La nuit, je choisis le gris

Ne m’approche pas, non n’insiste pas !

Je ne m’allongerai pas tout près de toi

Je m’en vais rôder dans le secteur toute la nuit

Enveloppé dans la sobriété de mon costume gris

..

Ne me dorlote pas, voyons ne t’obstine pas !

Je ne peux pas rester pour ronronner dans tes bras

Je dois sortir me lustrer les moustaches avec désinvolture

Dissimuler ma curiosité sous le châssis des voitures

..

Ne me caresse plus, allons ne t’acharne pas

Je ne partagerai pas ta paresse soudaine sur ce sofa

Je m’en vais au dehors pour discrètement frôler des murs

Miauler ma fausse mélancolie en haut des toitures

..

Le chat est une image graphouillée par mes soins, qui est basée sur une photo  
en couleurs dénichée sur internet pour laquelle j'ai eu un sérieux coup de cœur, 
et puis l'inspiration pour le texte, elle s'est insufflouillée d'elle même 
au travers de l'image graphouillée... Et cette fumeuse explication, elle est 
peut-être un peu embrouillée...

Changer d’air

Changer d’air

 

– Je crois qu’il faut que je change d’air !

-Tu as bien raison ! Une randonnée en montagne de prévue ?

-Mais non : Il faut que je change l’air que j’ai !

-Ah, c’est de cet air là que tu veux parler…

-Ben oui, tu ne trouves pas que j’ai l’air un peu bizarre ?

-Un instant, que je te dévisage mieux… Non, tu as l’air tout à fait normal…

-Ben justement ! Moi aujourd’hui, j’aimerais avoir l’air différent.

-Tu préférerais avoir l’air con ? Je prends juste un exemple au hasard hein…

-Hé mais toi là, tu as l’air de vouloir te foutre de ma gueule…

-Ah mais j’ai seulement tenté de te faire changer d’air en moins d’une seconde.

-Oui ben c’est malin et j’ai l’air de quoi maintenant ???

-D’un type qui m’a confié souhaiter changer d’air et qui a été immédiatement comblé.

-C’est malin, maintenant j’ai l’air d’un mec qui brasse beaucoup d’air, qui se paie l’air con !

-Pour cette fois, ce sera gratuit. Je n’aimerais pas avoir l’air intéressé…

-Et donc, il ne me reste plus qu’à changer d’air là, une fois de plus…

-Ce serait bien oui. Essaie de prendre un air amusé, ou offre toi juste un air de rien …

-Attends que je me concentre… Voilà ! Alors, ça a l’air d’avoir fonctionné, non ?

-Je n’en suis pas certain. Pour moi tu as de nouveau l’air normal, comme au début.

-En bref, j’ai de nouveau l’air bizarre quoi !

-On devrait peut-être prendre l’air plutôt que de vouloir en changer…

-C’est une bonne idée ! Et tu me proposes de prendre un air de quoi ?

-Tu n’as pas l’air de comprendre. Tu as l’air paumé, cette fois-ci..

-Oh mais toi alors, tu commences à sérieusement me pomper l’air !

-Ça y est, je te reconnais bien là toi avec tes grands airs. Finalement en y regardant de plus près, c’est vrai que tu as l’air bizarre ! Et dire que jusqu’ici, tu a pu me paraître avoir l’air normal …

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Les mains vides

Les mains vides

Ce matin une fois de plus, je me suis rendu dans une grande surface technique, le temple du bricoleur du dimanche, pour m’informer s’ils avaient repris dans leur assortiment, la matière bien précise, que je souhaite depuis plusieurs semaines, commander avec une coupe sur mesure… Et j’ai bien fait d’insister ! Parce que je suis tombé sur le vendeur qui mérite sans soute le plus, la distinction d’employé du mois de cette enseigne : Il a pris le temps de m’expliquer les raisons profondes de la disparition soudaine et provisoire de cette matière de son rayon, m’a indiqué de quelle manière je pourrai contourner ce problème de disponibilité et m’a conseillé le mode opératoire à suivre pour obtenir le meilleur prix…

J’ai vérifié : Je ne rêvais pas et on était bel et bien un samedi, habituellement jour de grande affluence de bricoleurs, d’amateurs de jardinage, de sparadraps et de menuiserie. D’un rapide coup d’œil, j’ai balayé l’endroit pour m’assurer que je n’étais pas le seul client du moment, celui dont le pouvoir d’achat pouvait éventuellement retarder la faillite d’un magasin en panne de clientèle et en possible difficultés financières. Mais il y avait sur les lieux, du client en grand nombre et les étagères étaient toutes bardées de matériel à vendre.

Cerise sur le râteau, je n’avais pas même du appuyer sur la sonnette « appelez un vendeur » , n’avais pas dû me languir cinq virgule vingt-six minutes en me demandant si je devais assurer le coup en appuyant une ou deux fois de plus sur la sonnette dans le but de me rassurer que quelqu’un avait bel et bien dû être informé de ma sollicitation. Ce vendeur-là est soudain apparu au moment opportun et total synchro. Et il a fondu sur moi comme par phénomène magnétique.

Le stade d’étonnement passé, c’est celui de la satisfaction d’avoir été servi tel l’empereur de la galaxie du bidouillage qui m’est apparu. J’ai pensé que c’était encore une facétie de la fameuse quatrième dimension dont je suis maintenant devenu un coutumier explonaute.

En me dirigeant, satisfait de ma visite, en direction des caisses, la petite voix espiègle qui a pour vilaine habitude de torturer ma conscience, m’a soufflé à la feuille de chou qu’il n’était potentiellement pas correct de quitter ce lieu les mains vides, en particulier, après avoir été si bien orienté par un salarié modèle, qui ne serait sans doute jamais récompensé pour son impeccable professionnalisme, autrement que par mes seuls remerciements.

C’est alors que je me suis mis en quête d’un article qui pourrait m’être d’une certaine utilité, qui m’octroierait le droit de faire la queue à la caisse dans le but de me livrer à l’acte citoyen d’alléger mon portefeuille tout en gonflant un chiffre d’affaires. Une démarche qui ferait de moi, une fois de plus, un membre à part entière de notre belle société de consommation.

Voici ci-dessous un scan de l’article adhésif anti mains vides sur lequel j’ai finalement jeté mon dévolu. C’est un autocollant « Stop !  Bouledogue menaçant ». Même si c’était assez cher payé, j’ai trouvé amusant d’observer le regard de la caissière allant de cet article un poil inquiétant en direction du faciès de son acheteur.

J’ai l’intention de coller cet autocollant sur la porte de ma chambre à coucher même si je n’ai pas de chien et que je n’en compte pas actuellement dans les visites de mon cercle d’amis. Il s’agit ici de prévention. Parce que les chiens dans la chambre à coucher, moi je n’aime pas trop ça et autant clairement les en prévenir. Pour moi les chiens à la nuit tombée, ça roupille dans la niche au fond du jardin (au pire, je peux en bricoler une sur mesure en retournant voir mon fournisseur) ou ça se repose dans son plumard à lui tout seul, c’est à dire un panier situé dans son propre espace d’intimité canine.

Point de départ !

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J’en bien assez vu et assez entendu

Mes yeux, mes oreilles n’en peuvent plus

Je vais aller bouder dans un monde meilleur

Au pays des sourires et des fleurs

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J’en ai bien trop bavé et trop vécu

Mes nerfs, mes tripes n’en peuvent plus

Je vais me révolter mais aussi m’enhardir

Au jardin des splendeurs et des plaisirs

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Un petit texte positivant avec pour point de départ, la quatrième phrase de ce texte, agrémenté de cette irresistible envie de m’en aller visiter Tahiti au mois de mai, relevé des retentissements d’une période émotionellement riche et perturbante et le tout saupoudré d’une pellicule d’imagination ….

Cette semaine, je me suis mis au régime sans nouvelles du monde, en grève de réseaux sociaux, en mode récolte de rires tonitruants et en configuration moisson de bonnes humeurs … Une recette qui semble porter ses fruits pour le moment vu que je me suis remis à poétiser un peu !!! 

Sacré Carnaval !

Sacré Carnaval !

En ce moment, c’est carnaval en ville.

Je me suis déguisé en fantôme furtif et n’y suis pas allé. Ainsi invisible aux yeux de tous hormis à ceux de rares initiés, personne ne m’aurait remarqué, que ce soit dans le public ou dans le cortège. Ma panoplie n’inclut ni linceul blanc, ni boulet de prisonnier, ni vieilles chaînes à agiter.

Il me semble que l’année durant déjà, j’assiste à bien trop de mascarades pour vouloir à tout prix en rajouter. Parfois je m’en amuse mais à d’autres moments aussi, ça me saoule ! Ceci que ce soit dans la vie en trois ou même en quatre dimensions ou sur les réseaux sociaux. Et justement, un week-end de carnaval, un fantôme de premier plan, ça ne peut pas se laisser aller à moult pitreries en compagnie de bons vivants sur les pavés du centre-ville. Un fantôme qui se respecte, ça hantera les dépendances du château, les jours festifs pour populace inclus !

Je me suis tout de même faufilé entre les confettis en curieux en ville ce matin à l’heure où le fêtard a depuis longtemps tombé le masque sur sa descente de lit et revêtu le pyjama officiel facilement identifiable par le conjoint. Il fallait, qu’en toute discrétion, lorsque le carnavalier se repose en paix (le veinard)  j’achète le journal satirique local et ses fake news. (C’est un outil idéal pour déclencher des rires de fantôme du haut des murs d’enceinte)

Il y a une tradition vraiment sympa par ici qui est, pour les scribes du comité de la fête, d’écrire en pleine nuit des phrases courtes à la peinture blanche sur les vitrines des bistrots, des restaurants et des magasins. Des vérités et des phrases piquantes que les artisans et commerçants égratignés n’ont pas le droit d’effacer avant la fin des festivités!

Florilège : Sur la vitrine de l’office du tourisme : Ici, il y a autant de touristes dedans que dehors ! Sur la vitrine du magasin du monde : Le monde va mal, le magasin aussi !

Dans le but de peut-être de vous rassurer un peu à mon sujet : Je ne suis pas un fantôme furtif à plein temps et durant toute l’année. Pendant la semaine, j’exerce une autre profession. Je travaille très dur et souvent en costume : Cette semaine par exemple, je me suis déguisé en vieille locomotive un peu rouillée, souvent à la limite de dérailler un peu…

 

Un week-end de malade !

Un week-end de malade !

Ah je suis content ! Durant la nuit de jedi à dredi, j’ai enfin fait mon Burnout !

Depuis le temps que tout le monde en parlait en connaisseur ou en souffrait, moi j’avais jusqu’ici étrangement été oublié. Ainsi, lorsque quelqu’un ayant été frappé du syndrome me confiait le parcours de son aventure, une pointe de jalousie pouvait aller jusqu’à me titiller. Malgré des signes évidents d’épuisements réguliers par ci-par là, Je ne pouvais qu’attendre mon tour en espérant ne pas être le tout dernier servi. Parce que dans ce cas, mon expérience n’aurait peut-être plus intéressé personne :

– Aaah ouais mais j’connais, j’en ai fait un pas triste en novembre 2010. Bah, on s’en remet tu verras ! Preuve vivante Tadâaan !

Bon le mien c’était un « petit » burnout. Son épicentre se trouve situé en dessous du sternum et s’exprime jusque derrière le nombril pour ensuite sournoisement se propager dans les muscles dorsaux et la nuque. C’était un « petit » burnout qui a quand même duré une longue et interminable nuit d’épouvantables souffrances. Heureusement dans cette version là de la maladie, c’est le corps qui lâche mais pas le mental. J’étais là physiquement à ramper dans la lave du dernier sous-sol de l’enfer, pendant que mon cerveau lui, était encore parfaitement à même de décider s’il fallait a) réveiller d’un râle d’agonie un voisin en plein sommeil paradoxal pour qu’il m’emmène en voiture aux urgences à l’Hôpital b) de m’offrir une course en ambulance pour la même destination malgré le tarif prohibitif du kilomètre c) de boire du thé à plus que volonté jusqu’à un hypothétique soulagement en pensant très fort à ce que je pourrais faire avec la somme économisée en b) en cas de succès du plan c). Selon mon diagnostique, une surcharge de pressions subies lors de l’exercice de mon quotidien avait fini par faire péter un tuyau ou deux à l’intérieur de mon abdomen. Les neurones en charge des cas d’urgences ont ordonné de préparer quelques affaires dans un sac de voyage pour couvrir les besoins de base nécessaires à un séjour prolongé aux soins palliatifs en clinique, ont demandé à mon corps de fournir un dernier effort en mouvements pour se vêtir dignement et ont décidé de tenter le plan c)

C’est au petit matin rempli d’eau chaude jusqu’aux gencives inférieures, que j’ai pu m’endormir grâce également à une technique de filtrage auditive de gémissements de damné, mise au point sous l’édredon entre 6 et 7 heures du matin. ( n.d.l.r une technique dérivée de celle à mettre en œuvre dans les open space )

Ah comme je suis content ! Enfin ! Étant de nature souvent optimiste, je me vois déjà très bientôt remis sur pieds, le sourire aux lèvres et tenté de m’abandonner à une malbouffe festive pour marquer le coup ! Ce sera un de ces jours prochains. Parce que là on est encore qu’amdi et j’ai toujours mal au bide, mais niveau purgatoire seulement : C’est quand même un Burnout ! Ces maux-là, ça ne se guérit pas en un jour. D’ailleurs je sens d’ici que je vais encore passer un week-end de ma-lade !

 

 

Si tu devais parfois manquer de patience …

Si tu devais parfois manquer de patience …

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N’aie pas peur

Ne crains rien

C’est bientôt l’heure

C’est déjà presque demain

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Ne t’enfuis pas

Faut plus t’inquiéter

C’est bientôt là

C’est déjà presque arrivé

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Ne perds pas patience

Relâche cette tension

Ne perds pas confiance

C’est déjà presque au présent

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Source Image : Internet

La patience, voilà un sujet d’article qui patientait depuis longtemps sur ma liste…

Ce n’est pas ma contribution la plus aboutie alors J’espère, que ma patience ne fait pas illusion …

Querelle solitaire

Querelle solitaire

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Parfois je dois me remonter les bretelles

Quelquefois je dois me provoquer en duel

Parfois je me dois me serrer la ceinture

Et il m’arrive même de m’infliger des tortures !

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Parfois je m’envoie des ultimatums

Quelquefois je m’adjuge les pires syndromes

Parfois je vais presque tout m’interdire

Et il m’arrive même de devoir me mentir !

..

Tu dramatises, je provoque

Tu me défies, je débloque

Tu m’agresses , je suffoque

Tu me perturbes, je m’en moque !

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Toutefois je serais prêt à négocier une trêve,

A condition que tu me laisses enfin vivre mes rêves !

..

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Le retour du petit Lapin qui…

Salut !!

Ces temps-ci je ne raconte pas grand chose …

Alors je me suis dit que ce serait bien,

De dessiner un petit lapin..

Qui n’a pas grand chose à dire…


( basé sur crayonné qui traînait sur mon tableau de projets en cours )

Fake World

Fake World

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Moi je l’aime bien mon faux monde

C’est presque impossible qu’on s’y morfonde

Car on y fabrique d’authentiques contrefaçons

Parce qu’on y marchande d’artificielles impressions

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Moi je l’aime bien mon univers insensé

C’est presque impossible de s’y ennuyer

Car on y propage de fictives informations

Parce qu’on y réalise ce qui dépasse la fiction

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Moi je l’aime bien mon eldorado en toc

C’est presque impossible d’y paraître plus loufoques

Car on y abuse des plus tortueux artifices

Parce qu’on y déniche de redoutables complices

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Texte en cours de rédaction et donc non définitif
Une idée suspecte qui a germé lors d'une insomnie créative

 

La tour de la trahison

Comme en ce moment mon imagination ne produit pas vraiment une abondance de matière première captivante à publier, je me vois contraint de meubler un peu …

A propos meubler, je viens tout juste d’emménager pour quatre mois dans un joli petit appartement meublé dans la belle cité médiévale d’Estavayer-le-Lac. J’occupais jusqu’ici une chambre dans une collocation dans une ferme d’élevage située au milieu des champs. Cela faisait quelques printemps que je n’avais pu disposer à ma seule guise, d’un espace individuel avec cuisine et salle d’eau privative.

Depuis mon salon, je dispose dès lors d’une jolie vue sur le lac de Neuchâtel et sur la tour de la trahison, une petite tour de garde juchée sur un rempart historique de la ville.

( Je projette à l’avenir de remplacer la photographie ci-dessous par une autre plus colorée, prise un jour de ciel bleu )

J’espère que ce nouvel espace de vie chargé d’histoire saura m’inspirer un peu plus de créativité parce qu’en ce moment, on ne peut pas dire que ça foisonne d’idées lumineuses dans ma boîte à neurones … Je m’auto-diagnostique plus d’aptitudes à rêvasser et à méditer…

Le nom de tour de la trahison vient du fait que lorsque les Confédérés vinrent assiéger Estavayer le 23 octobre 1475, les défenseurs de cette tour prirent peur et s’enfuirent au moyen de cordes. Des Bernois sanguinaires qui les guettaient les liquidèrent tous et se servirent des cordes abandonnées sur place pour s’introduire dans la ville et zigouiller tous les gardes de la ville …

Bouillonnement intérieur

Bouillonnement intérieur

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Effervescence, réactions paradoxales

Excitation de toutes mes particules

Palpitations, cœur qui s’emballe

Agitation de toutes mes molécules

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Envolée mystique et trouble irrésistible

Sensation de chaleur et réactions chimiques

Ivresse instinctive et ardeur indescriptible

Sentiment d’extase et frissons microscopiques

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{ Un petit bout de texte qui vient de très loin,

auquel il manque encore la compagnie d’un petit bout de dessin }