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Une dent contre moi

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– Non mais admets le carrément, que tu as une dent contre moi !

– D’accord ! Alors puisqu’on en est là, je te le déclare aussi sec  : Carrément !

– Ben…  Je t’écoute : Carrément quoi ? Allons, précise le fond de ta pensée…

– Eh bien, juste caaarrrrrément, comme ça se prononce, en quatorze lettres …

 

Reviens, ou je te quitte !

vespa_svg_reduc_sunof.netRondeurs en cavale

Quand les mots dépassent la pensée …

Quand les mots dépassent la pensée_sunof.net

Ch’sais pas vous, mais à moi, ça m’arrive souvent …

Que des mots dépassent ma pensée …

Et puis sachant que je ne les rattraperai jamais …

Ils étaient bien trop rapides, ma parole !

 Sans espoir de les voir s’effacer dans mon rétroviseur …

 Je préfère que ça roule au calme en méditant dans ma bulle …

Emprunter les routes sinueuses moins fréquentées …

Plutôt que de courageusement risquer tout nouveau dérapage …

 Dans le trafic de la voie rapide, sur une belle ligne droite …

 

La promenade dominicale

arc en ciel

Dis mon poussiéreux crapouillot d’amour. On pourrait sortir se promener un peu ? C’est dimanche et il y a un beau rayon de soleil…

– Mais ma remuante biche en nougat, regarde dehors, il pleut comme vache qui pisse de bon matin !

Ho mais l’antique pachyderme paralysé que voilà ! Tu me réponds cela parce que tu ne veux pas décoller ton arrière-train du canapé !

– Ecoute ma grosse limace engourdie, si tu ne distingues plus les gouttes de la pluie, c’est qu’il te faut une paire d’épaisses lorgnettes !

Dans tous les cas, j’y vois suffisamment clair pour pouvoir contempler en détail toute la splendeur de ta mauvaise foi, vestige d’athlète rouillé !

– Mais tu devrais y aller seule ma cocotte amphibie, faire cette excursion sous ce déluge, et moi je resterai là, prêt à organiser une colonne de secours et à alerter la police fluviale…

Je crois que je vais renoncer, car j’ai bien trop peur, cher prince charmant périmé, que tu ne puisses pas réunir les forces nécessaires pour parcourir les six mètres qui te séparent du combiné téléphonique !

– Ah enfin mon ensorceleuse défraîchie, tu entends mon appel à la prudence, et te résignes à ne pas aller braver cataclysmes et inondations ! Te voilà revenue à une attitude sage et avisée !

Oui finalement je vais rester au sec, au pied de l’imposant mur étanche de ta perfidie, mon inamovible fossile adoré. Mais je t’avoue que par le passé, je t’ai connu plus sensible aux plus timides des rayons de soleil !

– Je te suis reconnaissant de ne pas me laisser seul ma grosse dinde antédiluvienne. Tiens, pendant que tu te sens animée par toute cette prodigieuse activité, tu ne pourrais pas aller me chercher une bière fraîche dans le réfrigérateur ?

Salade de fruits et légumes

S’il n’avait pas ramené sa fraise

Et qu’il n’avait pas attrapé le melon

Il ne m’aurait pas pris le chou avec ses salades

S’il ne m’avait pas cassé les noix

Qu’il ne m’aurait pas traité de banane

J’en aurais pas eu gros sur la patate

Au point que je lui balance une pêche en pleine poire

Et lui ratatine la pastèque contre les mûres

L’éclate comme une framboise et lui presse le citron

Maintenant sur le gâteau , voilà que la cerise

C’est ses frais de dentiste qui seront pour ma pomme

 

Cette histoire me laisse mi-figue mi-raisin

Je me suis juste interposé entre cet haricot et l’ananas

Alors que c’était pas vraiment mes oignons

Je ne faisais que passer par hasard dans le coing

Et je ne pensais pas provoquer une volée de pruneaux

 

J’ai l’œil gauche comme une orange sanguine

Ca m’apprendra à vouloir, comme une courge

Ainsi maladroitement manier le bâton et la carotte

Et me mêler des histoires de ces deux grandes asperges

A la cervelle de la taille d’un petit pois

 

A l’avenir je resterai à l’écart, sans bouger comme un légume

Et resterai indifférent aux différents des autres derrière mon jus de fruits

Au lieu de vouloir jouer au justicier médiateur pour pas un radis

Demain un autre sourire…

Une rupture ça peut vraiment te démolir,

Tout s’écroule et c’est si pénible de réagir,

De trouver force et élan pour pouvoir repartir,

Et toute cette confiance en toi à reconquérir…

Avec le temps ton espace se remettra à fleurir,

Le parfum de sa peau s’estompera dans tes souvenirs,

Tu retrouveras peu à peu l’envie de t’amuser et te divertir,

Jusqu’à te sentir prêt à l’éventualité de reconstruire…

Dans ton cœur il y aura de la place libre pour contenir,

Cette personne attirante qui aura aimé te choisir,

Qui occupera soudain tout ton espace sans t’avertir,

Et qui toute la nuit contre ton corps viendra se blottir…

Loin derrière tout ce qui a pu si longtemps t’anéantir,

Et tu bâtiras de tes sentiments un nouvel empire,

Rempli de magie, de rires, de bonheur et de désir,

Et un jardin magnifique qu’il faudra bien entretenir…