Image abstraite [ Ne penchez pas la tête vers la droite ]

Ce n’est pas que j’envisage particulièrement de m’adonner à l’art de la contraction du réel ou que je veuille absolument souligner les déchirures du monde extérieur mais ce matin, j’ai trouvé par hasard ce cliché un peu abstrait dans la galerie de mon smartphone. La photo a du être prise lors d’une mauvaise manipulation de ma part. Et ma foi, je lui ai trouvé un petit quelque chose d’intéressant …

Et il y a une tradition à faire perdurer sur ce blog : On doit pouvoir y trouver tout et n’importe quoi et il doit y avoir à boire et à manger comme on dit …

Ombrages et substances

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Il y aura toujours en toi ce que tu ne peux pas voir

Et devant toi ce que jamais tu ne parviens à prévoir

Et si tu camouflais ces balafres au fond de ta mémoire ?

Et si tu estompais ces plaies qui retiennent tes espoirs ?

Alors sans doute ,

Que brillera soudain dans ton regard l’euphorie de l’invisible

Que subitement ta route croisera le bonheur de l’imprévisible

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Obsession compulsive #53[28]

-Silence !

-Moteur !  ça tourne !

-« Obsession compulsive » Séquence 53, prise 28

-CLAP !


-Une fois de plus, tu as l’air d’être un peu ailleurs ! A quoi penses-tu encore ?

-Oh c’est toujours ce fort sentiment qui ne cesse que de me hanter !

-Puis-je entreprendre quelque chose, afin d’altérer ton tourment ?

-Ah non, je préfèrerais s’il te plaît que tu ne m’amputes pas de ce plaisir …


-Coupez !

-C’est dans la boîte ! La prise était bonne ! Mais on va la refaire …

 

Une histoire sans départ

Une histoire sans départ

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C’est une histoire qui se découvre par sa finalité,

Une histoire pas banale qui n’a ni queue ni tête

C’est une histoire qui n’a pas encore commencé

Une histoire inventée pour vous faire perdre la tête

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Impossible pour l’heure d’essayer de vous la raconter

Car je ne sais pas où ni à quel moment elle commencera

Mais elle se finira bien si ça peut vous aider à patienter

Et son récit s’enrichira d’un traditionnel il était une fois

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Voyage vers un autre toi-même

Voyage vers un autre toi-même

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A trop vouloir s’emparer de ton identité

Il en oublierait presque de respirer

Et il ne sait plus sur quel pied danser

Pour perdre toute notion de ta réalité

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A trop vouloir s’approprier sa liberté

Tu te pardonnerais presque de l’étouffer

Et tu ne sais plus sur quels pieds marcher

Pour piétiner les traces de son itinéraire périmé

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La cavale initiale

Il était une fois comme si c’était hier ! J’avais été condamné pour un délit mineur qui à mes yeux méritait la clémence du jury et ne pouvait, dans le pire des cas, qu’être sanctionné d’une corvée de vaisselle assortie d’un sursis. Au lieu de cela, mon innocence n’ayant pas pu être clairement démontrée par un avocat commis d’office dont la spécialisation était plutôt les divorces de parents, j’ai été sanctionné un mercredi après-midi entier d’une assignation à résidence, dans une chambre exiguë, avec pour seule lecture pour purger ma peine, des bandes dessinées que j’avais déjà toutes lues au moins cinquante fois chacune !

Révolté par l’injustice dont j’étais la plus grande victime de tous les temps réunis, j’ai pris la décision de me faire la belle pour la première fois ! Du haut de mes quinze ans, je ne disposais alors encore que d’un très modeste casier judiciaire ce qui aurait du jouer en ma faveur durant le procès un peu expéditif qui venait de me stigmatiser à vie.

J’ai patiemment limé les barreaux de la fenêtre ma cellule avec des outils de fortune bricolés à la hâte avec ce que j’ai déniché dans un coffre à jouets et ai improvisé une échelle de corde avec des draps et des pyjamas. Une fois évadé dans la cour des promenades, je me suis faufilé discrètement le long du corridor qui mène aux parloirs pour aller m’emparer d’un cyclomoteur garé dans le garage des matons.

C’est dans le parking à l’extérieur du pénitencier que j’ai enfourché le cheval de feu qui allait fougueusement toutes affaires cessantes et pétaradantes me conduire en direction du soleil couchant, vers une nouvelle liberté dans laquelle mon innocence n’aurait jamais plus à être prouvée à quiconque !

Malheureusement, ma cavale s’est terminée plus tôt que prévu, lorsque le soleil s’était couché derrière l’horizon de ma destination secrète : Les gardiens de mon destin de l’époque, qu’on appelle parfois aussi des géniteurs, avaient deviné l’adresse de ma première planque et sont venus me cueillir sur place avec le fourgon pénitentiaire. C’est uniquement dans le but de ne pas trop aggraver ma première condamnation, que je n’ai pas opposé de résistance et me suis constitué prisonnier.

C’est après une analyse en profondeur des causes qui ont mené à l’échec de mon évasion, que j’ai sollicité une augmentation de mon argent de poche pour le cas où une récidive plus efficace devait un jour être organisée…

 

Est-ce le bon moment pour changer de voiture ?

Je poste une photo pour meubler un peu parce que je ne donne pas beaucoup de mes nouvelles en ce moment. Je passe quelques jours chez mon père et son épouse. L’une de leur voisines en face a abandonné sa voiture plutôt voyante au fond de son champ. Hier soir, nous avons déliré sur le fait qu’il faudrait éventuellement la repeindre en vert et s’il le faut incognito à son insu durant son sommeil. Juste histoire de redonner un joli petit air de paysage au paysage.

Il est vrai que ce véhicule serait de la couleur idéale pour faire une SunMobile encore un peu plus voyante que l’actuelle mais je crois qu’il sera désormais beaucoup plus prudent pour moi de me rendre plus discret plutôt qu’encore plus visible ! Je vais plutôt évaluer l’option de  changer de mode de vie plutôt que d’automobile…

Une intense phase de réflexion s’impose … Ah, je sens déjà mes neurones s’emballer… Attention, réaction en chaîne …

Prise de conscience tardive dans l’île de beauté

Aujourd’hui dans la région de Bonifacio, J’avoue que le seuil de douleur a été dépassé : A la vue de cette belle nature j’endure une béatitude à la limite du supportable, j’en bave face à l’indécence de la profondeur de toutes ces couleurs. Je tolère avec peine ces températures idéales et subis l’omniprésence de sable fin. Je suis régulièrement sujet à des crampes d’orteils en éventail et ai contracté un dangereux virus dont peu parviennent à s’en remettre, celui de l’apéro.

En ce jour à marquer d’un galet blanc, j’ai pris conscience allongé sur ma serviette de plage que je me vautrais dans l’obscénité ! Que je suis devenu un être bronzé mais également immoral !

Je vais devoir me racheter si je veux garder un mince espoir de sauver mon âme décadente ! je me dois de rêver de fraîcheur, de précipitations, de pluies verglaçantes, de tempêtes de neige. Je dois prendre un coup de froid, attraper un bon rhume. Remettre des chaussettes bien épaisses, enrouler une écharpe de laine autour de mon cou. M’adonner sans limites à la méditation régénératrice devant un bon feu de cheminée et purifier mon corps en ne me nourrissant que de cinq fruits et légumes frais de saison par jour. Remettre l’amour du travail et celui de mon prochain derrière les bœufs.

Je dois redevenir un individu raisonnable et me contraindre à rentrer au pays avant que la période estivale ne s’y installe aussi !

L’arbre à confiture de l’aubergiste

Ce matin au petit déjeuner, j’ai pu me délecter de la confiture de citron maison des très sympathiques aubergistes chez qui j’ai élu domicile dans la région d’Ajaccio : Ils me l’ont certifiée sans conservateurs !

Laissons les conservateurs dans les musées !

Le donneur de leçons

J’ai récemment eu à faire à un donneur de leçons.

Alors j’en ai profité pour lui demander dans quelle école il les avait lui-même apprises, toutes ces leçons qu’il savait si bien transmettre …

Et lorsque sa leçon était terminée, j’ai tenté d’obtenir quelques renseignements supplémentaires de sa part: Quelle était la durée d’une solide formation dans ce domaine et quels étaient les diplômes qu’il avait obtenus…

Il m’a répondu qu’il était un autodidacte et qu’il n’existait malheureusement pas encore de formation officiellement reconnue de donneur de leçons…

 

Vous prendrez bien deux doigts de Porto ?

Pour une fois chers amis, soyez assurés que je ne vais pas vous raconter de conneries ! Comme tout le monde vous l’aura déjà dit, la Corse, c’est foutrement super beau !

Vous l’aurez  compris, je ne me trouve ni en Polynésie française ni au Portugal.

Bon quand il pleut un peu comme hier, c’est pareil que sur le continent : Ça peut te mettre un morceau non négligeable de moral au fond de les chaussettes.. Ah mais non, j’avais décidé que je n’en mettrais plus ! Allez, va pour le fond de les sandalettes alors …

La Corse devrait te plaire si tu n’entres pas dans l’une ou plusieurs des catégories suivantes :

  • Tu souhaites faire prendre l’air un dimanche ensoleillé à ton dragster de collection et tu n’es pas tellement plus que ça branché routes hyper sinueuses…
  • Le ratio durée de ton trajet / distance à parcourir est un élément essentiel à ton bonheur durant ton temps libre qui est déjà assez limité comme ça.
  • Tu ne peux pas t’empêcher de consulter tes messages et les réseaux sociaux sur ton téléphone portable lorsque tu es au volant.
  • Tu n’envies pas le moins du monde tous ces gens qui se laissent prendre en captivité sur une île aussi grande, montagneuse et ensoleillée soit-elle.
  • Tu n’aimes pas la montagne, les altitudes, les cailloux et les obstacles y sont bien trop nombreux.
  • Tu n’aimes pas la mer non plus, mais au fond tu n’as jamais très bien compris pourquoi et nous on ne veut pas savoir.

Jusqu’ici mon road-trip en présumé sauvage égoïste et solitaire qui se maîtrise juste ce qu’il faut se passe plutôt bien ! J’en tire tous les enseignements souhaités !

Ce matin, dans le port de plaisance de Calvi, une petite fille demandait à ses parents s’ils ne pouvaient pas aller en famille faire une sortie en mer sur l’énorme yacht de luxe qui nous faisait face… Les nouvelles générations font parfois preuve d’un sens inné et inouï de l’humour ! Adorable !