Un autre voyage au hasard du calendrier ?

Je viens de jeter à la casse, la concrétisation de l’un de mes plus gros délires de longue date !

Dès mon plus jeune âge, je m’étais senti inspiré par l’idée un peu folle et récurrente de me lancer dans l’étude, le développement et la construction d’une monoplace à voyager dans le temps. Ho, rien de bien révolutionnaire, juste un modeste appareil artisanal destiné à mon usage personnel…

J’allais pouvoir réunir mes connaissances scientifiques, mécaniques, électroniques, informatiques dans ce projet et y engloutir la totalité de mes maigres économies. Pour des raisons évidentes, je n’avais d’autre choix que de travailler en solo dans mon laboratoire secret pour créer et mettre au point ma catapulte temporelle.

Mon but n’était pas de m’offrir des opportunités de tourisme spatio-temporel ou que j’aille chiner des objets anciens encore à l’état de neuf pour réaliser des bonnes affaires à mon retour ! Non ! Mes voyages dans le cockpit de mon engin serviraient essentiellement à aller alléger ma conscience d’un certain nombre de culpabilités…

J’irais une à une éponger mes interventions les plus désastreuses et les situations les plus embarrassantes ou honteuses dans lesquelles j’avais été me fourrer dans mon glorieux passé ! Et j’emporterais dans la malle arrière une cargaison d’éponges pour enchainer les missions de détachage sans avoir à repasser par la case base.

Aujourd’hui enfin, malgré les nombreux retards accumulés par rapport au planning d’origine, ma machine à voyager dans le temps était construite et en parfait état de marche. Je n’avais qu’à retirer la bâche de protection, m’installer aux commandes, saisir les paramètres du plan de vol et c’était parti pour un raccourci vers n’importe quel jour de n’importe quelle année…

J’ai fini par prendre conscience que je n’avais jamais pensé à cocher dans un quelconque calendrier, les dates auxquelles il m’avait paru judicieux de retourner. Pire, je n’avais tenu aucune liste manuscrite des missions d’assainissement prioritaires à effectuer. Et je réalisais que n’allais pas pouvoir naviguer efficacement à partir de simples estimations au pif et en étant déboussolé ! Plus jeune, je faisais confiance aux métadonnées de géolocalisation temporelles qui accompagnaient naturellement mes souvenirs tourmentés. Mais plus tard, ma conscience s’est mise à relativiser l’importance de ce genre de culpabilités et ma mémoire à décidé de confondre les dates, d’archiver plus avantageusement et de flouter des détails de moindre importance…

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Des usines à clowns et des moutons étourdis

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– Tu ne publies plus d’articles en ce moment ? Traverserais-tu une cruelle période de manque d’inspiration ?

– Oh non, c’est juste que pour l’heure, j’ai basculé en mode full spectateur. Je prends le temps de collecter, de croiser et d’analyser avec soin un paquet d’informations relatives à ce qui – semblerait-il en réalité – se passerait un peu partout dans notre monde de frappadingues atteint des pires maladies chroniques… J’ai entrepris de diversifier mes canaux d’informations, de consulter déclarations et témoignages offrant des points de vue discordants voire opposés… Parce qu’on n’obtient pas partout un registre ou un assortiment d’informations identiques : Ici ou là, c’est truffé de parti-pris, cerné de censure, enduit d’omissions volontaires, cerné de pressions, orchestré de propagande, gratiné de mensonges, tartiné de sournoises manipulations, garni de témoignages orientés, ceinturé d’objectifs financiers etc… etc… Je m’efforce ensuite de faire confiance à ma jugeote pour effectuer un tri convenable et éviter les pièges les plus grossiers. J’aspire si possible à en décrypter des rouages occultes, à entrevoir des liens nébuleux, à démasquer des manœuvres qui se trament en arrière-plan… Tout cela, pour au final – tout simplement – parvenir à me forger ma propre opinion ! J’échafaude un positionnement personnel qui soit aussi bien défriché et étayé que possible… Parce que je refuse de n’être qu’un mouton étourdi parmi tant d’autres ! Il s’agit pour moi d’une opération remue-méninges certes assommante et chronophage, mais aussi d’une condition vitale et de première nécessité !

– Hou-là alors courage à toi ! Parce que tu t’infliges une corvée particulièrement énergivore. Tu pourrais t’exposer à des déprimes qui s’étalent du matin au soir et à subir d’interminables insomnies !

– Mais non, ça va aller… Je suis aujourd’hui mieux outillé que jadis. Je parviens enfin à me vider la tête sur commande et n’ai plus à endurer des épisodes d’idées noires ! A la place, il peut arriver que je me couche avec une boule d’écœurement au ventre qui se dissipe rapidement ou d’être aspiré pour un dernier tour dans une boucle de méditation existentielle avant de trouver le sommeil du juste. J’admets que parfois, je suis appelé à maîtriser de violents sentiments de colère en réaction à des injustices ou à des comportements imbéciles : Mais j’ai élaboré des recettes efficaces pour les contrer. Et puis, tu dois comprendre que je suis désormais plus que jamais persuadé que sur cette planète, les usines à clowns se répandent et que toutes tournent à plein rendement… Et en tant que bouffon certifié, je trouve que ça commence à m’en faire beaucoup, de la concurrence … 😉

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[ Un article qu’il faudrait encore finaliser … ]

Une ombre de la rue

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J’ai hérité d’un lot de vieux disques vinyl 45 tours dans lequel j’ai en particulier apprécié cette pochette de 1959. Ne possédant plus de tourne-disque, j’irai voir sur internet si je peux trouver ces deux titres en streaming…

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Note : Je m’en suis juste un peu servi comme base pour quelques expériences IA / graphisme. Désolé pour les puristes

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Un dernier verre pour la route ?

Il était une fois il y a fort longtemps à Édimbourg, qu’en qualité de passager d’une visite guidée à bord de ce bus à impériale noir (voir photo), j’avais été informé, par écouteurs interposés, de l’origine mystérieuse de l’expression : Un dernier verre pour la route ?

Ce n’est pourtant qu’aujourd’hui, que j’ai enfin pris le temps de faire du “fact checking” sur internet, afin de trouver une source alternative capable d’attester de la véracité de leur sinistre récit : Résultat, je crois bien que ce n’était que des fariboles fabriquées de toutes pièces pour pimenter la visite touristique…

La petite histoire du dernier verre monstrueusement romancée étant plausible, je l’avais gobée toute crue. Cette information était depuis restée gravée dans un recoin de ma mémoire !

Cependant, un doute raisonnable persistait …

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Et puis plus tard, dans une autre attraction située à deux pas du terminus de la ligne, j’ai été désigné au hasard dans le public, pour prendre place dans le box des accusés d’un tribunal archaïque. Un procureur affublé d’une perruque à bigoudis perché sur son estrade m’accusait avec véhémence d’avoir commis les pires horreurs dans les rues sombres et les faubourgs de la capitale écossaise…

Au vu de ma compréhension intermittente de la parlotte locale, de mon éloquence shakespearienne bredouillante et surtout devant l’absence totale de sous-titrages, ma ligne de défense basée sur de trop rares éléments d’improvisation n’a pas su convaincre le grand jury de m’accorder le bénéfice du doute en vue d’un acquittement. Ils ne m’ont pas décerné non plus de statuette dorée pour saluer ma piètre interprétation du coupable tout désigné

Pour terminer, faute de preuves, ils m’ont injustement condamné à choix, à une pendaison par le cou ou à un exil à vie au pays de Galles.

Avec le recul, je réalise que si j’avais choisi la pendaison plutôt que l’exil, j’aurais été en mesure de vérifier presque en temps réel, le niveau de sérieux de la petite histoire monstrueusement romancée du dernier verre pour la route que j’évoquais plus haut….

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Tout doit disparaître !

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C’est parce que mes quatre plus fidèles clients de longue date ne sont plus passés à ma boutique pour m’acheter des produits naturels et locaux, que j’ai malheureusement fini par devoir mettre la clé sous le paillasson et entamer une procédure de mise en faillite… Mais à la base, tout ça, c’est uniquement à cause de ces problèmes de climatisation récurrents et un peu aussi, à mettre sur le dos de ce fichu dérèglement climatique que je n’avais pas vu venir …

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Je garde un œil sur toi !

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Dans un jour peut-être deux, je vais devoir mettre les voiles :

L’appel du large, la course des planètes, l’alignement des étoiles

La chasse aux trésors enfouis et aux magots entreposés dans des coquilles de noix…

Mais durant mon périple, je n’aurai de cesse de garder un œil sur toi !

Dévoré d’impatience de jeter l’ancre dans ta crique à mon retour

Émoustillé à l’idée d’une escale dans notre havre de paix et d’amour …

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Mes sept ou huit péchés capitaux à moi

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– Ca va mon vieux ? Dis moi, au fil des années, est-tu parvenu a développer une quelconque resistance aux sept péchés capitaux ?

– Penses-tu !!! Selon les dernières nouvelles… la gourmandise (1), la gloutonnerie (2), la goinfrerie (3), la boulimie (4), la bâfrerie (5), la gastronomie (6) et la voracité (7) ? Je n’en ai pas acquis le moindre contrôle ! Et là, je ne te parle même pas de la soif (8) etc …

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Buzz Lafrite à la rescousse !

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Hahaaa ! Buzz Lafrite à la rescousse !!!

Sapristi, mais quel est ce désordre qui semble régner partout sur cette planète !

Et apparemment, aucune espèce intelligente en vue,

capable de maintenir un minimum d’ordre et de faire le ménage …

Allo Star Command ?

Organisez Eve pour des missions périodiques d’observation.

Quant à moi, je rentre immédiatement à la base !

Je juge inutile pour le moment de m’éterniser à la surface de ce dépotoir…

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