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Inspiré par le délire d’un gars dans les Bahamas qui avait emmené son perroquet
sous l’eau dans un sous-marin transparent fait maison …
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– Pour commencer, décrivez-nous les circonstances qui ont conduit à votre présence à cette audience ?
– J’imagine que c’est parce que j’ai envoyé votre cerbère à hélices à la casse ?
– C’est exact. Et comme c’est votre troisième, vous êtes ici pour être jugé en tant de cyber-citoyen techno-rebelle récidiviste !
– Que voulez-vous, je déteste être pisté jour et nuit par l’un ou l’autre de vos drones de flicage !
– Pourtant suite à vos deux premières infractions, nous avions attribué votre surveillance à un modèle de dernière génération, beaucoup plus compact et nettement plus discret que ses malheureux prédécesseurs !
– Il était surtout encore beaucoup plus curieux et plus intrusif ! Celui-là ne se cachait même plus de lire dans mes pensées, de vouloir influencer mes désirs et habitudes d’achat, d’interférer dans mes goûts et mes préférences culturelles. Ce bidule se permettait même de critiquer mes opinions politiques quant il ne se démenait pas à les remodeler !
– Vous savez, ces drones nous coûtent très cher et ils ne pourraient pas être introduits à si large échelle sans la contribution d’un large soutien du sponsoring !
– Je pense que justement, en ce qui me concerne en tout cas, vous seriez bien inspirés d’arrêter les frais ! Parce que je ne pourrai jamais m’empêcher, à un moment ou un autre, de dégommer l’une de vos sangsues bourdonnantes avec les moyens du bord …
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– Ca te tenterais toi, si tu en avais l’opportunité, un voyage sur la planète Mars ?
– Oh j’y suis déjà allé une fois ! C’était à l’époque où les prix étaient encore abordables, avant la mode des influenceurs spatiaux et du surtourisme cosmique…
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La photo historique d’origine (internet)
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Durant une longue semaine de canicule, le doute s’était peu à peu installé : Mon thermomètre au mercure de bureau était coincé : Il n’indiquait plus rien d’autre que 29 degrés Celsius ! Une variation de la température extérieure n’y changeait rien et ne pouvait visiblement plus rien y changer.
Pour sa défense, il était rare que je m’intéresse à ses efforts. Même s’il était suspendu à hauteur optimale, à neuf heures précises et à une distance de soixante centimètres de mon nez, lorsque ce dernier pointait vers mon écran d’ordinateur.
Acheté au rabais, je ne pouvais pas exclure qu’à l’intérieur de ce petit tube de verre, il n’y avait jamais eu le moindre atome de mercure ou équivalent : A la place, quelque chose comme du sirop de framboise qui se figerait définitivement lors d’un épisode caniculaire d’une durée inhumaine. Cet instrument n’avait peut-être même pas été conçu pour résister à des conditions climatiques redéfinies par un dérèglement sévère…
C’est en me dirigeant vers la poubelle, en me reprochant d’avoir encore acheté de la camelote, qu’un réflexe de sauvegarde m’a invité à faire un détour par le réfrigérateur : Au pire, je pouvais bien encore lui offrir une dizaine de minutes de fraîcheur avant de me résoudre à m’en séparer…
Et là, miracle : une fois refroidi, il avait repris vie ! Puis de retour sous son crochet initial, il a vite fièrement ré-indiqué ses 29 degrés, en totale conformité avec la réalité ambiante…
Réalité ambiante qui m’a également démontré que c’est bien moi qui me mets à débloquer quand il fait trop chaud et trop longtemps !
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– Bienvenue, moi c’est Pierrot ! Je suis le gardien de ce portail !
– Salut Pierrot ! Hem, mais attends deux secondes… Luminosité blanchâtre, intense, couche de nuages étrangement dense : Est-ce que par hasard je ne me trouverais pas devant le portique d’accès qu’on m’avait décrit ? Ca surprend !
– C’est ici, je confirme ! A moins que tu aies eu vent de l’existence de structures d’accueil alternatives dans ce style… Qu’y a t’il donc pour te surprendre ?
– Je m’étonne que je sois seul à me présenter et que ma prise en charge soit immédiate ! Absence de parcours d’attente dans un labyrinthe à rubans, pas de prise de ticket numéroté, pas de personnel de sécurité suspicieux, pas de fouille au corps, pas de scanner à rayons X …
– Peut-être aurais-tu souhaité te coltiner le bain de foule angoissant et barbant d’une salle d’embarquement ?
– Pas du tout ! C’est juste que j’avais imaginé que pour l’obtention d’un sésame d’éligible, ce serait jusqu’à la ligne d’arrivée – ou de départ, selon les points de vue – qu’il faudrait batailler ferme avec la concurrence, éventuellement rude ou déloyale…
– Oh ça, c’est parce que votre système habituel vous a mal habitués. Vous n’êtes pas préparés pour des allégements de tracasseries administratives. Vu d’ici, on vous voit un peu comme des poulets qui courent dans tous les sens de peur qu’on leur coupe la tête en premier…Dans cette paisible agence, nos inspecteurs opèrent dans un calme olympien sur l’analyse de vos dossiers d’inscription : Historique, états de service, niveaux de conscience… etc… Ici, nous n’épluchons pas toutes vos données personnelles… Parce qu’en définitive, Il faut bien que je puisse me charger de l’admission de nouveaux pensionnaires.
– Tu veux dire qu’il n’y a aucun ténébreux à gueule d’ange, balaise, super futé, irréprochable et rempli de sagesse pour me griller la politesse dans le dernier virage du grand escalier baigné de lumière ? Pas même d’option “graissage de patte” discret ni d’obtention d’un passe VIP pour débouler en tête en utilisant le raccourci de votre ascenseur de service ?
– Si ça peut te rassurer, on a un département chargé d’échelonner et de filtrer le flux des arrivées. Ce sont des collègues souvent débordés, se plaignant parfois de vivre un véritable enfer ! Et en bout de chaîne, c’est moi Pierrot, ton réceptionniste attitré, mis à ta disposition pour t’accueillir dans le calme et pour établir le dialogue. Comme je le fais avec chaque nouvel arrivant… D’ailleurs, j’ai même largement le temps d’astiquer la clé du portail entre chacun de mes rendez-vous… Alors quand tu n’auras plus de questions et que tu te sentiras apaisé, il ne te restera plus qu’à apposer ta signature dans ce registre à l’aide de cette plume, avant de te rendre au vestiaire pour choisir ton nouveau costume…
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Encore un petit délire surprenant en qualité et en rapidité de création réalisé avec une IA, agrémenté d’une bulle bidouillée avec Comic Life !
Au cours de l’une de leur traditionnelles parties de chasse au sanglier, Asterix, Obelix et Idefix rencontrent le barde Averell Bardellix dans un coin de forêt particulièrement giboyeux, à proximité immédiate du camp retranché de Mercurochrum …
( Assurancetourix le barde habituel étant parti en tournée mondiale )
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– Ton nouveau mobile est prêt !
– Déjà ? Vous avez fait vite ?!
– Suis-moi dans l’arrière boutique, que je te dévoile l’objet…
– Wow ! Impressionnant ! Joli travail ! Alors vous avez supprimé tous les fils et les tiges ?
– Tout à fait : Tu vois, chaque élément s’affranchit de la pesanteur. Tout est librement suspendu dans l’espace. Et l’ensemble est dépourvu de fixation au plafond ! Et il est portable : Il peut être mis en veille et réduit à son plus petit format pour être glissé dans une poche…
– Pas mal ! Et les pièces peuvent toujours s’entrechoquer, lorsqu’il y a un mouvement d’air par exemple ?
– Absolument. Et si tu le souhaites, tu peux à tout moment y insérer les grelots ou les clochettes de ton choix.
– Vraiment ? Et de quelle manière ?
– Par simple séquence de pensées. Cette sculpture est connectée à ton imagination. Mais il faudra un peu de patience avant que tu contrôles toutes les possibilités de chacun des éléments que tu auras adoptés ou remodelés.
– J’aurai la capacité télépathique de mettre les pièces en rotation, de sculpter leur nature, d’ajuster leur forme, de définir leur matière et leur texture, de modifier leur fonction, leur couleur, leur luminosité …
– C’est ça et même plus ! Mais il reste cependant une condition impérative qui sera de ne jamais perdre de vue qu’il s’agit toujours d’un ensemble interdépendant. Les équilibres de cette composition d’allégories doivent toujours rester corrélés, cohérents et harmonieux… Il faudra t’abstenir de lui demander l’impossible, sans quoi toute sa structure risquerait de s’effondrer !
– Et si motivé par la sottise, un trouble-fête venait à s’en approcher et chercherait à en bousculer les codes et les équilibres ?
– Garde toujours à l’esprit que pour d’autres, cette œuvre ne représentera rien de plus qu’un élément de décor tape à l’œil, un délire artistique jugé inutile et sans intérêt … Dans l’idéal, il suffirait d’éviter de la déployer en dehors d’un cadre confidentiel de type monde parallèle ou jardin secret…
– A moi, ça me plait beaucoup ! Je me vois bien passer des heures à interagir avec ! Et je me sens capable d’en prendre soin. Mais où avez-vous été dénicher ce concept ?
– Ca vient de toi ! Ce sont tes notes et tes plans qui nous avaient été transmis par ton premier mobile : Parce qu’il y avait un de ces bons vieux capteurs de rêves qui y avait été suspendu…
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– Quel métier exerces-tu actuellement ?
– En ce moment, je suis cascadeur sur autoroute !
– T’es sérieux ? Tu veux dire que tu risques ta vie comme pilote chevronné dans des poursuites dangereuses et des dépassements spectaculaires ? Que tu joues au casse-cou immortel dans des collisions en chaine sur des tournages ?
– Pas exactement. Par ici, ces missions-là sont hyper rares. Le plus souvent, je la risque comme « doublure nerfs » dans des bouchons interminables… De nos jours, dans la profession, le grand frisson c’est quand t’es engagé pour t’aventurer dans un trafic saturé d’une heure de pointe et qu’à l’instant ( t ) , tu dois négocier un zigzag de virtuose à destination de la bande d’arrêt d’urgence avant d’enchainer avec un freinage d’urgence millimétré ! En gros, mon job c’est de maîtriser une explosion de pneumatique ou l’apparition subite comme la mort d’un panache de fumée blanche au dessus de mon radiateur surchauffé…
– Ah ouais quand même ! C’est vrai que ça reste vachement casse-gueule comme activité …
– Ha ! T’as même pas idée ! Et encore, attends que j’te raconte la suite …
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– Qu’est ce que tu fais aujourd’hui ?
– Je planifie l’avenir …
– Proche ou lointain ?
– Proche ! Pour le lointain, ça peut attendre demain
– Sombre ou coloré ?
– Coloré, qui voudrait planifier un avenir sombre ?
– Meilleur ou radieux ?
– Meilleur, pour commencer en tout cas
– Plein de promesses ou plein d’espoir ?
– Va pour un plein de promesses
– Glorieux ou durable ?
– Glorieux, on verra demain pour le durable
– Procédure de planification d’avenir terminée ! Es-tu certain d’avoir correctement répondu à toutes mes questions ? < Demande confirmation >
– Je vais répondre < oui > même si je n’en sais rien, parce que j’imagine que ça, c’est l’avenir qui me le dira !
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– Dis moi, c’est quoi pour toi les êtres humains, l’humanité et tout ce foutu bazar ?
– Je vois tout ça comme une grande fourmilière anarchique de bipèdes, tous équipés dans leur caboche exigüe d’une sélection limitée de modules distincts, plus ou moins performants. Lors de sa fabrication, chaque spécimen humain s’en voit attribuer un éventail personnalisé, le tout connecté à une batterie de réglages unique, plus ou moins complexe. Aucun ne reçoit tous les modules de la gamme existante. Et dans tout ce fourbi, un ensemble de paramètres peuvent à tout moment se dérégler ou s’user, un module ou l’autre ne plus tourner rond ou tomber en rade…
– Tu veux dire que pour toi, chaque individu nait préprogrammé et déjà en grande partie configuré et qu’il ne lui reste plus qu’à explorer le périmètre limité de sa propre formule, dans le cadre d’une largement plus vaste et flippante jungle de biodiversité ?
– Ah ben non, comme ça ce serait bien trop simple : Déjà parce que chaque individu qui débarque est aussi le porteur d’une mallette personnelle verrouillée avec son code secret. De plus pour certains chanceux, le bagage prend plutôt la forme d’une imposante valise à roulettes ! Il y a du favoritisme, je l’admets : ma foi c’est comme ça et il faut savoir l’accepter …
– Et quel en serait le contenu alors ?
– La mallette contient une plus ou moins riche sélection d’échantillons qu’il faut apprendre à découvrir et à gérer. Ce sont des petites fioles remplies d’extraits des substances contenues dans des modules dont ils n’ont pas eux-même été pourvus… Une gouttelette de l’un de ces échantillons permettra en principe au sujet, lorsqu’il en côtoie un autre disposant pleinement du module correspondant, de mieux le percevoir, de l’apprécier et éventuellement de le comprendre…
– Et quel serait le résultat, selon ta théorie, d’une interaction entre des spécimens qui n’auraient ni le module, ni la fiole compatible avec le module de l’autre ?
– Tout dépend de leurs inventaires respectifs. Avec deux fioles compatibles, on peut considérer qu’on part déjà sur de bonnes bases. Quand il n’y a pas trace de fiole ni présence de module similaire ? Holà là, Les pauvres, là, les chances qu’ils n’y comprennent tout simplement que dalle, atteignent vite un seuil critique ! Et si ça peut te rassurer, ce genre de situations ne cesse de m’arriver à moi aussi …
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Note : J’ai enfin pu développer ce petit délire sur une idée restée longtemps en suspend, suite à un sérieux clash avec un présumé vilain spécimen équipé d’un module défaillant et qui a voulu se payer ma fiole ! Mais je n’irais pas pour autant jusqu’à prétendre ici, qu’un bon clash pourra toujours débloquer des modules …
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Je me situe en pleine période de créativité expérimentale en matière de brochettes maison ! C’était donc une occasion supplémentaire de réévaluer mon aversion gustative de longue date pour le poivron jaune…
– Mouaich ! Ben même comme ça, c’est pas terrible non plus …
– La prochaine fois, je devrais peut-être ajouter deux demi-cornichons à chaque extrémité ! Des fois que ça s’arrangerait …
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