cet article sous presse, les designers et les ingénieurs des laboratoires SunOf sont encore partagés quant aux chances de résultats des premiers tests prévus sur le terrain…

– Bah si les choses ne devait pas tourner dans le sens de nos objectifs, notre équipe aura quand même relevé un sérieux challenge et aura vraiment tout donné ! nous à lancé le professeur Sacrain, le chercheur responsable de ce projet lors d’une conférence de presse.

La légende de Crazy Tortoise

indian_sunof.net

Comme l’ours, le cheval et le loup, la tortue ( tortoise in inglish ) était également un animal totémique. Elle est un symbole de longévité et de prudence. Les Iroquois avaient pour croyance que Mère-la-terre était une île juchée sur le dos d’une tortue. Sa lente et prudente progression ainsi que sa longévité nous apprennent qu’il n’est pas bon de se précipiter, qu’il est préférable de faire preuve de sagesse, de ne prendre de décision qu’une fois les tenants et les aboutissants mûrement réfléchis ! Même s’il faut pour cela parfois gamberger durant plusieurs lunes  !

Le grand chef Crazy Tortoise ( tortue folledingue in inglish ) se livrait à un curieux rituel lorsqu’il devait cogiter aux destinées de sa tribu. Il se retirait dans une carapace méditative, restait assis immobile durant des heures sur un rocher inconfortable, le regard tourné vers la vaste plaine, tirant régulièrement de grandes bouffées sur son calumet… Puis sans prévenir, il se levait brusquement pour une danse endiablée, enchaînant des mouvements désordonnés comme s’il avait été piqué d’une folie soudaine.

La légende dit que cette transe signifiait que Crazy Tortoise n’avait pas, malgré s’être torturé les méninges durant des jours et avoir interrogé tous les esprits connus, pu prendre de décision suffisamment sage, et que même un grand chef, aussi courageux et respectable soit-il, doit à un moment donné se dégourdir les jambes, quitte à passer pour un irrécupérable foldingue aux yeux du reste de sa tribu…