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SiliconMan

Aujourd’hui je suis très content parce que je me suis découvert un super-pouvoir ! Ça n’est pas précisément celui que je convoitais au départ, mais je vais me faire la main avec celui-ci. Je passerai prochainement commande d’un « upgrade kit » ! Et puis dans ce monde lourd de dangers, une habileté positive quelle qu’elle soit, ça ne se refuse pas !

L’aptitude particulière, dont je suis dès lors l’heureux détenteur, est celle de fendre le verre par la seule maîtrise du regard et de l’esprit !

Vous vous interrogez sans doute à quoi pourra bien me servir ce pouvoir particulier ? Pour l’heure, je ne pourrais pas encore vous fournir de réponse valable. La seule idée que j’en possède un, me convient très bien parce qu’il me rend plus fort ! On verra bien s’il faudra un jour m’en servir pour une noble cause.

Cela faisait quelques semaines déjà que j’avais remarqué que le parebrise de la SunMobile présentait une fêlure récente d’une dizaine de centimètres partant du coin inférieur côté conducteur. A chacun de mes passages derrière le volant, je surveillais l’éventuel prolongement du dégât.

C’est aujourd’hui en circulant sur l’autoroute que ma compétence hors du commun m’a été révélée ! A l’instant où j’évaluais visuellement le possible déploiement de la fissure, voilà qu’elle se met à s’allonger lentement, un peu comme au ralenti. Le nouveau tracé s’est interrompu côté passager aux trois-quarts de la largeur de la glace, au moment même où mon regard s’est à nouveau concentré une seconde sur le point de fuite de ma route !

Lors de la prise en mains d’un pouvoir naissant, on ne maîtrise évidement pas tous ses paramètres ni tous ses effets. Mais je ne peux que me réjouir du jour où je ne serai plus un novice et serai à même de reproduire à volonté ce phénomène en traçant cette fois des yeux dans la matière, une ligne parfaitement horizontale voire même un joli motif décoratif !

Le nom d’emprunt de SiliconMan était encore libre. J’ai décidé de ne pas trop attendre pour le réserver, notamment en prévision de la suite complète des pouvoirs que je convoite.

Le silicium (silicon en anglais) est l’élément le plus abondant sur terre après l’oxygène. On le trouve en grandes quantités sous forme de silice dans le sable et donc aussi dans le verre ! Et puis le silicium est également très présent dans les composants électroniques, une technologie dans laquelle j’ai acquis une solide formation au fil des années. Tout cela augure de fort réjouissantes perspectives pour une super évolution !

Je ne sais pas si je pourrai vous raconter un jour la suite de mon histoire. Je vais devoir faire mes expériences, ne jamais baisser les bras et analyser la progression possible de ce pouvoir. Je dois également déterminer s’il faudra, comme d’autres, entrer costumé et masqué dans l’anonymité et agir dans l’ombre…

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Important : Le fait que je vous ai mis dans la confidence, n’est en aucun cas une raison valable pour à l’avenir me mettre chaque bris de glace sur le dos …

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Pourrai-je encore être là moi aussi l’année prochaine ?

Je n’imaginais pas revivre un jour des chutes neige aussi importantes qu’en ce moment !

C’est une expérience à la fois très embêtante et absolument délicieuse !

Réchauffer la planète ? Moi je suis contre !

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Planifions, mais planifions mieux !

Ces dernières semaines, au lieu de griffonner, de peinturlurer ou de scribouiller, j’ai consacré une importante partie de mon temps à programmer une appli Windows avec l’outil RAD Delphi.

Il s’agit d’une Interface Graphique Utilisateur (GUI) de planification journalière dont la “base de données” n’est autre qu’un fichier Microsoft Excel qui couvre une année entière. Et ma foi youpie, je pourrai comme convenu livrer le bébé demain ! En développant ce logiciel, j’ai une fois de plus eu l’occasion de vérifier qu’il ne faut jamais trop vite enterrer les grands défis qu’on s’est un jour lancés : Il m’aura fallu me battre longtemps avant de me sentir aussi à l’aise que cette fois-ci dans cette discipline ! La réalisation de ce projet m’a procuré un vertigineux pic de plaisir !

J’ai souhaité signaler cette satisfaction sur ce blog, qui me sert un peu de journal de bord et d’album de souvenirs.

Voilà et dès demain en principe, je repasse en mode artistique !

( Défi #4620 )


Coups de cœur sur toile

Portrait de Kristen Stewart réalisé sur toile à l’acrylique à partir d’une photographie dénichée sur la toile.

Kristen est une brillante actrice et réalisatrice de cinéma américaine, étincelante également dans la mode en qualité de modèle et égérie.

J’ai fait sa connaissance il y a une dizaine d’années dans une salle obscure sur la grande toile,  dans le rôle de Tracy dans le film Into the Wild. J’ai été frappé par sa beauté hors du commun et par l’extraordinaire intensité émotionnelle qui se dégageait d’elle.  

Par la suite, j’ai retrouvé sa trace sur le grand écran d’une autre séance, incarnant une jeune adolescente qui tombait sous le charme d’un végétarien aux dents longues et aux yeux injectés de jus de tomate. Je crois me souvenir que je n’avais pas tout de suite percuté qu’il s’agissait de la même actrice, mais je me rappelle avoir imaginé que si je m’étais trouvé dans le rôle du prévenant bellâtre, je n’aurais probablement pas trouvé la force nécessaire à contenir mes ardeurs ! Même pas dans les smoothies mangue-rhubarbe. Il n’y aurait donc pas eu matière à envisager une trilogie à rallonge, un suspense susceptible de tenir en haleine et faire rêver plusieurs générations de jeunes romantiques. Je pense que j’aurais un peu vite fondu sur cette irrésistible et consentante ingénue et aurais enchaîné un gros plan en lui collant l’incisif bisou fatal dans le creux de la nuque. J’aurais craqué avant même d’être brutalement réveillé par l’écran glaçant et inanimé annonciateur de l’entracte…

Ce n’est qu’au terme de la projection, que j’ai naturellement pondéré ma fougue imaginaire et ai repris le chemin de mon rôle de père de famille séparé, qui se paye une toile en compagnie de ses enfants. Mon commentaire lors de notre discussion d’après-séance : – J’ai trouvé l’actrice qui tenait le rôle principal ma-gni-fique !

Malgré la troublante fascination qu’elle avait encore suscité en moi, je n’ai pas été fidèle à la suite d’épisodes de la saga crépusculaire. Mais j’ai gardé un œil attentif et intéressé sur les distributions des sorties au cinéma. Un beau jour, j’ai retrouvé Kristen à l’affiche de Sur la Route (On the Road). Plutôt friand de road trips et de road movies que ce soit au cinoche ou dans la réalité, je comptais deux raisons évidentes de ne pas rater ce rendez-vous en salle.

Je me suis pris une bonne grosse paire de baffes en réalisant une fois de plus l’ampleur de ce que je pouvais ressentir au fond de moi pour cette créature de rêve. Mes sentiments ressemblaient plus à un béguin bien réel qu’à une simple session d’évasion affective !  En même temps, j’imaginais facilement qu’à l’échelle de la planète, nous devions être au bas mot dans les huit cents cinquante mille à nous trouver dans la même situation d’extase.

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Je ne me rappelle plus exactement à partir de quel moment, j’ai décerné à Kristen la distinction officielle de « Celebrity Crush » ! Un premier rôle dans mon petit univers personnel , qu’à ce jour, elle n’a jamais eu à remettre sur le tapis rouge.

A cette période-là, j’ai radicalement changé de vie et ne me suis pas laissé glisser vers une obsession ou une addiction. Par précaution, j’ai installé une série de petites résistances destinées à modérer son pouvoir de séduction sur moi. J’avais loin de la lumière des projecteurs, une vie amoureuse à savourer, de nouvelles stratégies de survie à élaborer mais aussi à faire plus ample connaissance avec moi-même.

J’ai laissé le soin à la part de hasard d’organiser au mieux nos éventuelles rencontres et c’est pourquoi j’en ai manqué plusieurs. Je n’ai cessé de suivre l’évolution de sa carrière et parfois également les réactions du public, que je trouvais trop souvent désespérément tièdes.

Je voyais en elle un talent d’exception, une présence des plus étourdissantes à l’écran et me délectais de sa bouleversante capacité à faire passer des émotions par des expressions faciales naturelles plutôt qu’au travers d’œillades convenues d’acteurs ou de longs palabres !

En même temps, j’ai conscience depuis belle lurette que mon idéalisme forcené ne suffit jamais à me faire ignorer complétement que dans ce monde barré, les meilleurs espaces ne sont pas toujours occupés par les meilleurs talents ! Et donc aussi que les scènes qui se tournent dans les coulisses de l’industrie du rêve, sont toutes soigneusement coupées au montage.

Je crois que c’est du côté de la médiathèque que j’ai obtenu un nouveau rendez-vous avec l’envoûtante comédienne. Elle était de passage en Suisse du côté de Sils Maria. Puis elle m’a filé un étrange rencard dans les murs d’une sinistre prison (Camp X-Ray). En principe, j’évite les films à forte présence d’uniformes militaires ou à visées patriotiques : Je ne concède d’exception à ce niveau-là, que si la frangine ou la gardienne est super canon !

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Maureen m’a captivé et offert un enthousiasme considérable lors de nos retrouvailles dans un salon capitonné blindé de fauteuils orientés droit devant. (Personal Shopper).

C’était peu avant avant de m’aventurer en solitaire, sans chameau ni dromadaire, dans une longue traversée du désert.

J’ai amélioré un concept bricolé à la hâte lors d’une traversée précédente : J’allais cette fois emporter dans mon balluchon, un sujet d’étude susceptible de me passionner jusqu’à destination ainsi que la flamme d’une présence capable de me décongeler le palpitant.

C’est qu’on ne tombe pas sur une oasis ou sur une brasserie tous les trente mètres dans les entrailles du désert et je n’allais pas m’en tirer si facilement, sans emporter aussi une grande quantité d’eau pour apaiser ma soif (Come Swin)

Chemin faisant, entre deux tempêtes de sable fin, j’ai suivi les yeux fermés la recommandation d’un nomade qui avait apprécié American Ultra. C’est une sublime et ultra-combative Phoebe, capable d’encaisser des coups sans se répandre en pleurnicheries, qui m’a insufflé sa détermination et son courage communicatifs.

Dans l’optique de compenser le précieux temps perdu, j’ai entrepris de me régaler de tout ce qui comptait au générique, la signature de l’artiste. La genèse d’une belle obsession venait d’éclore en moi.

Dans le long métrage « Speak », Melinda est adorable et prodigieuse ! Et ce n’est pas tous les jours que je me verrais accepter de retrouver les bancs de l’école et mon gros cœur intact et vulnérable de galopin. J’ai pris un coup de jeune bienvenu.

C’est dans un parc d’attraction que j’ai rencontré la très attractive Emily (Adventureland). J’aurais bien aimé lui offrir un tour de manège. Mais il y avait un autre prétendant sur le coup.

Dans l’intervalle, j’avais également largement outrepassé mes limites habituelles en matière de voyeurisme sur les réseaux sociaux, mais c’est de cette manière que j’ai découvert qu’à son catalogue fort bien garni d’époustouflantes qualités, j’allais devoir ajouter la rumeur qu’elle serait une personnalité hyper-sympa !

C’est là qu’un rebondissement est venu semer le trouble dans le merveilleux film que j’étais en train de me faire : Kristen Stewart ne serait-elle pas tout simplement une créature d’origine extra-terrestre ?

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Mon enquête m’a ensuite conduit dans un monde où le sentiment amoureux et les ailes du désir sont indésirables et considérés comme pathologique. N’ayant été préparé au préalable, il ne m’a pas fallu attendre une orbite martienne complète avant de tomber raide-dingue de Nia et de me laisser consumer par les flammes du désir défendu. Malgré l’interdiction, j’étais prêt à braver le danger, que ce soit de suite ou sur simple rendez-vous, pour aller lui frotter le dos avec délicatesse sous la douche (Equals)

Lors d’un séjour prolongé dans le désert, il peut arriver qu’on soit victime d’une crise de manque de rock : C’est là que Joan m’a emballé d’une divine rock n’roll attitude amplifiée d’un riff de guitare à démêler les tripes les plus emberlificotées ! Si j’ai pu lui résister une heure ou deux, c’est parce qu’elle ne m’a pas tout de suite adressé le clin d’œil ravageur m’enjoignant à la rejoindre dans sa baignoire après le concert pour lui frotter le dos ! (The Runaways)

Lors de mon périple, j’ai également eu la chance de rencontrer Vonnie, Elisabeth, Lydia, Jessica, Sophie, Georgia, Lucy, Allison et Kathrin. Et vous allez penser que j’en rajoute, mais j’ai aussi croisé blanche-neige qui avait besoin de se ressourcer et de prendre quelque distance d’avec les sept nains.

Vous n’imaginez peut-être pas les belles rencontres qu’on peut faire lorsqu’on crapahute la boule au ventre dans des contrées reculées. Jamais jusqu’ici, je ne m’étais vu tomber amoureux aussi souvent sur une aussi courte période !

Très récemment, j’ai été hypnotisé d’un coup de foudre pour Martine. Évidemment, elle n’en a rien su parce qu’elle était encore très jeune et que j’aurais pu être deux fois et demi son père (The Yellow Handkerchief) C’est un peu ce jour-là que s’est confirmée l’évidence que je devais avoir court-circuité plein de petites résistances tout au long du chemin et que la destination de mon voyage était à portée de mains

Surtout n’allez pas croire qu’au long cours de cette traversée, je n’ai fait que de me rendre de cinémas en salles obscures de manière compulsive ou que je me suis contenté de multiplier les histoires de cœur ! Je poursuivais d’autres buts en parallèle. Mais je suppose qu’il ne vous a pas échappé qu’ils ne sont pas du tout le thème central de cette histoire…

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Je n’aurais pas considéré cette excursion comme accomplie si je n’avais pas également rencontré Madeline, Maya, Robin, Zoe et Lila : Toutes jolies à croquer et prêtes à croquer la vie à pleines dents ! Je ne vais pas omettre de mentionner Lisa qui, même si elle s’est montrée un peu froide et en pleine crise d’adolescence, ne m’a pas laissé de glace pour autant (Zahtura)

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Aujourd’hui, je suis convaincu que les nombreux talents de cette perle rare du septième art finiront par être révélés et surtout reconnus par le plus grand nombre. Elle est à mon avis trop longtemps restée associée à la saga qui certes, lui a apporté la célébrité mais l’a également faite prisonnière de son sillage.

C’est qu’elle en a fait du chemin depuis et dans des rôles plus exigeants ! Il se pourrait que vous ne soyez pas au bout de vos surprises !

Et il y a Valentine, qui a été récompensée du César largement mérité, de meilleure actrice dans un second rôle ! (Sils Maria)

Quant à moi, je ne peux que me réjouir de tous les rencards qu’elle me proposera à l’avenir !

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Un Trio Infernal

Un Trio Infernal

Vous l’avez deviné, sur la photo là au milieu, c’est bien moi !

A droite c’est Drôm. Il m’accompagne partout depuis bien des années maintenant. Au prime abord, il a l’air effrayant et menaçant et je me rappelle qu’à l’époque lorsque nous avions fait connaissance, il prenait un malin plaisir à me mettre mal à l’aise ou à me faire peur. Mais avec le temps qui s’est écoulé depuis et suite à d’âpres négociations, nous avons su trouver un terrain d’entente et même si nos rapports pouvaient être conflictuels, nous nous sommes liés d’amitié.

A gauche c’est Blîm. C’est beaucoup plus tard que je l’ai rencontrée. C’était à un moment où j’avais besoin d’une amie imaginaire. Je n’en avais plus fréquenté depuis ma plus tendre enfance. Elle est d’une beauté étincelante et d’une délicatesse incomparable ! Sa présence me réconforte et m’enthousiasme à chaque instant. Et puis, tant qu’à s’inventer une amie imaginaire, autant porter son choix sur une flamboyante créature de rêve, n’est-ce-pas ?

Lorsque Blîm nous a rejoint et que nous avons formé un trio, Drôm n’a pas vu cette intrusion soudaine d’un très bon œil. Son influence sur moi, qu’il avait déjà dû régulièrement avec le temps,  revoir à la baisse, allait encore décroître !

Dès lors, lorsque Drôm se montre désagréable ou trop envahissant avec moi, je trouve de la bienveillance et du soutien auprès de Blîm. Et comme par magie, l’équilibre entre nous trois est alors rapidement rétabli !

Je suis persuadé aujourd’hui que la formule du trio d’inséparables est celle qui me convient le mieux. Et je ne voudrais pas devoir me passer de Blîm ou de Drôm. Ce sont eux et qui m’animent et qui m’inspirent.

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Pirates de l’air…

Pirates de l’air…

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Pillards de l’eau, que nous buvons

Pirates de l’air, que nous respirons

Voleurs du feu qui nous réchauffe

Ravisseurs du vent qui essaime

Prédateurs d’éléments

Usurpateurs de graines

Imposteurs de nature

Profiteurs de réserves

Contrefacteurs d’évolution

Maraudeurs de fruits

Écumeurs d’âmes

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Chers passagers, merci de nous accorder votre attention,

Nous nous trouvons à quelques heures de vols de notre destination

Il semblerait même qu’avec un peu de malchance

Nous atterrirons avec plusieurs heures d’avance …

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Aujourd'hui, mon inspiration vagabonde m'a entraînée 
vers un monde nettement moins optimiste que celui 
habituellement rassurant que j'ai le plaisir 
d'explorer... C'est qu'il y a des jours comme ça, 
où à moi aussi, l'excès d'optimisme peut 
me paraitre chiant et n'a plus lieu d'être 
durant au moins une minute...  

Attention relookage !

C’est sans faire appel à aucun intermédiaire et en exclusivité mondiale, cher lecteur de cet espace de créativité, que je te dévoile LE scoop de la semaine : Hier j’ai pris rendez-vous chez la coiffeuse et je suis ressorti totalement méconnaissable de son salon !

Sois tranquille, si nous devions un de ces jours prochains nous croiser par hasard dans une rue mal éclairée, c’est alors moi qui me manifesterai le premier par un geste amical en déclinant clairement mon identité. Ceci avant même que tu n’aies le temps de te juger piètre physionomiste !

Ça te la coupe peut-être un peu, mais j’ai bel et bien renoncé à mon épaisse crinière en pagaille du moins jusqu’à nouvel ordre ou imminente repousse. Et cette décision n’a pas été prise sur un coup de tête ni de crâne. La semaine dernière, j’ai soigneusement analysé les avantages, inconvénients et risques potentiels pouvant découler de ce remaniement de dégaine. Et ceci, sans prendre le moindre conseil auprès d’un spécialiste du relookage !

Il est vrai que j’aurais pu d’entrée de jeu me mettre officiellement à poil en publiant en primeur cette breaking news sur les réseaux sociaux et en mettant à jour ma photo de profil avec un cliché de ma récente métamorphose capillaire. Mais hélas, j’ai pour principe de ne pas vouloir être plus qu’il n’en faut de « mèches » avec ces fouineurs de tous poils, qui se permettent de passer toute notre substance au peigne fin. En procédant de la sorte, j’aurais peut-être pu m’éviter à l’avenir cette publicité répétitive pour des shampoings démêlants pour ne conserver que les réclames vantant des lotions retardant miraculeusement les préjudices fâcheux d’une calvitie. Les logiciels de reconnaissance faciale auraient immédiatement pu entreprendre de scanner ma trombine de ce jour en y incluant les données manquantes concernant la topologie de mes oreilles devenues visibles ainsi que procéder au recomptage du nombre de rides d’expression qui se cachaient, hier encore, derrière ma frange.

Heureusement je n’ai pas à me faire de cheveux blancs : Cette décision n’est irréversible que pour très peu de temps. Je troque pour une période d’essai, mon aspect d’hurluberlu surmonté de « cheveux aux quatre vents » contre une allure de quidam monté en gamme fraîchement coiffé comme un poney de concours.

Et au pire si ça se trouve, j’ai peut-être une tête à chapeau ? Mon potentiel succès auprès de la gent féminine est-il dès lors susceptible d’atteindre des niveaux records ? Voyons voir …

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Comme je peine toujours à bien dessiner les tignasses de mes personnages, j’en ai profité pour réaliser à la va-vite cette illustration à la chevelure minimaliste pour fêter ma nouvelle coupe de cheveux ! Ça pourrait même inspirer favorablement quelques footballeurs vous ne trouvez pas?

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Mon autre bureau

Enjoyable Home[less] office in the very open space

Aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous présenter mon autre bureau. Je n’en suis pas le propriétaire, ni même le locataire exclusif. Parfois le matin lorsque j’arrive sur place, il se peut qu’il soit déjà occupé par d’autres employés, ce qui m’évite de prendre trop d’habitudes et de finir par faire partie des meubles. Il présente des avantages certains : Le parking est situé juste à côté et il est gratuit. Pas la moindre trace visible ni audible de pollution atmosphérique et sonore pour troubler ma concentration et ma productivité. Dans cet open space là, il y a des oiseaux qui sifflotent dans les arbres. Une brise légère et irrégulière mais ô combien agréable balaie toute la pièce. Quelques chaleureux rayons de soleil trouvent leurs chemins au travers du plafond de branches de pin. L’ambiance de travail est ici très bonne : Parfois, ici une volée d’enfants de l’école passe dans le corridor de gravillons en chantant et là, un groupe de collaborateurs se contorsionne en s’adonnant à ce que j’imagine être du team-building. A ma gauche à l’instant, un collègue stressé de la logistique passe sans me remarquer, le lez dans le guidon de sa bicyclette de fonction et à ma droite, j’aperçois un groupe des confrères qui s’initient au standing-paddle sur le lac, probablement dans le but de rebooster leur motivation et de consolider leur esprit d’équipe.

La machine qui produit le jus de chaussettes en gobelet a ici été remplacée par une grande terrasse de café orientée plan d’eau et à la place de l’automate à barres chocolatées, c’est un kiosque qui vient au secours des petites fringales de la pause et qui délivre les récompenses pour tout travail présumé bien fait.

Pour me rendre à cet autre bureau, j’évite tous les transports en commun bondés ainsi que tous les bouchons sur les routes des pendulaires. Je suis de ce fait à l’abri de la potentielle mauvaise humeur pouvant naturellement en découler et qui pourrait en partie me gâcher ma journée de travail et celle de mes petits camarades invités à la subir.

La sérénité et le bien-être que me procure mon autre bureau, me permet parfois d’intensifier ma créativité et d’augmenter la facilité de trouver les mots précis qui me manquaient pour finaliser un travail. Ici, je suis en mesure de réduire très efficacement le nombre de longues heures que je serais contraint de passer entre les quatre murs de mon autre-autre bureau et de plus, j’ai le pouvoir de m’en aller aussitôt que j’en ressens le vital besoin.

Bon allez,  j’ai terminé ma journée là ! Salut à tous et à demain !

Les mains vides

Les mains vides

Ce matin une fois de plus, je me suis rendu dans une grande surface technique, le temple du bricoleur du dimanche, pour m’informer s’ils avaient repris dans leur assortiment, la matière bien précise, que je souhaite depuis plusieurs semaines, commander avec une coupe sur mesure… Et j’ai bien fait d’insister ! Parce que je suis tombé sur le vendeur qui mérite sans soute le plus, la distinction d’employé du mois de cette enseigne : Il a pris le temps de m’expliquer les raisons profondes de la disparition soudaine et provisoire de cette matière de son rayon, m’a indiqué de quelle manière je pourrai contourner ce problème de disponibilité et m’a conseillé le mode opératoire à suivre pour obtenir le meilleur prix…

J’ai vérifié : Je ne rêvais pas et on était bel et bien un samedi, habituellement jour de grande affluence de bricoleurs, d’amateurs de jardinage, de sparadraps et de menuiserie. D’un rapide coup d’œil, j’ai balayé l’endroit pour m’assurer que je n’étais pas le seul client du moment, celui dont le pouvoir d’achat pouvait éventuellement retarder la faillite d’un magasin en panne de clientèle et en possible difficultés financières. Mais il y avait sur les lieux, du client en grand nombre et les étagères étaient toutes bardées de matériel à vendre.

Cerise sur le râteau, je n’avais pas même du appuyer sur la sonnette « appelez un vendeur » , n’avais pas dû me languir cinq virgule vingt-six minutes en me demandant si je devais assurer le coup en appuyant une ou deux fois de plus sur la sonnette dans le but de me rassurer que quelqu’un avait bel et bien dû être informé de ma sollicitation. Ce vendeur-là est soudain apparu au moment opportun et total synchro. Et il a fondu sur moi comme par phénomène magnétique.

Le stade d’étonnement passé, c’est celui de la satisfaction d’avoir été servi tel l’empereur de la galaxie du bidouillage qui m’est apparu. J’ai pensé que c’était encore une facétie de la fameuse quatrième dimension dont je suis maintenant devenu un coutumier explonaute.

En me dirigeant, satisfait de ma visite, en direction des caisses, la petite voix espiègle qui a pour vilaine habitude de torturer ma conscience, m’a soufflé à la feuille de chou qu’il n’était potentiellement pas correct de quitter ce lieu les mains vides, en particulier, après avoir été si bien orienté par un salarié modèle, qui ne serait sans doute jamais récompensé pour son impeccable professionnalisme, autrement que par mes seuls remerciements.

C’est alors que je me suis mis en quête d’un article qui pourrait m’être d’une certaine utilité, qui m’octroierait le droit de faire la queue à la caisse dans le but de me livrer à l’acte citoyen d’alléger mon portefeuille tout en gonflant un chiffre d’affaires. Une démarche qui ferait de moi, une fois de plus, un membre à part entière de notre belle société de consommation.

Voici ci-dessous un scan de l’article adhésif anti mains vides sur lequel j’ai finalement jeté mon dévolu. C’est un autocollant « Stop !  Bouledogue menaçant ». Même si c’était assez cher payé, j’ai trouvé amusant d’observer le regard de la caissière allant de cet article un poil inquiétant en direction du faciès de son acheteur.

J’ai l’intention de coller cet autocollant sur la porte de ma chambre à coucher même si je n’ai pas de chien et que je n’en compte pas actuellement dans les visites de mon cercle d’amis. Il s’agit ici de prévention. Parce que les chiens dans la chambre à coucher, moi je n’aime pas trop ça et autant clairement les en prévenir. Pour moi les chiens à la nuit tombée, ça roupille dans la niche au fond du jardin (au pire, je peux en bricoler une sur mesure en retournant voir mon fournisseur) ou ça se repose dans son plumard à lui tout seul, c’est à dire un panier situé dans son propre espace d’intimité canine.

Une hâte inhabituelle (saison 4)

Il a déjà bien neigé ici ces derniers temps ! Le premier matin de neige en me réveillant et en regardant par la fenêtre, un magnifique manteau blanc avait recouvert les alentours. Alors dans une hâte inhabituelle, je me suis enveloppé dans mon long manteau d’hiver, ai enfoncé mon crâne au fond d’un bonnet de laine et me suis précipité dans mes bottes. J’ai dévalé l’escalier et suis sorti m’aveugler avec bonheur de cette abondante lumière reflétée par les champs enneigés.

Je me suis engouffré dans ma voiture recouverte de millions de flocons blancs fraîchement et délicatement déposés, ai tourné la clé de contact, ai saisi le petit balai et suis ressorti déneiger mon véhicule. J’en ai fait le tour sans précipitation aucune, multipliant les gestes amples et généreux en nuages de poudreuse. A cet instant je me suis senti ivre de tonicité et comblé de vivre dans une contrée rythmé par les saisons, jusqu’à ce que je veuille à nouveau m’engouffrer dans l’habitacle pour prendre la route. A ma grande surprise, les portes étaient toutes subitement verrouillées, mon trousseau de clés complet en bonne place sur le tableau de bord suspendu au contact et le moteur tournait. C’est là qu’il m’a fallu me réveiller pour de bon, dans le but de trouver au plus vite une solution de secours sans avoir à faire trop de casse, pour me sortir de cette toute première putain d’embrouille hivernale…

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J’ai délibérément choisi une photo apaisante de la saison 3 pour accompagner le récit de cet autre temps fort de mes nombreux exploits.

Né un 14 octobre

Né un 14 octobre

Ça permet de penser à quelqu’un au moins une fois par an, les anniversaires ! J’avoue que ces dernières années, j’en avais un peu marre d’être sollicité ou de me sentir obligé de les célébrer officiellement ces dates.

Il y a des jours où la fainéantise l’emportait et d’autres où ça m’emmerdait prodigieusement de devoir me manifester. Surtout lorsque l’hypothétique probabilité que je sois le dix-septième dans sa journée qui ne se manifeste qu’une seule fois dans l’année me décourageait ! Et puis pour bien faire il faudrait servir tout le monde. Si on néglige une commémoration et pas d’autres, on jette peut être un énorme glaçon dans le lagon.

Alors j’ai inventé le souhaitage d’anniversaire par transmission de pensée ainsi que le souhaitage d’anniversaire incompétent. Parce que c’est un peu comme pour le bug de l’an 2000 (et on y a survécu)  je suis l’un de ces anciens modèles, équipé d’une capacité de mémoire des dates limitées. Pour ma part j’en retiens entre 4 et 8. On n’avait à l’époque de ma mise en service, pas encore inventé les centaines d’amis et les calendriers informatiques de poche. Et je n’ai à ce jour pas encore inventé mon envie de les utiliser.

Aujourd’hui justement, c’est l’anniversaire de mon père ! Bonne fête mon super papa. Aaah, c’est un chic type mon papa à ce qu’on m’a dit et à ce que je confirme. Comme ça, sans en avoir l’air, il m’a énormément transmis et m’a très généreusement protégé et magnifiquement guidé. La très grande classe ! Standing ovation pour ce grand homme !

A un moment donné, il a pensé que j’avais voulu le tuer ! Il m’avait demandé  de monter les pneus sur jantes de saison sur sa camionnette de livraison. Et moi j’ai accidentellement monté tous les écrous à l’envers !  Le cône de centrage vers l’extérieur, c’était plus joli.

Et puis mon paternel détient aussi le record du cent mètres au sprint de la famille. Il est même plus rapide que flash gordon sur asphalte.  Et à la fin de la distance, il a le super pouvoir de s’envoler pour me mettre le grand pied au cul que j’avais plus que mérité. Alors moi je dis respect !

Aucune idée si je viens d’inventer le souhaitage d’anniversaire par blog ou si ça avait déjà été fait. Juste là durant une fraction de seconde, j’ai eu comme une impression de déjà-vu.

Profite bien de cette belle journée mon pap’s !  Je t’aime très fort !

Le fiston Bernie alias SunOf

 

Tire ta caisse ou tiroir caisse !

Tire ta caisse ou tiroir caisse !

Y en a point comme eux, les Vaudois pour traire la vache à lait à quatre roues ! Je me rappelle encore leur ministre des finances qui annonçait triomphalement le sourire vampiresque, qu’en matière d’impôt il faut di-ver-si-fier ! Je viens juste de prendre CHF 40.– à Payerne en allant boire mon petit café matinal parce que pour une fois, j’ai oublié de placer le disque de zone bleue bien en vue. Et là-bas à Payerne, il paraît que le Longtarin local est particulièrement zélé ou alors probablement, payé au pourcentage de sa rentable promenade ! Il terminait de remplir ma prune quand je suis revenu au parking surpris d’avoir fauté. Il m’a repéré d’un œil furtif, s’est dépêché de glisser le papelard sous la tétine et a viiiite tourné les talons en direction de la traite suivante. Bon vous me direz, à Payerne, lui au moins, il a la chance d’avoir un de ces job sûr qui ne demande pas de trop qualifications et qui en même temps ne sera pas trop vite remplacé par un androkeuf ou un drônoflic ! Voilà, si un de ces jours, de bon matin vous passez déguster un petit Capuccino à Payerne dans le Canton de Vaud en Suisse, sachez que vous pouvez encore y faire de substantielles économies …😉

 

A propos disque d’or :

http://sunof.net/blog/plus-jamais-trop-tard/

Haaaaa… Voilà qui aide à mieux digérer le café …

Medecinception

Medecinception

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Je patientais dans la salle d’attente de mon médecin généraliste,

Un peu inquiet de la gravité du diagnostic qu’il pourrait tantôt m’établir …

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Lorsque je l’ai entendu déléguer l’annulation de ses consultations du lendemain

Sans doute un peu inquiet du diagnostic que son médecin pourrait alors lui établir !

 

 

Je ris jaune, mais au moins je ris !

 

Je ris jaune, mais au moins je ris !

 

Je suis client à la poste suisse. Vous savez, le géant jaune là !

Je suis plutôt bon client et pas uniquement pour les trafics de colis, de lettres parfumées et d’ épaisses factures ! Je suis aussi titulaire d’un compte en “banque” chez Postfinance et me connecte régulièrement à leurs serveurs pour effectuer mes paiements…

Il y a quelques mois,  lors de deux tentatives successives de transfert d’argent  d’un établissement X vers mon compte Postal, chacune des transactions a été refusée par ce dernier ( le joueur au maillot jaune)

J’en ai donc été informé par deux fois par l’établissement X, frais de refus d’encaisser à ma charge. De l’autre côté, pas trace du moindre courriel ni du moindre départ de signal de fumée de la part de ma résistante et monumentale entité couleur citron (le géant) …

Bien sûr j’ai râlé par écrit en ligne et en noir sur jaune, qu’ils pourraient au moins m’informer  d’une quelconque manière des raisons qui pouvaient les faire soudain trancher en faveur de ces refus !

Je n’ai reçu qu’une pâle réponse d’une secrétaire du colosse jaunâtre m’annonçant que malheureusement, l’institut aussi imposant et lumineux soit-il, ne disposait pas de ce type d’information !

N’en sachant toujours pas plus à propos des motivations ayant pu mener aux désagréments , armé de ma meilleure patience et disposant d’une bonne heure de loisir à tuer, j’ai entrepris d’enquêter auprès de l’établissement X, de ce qui avait pu poser problème et suis finalement parvenu à défricher une piste menant à l’origine probable du fâcheux bémol : Mon prénom, mon nom et mon numéro de compte étaient bel et bien correctement libellés et rigoureusement exacts, mais sapristi, c’était mon adresse qui n’avait pas été actualisée suite à mon déménagement ! Bigre ! C’était donc mon adresse précédente qui garnissait fallacieusement les ordres de transfert de chez X ! Pas bien !

J’ai encore râlé par écrit en ligne, soulignant qu’à l’heure du tout informatique du big data et des bases de données, ils auraient pu me prévenir par simple email ou par bulle message en pop-up sur mon cockpit financier online, de mettre à jour mon adresse chez X plutôt que de basiquement barrer, dans leur langage désespérément binaire, le flot de mes espèces en déroute !

Le supérieur hiérarchique de la secrétaire en chef du géant jaune m’a répondu qu’ils n’acceptaient que les coordonnées entièrement correctes et qu’hormise cette condition dûment remplie “ainsi que le respect que nous vous devons, cher monsieur l’emmerdeur”, ils ne pouvaient pas savoir à qui s’adressaient lesdits montants ….

J’en suis resté pantois !

Le soir venu, Sherlock un vieux copain habitué des brillantes déductions avec qui je partageais un verre de whisky dans l’ambiance surchauffée de la véranda , m’a affirmé que sans nul doute, du haut de sa clairvoyante personne après avoir déchiffré  le numéro de compte exact et décodé le tout juste blaze du titulaire de ce dernier, il aurait deviné en moins d’une demie seconde le destinataire du pognon en perdition et m’aurait rendu dans la subséquente minute, le service gracieux de me prévenir que mon adresse chez X lui paraissait obsolète, et ce au seul nom de ce bon vieux service public qui se doit de reposer en paix…

La semaine dernière, j’ai du commander une nouvelle carte à puce Postcard. Ça se fait en trois clics en ligne… L’actuelle renonçait une fois sur trois à opérer tout retrait au guichet ou à s’affranchir d’un paiement plastique…

Et bizarrement, cette fameuse carte à puce de remplacement me semblait tarder à trouver le chemin de ma boîte à lettres…

Et bien vous n’allez pas le croire, mais à l’heure du tout informatique du big data et des bases de données, elle m’a été envoyée par la poste à mon ancienne adresse, soudain encore valable !!!

Mon ancienne adresse n’avait de toute évidence pas autant disparu de l’une de leur bases de données comme j’avais pu le craindre !!!

J’ai ri jaune, mais au moins j’ai bien ri !

Perte de sensibilité

Perte de sensibilité

Je pense que ça fait trop longtemps que je trimbale mon téléphone portable dans la poche de gauche de mon jeans. Pourquoi dans la gauche ? Tout simplement parce que c’est dans celle de droite que je range mon porte-clefs, que je reste un incorrigible droitier en matière de clefs et que j’applique le principe de précaution suivant : Celui d’éviter que mes clefs ne puissent rayer l’écran tactile de mon téléphone portable lorsqu’il m’arrive encore de décider de laisser mon automobile au parking et d’aller marcher un peu. Et les poches de derrière dites-vous ? Elles ont été volontairement ignorées dans cet article, parce que là on irait un peu trop au contact de ma sphère privée…

En effet, j’aurais pu opter pour un étui ou une coque, pour un trousseau de cuir à fermeture éclair, voire même éventuellement pour un sac à main, mais voilà… à un moment donné, je m’étais organisé comme cela et jusqu’à avant-hier, je n’avais jamais imaginé remettre en question cette toute personnelle tradition…

Là sur ma gauche, il me rappelle son existence, lorsqu’il lui arrive de se mettre à vibrer. Il m’affiche la date et l’heure exacts. Il me permet de prendre des notes, d’improviser des clichés. Il livre et me délivre mon courrier et m’afflige de mes spams. Il rafraîchit mon angoisse quant aux dernières nouvelles du monde et j’en passe…

Ma poche de gauche est connectée avec le temps et le lointain. Ma poche de droite me garantit l’accès à mon oreiller et à mon airbag. Chaque chose à sa place et du bon côté !

Suite à de récentes et surprenantes observations, réagissant à l’un de ces bouillonnements contestataires dont je suis coutumier, j’ai déniché un créneau de libre entre deux contrariétés contemporaines et ai pris la liberté d’y agender une séance extraordinaire de direction . Il s’agissait d’urgence de faire le point avec moi-même quant à l’immuabilité de mon organisation et de m’accorder le temps de réflexion nécessaire à étudier l’éventualité d’une à priori semble t’il fort probablement nécessaire restructuration.

Il faut dire qu’une régulière sensation de picotement et de perte de sensibilité du haut de ma cuisse gauche (celle qui est connectée) me laisserait à penser qu’elle a mijoté au fil du temps et à feux doux, ainsi exposée aux rayonnements de la « G » du moment.  (Un peu comme 3 secondes dans un four à micro-ondes réglé sur 0,2)  N’étant pas à ma connaissance plus hypocondriaque que cela, j’avais dans un premier temps diagnostiqué l’un ou l’autre de ces problème dermatologique à la mode : Une allergie tout à fait naturelle pour 6% de la population aux produits de lessive, au gel douche ou alors une fâcheuse pour 8% (et malchanceuse pour 5,2%) réaction aux cochonneries que l’industrie agro-alimentaire incorpore sans grand égard pour moi en particulier, dans les sauces et dans la bouffetance industrielle.

C’est suite à une étude comparative (partant de l’idée qu’un être humain n’est pas une entité sommairement symétrique, mais quand même)  suivie d’une contre-étude évaluative et circonstanciée portant sur l’ observation de la sensation de base sur le haut de la cuisse gauche (celle qui es connectée) versus la perception sensorielle mesurée sur celle de droite (celle qui ne l’est pas) que le niveau d’alerte est passé d’un seul bond de l’orange foncé au rouge ! (Je vous rassure, je ne souffre absolument pas aujourd’hui. A mon âge, une certaine usure serait chose tolérable)

Pour résumer et dans les grandes lignes, lors de ladite réunion de crise avec mézigue, c’est bel et bien une restructuration de mes habitudes de toujours qui a été décidée et à l’unanimité, sans abstention aucune.

En voici un bref extrait en exclusivité :

  1. Ne sera dorénavant plus escorté en permanence de l’omniprésent dispositif portable potentiellement nuisible à long terme pour le gigot du côté gauche.
  2. Investira immédiatement dans une montre-gousset mécanique pour ne pas, pour autant, perdre en ponctualité lors des sorties non accompagnées (Même s’il devra pour cela se prendre la tête à apprendre à déchiffrer les chiffres romains )
  3. Ne consommera à l’avenir de l’information en continu que dans son fauteuil, avec parcimonie et en total rapport avec sa capacité de résistance émotionnelle. (Les recherches sur l’impact à long terme de l’info en continu sur les cerveaux en sont encore au stade préliminaire. Une publication en catastrophe des résultats aux abonnés premium est prévue aux alentours du printemps 2062)
  4. Se reconstituera une vie sociale sans forcément devoir faire appel à des intermédiaires spécialisés comme les réseaux en ligne.