Category Archives: Reportages

Mon pavillon de complaisance perso

Voici un tout nouveau pavillon de complaisance de ma propre conception, pour compléter l’offre actuelle que font aux armateurs, les États qui aujourd’hui en proposent. Notez au passage que certains de ces pays ne possèdent pas de façade maritime.

Ce drapeau m’a été inspiré par un documentaire vu à la télévision que j’ai trouvé choquant.

  • Je vais essayer de relayer ici pour vous en quelques phrases ce que j’en ai retenu :

L’émission parlait des énormes quantités de containers scellés qui circulent dont les différents transporteurs eux-mêmes, ne connaissent pas le contenu. Des cargos-porte-conteneurs, dont la tendance est au gigantisme effréné dans le but de baisser encore les coûts de transport du fret. Cette industrie opaque pratique des prix de transport de marchandises si bas, qu’un simple article en cours de production peut voyager plusieurs fois d’un bout à l’autre de la planète simplement pour subir une succession de traitements.

Ces bateaux polluent énormément car la gamme possible de leurs carburants va du fuel ou de  l’essence (cher) aux boues résiduelles bon marché dont sont satisfaites de se débarrasser les raffineries de pétrole. Ainsi la haute mer, qui n’appartient à aucun État, est le théâtre d’évènements qui nous sont totalement inconnus car située loin de tout regards. La durée de vie de l’un de ces bâtiments, par ailleurs parfois très mal entretenus, est d’une trentaine d’années et il serait impossible de tous les mettre en conformité avec des normes actuelles ou à venir avant au moins ce nombre d’années là ! Les populations qui vivent à proximité des grands ports de fret souffrent de la piètre qualité de l’air.

Les pavillons de complaisance permettent aux cargos, dès qu’ils se trouvent en haute mer de dépendre des lois du pays qui le leur a délivré et donc de ce fait de se soustraire aux lois de leur véritable pays d’origine. Ceci permet en outre évidement d’exploiter le personnel qui travaille à bord.

  • Voilà en résumé, j’espère avoir été le plus fidèle possible aux informations que j’ai reçues.

Un peu d’humour peut parfois ensuite contribuer à relativiser les choses insensées qui se passent sur notre joli petit monde bucolique. Aussi mon drapeau de complaisance perso s’inspire à la fois du pavillon noir des pirates et des corsaires, sans les tibias car la mondialisation c’est quand même pas encore tout à fait la mort et d’un détournement assumé du symbole des trois petits singes de la sagesse

Le capitaine et l’équipage du bateau qui sans hypocrisie aucune, hissera mon pavillon de complaisance en échange d’une  modique somme en devises, saura fermer au moins un œil sur ce qu’il se passe, se trouvera sur le pont par tous les temps même s’il doit s’avérer qu’il s’agit d’une affaire qui pue. Il n’écoutera que ce qu’il voudra bien entendre et saura si nécessaire rester muet comme une tombe…

>.<

Définition : La complaisance dans les relations humaines est le fait de s’accommoder au sentiment, au goût de quelqu’un pour lui plaire.

 

Mon autre bureau

Enjoyable Home[less] office in the very open space

Aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous présenter mon autre bureau. Je n’en suis pas le propriétaire, ni même le locataire exclusif. Parfois le matin lorsque j’arrive sur place, il se peut qu’il soit déjà occupé par d’autres employés, ce qui m’évite de prendre trop d’habitudes et de finir par faire partie des meubles. Il présente des avantages certains : Le parking est situé juste à côté et il est gratuit. Pas la moindre trace visible ni audible de pollution atmosphérique et sonore pour troubler ma concentration et ma productivité. Dans cet open space là, il y a des oiseaux qui sifflotent dans les arbres. Une brise légère et irrégulière mais ô combien agréable balaie toute la pièce. Quelques chaleureux rayons de soleil trouvent leurs chemins au travers du plafond de branches de pin. L’ambiance de travail est ici très bonne : Parfois, ici une volée d’enfants de l’école passe dans le corridor de gravillons en chantant et là, un groupe de collaborateurs se contorsionne en s’adonnant à ce que j’imagine être du team-building. A ma gauche à l’instant, un collègue stressé de la logistique passe sans me remarquer, le lez dans le guidon de sa bicyclette de fonction et à ma droite, j’aperçois un groupe des confrères qui s’initient au standing-paddle sur le lac, probablement dans le but de rebooster leur motivation et de consolider leur esprit d’équipe.

La machine qui produit le jus de chaussettes en gobelet a ici été remplacée par une grande terrasse de café orientée plan d’eau et à la place de l’automate à barres chocolatées, c’est un kiosque qui vient au secours des petites fringales de la pause et qui délivre les récompenses pour tout travail présumé bien fait.

Pour me rendre à cet autre bureau, j’évite tous les transports en commun bondés ainsi que tous les bouchons sur les routes des pendulaires. Je suis de ce fait à l’abri de la potentielle mauvaise humeur pouvant naturellement en découler et qui pourrait en partie me gâcher ma journée de travail et celle de mes petits camarades invités à la subir.

La sérénité et le bien-être que me procure mon autre bureau, me permet parfois d’intensifier ma créativité et d’augmenter la facilité de trouver les mots précis qui me manquaient pour finaliser un travail. Ici, je suis en mesure de réduire très efficacement le nombre de longues heures que je serais contraint de passer entre les quatre murs de mon autre-autre bureau et de plus, j’ai le pouvoir de m’en aller aussitôt que j’en ressens le vital besoin.

Bon allez,  j’ai terminé ma journée là ! Salut à tous et à demain !

Première rencontre du troisième type

Première rencontre du troisième type

Hier, après un solide repas du soir, je me suis accordé une coupe deux-boules-Chantilly sur la terrasse ombragée du glacier du coin.

Au moment de saliver devant mon dessert, voici que s’installe à la table située dans le rayon d’action immédiat de mon oreille droite, un couple de quadragénaires tout sourire. J’ai vite compris que la discrétion n’était pas leur spécialité : ils parlaient assez fort, un peu comme s’ils étaient seuls au monde ce qui d’ailleurs allez savoir, était peut-être vraiment le cas.

C’était surtout Madame que j’entendais parler intelligiblement. Le Monsieur qui me tournait le dos ne débitait à mon oreille que des bribes de conversation. J’ai hésité à changer de table et à m’éloigner de leurs pourparlers pour plus de décence.

Il s’agissait de leur premier rendez-vous suite à un « positive match + double bingo » sur un site de rencontres dont je connais la raison sociale vantée par une joyeuse publicité qui passe régulièrement.

Leur conversation ressemblait à un entretien d’embauche.

Dans le but de mesurer l’équité du temps de parole dévolue à chaque partie, j’ai décidé de consommer une cuillerée de glace parfum vanille lorsque Madame argumentait, une cuillerée arôme pistache lorsque Monsieur exprimait ses atouts. Et une cuillerée de crème fouettée lorsqu’une irrésistible envie me saisissait et que je souhaitais avant toute chose de ne plus rien entendre de leur parade nuptiale.

Madame mettait avec une aisance remarquable en avant ses qualités comme si elle en était à sa vingtième entrevue. Pas la moindre hésitation, aucun bafouillement. Visiblement, le job dont il était question devait vivement l’intéresser et les photos de profil de son vis-à-vis pour la vie ne devaient pas avoir été maquignonnées.

Lorsque le tour de Monsieur était venu de marmonner quelques phrases le temps pour moi de deux ou trois cuillerées de glace pistache, Madame se montrait toujours vigilante et réactive… Elle le voulait vraiment ce poste !

>.<

Quelque-chose me disait que ce premier rendez-vous ne serait probablement pas le dernier ! J’étais vite convaincu que ce candidat et cette candidate seront tous deux convoqués pour un deuxième entretien à une date ultérieure et ce exactement le même jour et à la même heure. Pour moi ça fleurait bon le contrat nuptial à durée indéterminée. Et ça sentait la confirmation que les algorithmes qui nuit et jour croisent des milliers de profils dans les bases de données de célibataires ont su établir et prouver leur compétence sur le marché des initiateurs de rendez-vous galants à taux élevé de probabilité de succès !

>.<

Trouver l’âme sœur en court-circuitant la vigilance et la visette de Cupidon ? En effet, ça peut ouvrir des portes de chambres à coucher, ça peut éviter de laisser des destins déjà éprouvés à la merci du hasard et raccourcir comme une flèche, une trop longue file d’attente de bipèdes assoiffés/affamés d’amour…

>.<

Désormais tu vas pouvoir lever le pied Cupidon ! On va considérablement te faciliter la tâche avec juste ce qu’il faut d’informatique

>.<

Une note sur la Fête de la Musique

Photo d’illustration chourée sur la toile

Une note sur la Fête de la Musique

Un peu comme pour mieux m’y préparer, c’est durant toute la nuit précédant la fête de la musique, que toutes les grenouilles de l’étang d’à côté ont coassé en chœur jusqu’au lever du soleil pour ne laisser place qu’au virtuose concerto matinal des oiseaux. Je me demande parfois si les créatures à plumes qui savent chanter sont volontairement matinales depuis la nuit des temps ou si elles ont un beau jour collectivement convenu de siffloter avant que le tapageur réveil des bipèdes envahissants ne vienne saboter la qualité sonore de leur récital. Et c’est sans doute à l’unanimité que le coq a été désigné volontaire pour endosser le rôle de chef d’orchestre.

Durant la soirée précédant la nuit de la chorale batracienne, c’est dans un long métrage à la télévision que j’ai pu me délecter des sérénades accompagnées d’un ukulélé, qu’un bellâtre follement épris, entonnait à l’intention de la belle qu’il convoitait de tout son cœur. C’était en effet, la période idéale pour se démarquer d’un éventuel rival, en choisissant la voie de la demande en mariage du barde !

Donc, c’est au petit matin déjà que j’aurais pu m’effondrer sous la surabondance d’harmonies et de refrains perçus jusque là, de m’empresser de fermer toutes les fenêtres, m’insérer un bouchon dans chacune de mes esgourdes et d’opter pour une solitaire silent party entièrement dédiée au dieu Mutisme.

Au lieu de cela, le temps étant venu pour moi de renouer avec le rock n’roll sans forcément passer par la case comédie musicale, c’est l’option de participer activement à la fête qui a prévalu ! N’étant malheureusement aspirant virtuose d’aucun instrument de musique, je me suis gargarisé les cordes vocales au miel pour le cas où je devrais monter sur une scène en qualité de vocaliste…

>.<

Cette année à côté des concerts rock, j’ai noté que j’ai en particulier apprécié la musique folk celtique et cajun et puis j’ai été très touché, voire carrément scotché par le fascinant spectacle de Pascal Auberson, souvent dans l’improvisation derrière son piano à queue, dans l’intimiste grange à Jeanne… Il est capable à lui tout seul de réveiller en vous une furieuse envie de quitter  votre boulot emmerdant et de vous lancer dans la profession de poète-troubadour  !

>.<

J’ai trouvé surprenant le nombre incroyable de personnes capables de s’asseoir devant un piano mis à disposition par des associations sur le domaine public en ville à l’occasion de cette fête, pour magnifiquement en jouer ! Il y a même un passant qui a déposé ses sacs de courses au sol et qui s’est installé derrière le clavier pour improviser Bohemian Rhapsody de Queen qui n’est, me semble-t-il, pas une partition facile à interpréter…

Un grand bravo à tous ceux qui s’investissent à fond pour faire de cette manifestation culturelle, une aussi belle fête accessible à tous  !

Lien Wikipedia à propos de la Fête de la musique

Ma première After à Cannes

Salut à toi chère lectrice, cher lecteur assidu des SunOf’s tribulations !

Je me rappelle qu’un jour dans le passé d’une autre dimension lointaine, (je ne me rappelle  plus exactement la combientième d’ailleurs) un jeune homme qui m’avait l’air d’être de ceux qu’on suspecte de par leur capilature ébouriffée d’être bien dans le vent, m’avait affirmé en alignant son regard droit centré sur le milieu de mes pupilles : “Ouaaaais mais si tu veux vraiment t’éclater man, il te faut plutôt aller faire les “afters”” !

N’empêche que ça c’est encore confirmé pas plus tard qu’aujourd’hui : il avait bougrement raison ce bougre !

Lorsque a sonné l’heure de l’after du festoche de la péloche de Cannes : Tout est permis ! Ils te virent du paysage toutes ces barrières et te renvoient à leur caverne, tous les cerbères..  et surtout, ils renvoient à leur home cinéma, tous ces badauds qui semblent errer sans but précis sur la Croisette !

Et toi, qui a su attendre le moment A de l’After, tu te vois soudain offrir un accès exclusif aux fameuses marches tapies de rouge que tu souhaitais depuis plus de dix jours, fouler de la semelle vermillon de tes tongs ! !

Par contre, il ne faut pas rater le rendez-vous avec cette after, parce qu’ensuite au programme du palais des festivals, on dégringole de quelques niveaux de glamour : c’est le 144e congrès des notaires et ça dure trois longs jours et ça semble exister depuis deux fois plus longtemps que la grande sauterie du cinoche ! Désolé mais pour l’heure, Je n’ai pas encore le renseignement sur la couleur de la moquette qui accueillera les pointures de ce corps de métier là…

Pour terminer cette after sur une note légère, j’ai été extrêmement touché de tomber, à nouveau un peu par hasard, devant le palais des festivals, sur les empreintes incrustées dans une sorte de pavé métallique des jolies menottes de Meg Ryan ! Ma toute première “celebrity crush” ! Une actrice absolument adorable, symbole de la jolie femme romantique, qui m’a énormément fait rêver !

Croisette blues

D’habitude, lorsque les beaux jours arrivent, j’aurais tendance à assidument fréquenter les festivals de rock et cela, aussi longtemps que lui ou moi ne serons pas morts. Mais cette année, pour changer mes habitudes, je me suis rendu au festival de Cannes en ne sachant pas du tout si j’allais aimer. Et moi j’aime bien expérimenter par la pratique pour voir si j’aime, si j’aime un peu ou si je n’aime pas. C’est parce que je ne compte plus le nombre de fois où j’ai fini par aimer ce qui me paraissait inaccessible ou difficile d’accès au départ !

Je suis venu participer en sans-badge curieux à cette légendaire manifestation en ne connaissant que dalle du  système et en ne disposant d’aucune accréditation pour y assister à la moindre projection. Et cela, tout en souffrant avec régularité de légères crises du syndrome de la fourmi, une instabilité naturelle qui me contraint régulièrement à m’éloigner de toute fourmilière suspecte.

Durant une dizaine de jours, je me suis quotidiennement rendu sur la Croisette en garant la SunMobile loin du raout et en enfourchant le SunBike pour parcourir les derniers kilomètres. Et dans le pire des cas, je transformais la fête des films que je ne pouvais pas voir en kermesse de l’inspiration et de la bonne bière au milieu du beau monde.

J’ai assisté de visu ou par grand écran interposé, à plusieurs de ces fameuses montées des marches et même s’il ma paru difficile voir impossible pour le débutant ignorant que je suis de me frayer des points de vue imprenables ou de savoir comment me trouver au bon endroit au bon moment, j’avoue que j’ai été saisi d’émotions plus fortes qu’attendues  lorsque je reconnaissais et me trouvais à proximité de célébrités foulant ce fameux tapis rouge.

Il y a eu des moments forts qui m’ont particulièrement enthousiasmés et émus et la liste est assez longue, comme par exemple cette poignante et militante montée des marches des 82 femmes et celle où, l’étincelante ♥ Kristen Stewart ♥ retire ses hauts talons pour monter les marches à pieds nus…

Au début de cette expérience, j’habitais au troisième étage d’un immeuble sans ascenseur, et je devais moi aussi gravir de nombreuses marches pour me faire spectateur d’un bon film sur mon petit écran. Et je n’aurais pas souhaité me les farcir chaussé d’une superbe paire de Louboutin. D’ailleurs, je m’y suis cassé la figure à deux reprises le jour de mon arrivée et heureusement qu’il n’y avait aucun témoin ni aucun photographe sur place !

Hier j’ai réalisé que le festival de Cannes c’était presque terminé. Ça sent déjà le palmarès puis  le grand retour de l’ascenseur qui grince… (c’est juste une image) Et vous n’allez peut-être pas le croire, mais j’ai soudainement été saisi d’une sorte de Croisette Blues… Alors je vais rester encore un peu dans les parages et m’offrir un “fade out” …

Escapade à Mougins-Village

Ce matin je me suis rendu à Mougins-village, une très belle bourgade historique perchée en haut d’une colline et construite en colimaçon (probablement conçue par le même bureau d’architectes que Ramatuelle) dans le but de (mais là, je spécule un peu) en son temps, mieux résister aux incessantes attaques de vilains anglois, désireux d’anéantir par le biais de la rivalité leur spleen concevable pour des autochtones du Midi de la France.

Mais ce sont des artistes et des bon vivants qui s’étaient emmurés les premiers dans cette charmante cité, qui ont à l’époque vaillamment repoussé l’envahisseur déprimé à grand coups de cochonnets et de boules de pétanque !

>.<

C’est en parcourant avec bonheur toutes ces petites rues serrées, que je suis tombé sur la façade d’une maison décorée de petits pots de fleurs multicolores. Naturellement, je me suis demandé qui pouvait bien vivre à cet endroit …

>.<

A ne pas manquer, le musée d’art classique MACM que j’ai eu la chance d’avoir pour moi tout seul et où j’ai été très chaleureusement accueilli ! Bonus : Il y a un concept particulier à y découvrir.

www.mouginsmusee.com

Le parcours Picasso

Le Parcours Picasso à Vallauris

>.<

C’est entre 1948 et 1955 que Pablo Picasso a séjourné à Vallauris. C’est ici qu’il a développé une fascination pour les techniques de la céramique et de la linogravure. Il s’est intéressé ici à la création de sculptures. Il a entre autre contribué à faire redémarrer l’industrie locale de la poterie. Il y a au bout de la rue le Musée National Picasso (que je n’ai pas encore visité) et une sculpture en bronze offerte par le maître à la ville. “L’homme au mouton“.

>.<

C’est mai 2018 que j’ai résidé une dizaine de jours dans la rue du parcours Picasso en n’ayant au départ absolument aucune idée où je mettais les pieds. Certes, il ne m’avait pas échappé et j’avais apprécié à sa juste valeur, la présence de plus qu’en moyenne, d’artisans, de sculpteurs, de galeries d’art, d’ateliers de céramique et de poterie. Mais ce n’est que ce matin en modifiant  le parcours de ma promenade que j’ai découvert le pot aux roses !

J’avoue qu’il y a des jours où la composante de “hasards heureux” qui jalonne mon parcours, me fait un peu flipper ! Mais j’apprécie naturellement aussi énormément les bonnes surprises !

Et puis je suis heureux d’avoir retrouvé hier le brouillon d’un drôle de dessin que j’avais réalisé il y a quelques mois. Je le croyais perdu à jamais ou alors resté au fond de l’un des nombreux cartons abandonnés loin d’ici dans la SunCave. Je vais pouvoir le mettre au propre en bénéficiant de la supervision du maître !

>.<

une peinture murale  sur façade

Le sculpteur de Vallauris

Je réside dans un petit appartement de vacances à Vallauris dans la région de Cannes, dans une rue où je peux m’émerveiller en allant simplement acheter ma baguette de pain du jour.

Ce matin, j’ai eu le privilège de m’entretenir avec le sculpteur qui travaille devant la vitrine de son atelier, une pièce en marbre de Carrare provenant de la carrière de Michel-Ange ! Je lui ai demandé son autorisation de prendre des clichés en partageant avec lui mon débordant enthousiasme.

Je n’ai pas pu résister à penser, qu’il devait naturellement être impossible à un un sculpteur de pierre de rester de marbre !

Il m’a confié qu’après lui, il n’y aurait pas de relève. Qu’il ne manque pas de travail dans cet art, même en dehors de la restauration de monuments, que les sculpteurs en herbe talentueux ne manquent pas (il donne lui-même des cours) mais que ce sont les soutiens en financement pour suivre ces formations, qui peuvent durer six mois, qui manquent cruellement.

On s’est alors demandé ce qu’ils pouvaient bien faire de leurs deniers, au ministère de la culture !

Et puis il y a les tarifs actuels des modèles vivants qui sont devenus élevés. Au final, seuls les friqués peuvent encore s’offrir une entrée en matière et une perspective de carrière dans ce noble art.

Voilà, j’espère avoir reflété le plus fidèlement possible cette conversation  ! Merci mille fois pour ce témoignage, Monsieur le sculpteur !

http://www.sculpteur-petrus.com

Pour terminer sur une note légère, si vous suivez les évolutions de ce blog, vous vous rappelez peut-être que mon projet fou de “triptyque autoportrait” n’en était resté qu’à la première des trois parties qui le composeront un jour : Mon pied droit !

Mon buste en marbre étant malheureusement un chouilla au-dessus de mes moyens financiers et très au delà de mon talent dans le maniement du marteau et du burin, je vais une fois de plus devoir réviser mes plans. En revanche, excellente nouvelle pour moi, ce matin en sortant de la douche, l’empreinte mouillée de mon pied gauche s’est imprimée avec une netteté surprenante sur la surface satinée du petit tapis de la salle de bain ! Et j’ai pu constater que mon pied gauche est aussi sexy que mon pied droit ! Il ne fera pas partie du triptyque. Mais, à moins bien sûr que le ministère de la culture insiste vraiment, je vais vous faire grâce ici de la photo de la demi-démarche artistique que m’a inspirée cette empreinte éphémère…

 

Kristen Stewart à Cannes

 

Je doute fort que cette photo que j’ai prise le jour de la cérémonie d’ouverture à Cannes fera le tour de la planète et mette en valeur comme elle le mérite, la sublimissime et talentueuse artiste qu’est Kristen Stewart. Elle fait partie du jury du festival cette année.

Si je me suis rendu pour la première fois sur la Croisette durant le festival, c’était bien dans l’intention de la voir mettre le feu au tapis rouge et ce n’est certainement pas moi qui allait me jeter sur un extincteur et ce, même si devais piquer feu à mon tour…

N’étant pas un habitué de ce genre de manifestation ni très au fait de ce qu’il fallait entreprendre pour atteindre mon but, j’ai suivi le mouvement des autres festivaliers et leur ai soutiré les informations nécessaires à l’aide de quelques billets. Je suis allé faire le pied de grue en bas d’un grand hôtel en compagnie d’autres badauds en n’étant pas du tout certain que c’était bien celui dans lequel on lui avait retenu sa suite royale. Je suis reparti pour aller lire sur les lèvres du jury, la conférence de presse sur un grand écran providentiel qui ne diffusait pas le son. Puis je suis allé faire la queue des heures durant dans l’espoir d’accéder au plus près du célèbre grand escalier. Une mamie initiée avec qui on a sympathisé m’a dit que j’avais intégré la file d’attente une heure trop tard. Ceci explique sans doute la présence de ce tronc d’arbre sur ma photo. La mamie avait apporté son perchoir : Une chaise de jardin en plastique et deux cadenas pour la fixer pour la quinzaine à la barrière de sécurité. Lorsque le bal des limousines commence et que les célébrités arrivent devant les marches, c’est vraiment la foire d’empoigne pour voir ce qu’il se passe. Et bien entendu, il faut toujours qu’il y ait au premier rang, le vice champion du monde des emmerdeurs qui croit prendre des photos panoramiques avec sa tablette de 58 pouces !

La photo ci-dessus, que j’ai prise de l’endroit ou je me trouvais est quasi miraculeuse dans les conditions dantesque dans lesquelles je me trouvais alors : Je suis fier d’avoir atteint mon objectif et ne demanderai pas un radis en droits de diffusion, si elle devait malgré tout faire le tour du monde.

Maintenant que j’ai dans la vie réelle et de mes propres yeux pu voir la légende Kristen Stewart en live sans m’évanouir comme une midinette, tout est possible ! Kristen, si tu disposes entre deux projections d’une heure ou deux de libre, j’annule immédiatement tous mes autres rendez-vous !

Flashback :

Pendant que je patientais dans la file d’attente, une jeune femme qui filmait avec son smartphone au bout d’une perche s’est approchée de moi et m’a interviewé. Elle voulait savoir ce que je faisais là et qui j’avais l’espoir de voir fouler la moquette en me proposant quelques noms… Lorsque je lui ai confié que j’étais là pour voir la fabuleuse ♥ Kristen Stewart ♥, ça l’a intriguée et elle m’a demandé pourquoi…

Si je déniche son film sur le site internet pour lequel elle travaille, je collerai le lien ici. Mais il est hautement probable que je n’ai pas remporté la palme d’or de l’interviewé et que j’ai été zappé au montage ou en post-production…

 

Miroir sonore

Aujourd’hui je vous propose le récit d’une expérience inédite pour moi. Ça se passe à peu près là ou la photo ci-dessus a été prise. (Corniche d’Estérel) Il y avait un oiseau qui poussait la chansonnette pas très loin. Je l’ai enregistré avec mon smartphone. Ensuite j’ai joué le son pour écouter si le résultat était audible. C’est alors que l’oiseau s’est approché et s’est  posé sur une branche bien en vue tout près de moi. Il avait probablement été charmé et attiré par l’enregistrement de son propre récital. Alors j’ai fait un deuxième enregistrement, celui que vous pouvez écouter ci-dessous.

Mets ton casque audio et pousse le volume à fond :

 

A un moment, j’ai fait un mouvement un peu maladroit, l’oiseau a tout compris de la supercherie et s’est envolé. Et je suis parti à mon tour, le cœur léger en sifflotant …

 

Un risque par jour sinon rien …

J’ai  failli laisser mon porte-vélo et ma bécane dans ma suncave pour ne pas m’encombrer !!!  Alors que selon des renseignements frais du jour, il est possible de longer à bicyclette la côte de Cannes à Saint-Tropez, en grande partie près des plages et des calanques !

Attention, je n’ai jamais dit que j’allais m’y attaquer ! D’ailleurs voyez-vous même, ça m’a tout l’air d’être sacrément dangereux comme périple…

Vue de la guérite

A gauche , il s’agit de la guérite du diable de l’impressionnante citadelle de Sisteron. La vue tout autour de là haut est absolument incroyable et le chemin de ronde vaut bien … une ronde. La guérite s’appelle comme ça, parce que le maçon qui l’a construite, lui aurait vendu son âme en échange de son aide. Malheureusement, l’histoire ne nous renseigne pas exactement sur le type d’aide apportée. Si ça se trouve le filou là, il s’est seulement contenté assis dans l’herbe de répéter en boucle à l’ouvrier de ne pas regarder en bas et ce, jusqu’à ce qu’il ait donné son tout dernier coup de truelle. Ensuite le maçon ayant changé de patron, il aurait été engagé sur le long terme pour un boulot assez éprouvant en sous-sol.

A droite, c’est une vue depuis la guérite de celui qui a bien négocié le prix de sa collaboration, sur entre autres, mon parking et ma chambre d’hôtel. Pour les lecteurs qui seraient friands de moult détails, ma voiture est sur le parking la deuxième de la rangée du haut à partir de la gauche  et je passe la nuit dans la chambre dont la fenêtre apparaît en façade au deuxième étage (qui en compte trois) en première position du côté de la Durance…

Vous avez sans doute remarqué qu’en ce moment, j’ai tendance à faire une fixette sur les vieux murs, les remparts, les citadelles, les châteaux-forts et les cités médiévales. La raison en est assez simple : Comme on le disait à l’époque des preux chevaliers, il ne faut pas sans cesse réinventer le donjon ! J’ai décidé de faire un peu de reconnaissance sur le terrain car j’envisage de me faire bâtir une belle petite forteresse pour mes vieux jours…

>.<

La paillote de la plage

Aujourd’hui c’est le 1er mai et c’est le jour de la fête du travail ! Enfin ça l’est pour ceux qui en ont encore un de travail et surtout, un de ceux qui, dans les grandes lignes, leur convient. Pour les autres, on va dire que ça peut aussi être à choix la fête de l’enthousiasme dans l’activité alimentaire, celle des candidatures cadencées pour en décrocher un, celle du pétrin voire même celle de la mélasse…

Ce matin, motivé par l’allégresse de la fête officielle du jour, je me suis levé tôt et me suis rendu à la paillote de la plage dans le but de fêter dignement les jobs de ceux qui en ont un, en compagnie de ceux qui n’en ont pas encore, ainsi qu’avec tous ceux qui ont pu prendre un congé exceptionnel pour festoyer dans la liesse de l’économie de marché !

Comme vous pouvez le constater sur la photo, je suis arrivé le premier sur place ! Il faut dire que cette année ce n’est pas idéal, la fête du travail tombe sur un mardi ! C’est toujours mieux qu’un lundi, mais ça reste un choix du calendrier plutôt discutable ! De plus en ce moment, les matinées sont encore un peu fraîches et il faut veiller avant tout à ne pas risquer un refroidissement qui pourrait se transformer en un congé maladie potentiellement mal vu au bureau ou à l’atelier ou pourrait conduire à une incapacité à se rendre suffisamment éblouissant à un providentiel entretien d’embauche…

C’est en me sacrifiant à quelques heures supplémentaires non rémunérées à attendre l’arrivée d’autres fêtards, que je me suis dit qu’on devrait peut-être songer à fusionner le jour de la fête du travail avec celui de “Miss & Mister Camping” quelque part en août. Cela motiverait probablement la présence aux festivités de plus de bosseurs en vacances à cette période et de demandeurs d’emploi se sachant clairement en phase creuse au niveau des perspectives d’embauche…

J’en profite pour féliciter celle, celui ou ceux qui a (ont) repeint la paillote de la plage en rouge ! La couleur de l’amour et celle du travail bien fait ! Et J’estime que ça se fête !

 

C’est le printemps ! ( confirmation officielle )

Ça y est ! Le printemps a confirmé son grand retour !

Pour ceux qui vivent là où chacune des saisons impose clairement son emprise, ce bon vieux printemps demeure l’époque de la fin des mensonges que l’on a pu se faire à soi même au cours des frémissements de l’arrière-saison. C’est la désintégration soudaine des œillères qui masquaient sous d’épaisses nappes de laine ou de plumes, de confuses attirances et de farouches désirs. C’est le retour du temps des amours, le réveil de nouvelles curiosités, la circonstance où demeurera perpétuellement acceptable d’imposer sa fougue plutôt que de partager le propos de quelque affinité engourdie. S’il faut faire vite, c’est que l’été en personne se tient en embuscade et projette de sa sempiternelle détermination de s’imposer en assommant de chaleur et de soleil, un grand nombre de ces printanières arrière-pensées. Alors, durant la faste période de la renaissance de toutes les natures, il sera préférable de se laisser aller à bomber le torse où la poitrine et de déclencher sans compromis possible, la fuite d’opportunistes rivaux en tablant sur quelque ardent envoûtement…

— >.< —

je réside pour une semaine encore en face de la vieille tour que vous pouvez découvrir sur la photo qui est en bas à gauche. Ce matin (on est dimanche) je me suis rendu à pied en partant des remparts pour longer le lac de Neuchâtel, accompagné d’ambiances virtuoses de chants d’oiseaux, dans le but d’aller prendre un café ou deux, en lisant mon journal dominical au restaurant de la plage… En chemin, j’ai pu découvrir nombre d’autres petits recoins de cette charmante ville médiévale. J’imagine volontiers, tous les passages secrets que cette citadelle doit encore me cacher.

— >.< —

Comme tout n’est jamais tout rose comme une barbe à papa, j’ai également remarqué ce matin au début de ma promenade, que le tatoueur du centre-ville, qui a vraisemblablement du libérer sa belle arcade pour le motif d’un loyer dépassant d’un peu trop son chiffre d’affaires, a fait place à une terriblement mortifère vitrine d’entreprise de pompes funèbres… Quel contraste ! La mort des centre-ville est devenu une désolante réalité ! Heureusement pour moi, la suite du programme de la journée (au besoin, relisez ce texte depuis le début en omettant le dernier paragraphe) restera cette spectaculaire confirmation du grand retour du printemps…

— >.< —