Parking encore gratuit à deux pas

Parking encore gratuit à deux pas

C’est avec une extrême prudence, que lorsque j’arrive dans un lieu très fréquenté, je cadenasse le SunBike à une solide barrière, si possible exempte de rouille, scellée en plusieurs points dans un épais mur de béton, lui-même armé du meilleur acier et solidement arrimé au revêtement d’un trottoir bien entretenu ! Et tout cela si envisageable, dans un endroit bondé ou au contraire le plus à l’abri possible des regards de possibles envieux …

C’est que de nos jours une bicyclette, c’est devenu un luxe mais aussi le seul moyen d’arriver à peu près à proximité de notre destination, sans devoir nous soumettre à l’appétit gargantuesque de la florissante industrie des parcmètres croisée avec celle de la voracité croissante au mètre-carré du percepteur communal. Un vélo ça n’a pas d’essuie-glace pour y coincer une lourde contravention et ne dispose pas d’espace clos vitré pour y exposer bien en vue un ticket valable de stationnement.

Lorsque vous avez trouvé un espace libre pour votre bécane, vous n’avez pas à vous souvenir par cœur de son numéro d’immatriculation, n’êtes pas forcé d’apprendre sur le champ à vous servir d’une nouvelle vision technologique pour obtenir un droit au stationnement, n’êtes pas bêtement limité en terme de durée, au cas où vous souhaiteriez rester sur place sans vous stresser, plus longtemps que prévu qu’au moment de vous soumettre à la taxe. Vous ne risquez jamais de devoir aller retrouver votre véhicule à la fourrière avec le chéquier provisionné du plus fortuné membre de votre famille. Pouvoir disposer d’une bicyclette en milieu urbain, c’est tout simplement diminuer d’un facteur AAA, le risque potentiel d’emmerdements…

Récemment, je m’étais rendu en ville pour visiter un zoo en garant la SunMobile sans trop me soucier du tarif en vigueur dans un rutilant parking sous-terrain. Au final, c’est ce dernier qui s’est avéré être plus onéreux que le prix du billet d’entrée du parc zoologique. Même constatation, lors de la visite d’un musée. Peut-être doivent-ils régulièrement « pour notre sécurité » faire effacer à la main une à une par des spécialistes, toutes les traces de pneu et d’huile au sol. Ce qui forcément à un moment donné se répercute sur le tarif de la location à la case…

C’est pour toutes ces raisons et autant que possible, pour épargner ma tension nerveuse que j’ai opté pour la solution du SunBike : Un modèle qui fonctionne à l’énergie solaire gratuite dont le seul désavantage reste son manque d’autonomie les jours de pluie ainsi que tout au long de la saison d’hiver…

C’est donc avec une extrême prudence, que je cadenasse mon précieux deux-roues aux plus robustes des mobiliers urbains. En revanche, je ne dispose encore que d’un cadenas d’entrée  de gamme, un peu court pour sécuriser d’un seul coup tout ce qui le compose. Pour être tranquille, il faudrait faire slalomer le câble à l’intérieur des deux roues, en passant par le cadre, puis l’enrouler trois fois autour du guidon et même en plus le passer au travers d’un trou dans la selle…

A chacun de mes verrouillages, j’étudie encore quel sera le meilleur moyen de ne pas m’en faire filouter une fraction… Aussi bien qu’il y a deux jours en voulant repartir, j’ai constaté que je n’avais sécurisé que le cadenas à la barrière, sans y inclure la moindre partie de mon cycle que personne ne m’avait pourtant volé ! Visuellement, ça ressemblait fort à un antivol efficace ! Bah, ma foi dans le pire des cas, j’aurais au moins sauvé mon cadenas !

 

Photo : source internet

 

 

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