Category Archives: Reportages

Le zèbre rouge

Un zèbre rouge que j’ai eu la chance de pouvoir photographier au Zoo de Los Angeles. Il s’agit là d’un spécimen rare (probablement le dernier en activité) d’une espèce en voie de disparition. Bien qu’il soit avec certitude un lointain descendant des zèbres à la robe de couleur gris-ardoise, on ne sait pas, au stade actuel des recherches, s’il s’agit du résultat d’une tentative (dont la nature détient le secret) d’une mutation colorimétrique destinée à le rendre moins appétissant aux yeux des grands prédateurs de la savane où, s’il s’agit à la base, de la conséquence d’une forme de déviance alimentaire. On soupçonnerait une lignée de zèbres insoumis. récalcitrants à l’idée de se satisfaire toute une vie durant d’une alimentation herbivore, qui serait à l’origine de cette coquetterie pigmentaire. On est cependant tout à fait au clair aujourd’hui, que le plat préféré du zèbre rouge du Zoo de Los Angeles est un grand plateau de crevettes aux piments accompagné de tomates farcies au thon rouge. Le tout évidement agrémenté d’une bonne “chproutzée” de Ketchup.

Les trottoirs de la célébrité

Me voilà de retour de ma visite sur le Hollywood Boulevard.

Comme bien d’autres bipèdes intrigués par le grand binz du septième art, j’ai arpenté et inspecté les yeux fixés au sol, la plupart des trottoirs du Walk of Fame (la promenade des célébrités.) Il en compterait dans les 2600 de ces étoiles et je ne pense pas dans le laps de temps que je me suis imparti, avoir toutes pu les voir ni les lire . En plus, pour ne pas nous faciliter le travail, ils en ont disposées beaucoup à l’envers !!! Haalala mais ces ingénieurs , il faut toujours qu’ils nous fassent de ces variantes !!! Et puis aussi, c’est que les gens aujourd’hui ils ne respectent plus rien ! Ils piétinent allégrement ces étoiles comme s’il s’agissait d’un simple motif de carrelage de salle de bains ! A un moment donné au milieu des nombreuses guiboles alentours, j’ai repéré l’étoile de David Bowie ! Non mais bon sang, impossible de me recueillir une petite seconde devant le mètre carré sacré de ce grandissime artiste : un couple se tapait l’incruste et le brin de causette intime en le piétinant outrageusement et ce ne sont pas mes regards insistants qui y ont changé quoi que ce soit !!!

A part ça, en arrivant sur place en parquant la bagnole, la première personne que j’ai vu c’était Catwoman, une panthère sexy en diable qui passait probablement par hasard dans le quartier parce qu’elle avait entendu des appels au secours d’une veuve ou d’un orphelin et qui m’a adressé un miaulement complice alors que pourtant, j’étais venu là incognito sans emporter mon costume de Tigerman… Un peu surpris d’avoir été démasqué en plein jour et en civil, je me suis senti tout bête, incapable même de pousser le moindre petit rugissement merdique.

Plus loin, en traversant une rue, j’ai repéré par hasard les fameuses grandes lettres blanches HOLLYWOOD plantées là sans alignement conséquent par des mecs probablement bourrés au loin sur la célèbre montage. Ensuite, si on suit la logique des choses, on ne peut pas les rater. Mais je vous en laisse volontiers la surprise pour quand vous ferez le voyage. Plus tard j’ai essayé de m’y rendre vers la montagne, en bagnole, mais j’ai lamentablement échoué. Alors je note ça sur ma sur ma ToDo-List, pour une tentative future.

Pour illustrer ce reportage à chaud, j’ai choisi de vous proposer l’étoile de l’une de mes idoles : Le grand Lebowsky ! Un super-héro des temps modernes dont le sobriquet d’emprunt pour une fois ne se termine pas par “-man” mais par “-sky”  et qui a le bon goût d’aller faire ses courses vêtu d’un peignoir assorti à la couleur de son étoile sur le Walk of Fame !!! La classe ! Il est vraiment trop trooop fort le “dude” !!!

Pas vraiment compétent pour parler fringues

J’ai toujours apprécié les salons-lavoirs. Même si je ne me sens pas vraiment compétent pour parler fringues.

Parce que dans ces endroits, on ne lave pas son linge sale en famille mais entre parfaits inconnus !

En arrivant sur place, on commence par choisir une machine qui a encore la bouche ouverte, on retient un peu sa respiration, le temps d’engouffrer son lot de vêtements impropres à l’usage à l’intérieur du carrousel magique.

Puis on retient un petit peu sa conscience écologique en ajoutant un détergent efficace mais polluant, mais quand même efficace, qui se chargera du sale boulot à notre place.

Pour quelques piécettes, l’automate va se mettre à boire à volonté et se permettre de tourner en rond.

Et ici on retient un peu son impatience. On dispose dès lors de tout notre temps pour mourir d’ennui ou éventuellement improviser un brin de causette, avec le voisin ou la voisine de banquette qui le souhaite. Et aucune obligation de parler fringues, on pourra parler du temps qu’il fait, de celui qu’il va faire ou de celui qui passe.

J’ai toujours apprécié les salons-lavoirs. Même si si je ne me sens pas vraiment compétent pour parler fringues. Ça doit provenir d’une empreinte gravée dans ma mémoire par de vieux films américains. Il semblerait qu’à l’époque dans ces endroits-là, on y faisait facilement des rencontres. C’était à la fois un bon plan pour la drague et pour rester propre sur soi.

Deux exemples :

La créature de rêve que tu as repérée devant la machine numéro 23, bien avant le début de ton programme d’essorage, pouvait à tout moment décider de passer devant toi, son panier de lessive toute proprette sous le bras et laisser subrepticement tomber au sol à tes pieds, une belle pièce de dentelle…

Et toi mon bonhomme, tu avais une chance d’arracher les yeux de son magazine de beauté à une charmante lavandière installée dans la même rangée, simplement en retirant enfin de manière virile ton T-Shirt moulant pour l’ajouter au contenu de ta machine…

Épilogue

De nos jours, ce sont les applis sur smartphone qui occupent une large part du marché de la rencontre. Et j’ai entendu dire, qu’il arrive qu’on ne prenne plus même le temps de se laisser pousser les ailes du désir en se livrant à quelque tentative audacieuse élégamment camouflée   d’accessoires vestimentaires comme par exemple de la belle dentelle …

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Je suis venu nager ! ( dans le Pacifique )

Ça c’était hier. Des photos prises à Redondo Beach sur le Pier avec mon téléphone portable.

Je n’avais jamais jusqu’ici eu la chance de rencontrer un phoque en liberté. D’ailleurs il avait l’air ravi d’être libre à en juger par ses joyeux cris répétés. Il m’a paru se sentir comme un poisson mammifère dans l’eau ce qui forcément, a immédiatement réveillé en moi les fameuses réminiscences profondément gravées dans mon ADN par mes lointains ancêtres à nageoires : Si lui peut s’offrir une baignade à la fin mars dans l’océan Pacifique, alors il n’y a pas de raisons que moi, client assidu de moult piscines réputées, je ne le puisse pas ! Si j’ajoute que ça faisait un bail qu’une adorable copine* m’avait invité à venir nager dans les parages : Alors moi j’ai dit : Challenge accepté !

Et c’est aujourd’hui même, sur la plage de Santa Monica que j’ai courageusement relevé le défi !

Bien sûr, j’ai du tenir compte des profondes mutations opérées au fil des générations depuis l’ère de mes lointains ancêtres à nageoires et je me suis préparé à l’exploit comme un athlète de haut niveau se doit de le faire :

  • Attendre deux heures après le dernier repas pour éviter l’hydrocution (conseil maternel)
  • Me mouiller la nuque , le front, les tempes et les mollets (ça fait plus pro et ça te galvanise un public)
  • Se livrer à une série de profondes respirations de type pré-apnée (une grosse vague pourrait me  surprendre durant la performance et m’entrainer vers les abysses, alors autant prévoir de l’oxygène en rab)
  • Avant de se lancer, bien travailler le mental, c’est très très important ça le mental ! (sans mental de nos jours, tu ne fais plus grand chose)

Ouais… ben finalement résultat : Je n’ai pas barboté bien longtemps dans les flots de la Paix, parce que selon mon thermomètre embarqué, la température moyenne des éléments liquides était quand même plutôt courte !

Et c”est pour de compréhensives raisons de self-estime, que je considèrerai dès lors le résultat de cette performance comme “successfull” et validée à défaut d’être spectaculaire !

Sinon heu… ben après ça sur la plage j’ai séché assez vite parce qu’il y avait du vent. L’organisateur n’avait pas prévu de serviette de bain : prétextant qu’un athlète, c’est justement fait pour en chier sinon il n’a qu’à choisir un autre métier… Et puis sinon aussi heu… j’ai pris un coup de soleil en séchant… Je ne m’en suis pas rendu compte, justement parce qu’il y avait ce foutu vent

 

 

 

 

 

* crush

Les mains vides

Les mains vides

Ce matin une fois de plus, je me suis rendu dans une grande surface technique, le temple du bricoleur du dimanche, pour m’informer s’ils avaient repris dans leur assortiment, la matière bien précise, que je souhaite depuis plusieurs semaines, commander avec une coupe sur mesure… Et j’ai bien fait d’insister ! Parce que je suis tombé sur le vendeur qui mérite sans soute le plus, la distinction d’employé du mois de cette enseigne : Il a pris le temps de m’expliquer les raisons profondes de la disparition soudaine et provisoire de cette matière de son rayon, m’a indiqué de quelle manière je pourrai contourner ce problème de disponibilité et m’a conseillé le mode opératoire à suivre pour obtenir le meilleur prix…

J’ai vérifié : Je ne rêvais pas et on était bel et bien un samedi, habituellement jour de grande affluence de bricoleurs, d’amateurs de jardinage, de sparadraps et de menuiserie. D’un rapide coup d’œil, j’ai balayé l’endroit pour m’assurer que je n’étais pas le seul client du moment, celui dont le pouvoir d’achat pouvait éventuellement retarder la faillite d’un magasin en panne de clientèle et en possible difficultés financières. Mais il y avait sur les lieux, du client en grand nombre et les étagères étaient toutes bardées de matériel à vendre.

Cerise sur le râteau, je n’avais pas même du appuyer sur la sonnette « appelez un vendeur » , n’avais pas dû me languir cinq virgule vingt-six minutes en me demandant si je devais assurer le coup en appuyant une ou deux fois de plus sur la sonnette dans le but de me rassurer que quelqu’un avait bel et bien dû être informé de ma sollicitation. Ce vendeur-là est soudain apparu au moment opportun et total synchro. Et il a fondu sur moi comme par phénomène magnétique.

Le stade d’étonnement passé, c’est celui de la satisfaction d’avoir été servi tel l’empereur de la galaxie du bidouillage qui m’est apparu. J’ai pensé que c’était encore une facétie de la fameuse quatrième dimension dont je suis maintenant devenu un coutumier explonaute.

En me dirigeant, satisfait de ma visite, en direction des caisses, la petite voix espiègle qui a pour vilaine habitude de torturer ma conscience, m’a soufflé à la feuille de chou qu’il n’était potentiellement pas correct de quitter ce lieu les mains vides, en particulier, après avoir été si bien orienté par un salarié modèle, qui ne serait sans doute jamais récompensé pour son impeccable professionnalisme, autrement que par mes seuls remerciements.

C’est alors que je me suis mis en quête d’un article qui pourrait m’être d’une certaine utilité, qui m’octroierait le droit de faire la queue à la caisse dans le but de me livrer à l’acte citoyen d’alléger mon portefeuille tout en gonflant un chiffre d’affaires. Une démarche qui ferait de moi, une fois de plus, un membre à part entière de notre belle société de consommation.

Voici ci-dessous un scan de l’article adhésif anti mains vides sur lequel j’ai finalement jeté mon dévolu. C’est un autocollant « Stop !  Bouledogue menaçant ». Même si c’était assez cher payé, j’ai trouvé amusant d’observer le regard de la caissière allant de cet article un poil inquiétant en direction du faciès de son acheteur.

J’ai l’intention de coller cet autocollant sur la porte de ma chambre à coucher même si je n’ai pas de chien et que je n’en compte pas actuellement dans les visites de mon cercle d’amis. Il s’agit ici de prévention. Parce que les chiens dans la chambre à coucher, moi je n’aime pas trop ça et autant clairement les en prévenir. Pour moi les chiens à la nuit tombée, ça roupille dans la niche au fond du jardin (au pire, je peux en bricoler une sur mesure en retournant voir mon fournisseur) ou ça se repose dans son plumard à lui tout seul, c’est à dire un panier situé dans son propre espace d’intimité canine.

Sacré Carnaval !

Sacré Carnaval !

En ce moment, c’est carnaval en ville.

Je me suis déguisé en fantôme furtif et n’y suis pas allé. Ainsi invisible aux yeux de tous hormis à ceux de rares initiés, personne ne m’aurait remarqué, que ce soit dans le public ou dans le cortège. Ma panoplie n’inclut ni linceul blanc, ni boulet de prisonnier, ni vieilles chaînes à agiter.

Il me semble que l’année durant déjà, j’assiste à bien trop de mascarades pour vouloir à tout prix en rajouter. Parfois je m’en amuse mais à d’autres moments aussi, ça me saoule ! Ceci que ce soit dans la vie en trois ou même en quatre dimensions ou sur les réseaux sociaux. Et justement, un week-end de carnaval, un fantôme de premier plan, ça ne peut pas se laisser aller à moult pitreries en compagnie de bons vivants sur les pavés du centre-ville. Un fantôme qui se respecte, ça hantera les dépendances du château, les jours festifs pour populace inclus !

Je me suis tout de même faufilé entre les confettis en curieux en ville ce matin à l’heure où le fêtard a depuis longtemps tombé le masque sur sa descente de lit et revêtu le pyjama officiel facilement identifiable par le conjoint. Il fallait, qu’en toute discrétion, lorsque le carnavalier se repose en paix (le veinard)  j’achète le journal satirique local et ses fake news. (C’est un outil idéal pour déclencher des rires de fantôme du haut des murs d’enceinte)

Il y a une tradition vraiment sympa par ici qui est, pour les scribes du comité de la fête, d’écrire en pleine nuit des phrases courtes à la peinture blanche sur les vitrines des bistrots, des restaurants et des magasins. Des vérités et des phrases piquantes que les artisans et commerçants égratignés n’ont pas le droit d’effacer avant la fin des festivités!

Florilège : Sur la vitrine de l’office du tourisme : Ici, il y a autant de touristes dedans que dehors ! Sur la vitrine du magasin du monde : Le monde va mal, le magasin aussi !

Dans le but de peut-être de vous rassurer un peu à mon sujet : Je ne suis pas un fantôme furtif à plein temps et durant toute l’année. Pendant la semaine, j’exerce une autre profession. Je travaille très dur et souvent en costume : Cette semaine par exemple, je me suis déguisé en vieille locomotive un peu rouillée, souvent à la limite de dérailler un peu…

 

Un art qui laisse rongeur

Aujourd’hui premier jour de l’an, je me suis livré à une délectable flânerie dans un petit endroit situé entre lac et rivière. C’est là où il m’arrive parfois de me rendre, lorsque je ressens un  besoin urgent de me ressourcer, improvisant une impérative escapade dans cet environnement calme et rassurant,  un milieu naturel préservé parce qu’il n’est pas d’accès facile au bipède ordinaire.

Mais cette fois-ci, nul besoin de me requinquer le moral : L’année nouvelle vient à peine de commencer. A part peut-être durant la nuit passée, celle du réveillon, où l’un des volets, de mes voisins absents, tourmenté par des rafales de vent, claquait et troublait mon sommeil, rien n’a encore été en mesure d’entacher mon optimisme version 2018 ! Ce sera donc pour cette fois, une escapade à vocation purement récréative !

L’an passé, à cet endroit, sur une petite plage de sable, je m’étais trouvé juste à côté d’un très jeune renard obnubilé par quelques cygnes naviguant sur le lac. Il s’est trouvé aussi surpris de ma présence que moi de la sienne, au point qu’il ne sache pas très bien de quel côté il serait  plus prudent de prendre la tangente. J’avais aussi pu admirer de près l’impressionnant travail du castor.

Aujourd’hui premier jour de l’an, j’ai pu admirer le chemin parcouru dans la qualité du travail du castor ! Ses œuvres sont devenues nettement plus artistiques et il s’est, semble t’il, adjoint la complicité des vents !

Je me demande si ce castor là en particulier, ne serait pas plus obsédé par l’art d’ériger des “totems” plutôt que de celui de construire des barrages… Je subodore que ça ne doit pas plaire à ses collègues de chantier focalisés sur le rendement , tout ce bois gaspillé dans des sculptures verticales aussi vilaines que futiles…

La photographie du bas immortalise une œuvre d’origine 100% humaine. Le castor n’a rien à se reprocher dans ces abattages là. Cette image n’est ici que dans le but d’établir un certain équilibre, pour que vous n’ayez pas subitement une dent contre tous les castors parce qu’il se permettent de jouer aux bûcherons à la place des bûcherons.

J’aimerais également éviter d’être un déclencheur de “prélèvements de régulation” ou de provoquer des maux de ventre à tous les cafardeux insensibles à l’art de la sculpture sur bois en milieu naturel …

Virevolte fasse

> Papillon hibou et colibri

Pour moi ça sonne la fin des vacances, mais bon allez courage, ce n’est pas comme si ça sonnait le glas des toutes dernières !

Au début de celles-ci, j’avais écrit sur ce blog que je me déguiserais en papillon bleu plutôt qu’en citrouille de minuit et que j’irais virevolter sans plan de vol où bon me semblerait.

Donc ce matin pour achever mon périple en beauté et en légèreté, je me suis rendu au Papiliorama.

Il s’agit d’une coupole au climat et à la végétation tropicale où virevoltent des papillons multicolores en compagnie de quelques autres espèces, dont moi. Ce n’est pas pour faire du favoritisme, mais je voulais à tout prix prendre un cliché de l’un de ces magnifiques morphos bleus, mais ils semblent ne jamais vouloir s’immobiliser ou prendre la pose. Il faut dire que certaines espèces de papillons mettent parfois six mois à éclore pour ensuite ne vivre que trois jours ! Alors cette envie de papillonner sans répit se comprend facilement.

Alors comme pour la photo perso c’est devenu objectif bredouille, j’ai été chercher celle-ci sur internet.

> morpho bleu

Accroché à un grillage, il y avait un renard volant qui dormait la tête en bas bien enveloppé dans ses ailes. Je lui ai demandé s’il faisait de beaux rêves et ça devait être le cas puisque qu’il n’a pas daigné l’interrompre pour de si bête question. Oui c’est que j’ai récemment commencé à plus communiquer avec les animaux. C’est vrai on parle facilement aux chiens mais qu’en est il des autres espèces vivantes ? Elles se sentent peut-être un peu discriminées ! L’autre jour par exemple, je suis allé converser avec un cheval d’élevage de mon voisinage. Je lui ai demandé s’il était bien traité. Il m’a répondu par une série de trois coups de sabot. Ce qui je le crois veut dire : Je n’ai pas à me plaindre ! Et puis il y a pas si longtemps, il y a aussi ces deux oiseaux qui sont venus se battre au sol à mes pieds devant l’Hôtel de la plage, ils avaient juste besoin d’un arbitre neutre mais drôle d’oiseau lui aussi, qui les remette un peu à l’ordre, chose qui était naturellement dans mes cordes.

Mais je m’égare là. Ensuite je suis allé au Nocturama, une autre coupole dédiée à la vie animale nocturne située juste à côté. Sans surprise, il y fait sombre comme lors d’une nuit sans demi- lune. Je m’y suis senti un peu comme dans les années 80, dans la lumière des néons ultra-violets, au moment de danser une série de slows avec la silhouette d’une cavalière. On ne se voyait presque que le blanc des yeux et quelques crocs, lorsque qu’on se lâchait un sourire. Il y a là des tatous, des paresseux et d’autres espèces qui font de préférence la fête la nuit. Mais je n’ai pas été en mesure de discerner grand-chose. J’ai également eu la confirmation que je ne serais jamais un bon prédateur carnivore nocturne ( un peu comme dans les années 80 d’ailleurs ) et que probablement je finirais par crever de faim ou dévoré par une sale bête plus évoluée que moi équipée d’une vision infra-rouge.

Là aussi pour la photo perso c’était objectif bredouille.

Mais au shop, je me suis trouvé un ami aussi paresseux que moi pendant ces vacances…

> paresseux branché

 

Nota benêt : Trouver un titre moins naze à l’occasion

 

Océan 17 { Rencontre }

Lorsqu’il m’a invité à boire ma bière à sa table, il était déjà posé là à observer la ligne d’horizon surlignant l’océan. Il était arrivé sur le front de mer en surfant sur sa planche à roulettes, une longboard joliment décorée.

« Ce sont des vagues pour les enfants aujourd’hui ! » me renseigna t’il.

« Mais… tu vois là-bas ? Lorsque cette longue barre de nuages s’étendra jusqu’à la montagne de ce coté, ça va démarrer ! »

Il semblait habité par l’intensité d’un suspense dirigé par les caprices de la météo mais modéré par l’inévitable inertie de la toute puissante nature. Et moi, j’aime bien les passionnés ! Et puis il m’a expliqué les spots de surf de la région, la vapeur « qui brouillarde l’atmosphère » à cause de la différence de température entre l’air et l’eau, l’effet du gouf de Capbreton, les championnats d’Europe…

C’est quand j’ai pris congé de mon pote le surfeur, que je me suis rendu compte que nous avions oublié de commencer par les présentations d’usage. Même si à ce moment là, il m’a salué chaleureusement comme si je faisais déjà partie des initiés de la planchouillette et des intimes de la glisse aquatique !

Ça c’était hier. Je venais de couper le sillage de l’homologue local de Brice de Nice et d’Igor d’Hossegor !

Sur le chemin du retour, pour qu’il trouve une bonne place dans mon annuaire mémoire, je l’ai baptisé Gaston de Capbreton !

Durant la nuit, s’est mis a souffler un vent à décorner le Viking. Ce matin intrigué, je me suis rendu à  Hossegor à la découverte de l’un des ces fameux spots de surf. En effet comme Gaston me l’avait prédit : Ce fût une expérience des plus décoiffantes ! Impossible dans des conditions pareilles de planter mon parasol ni d’espérer étendre un linge de bain sans le lester d’un phoque de taille adulte. Mis à part un fêlé de kite-surfing , personne n’était sorti affronter ces éléments en furie. Dans la foulée, je me suis laissé contraindre de remettre à des cieux plus cléments, l’éventualité d’enrichir ma collection de coquillages …

 

Soxporn

 

Samedi passé, je me suis permis une petite folie : J’ai décidé de renouveler l’intégralité de mon inventaire de chaussettes ! Échappant à toute logique de précaution économique, sans opposer la moindre résistance, je me suis laissé aspirer dans la spirale consumériste du jour de la grande affluence en magasin !

Il faut dire que je me suis dit : Nom d’une soquette en bois, on ne sait jamais  ! Si un de ces jours, mon moral devait subitement se retrouver dans mes chaussettes, autant qu’elles soient toutes neuves !  Et de cette manière, ça sera nettement plus élégant pour me foutre un grand pied au cul pour que je reparte d’un bon pied, qu’il soit déjà mis à l’étrier ou pas !

En revenant ravi de ma folle péripétie, photographie du butin de mon aventure à l’appui, j’ai laissé exploser ma joie sur les réseaux sociaux ! L’archiduchesse, une connaisseuse d’habitude un peu sèche au prime abord, les a quand même trouvées trooop stylées et quelques autres grandes pointures qui comptent parmi mes amis, les ont littéralement a-do-rées !

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Dans ma bulle …

Le scénario qui a mené au résultat de ce petit délire là :

  1. Griffonnage rapide de l’idée de base au crayon de papier sur papier blanc…
  2. Affichage du crayonné pour une durée indéterminée sur le tableau magique ( Phase d’auto-critique et de maturation )
  3. Scan du dessin et reprise ( par procédé de décalquage ) à l’aide du logiciel gratuit de dessin vectoriel Inkscape ( Un immense merci en passant aux personnes qui ont créé ce superbe logiciel open-source et qui blablabla…  )
  4. Recherche d’une photo en couleur de bulle de savon sur Duck Duck Go Images
  5. Plusieurs tentatives de m’inspirer de la photo trouvée en 4. en bidouillant sur Inkscape, mais aucun résultat n’est assez convaincant !
  6. Renvoi de la réalisation du projet à une date ultérieure indéfinie !
  7. idée soudaine suivie de plusieurs tentatives de “vectorisation” de la photo de la bulle trouvée en 4. avec Inkscape…
  8. Intégration de la bulle vectorisée à l’intérieur de la bulle du dessin du personnage.
  9. Résultat satisfaisant ! Cri de joie et larmichette d’émotion.
  10. Impression jet d’encre, auto-critique, et critique : Ma prof de dessin et de peinture Premium, dulcinée et 1er critique en chef de mon art ( formule tout en 1) me fait part de ses observations : – C’est bien, mais dans la bulle, il manque cruellement un éclat, de lumière ici ou là …
  11. Alors, tentatives d’ajouts d’éclats de lumière ici et là … Palsambleu ! une fois de plus, elle avait entièrement raison et a encore fait preuve d’un œil parfaitement aiguisé !
  12. Pour surenchérir à la critique constructive, j’ajoute également ici et là, une petite zone d’ombre que ma délicieuse prof de dessin et de peinture Premium ne m’avait pas encore conseillée  !
  13. J’imprime, auto-critique, et critique : – Voilà, là c’est tout bon !
  14. Je bizoute goulûment ma critique dulcinée ( formule tout en 1 ) pour la récompenser de ses lumières !
  15. J’importe mon dessin vectoriel pur au format SVG dans le logiciel gratuit GIMP pour le dimensionner pour l’impression et également pour le Web. ( Un immense merci en passant aux personnes qui ont créé ce superbe logiciel open-source et qui blablabla…  )
  16. Je poste le résultat et rédige ce making-of sur mon blog WordPress, celui-là même que vous parcourez en ce moment.
  17. Je vous souhaite la bienvenue dans ma bulle !

 

 

Faux Billet

Aujourd’hui, j’ai fait un peu le tour du point de tout ce que je pourrais encore faire d’excitant dans ma vie cette année. Pas vous ?

Alors j’ai ressorti ma ToDo-List, ai retrouvé ma Wish-List et réuni toutes mes Other-Lists retrouvées dans mes tiroirs et puis, en procédant à quelques recoupements, j’ai constaté avec effroi que ma List-de-Courses-à-faire était assez longue …

Aussi, dans le but de ne pas grever outre mesure le budget du ménage déjà vampirisé, les jours de grand soleil compris,  par ce bon vieux Franc fort, j’ai entrepris de faire fonctionner la planche à billet et donc d’imprimer une série des tout nouveaux billets de banque de ma conception …

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Le Type au Chapeau

Le type au chapeau_sunof.net

Travailler du chapeau

Une expression qui signifie ” avoir des troubles psychiques ( trouble qui se situe dans la boîte crânienne ) , être du genre à délirer, à être plus ou moins fou, taré, cinglé, cinoque, foldingue maboul voire même carrément siphonné “

Bien entendu, il s’agit de bien savoir différencier les bons barjots des mauvais fadas ! Car il y a des loufoques qui sont très utiles à la société. Le Roi en personne, en avait un perso, pour lui et sa cour. Faites l’essai pour vous faire la main, en enquêtant dans votre entourage et parmi vos proches : Vous devriez en trouver un sans problème. Mais attention, Il existe aussi des fous furieux ! Ne vous y frottez pas ! Ceux là, sont réservés aux experts.

Mais elle vient d’où cette étrange expression m’sieur ?

Les sels de mercure utilisés autrefois pour feutrer les chapeaux, intoxiquaient les chapeliers qui pouvaient ensuite souffrir de pertes de mémoire, d’insomnies, d’instabilité nerveuse et de petits délires en vrac, dans les cas les plus graves !

De nos jours, cette expression aurait été remplacée par : Fermenter de la casquette

Merci au Wiktionnaire, sans qui ce petit travail du chapeau n’eût point été possible !

Le musée des erreurs

Suivez le guide mesdames, messieurs ! Je vous souhaite à tous la bienvenue au musée des erreurs. La visite commence ici…

Sur votre gauche, vous pouvez admirer une grande fresque peinte à la main, qui représente les graves conséquences d’une erreur humaine . Ces événements se sont déroulés en 2015. Jean T. qui était en état de surmenage et laissé seul à son poste suite à des mesures de réduction de coûts, n’a pas tenu compte d’un message d’erreur dont les suites pouvaient s’avérer fatales et a malgré ce signal, machinalement poussé le levier sur son tableau de commande…
Plus loin nous pouvons contempler un triptyque, une représentation d’époque d’une erreur de diagnostique. Les experts avaient sous-évalué le potentiel de récidive de Paul J. Ils n’avaient pas été en mesure de déceler l’évidence que le degré de dangerosité de ce dernier pouvait encore, même après une longue détention, représenter une sérieuse menace pour la société.
A votre droite vous pouvez apercevoir une sculpture massive symbolisant le résultat d’une erreur d’aiguillage. Pierre. S avait été dirigé au mauvais moment, au mauvais endroit par la mauvaise personne. Un recruteur n’avait pas constaté lors des entretiens d’embauche, qu’il souffrait de troubles du comportement et d’une insuffisante résistance au stress pour qu’il lui confie les plus hautes responsabilités d’une centrale nucléaire.
Plus loin nous pouvons contempler une suite d’erreurs de casting. Ce groupe de statues en granit représentant des mannequins anormalement rachitiques, démontre à qui, à cette époque, la plupart des jeunes demoiselles voulaient physiquement ressembler. Elles pouvaient même aller jusqu’à se refuser de se nourrir normalement pour atteindre le but étrange de paraître en mauvaise santé. Aujourd’hui avec l’évolution des mentalités, ce genre de comportement pourrait prêter à sourire, mais sachez aussi que les vrais coupables de cette aberration culturelle, n’ont à l’époque jamais été clairement désignés ni inquiétés outre mesure.
Ici un buste en bronze de Jacques C. C’est l’homme qui représente à lui seul la fatalité des erreurs de jeunesse et les conséquences alarmantes d’une rébellion aveugle face à une société alors individualiste et matérialiste basée sur la performance pure. Il a anonymement déclenché une alerte à la bombe dans son pensionnat dans le but d’attirer l’attention sur lui, et il a été rapidement démasqué. Plus tard pour se venger d’avoir été sévèrement puni, il a lui-même, sans réfléchir, saboté le système de freinage du véhicule scolaire dans lequel il a péri avec tous ses camarades. Il n’a malheureusement pas obtenu de sursis pour apprendre de ses erreurs. Un drame qui a fait frissonner d’effroi, l’ensemble de la population locale.
Ici vous pouvez assister à une œuvre expressionniste tragique. Une erreur de communication entre les gouvernements de deux grandes puissances, qui a fini par déclencher cette Xème guerre mondiale de sinistre mémoire. Ceci peut en effet sembler être de la folie pure de nos jours, mais si vous essayez de vous transposer dans cette époque là, celle où vos ancêtres pouvaient prononcer librement une phrase aussi incroyable et fataliste que « l’erreur est humaine » pour se disculper, simplement en haussant les épaules, vous comprendrez que la liste d’erreurs d’un seul individu pouvait être particulièrement longue. D’ailleurs vous n’êtes pas au bout de vos surprises mesdames messieurs, plus tard, nous pénétrerons dans la salle ou sont exposées toutes les erreurs cumulées de l’ère dite moderne.
Ce que je pointe de mon index, ici au centre de la salle, exposé au grand jour, est une œuvre d’art abstrait baptisée « A qui la faute ? » L’artiste qui a brossé ce tableau était sans doute dans l’erreur de penser qu’il faille à tout prix désigner un seul coupable pour une malheureuse bévue collective et lui faire porter seul, le poids de la culpabilité. Mais la profondeur du trait schématisant l’erreur d’appréciation conduisant à l’impardonnable bourde, qu’a su faire ressortir particulièrement ici et là par des zones d’ombre sur sa toile ce peintre naïf, en fait une des pièces maitresse de la collection de ce muséum. Sachez que peu de personnes semblaient être à même de reconnaître leurs erreurs en ces temps là, c’est ce que nous rapportent de façon évidente, des récits d’archive authentifiés.
Devant nous vous pouvez examiner le détail d’une aquarelle de style réaliste, mais néanmoins exécutée avec certaine maladresse. Le thème principal de cet ouvrage est la bavure. Le personnage représenté sur la droite vient de faire usage d’une arme à feu sous l’emprise d’une pulsion irrépressible, pensant qu’une bande de cambrioleurs s’était introduite de nuit dans sa propriété. C’était simplement son fils aîné et l’une de ses amies invitée qui s’étaient relevés pour se servir un verre d’eau fraîche. Vous apercevez à cet endroit en filigrane, quelques larmes en trompe l’œil…Cette oeuvre a été baptisée : Des armes puis des larmes.
Sous cette cloche de verre, vous pouvez caresser des yeux le tout dernier exemplaire d’un épi de maïs transgénique encore intact. Ce vestige symbolise la toute puissance que l’humanité, dans sa course au contrôle absolu, a à un moment donné, pensé pouvoir s’emparer au détriment de la nature, Une grossière erreur de jugement qui n’a fait que déclencher des calamités et semer des désastres.
Cet entrelacement de cordes sur canevas d’argile que nous voyons ici représente une erreur de parcours. Il est sobrement intitulé faiblesses et fredaines. Dans la population nombre d’individus semblaient se complaire à multiplier les aventures extraconjugales pour satisfaire à leur propre ego, avec pour conséquence à moyen terme de briser les cercles familiaux et les valeurs essentielles en lesquelles la société pensait pouvoir croire. De célèbres frasques et autres coûteuses méprises sont décrites dans des documents anciens. Ils témoignent de débauche, d’étourderie, de comportements instables et nihiliste qui marquèrent le début du déclin d’une civilisation.
Plus loin nous avons devant les yeux, un exemplaire du jeu des sept erreurs merveilleusement conservé. Jusqu’au 21e siècle, et vous n’allez en croire ni vos yeux ni vos oreilles, dévoiler au grand jour des erreurs commises intentionnellement par d’autres était considéré comme une occupation ludique passionnante, un moyen de détente et un sport cérébral. Heureusement depuis la suppression du droit à la marge d’erreur , abolition proclamée en 2472, et l’entrée en vigueur du moratoire en faveur d’une obligation de suivre à la lettre les normes de perfection, plus personne ne se laisse aller à ce genre de passe-temps ridicule.
Par ici mesdames messieurs, suivez le guide, si je ne me tompe pas… ( hem veuillez m’excuser cette boutade ), la visite continue dans le pavillon des erreurs de cinq taxes puis nous passerons dans l’aile ouest où se trouve la grande vitrine des accumulations de petites erreurs

 

Quand le sage regarde la terre, l’étourdi regarde son doigt

 

planète jetable_sunof.net

Ce matin j’écoutais à la radio une émission sur le thème de la décroissance : Était interviewé un économiste qui m’a semblé plus clairvoyant que ceux qui ne paraissent qu’obsédés par la croissance, le produit intérieur brut et les leviers de la mondialisation.

Le thème de cette émission m’a inspiré le panneau de signalisation ci-dessus.

Pour le titre, j’ai trouvé pertinent de détourner le proverbe suivant :

“Quand le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt.”

qui se métamorphose en :

“Quand le sage regarde la terre, l’étourdi regarde son doigt”

Une ironie frappante c’est que l’origine du proverbe original se trouve en Chine ! Justement là ou nous avons délocalisé la production, la pollution et l’esclavagisme exigés par notre indispensable croissance et notre capricieuse et copieuse soif de jouets jetables. Et j’ai cru comprendre que là-bas, depuis que la pollution masque la clarté de la lune , il ne reste que des doigts à contempler…

Une autre ironie, mais cette fois située sur la signalétique est que certains ne reconnaitront peut être pas le symbole situé à droite au-dessous de la planète car il n’ont jamais dans leur existence pris la peine de parcourir les dix pas qui les séparent de la poubelle la plus proche pour y déposer leurs déchets, prétextant que du personnel rémunéré sera ravi de leur intention de déléguer le plaisir de redonner une apparence accueillante à la pelouse, la plage ou le trottoir qu’il viennent de souiller.