Category Archives: Voyages

Périple imaginatif

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Une montagne de remises en question

Une demie mesure de confusion

Une touche d’incohérence

Une bonne dose de cocasse

Une pointe d’absurdité

Une fine couche d’étrangeté

Un zeste d’insolite

Une portion de comique

Un soupçon de loufoque

Un brin d’équivoque

Lorsque mon imagination me joue des tours

Elle me contraint à presque tout réinventer

Elle m’entraîne à prendre tous les détours

Elle s’acharne à semer du désordre dans mes idées

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Une invitation pour le bon moment

Une invitation pour le bon moment

 

Madame, Monsieur,

Comme d’autres personnes, il vous arrive d’affirmer que la vie ne fait pas de cadeau !

Hormis peut-être celui au départ, d’être venu au monde…

Ici et là, vous trouvez qu’elle n’est pas rose, qu’elle est cruelle, qu’elle est injuste, qu’elle n’a aucun sens, qu’elle ne vaut rien et qu’en plus, elle est bien trop courte. Parfois lorsqu’un peu lassé de vivre, il vous arrivera même que vous y tenez, de vous réjouir que vous n’en ayez qu’une seule ! Que vous vous contenterez d’une seule chienne de vie, plutôt que l’idée de devoir remplier neuf fois, comme devra le faire un chat.

Bien entendu, tant qu’à faire puisque vous êtes là et en avez pris pour perpète, autant concevoir le dessein d’une existence bien vécue et bien remplie, de vous entendre un jour vous flatter d’un parcours plein de vie. Et vous ne rechignerez pas à en reprendre une bonne tranche. Et puisque que vos parents vous l’ont généreusement donnée cette vie, vous n’allez pas vous contenter de vivoter ni seulement de survivre ! Vous vous garderez bien de la gâcher, de la laisser vous filer entre les doigts ! Régulièrement vous reprendrez conscience qu’elle est précieuse et la reprendrez en mains ! Quitte à, si vraiment nécessaire, devoir en arriver à prendre la décision d’en changer et de vous en offrir une nouvelle

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Comme d’autres personnes, il vous arrive d’affirmer que la vie ne fait pas de cadeau  !

C’est pourtant aujourd’hui Madame, Monsieur que la vie souhaite vous offrir ce plaisir à nouveau ! C’est pour cette raison qu’elle vous envoie cette invitation personnelle à vous rendre au bon moment et au bon endroit, pour trouver et découvrir le cadeau qu’elle a préparé à votre intention !

Et vous devriez l’apprécier ce présent ! Vous croquerez à nouveau la vie à pleines dents, l’aimerez comme si à aucun moment, elle n’avait jamais pu être autrement que belle !

Et rassurez-vous, cette invitation ne sera pas la dernière que vous recevrez ! Mais pour l’heure vous n’en apprendrez pas plus : Car comme vous le savez, la vie est pleine de surprises !

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Un texte inspiré par la vie et les nombreux cadeaux qu'elle m'a fait !

L’arbre à confiture de l’aubergiste

Ce matin au petit déjeuner, j’ai pu me délecter de la confiture de citron maison des très sympathiques aubergistes chez qui j’ai élu domicile dans la région d’Ajaccio : Ils me l’ont certifiée sans conservateurs !

Laissons les conservateurs dans les musées !

Vous prendrez bien deux doigts de Porto ?

Pour une fois chers amis, soyez assurés que je ne vais pas vous raconter de conneries ! Comme tout le monde vous l’aura déjà dit, la Corse, c’est foutrement super beau !

Vous l’aurez  compris, je ne me trouve ni en Polynésie française ni au Portugal.

Bon quand il pleut un peu comme hier, c’est pareil que sur le continent : Ça peut te mettre un morceau non négligeable de moral au fond de les chaussettes.. Ah mais non, j’avais décidé que je n’en mettrais plus ! Allez, va pour le fond de les sandalettes alors …

La Corse devrait te plaire si tu n’entres pas dans l’une ou plusieurs des catégories suivantes :

  • Tu souhaites faire prendre l’air un dimanche ensoleillé à ton dragster de collection et tu n’es pas tellement plus que ça branché routes hyper sinueuses…
  • Le ratio durée de ton trajet / distance à parcourir est un élément essentiel à ton bonheur durant ton temps libre qui est déjà assez limité comme ça.
  • Tu ne peux pas t’empêcher de consulter tes messages et les réseaux sociaux sur ton téléphone portable lorsque tu es au volant.
  • Tu n’envies pas le moins du monde tous ces gens qui se laissent prendre en captivité sur une île aussi grande, montagneuse et ensoleillée soit-elle.
  • Tu n’aimes pas la montagne, les altitudes, les cailloux et les obstacles y sont bien trop nombreux.
  • Tu n’aimes pas la mer non plus, mais au fond tu n’as jamais très bien compris pourquoi et nous on ne veut pas savoir.

Jusqu’ici mon road-trip en présumé sauvage égoïste et solitaire qui se maîtrise juste ce qu’il faut se passe plutôt bien ! J’en tire tous les enseignements souhaités !

Ce matin, dans le port de plaisance de Calvi, une petite fille demandait à ses parents s’ils ne pouvaient pas aller en famille faire une sortie en mer sur l’énorme yacht de luxe qui nous faisait face… Les nouvelles générations font parfois preuve d’un sens inné et inouï de l’humour ! Adorable !

Un Cairn au Cap Corse [ cabine 6159 ]

Lors de la procédure d’embarquement à bord du ferry à destination de Bastia en Corse, lorsque j’ai pris mes quartiers dans ma cabine, aucun problème à signaler… A part au moment de tenter de me souvenir de son numéro. C’est que ça n’est pas évident à mémoriser le chiffre 6159 ! Je suis loin de faire partie de ceux qui parviennent à retenir la constante Pi avec 50 décimales.  Bien entendu, le numéro de cabine est marqué sur la carte d’accès et comme, on n’est jamais assez prudent, il faut le noter dans son téléphone portable et pour plus de sécurité, en faire une photo en gros plan. Il serait éventuellement judicieux encore de semer une cacahuète tous les mètres et demi jusqu’au point le plus facile à retrouver sur le bâtiment, en priant qu’elles n’ouvrent pas l’appétit d’un passager à quatre pattes.

Une fois mes affaires déposées sur ma couchette et les mesures rassurantes effectuées (je n’avais pas les cacahuètes) je me suis précipité sur le pont supérieur pour ne pas rater en plein air, notre départ du port de Nice.

C’est lors du retour à MA cabine que je suis encore entré dans la quatrième dimension : Il y avait bien une cabine 6158 et une autre contiguë avec le numéro 6160 ! Mais ON avait fait disparaître la porte de MA cabine !!! J’ai vérifié, elle ne faisait pas soudainement face aux deux autres non plus ! Alors j’ai entrepris de faire plusieurs allers retours dans ce corridor paranormal, en prenant soin de maîtriser ma dégaine d’abruti paumé. J’ai quand même du interroger un membre d’équipage qui avait été mis dans LA confidence : MA cabine, la 6159 « avait été déplacée » du côté opposé du bateau !

Même débarqué depuis des heures, la logique humaine qui a pu mener à cette énigmatique numérotation des cabines m’échappe toujours !

Pour me remettre de ces fortes émotions (car j’ai connu quelques situations stressantes durant de cette traversée) j’ai pris un bain matinal dans les eaux de mer les plus pures que j’ai jamais connues. C’était près de ce cairn sur la photo ci-dessus. A cet endroit, une rivière d’eau de source se jette dans la mer. Un peu plus loin, les eaux y sont d’un calme et d’un bleu clair qui n’a même pas de nom et sont d’une transparence incroyable !

Si je dois vraiment mourir un jour, pour éviter qu’avec ma parano, mon hyperactivité et mes  stress de voyage je dérange la quiétude du caveau familial, je pense qu’il serait plus judicieux de déposer mes cendres au fond de ces eaux-là ! Le voyage et le séjour y seront des plus paisibles.

 

inspiré d'une histoire vraie , romancé à souhaits ;-)

Ma première After à Cannes

Salut à toi chère lectrice, cher lecteur assidu des SunOf’s tribulations !

Je me rappelle qu’un jour dans le passé d’une autre dimension lointaine, (je ne me rappelle  plus exactement la combientième d’ailleurs) un jeune homme qui m’avait l’air d’être de ceux qu’on suspecte de par leur capilature ébouriffée d’être bien dans le vent, m’avait affirmé en alignant son regard droit centré sur le milieu de mes pupilles : “Ouaaaais mais si tu veux vraiment t’éclater man, il te faut plutôt aller faire les “afters”” !

N’empêche que ça c’est encore confirmé pas plus tard qu’aujourd’hui : il avait bougrement raison ce bougre !

Lorsque a sonné l’heure de l’after du festoche de la péloche de Cannes : Tout est permis ! Ils te virent du paysage toutes ces barrières et te renvoient à leur caverne, tous les cerbères..  et surtout, ils renvoient à leur home cinéma, tous ces badauds qui semblent errer sans but précis sur la Croisette !

Et toi, qui a su attendre le moment A de l’After, tu te vois soudain offrir un accès exclusif aux fameuses marches tapies de rouge que tu souhaitais depuis plus de dix jours, fouler de la semelle vermillon de tes tongs ! !

Par contre, il ne faut pas rater le rendez-vous avec cette after, parce qu’ensuite au programme du palais des festivals, on dégringole de quelques niveaux de glamour : c’est le 144e congrès des notaires et ça dure trois longs jours et ça semble exister depuis deux fois plus longtemps que la grande sauterie du cinoche ! Désolé mais pour l’heure, Je n’ai pas encore le renseignement sur la couleur de la moquette qui accueillera les pointures de ce corps de métier là…

Pour terminer cette after sur une note légère, j’ai été extrêmement touché de tomber, à nouveau un peu par hasard, devant le palais des festivals, sur les empreintes incrustées dans une sorte de pavé métallique des jolies menottes de Meg Ryan ! Ma toute première “celebrity crush” ! Une actrice absolument adorable, symbole de la jolie femme romantique, qui m’a énormément fait rêver !

Escapade à Mougins-Village

Ce matin je me suis rendu à Mougins-village, une très belle bourgade historique perchée en haut d’une colline et construite en colimaçon (probablement conçue par le même bureau d’architectes que Ramatuelle) dans le but de (mais là, je spécule un peu) en son temps, mieux résister aux incessantes attaques de vilains anglois, désireux d’anéantir par le biais de la rivalité leur spleen concevable pour des autochtones du Midi de la France.

Mais ce sont des artistes et des bon vivants qui s’étaient emmurés les premiers dans cette charmante cité, qui ont à l’époque vaillamment repoussé l’envahisseur déprimé à grand coups de cochonnets et de boules de pétanque !

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C’est en parcourant avec bonheur toutes ces petites rues serrées, que je suis tombé sur la façade d’une maison décorée de petits pots de fleurs multicolores. Naturellement, je me suis demandé qui pouvait bien vivre à cet endroit …

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A ne pas manquer, le musée d’art classique MACM que j’ai eu la chance d’avoir pour moi tout seul et où j’ai été très chaleureusement accueilli ! Bonus : Il y a un concept particulier à y découvrir.

www.mouginsmusee.com

L’intuition des jambes

Si jusqu’ici vous étiez persuadé que les petits délires c’est seulement dans la tête, vous pataugiez dans l’illusion ! Les égarements et l’altération des repères, c’est également dans ses jambes qu’il faut se les inventer ! Pour pleinement percevoir l’envie de batifoler de votre imagination, il faut avec le soutien de vos guibolles aller mettre les pieds là où votre hésitant équilibre tendrait à vous le déconseiller.

Et en cas de gamelle, vous pourrez toujours reprendre vos jambes à votre cou et retourner au plus vite les remettre bien au chaud dans vos bottes confortables et rassurantes.

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Si vous suivez les évolutions de ce blog, vous avez sans doute remarqué, qu’en ce moment mes jambes tendent à me transporter vers le monde du cinéma. (Hollywood, Cannes) J’ai toujours été un grand cinéphile, sans pour autant au départ envisager avec mes gros sabots de m’en approcher  plus près que des reflets d’un écran…

Mais j’avoue que ce détour suprenant et déconcertant stimule parfaitement mon univers imaginaire.

Je me trouve toujours dans la région de Cannes et le festival du cinéma y bat son plein. Je suis venu y participer hors compétition, raison pour laquelle j’ai emporté mes propres palmes… De toute manière je crois qu’elles ne seraient pas très pratiques pour monter élégamment les marches du Palais des Festivals…

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L’importance des répliques

L’importance des répliques

 

Si tu as déjà eu la chance, ne serait-ce qu’une seule fois dans ta vie, de t’enflammer d’amour à l’occasion d’une rencontre foudroyante, et qu’une fois tes esprits à nouveau à peu près rassemblés, tu as su rétablir le courant à temps pour capturer la personne qui t’as mis les sentiments en carafe, alors tu peux te considérer faisant partie des victimes de l’un des phénomènes le plus formidable qui soit !

Mais il est possible qu’un jour, tu te rappelleras très bien de l’instant où tu avais pris dans la gueule ce troupeau de bisons des plaines en pleine course, mais il ne restera plus de toi dans un nuage de poussière, que l’éclopé aplati dans la boue de la steppe. Et c’est là que tu te mettras à divaguer pour rallumer la chandelle, qu’il existe forcément quelque part en vente libre de la molécule de coup de foudre synthétique en comprimé.

Puis lorsque la pluie étouffera le feu de tes ultimes espoirs, tu te rassureras que tant qu’il y aura encore du jus en toi et des ruminants fonceurs dans la prairie, tu te relèveras et miseras tout sur l’éventualité d’un éclair plus étincelant et plus foudroyant encore ! Tu guetteras la seconde imminente où ce rayon d’énergie t’explosera ton paratonnerre sous-dimensionné.

Si tu as déjà eu la chance, ne serait-ce qu’une seule fois dans ta vie, de t’enflammer d’amour mais que ça n’a duré qu’un temps, il se pourrait alors que tu n’acceptes plus à l’avenir l’idée que ce trouble magnifique puisse un jour s’évanouir !

Et tu attendras dès lors d’une rencontre foudroyante, qu’elle te frappe d’un premier éclair de la plus forte des intensités et soit suivie d’un nombre infini de répliques

 

Un texte qui s'inspire très largement de ma réalité actuelle. 
Et les répliques auxquelles je fais référence ici sont bel et bien
au rendez-vous. Elles sont extrêmement intenses et nombreuses.  
Elles ont pulvérisé mon paratonnerre ...  


 

Un festin du destin

Un festin du destin

Je viens de m’offrir un voyage aller retour de près de 20’000 km à vol de drôle d’oiseau à bord de mon emotional rollercoaster pour aller à Hollywood pour glisser un billet doux sous l’essuie-glace de la voiture de ma celebrity crush

Bien que ce ne soit pas le tout premier film que je me fasse dans ma vie, je n’ai pas eu le courage de sonner à sa porte. C’est que je craignais un peu trop de me faire cerner par 30 voitures de police et plaquer sur le bitume sans ménagement par au moins autant de sheriffs peu compréhensifs appuyés en cas de pépin par un renfort de 14 vigiles surentrainés de la résidence surveillée. ( Ben ouais, j’étais du côté de Hollywood hein, quand même… ) En fait non, c’est simplement que dans mon monde, ça ne se fait pas d’aller importuner une belle dame à sa porte sans y avoir été au moins un peu invité…

Je pense que j’ai bien fait de vivre cette aventure, parce qu’il me semble qu’aujourd’hui, même l’air que je respire, il a changé de couleur

Maintenant il se peut que mon billet doux n’ait pas été remarqué et se soit simplement envolé dans un virage. Si c’est le cas alors c’est vraiment dommage : Parce que je me serais très volontiers laissé inviter pour enfin faire sa connaissance et allez savoir, je serais probablement  dès la première seconde tombé raide dingue de cette sublime créature …

La fin de la route 66

Une photo de panneau que j’avais oublié de publier. Je suis passé plusieurs fois à côté sans le remarquer. C’est le signal sur la jetée qui indique la fin de la mythique US Route 66 qui reliait Santa-Monica à Chicago entre 1926 et 1985.

Cette route est officiellement longue de 3 945 km, traverse trois fuseaux horaires et 8 États.

Le ravitaillement tardif

Quand tu passes une nuit à Hollywood dans une chambre d’hôtel située près des boulevards, il y toujours un moment ou passe une sirène hurlante, un motard ou un véhicule qui émet un vacarme assourdissant … Toute cette pollution sonore, ça peut te mettre le système nerveux à rude épreuve.

Mais ce matin en me réveillant dans ma chambre, soudain un surprenant silence … Plus un seul véhicule pétaradant, rien… Juste des voix et des rires de jeunes filles… Très intrigué par ce miracle, je me suis extrait de ma chambre pour m’enquérir des raisons de ce brusque changement d’environnement.

Un demi-marathon avait lieu sur le boulevard devant l’hôtel !

Et comble de l’ironie : il y  avait un ravitaillement en eau pour les coureurs, offert par des jeunes volontaires juste devant l’hôtel !!! Et je pouvais entendre le mot “water” environ toutes les cinq à dix secondes …

Toutes ces histoires de flotte là, j’avoue que ça commence un peu à me faire flipper !  😉

( Pour mieux comprendre, lire le billet de blog précédant )

Mon Trekking Hollywoodien

C’est en suivant ma fameuse théorie des “collisions successives” que j’ai tenté une nouvelle fois de me rendre en ville plutôt que de persister à flâner le long des plages. En venant cette fois depuis Santa-Monica  (point d’arrivée de la célèbre Route 66)  je n’ai cette fois pas souffert dans les bouchons et il m’a semblé être rapidement arrivé sur place et de plus, dans une partie qui m’a paru plus accueillante de la ville . J’ai d’abord visité les quartiers chics de Los Feliz et j’ai décidé de me rendre à l’observatoire Grifitth.

C’est encore en suivant ma fameuse théorie des “collisions successives” que je me suis relancé le défi de m’approcher plus près des grandes lettres blanches plantées sur le mont Lee, le Hollywood Sign qu’on peut bien voir depuis l’observatoire. J’ai fini par trouver la route tout seul, mon GPS refusant systématiquement de comprendre ce que je lui demandait. (Ça ne marche pas encore assez bien dans les deux sens ces appareils)

C’était bon signe, je voyais les neuf lettres grossir devant moi ! J’ai vite compris que le gros morceau du grossissement des lettres consistait à parquer la voiture et à continuer à pieds. Je n’étais de loin pas le seul randonneur, mais il s’est vite avéré que j’étais plus ou moins le seul sans sa bouteille d’eau à la main. Ce sont 1.9 miles simple course, ça grimpe sévère et il faut chaud. (Et en degrés Farenheit, pour un européen, ça semble toujours chaud) La petite voix dans ma tête que je n’écoute jamais ou presque, m’avait pourtant suggéré d’emporter la bouteille d’eau que j’avais dans la bagnole. A l’aller, c’est une sacrée ascension et plusieurs fois, j’ai pensé que j’allais probablement mourir de soif ! Qu’on allait un jour retrouver mes ossements derrière un épais bosquet d’épineux. Au bord du sentier, il y avait bien un point d’eau peu alléchant (voir photo) et presque à l’arrivée sur les hauteurs, des cactus peu ragoûtants (voir aussi photo) , mais déjà aguerri au mode survie, j’ai pu résister à la tentation.

En tant que bon Helvète, je m’attendais au sommet du trek à l’équivalent américain de nos chalets d’alpage ou de nos refuges pour alpinistes, mais rien de tel. Pas trace de débit de boisson ! Pas même le moindre tuyau d’arrosage arrimé à un vieux robinet rouillé ! Il y a bien une énorme citerne posée là-haut, mais j’imagine qu’elle sert plutôt à alimenter les piscines des stars de cinéma qui habitent en contrebas et non pour désaltérer l’assoiffé curieux . C’est donc la langue pendante que J’ai fait mes quelques photos des grandes lettres et pour produire la sueur nécessaire pour la descente, j’ai puisé dans mes réserves : dans ce qu’il restait de l’espresso du matin et dans le réservoir des larmes…

En arrivant à l’hôtel, j’ai piqué une tête dans la piscine et j’ai failli en boire tout le contenu comme par une sorte de réflexe de survie un peu tardif. Une fois de plus j’ai survécu à l’une de mes aventures risquées. Et demain, je risque certainement de ramper sur le boulevard à cause des courbatures !

 

Une occasion de ne pas passer au bêtisier

Lors de mon second jour de vacances en Suisse, rien ne s’est passé comme prévu !  Il semblerait que ce soit chose normale lorsqu’on prend des vacances improvisées.  La météo était absolument indécente pour un dernier jour d’octobre. Comme je m’étais récemment entre autre mis en tête d’aller passer quelques jours à Honolulu voire à la nouvelle Orléans, mais que je n’étais pas encore en possession du passeport bio me donnant droit à ne serait-ce que d’en rêver, je me suis retroussé les manches et ai passé commande du fameux sésame moderne sur internet. Par chance, j’obtins un rendez-vous le matin même, pour aller me faire scanner les empreintes et prélever de l’ADN à 30 km à vol de papillon de mon cocon. Arrivé tout excité à l’administration des saisies biométriques  avec une demi-heure d’avance, voilà que la dame de l’accueil m’annonce tout sourire que mon passeport actuel toujours valable est déjà de type biométrique ! Je me suis payé un air con intersidéral ! Heureusement que j’étais seul dans la file d’attente ! J’ai encore raté une occasion de ne pas passer au bêtisier.

Sur la route du retour, le radieux soleil m’a contraint d’improviser une étape au grand air au sommet du Moléson. Je m’étais promis d’un jour aller vérifier de mes yeux les affirmations de ce Justin Powers (de Gland) prétendant que du Moléson, on y voyait sa maison (Heuiii ! Niä mä  hei ga) ! Alors je confirme, de là-haut on y voit vraiment une chiée (multitude) de toutes petites maisons !

Aujourd’hui c’est mon troisième jour de vacances et c’est conscient d’être en règle au niveau douanier, que je peux décider à tout moment de me rendre dans presque n’importe quel coin du monde. Et ce troisième jour sera consacré à l’art moderne. Peut-être que je trouverai une ou deux pistes qui me permettront d’atteindre la béatitude que procurerait semble t’il la recherche de l’abstraction. Et si je ne trouve pas la moindre piste, je continuerai de penser qu’on se fout bien de ma gueule, et ce au moins jusqu’à la fin des vacances…

Je pense que je vais utiliser la technique du lancer de fléchettes sur la mappemonde tournante pour allonger ma liste de choix de destinations à venir. Si vous le souhaitez, vous pouvez également tenter d’influencer mon périple par SMS ou Whatsapp au +4179*161*12 d’ici à demain soir dernier délai. Je ne vous répondrai probablement pas, parce que je n’ai pas le temps vu que je suis en vacances.. Mais je vous remercie d’avance !

Parfois la vie peut-être un vrai calvaire n’est ce pas ?

 

PitStop chez Loop

 

Ce matin je me suis arrêté chez loop pour faire le plein d’essence de ma belle américaine …

C’était mon tout premier jour de vacances et la journée a bien commencé avec un temps magnifique. Cette fois, à la caisse à l’intérieur du shop je n’ai pas acheté le journal mais j’ai pris une Chupa-Chups arôme schtroumpf à la place, des fois que moi aussi ça me boosterait mieux que des fake-news…

Et puis j’ai repris la route et je suis allé faire un tour à aquatis ( wouaw quelle énorme claque ! ) et ensuite au  museum Charlie Chaplin ( ouaaah magnifique ! ) J’y ai fait quelques photos sympa et j’en publierai certainement une ou l’autre ici…

Sinon ouais ben comme vous le constatez, énorme échec de ma part dans mon projet de me mettre au moins un peu en mode offline pour les vacances. Je suis un lugubre et va falloir que j’assume aussi cet autre défaut ! Pffff parfois la vie est un vrai calvaire …