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Monopolish : Le jeu de notre belle Société

Les jeux et plus particulièrement ceux dits de société sont un thème récurrent sur ce blog. Cette 1ère phrase à elle seule pourrait déjà vous donner envie d’aller jouer ailleurs !

Cette semaine, j’ai retrouvé ma collection de boîtes de jeux de société en allant fouiner dans les cartons entreposés dans mon espace de stockage.

Dans mon enfance et dans celle de mes enfants, c’est attablés en famille et entre amis que nous nous livrions régulièrement à des parties serrées et animées. Les participants d’une partie étant tous présents en chair, en os et en esprit de compétition en un seul point géostratégique. Nous profitions du triple loisir de nous distraire, de nous défier face à face, en apprenant à démasquer le potentiel tricheur, à détecter la mauvaise foi chez le mauvais perdant, à évaluer la taille de la graine de mégalomanie germant chez le mauvais gagnant. Et bien plus encore… 

C’était avant que l’individualisme ne se répande comme une trainée de coke dans nos mentalités occidentales et que certaines évolutions technologiques et clientélistes ne nous poussent à plus généralement préférer les parties en solitaire ou les escapades monacales dans des mondes virtuels où parfois tous les coups semblent être permis. Lorsque personne ne manifeste l’envie de participer à une partie dans la vraie vie et qu’il serait vain de tenter de résister à la sienne, il reste aussi des simulations en ligne. Avec l’illusion d’être en mesure de gagner au moins une manche à armes égales contre un avatar inhumain.

Je me rappelle avoir longtemps craint que ma génération et la(les) suivante(s) avaient trop bien aligné et limé les crocs de nos charmantes têtes blondes. Qu’on était parvenus à isoler les réalités des uns et des autres en les surprotégeant, en les soustrayant au vrai monde et en leur en proposant même de préférence des faux ou on aurait mille vies. Je croyais vivre dans une société devenue désespéramment ramollissante. Mais à voir ce qu’il se passe aujourd’hui dans les rues, mes bonnes vielles craintes n’étaient pas justifiées. C’est vrai que des crocs émoussés au besoin, ça s’aiguise, et il faudrait être benêt pour croire que des faux mondes intéressants pourraient perdurer si le vrai devenait plus qu’invivable.

J’ai appris que le Monopoly avait été inventé par une femme en 1903 pour démontrer la nature antisociale du monopole sur le sol. C’était sensé dénoncer une certaine forme de capitalisme. Le but du jeu consistant à délibérément espérer la ruine de ses concurrents en leur faisant subir les incidences pécuniaires croissantes conséquentes à des réalisations d’opérations immobilières.

J’avais toujours pensé en participant sans véritable développement de vénalité à ces interminables trafics de faux monnayeurs et de gymnastique d’agences immobilières, que cet usant exercice avait été créé pour apprendre dès le plus jeune âge parallèlement aux enseignements des bancs d’école :

  • à apprendre à aimer palper de l’oseille et à empiler des liasses avec soin
  • à inculquer le vice de vouloir en amasser toujours plus.
  • à faire germer le désir de propriété foncière et immobilière.  
  • à ancrer dans l’esprit le projet de posséder une cahutte, un palace, une cathédrale et une résidence secondaire.
  • à nous habituer à ne jamais nous plaindre en cas de fins de mois difficiles, pour ne pas décourager d’autres joueurs qui ne gagneront pas non plus à tous les coups.

On nous sensibilisait et nous préparait  

  • à l’inévitable partenariat ainsi qu’à l’éventuelle arrogance du maître-brasseur banquier.
  • aux risques et à la suite royale d’emmerdements à subir lors d’une faillite ou une banqueroute.
  • au rôle de la prison, comment y accéder et comment en ressortir plus vite si on a de quoi payer la caution.
  • à l’opportunisme de se faire des burnes en platine s’il le faut sur le râble de son prochain.
  • Qu’un jour ou l’autre il n’y aurait au mieux plus qu’une seule place de parking gratuite en ville et que ça pourrait nous faire tout drôle quand pour une fois on pourrait se poser dessus !

La version de ce jeu qui est en ma possession date de plusieurs décennies. C’est vrai que j’aurais les moyens d’en acquérir une nouvelle édition chaque année si je revendais une parcelle non bâtie dont j’espère encore que le prix de vente explosera un jour.  Il est de ce fait fort possible que les règles du jeu de mon antique version aient déjà entretemps été adaptées aux évolutions positives du capitalisme contemporain.

J’ai quand même fait une liste de mes recommandations pour une adaptation d’une version réaliste pour une prochaine mise à jour :  

  • En passant par la case DEPART, les participantes féminines toucheront dorénavant un salaire fixé à 80 % de celui des participants masculins. C’est pour qu’elles ne deviennent pas trop accro à ce jeu et n’en oublient pas de se concentrer avant tout sur leur opportunité de mettre au monde une série de nouveaux joueurs.
  • Les joueurs trop expérimentés de plus de 45 ans ne joueront plus qu’avec un seul dé et devront se préparer à quitter la table pour rejouer au jeu de l’oie blanche en petit commité.
  • La banque sera désormais officiellement déclarée « too big to fail » et le contenu de ses coffres ne pourra en aucun cas être siphonné par un joueur fortuné. En cas de menace de banqueroute, ce sont les joueurs les moins pétés de thunes de la partie en cours qui seront surtaxés pour renflouer les caisses de l’établissement financier.
  • Le joueur capable d’également tenir le rôle de banquier dans une partie peut faire valoir son droit à un bonus conséquent. Que ce soit en cas de bons ou de mauvais résultats de l’établissement financier. C’est pour motiver au moins l’un des joueurs d’endosser une charge supplémentaire. Et parce qu’on peine tellement à trouver des volontaires qui méritent le saladier. Il encaissera sa prime en passant par la case DEPART / BINGO
  • Une optimisation fiscale et/ou un changement des règles du jeu en cours de partie est à tout moment négociable sur simple geste de tout joueur pouvant immédiatement justifier de gains conséquents.
  • Les joueurs ne seront plus tenus d’étaler au grand jour leurs liasses de coupures et leurs titres de propriétés. Ils recevront chacun un petit coffre à fixer discrètement sous la table. Un peu de suspense qui pourrait redonner un second souffle au mystère perdu du capitalisme.

Modifications des cases sur le plateau de jeu :

  • Une case chômage longue durée (passe 12 fois ton tour) et une case gratuite « soupe populaire » seront ajoutées.
  • La case compagnie d’électricité n’étant plus assez rentable en raison de la concurrence acharnée sur ce marché et à cause des coûts élevés des démantèlements de centrales nucléaires sera remplacée par une case « Compagnie des Extractions d’énergie Fossiles partout où on en trouve encore» à qui il resterait encore de beaux jours devant elle.
  • Les cases des « compagnies ferroviaires », des « funiculaires réunis » et celles des « remontées mécaniques dans des endroits où il ne tombe pas plus d’un mètre de neige par saison mais on va encore acheter des canons» seront respectivement remplacées par la case « consortium de conquête spaciale et de prolifération des armes de guerre »,  « Groupe OGM pour tous & Pesticides à gogo » et celles de « Cartel des Médocs hyper-Lucratifs »

Les nouvelles cartes de jeu :

  • Une carte « Réduction de peine » et « Cadeau fiscal » profitant uniquement aux joueurs nantis qui paient régulièrement une tournée en cours de partie.
  • Une carte « Pots de vins, voyages surclassés en business et avantages en nature »
  • Les cartes malchance « croissance nulle, sale coup d’hypocrisie caractérisée, uberisation galopante, pension alimentaire, accident climatique, ressource gaspillée, conjoncture morose, crash boursier, appartement dévasté par un locataire, victime de cambriolage, pigeon d’une arnaque, reconnaissance de dette et Désolé mon vieux, mais moi j’estime que c’était de bonne guerre » mettront un peu de piment dans les manches les plus soporifiques.

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My Resurrected Laptop

La mort de mon laptop à écran 4K aura été de courte durée ! ( voir cet article )

Ce matin à 10:05 GMT+1, il a repris vie ! On ne peut pas appeler cela un miracle : Mon opération de transplantation d’organe s’est bien passée et à aucun moment mes mains n’ont tremblé. Et puis le donneur d’organe m’a livré une pièce de rechange parfaitement fonctionelle et compatible.

Une fois de plus, ce fût un réel plaisir de déchirer un certificat de décès.

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Merci pour votre bel accueil !

Au milieu de cette photo dans ce carton, bien emballé dans du papier à bulles , c’est moi !

C’était le jour où mes parents ont reçu la livraison du chenapan qu’ils avaient commandé.

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Love Story au Pays des Choses Qui Penchent

Tiens-toi droit !” devait me répéter ma mère durant mes années d’adolescence. Sans répondre et sans poser de question, j’obtempérais en me redressant pendant trois minutes . Je me disais que ça faisait partie de son plan de carrière : Tenter de faire de son aîné un homme bien droit dans ses sandalettes, avant que ne lui vienne à l’idée de se transformer en true rebell vautré dans ses gros sabots. C’est dans cette optique, que dans mon laboratoire secret, je m’étais livré à une série de calculs savants. Que j’en étais arrivé à la conclusion que pour mieux faire illusion dans le paysage, je devais me laisser pousser les jambes. Ne pas me laisser appesantir. Opter pour un mélange finement dosé de plus d’aplomb et de moins d’hypoténuse.

C’est quand notre famille est partie pour la première fois en vacances d’été au Pays des Choses Qui Penchent que j’ai un peu compris ses raisons profondes. Là-bas, il y avait posé sur un horizon presque plat, un très grand lac d’eau salée. Sous la fenêtre de ma chambre, une piscine turquoise et au plafond, du soleil sur fond bleu tous les jours. Mais aussi une très jolie fille qui possédait un pouvoir particulier : Celui de me faire me tenir droit, sans n’avoir jamais à me le demander ! Surtout que dans cette contrée-là, ce n’était pas chose aisée : Rien n’était disposé de manière verticale ou horizontale. La perpendicularité y était chose des plus insolites. Nous manquions des références habituelles sur lesquelles nous étions habitués à nous aligner. Mais se sentir un peu dépaysé, déboussolé voir pris de vertiges, les vacances c’est aussi fait pour ça !

J’ai vite compris que j’aurais pu profiter de ce voyage pour contredire les sommations maternelles par rapport aux imperfections de mes inclinaisons de posture. J’aurais pu me défausser sur cet arbre poussé de traviole ou rendre responsable ce mat de parasol planté en diagonale. J’ai pourtant choisi de ne pas gâcher nos congés et de marcher le plus droit possible.

Dès notre arrivée, je n’ai pensé qu’à plonger dans la piscine entre deux plongeons dans des chapitres romanesques. C’était encore avachi sur ma serviette de bains, que je me régalais des aventures de Fantômette. La seule héroïne costumée qui avait su me captiver de son charme efficace et discret, un délice épicé de ses palpitantes péripéties.

C’est en levant les yeux en tournant une page avec hâte, que m’est apparue cette ravissante jeune fille déambulant d’une grâce toute féline en bordure de bassin. En une seule fraction de seconde, elle pulvérisa tout un pan de mon innocence et défia les lois de ma timidité. Elle n’était vêtue que d’un costume pour le moins minimaliste, mais d’une efficacité redoutable. En passant, elle m’a d’abord jeté le traditionnel regard oblique avant de ponctuer sa spectaculaire entrée en scène d’un sourire proportionnel à la béatitude de mon attention.

Dans le royaume ou tout pouvait à tout moment aller de travers, elle avait choisi le meilleur angle pour me faire décoller en ligne droite en direction de la stratosphère. Elle ne parlait pas ma langue et je ne parlais pas la sienne. Mais ça, c’était seulement le tout premier jour de notre rencontre…

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Langage corporel

Expressions faciales, expressions corporelles

regard, sourire, grimace, partage, naturel, provocation,

attention, surprise, attitude, gestuelle, mouvements !

Ces petits quelque choses d’intéressant, de captivant, de différent…

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Hier elle était un rapide crayonné inspiré et motivé par le souvenir de ma perception d’une femme qui me fascine. Je m’étais l’espace de quelques instants senti plus clairvoyant en décryptant un échantillon de la magie que ses expressions corporelles pouvait exercer sur moi. C’est sous l’éclairage de cette séquence d’appréciations de chacun de ses mouvements qu’il m’était venu à l’idée de saisir mon crayon et de le laisser librement vagabonder. Et aujourd’hui, elle était devenue un dessin à l’encre de chine, avant que je la laisse se reposer quelques heures sur le papier. Pour mieux la retrouver animé par la curiosité d’un regard nouveau, baignée dans une autre lumière, plus intense et naturelle. Mais c’est là que ses nombreux défauts à mes yeux se sont révélés. Bien que je sache apprécier et laisser intactes ici ou là quelques erreurs ou de surprenantes déformations, ses formes étaient loin d’êtres toutes harmonieuses. Ses jambes tordues, irréalistes, mal proportionnées. Son visage inexpressif et terne. J’ai bien tenté de lui offrir quelques retouches pour la sauver, mais il ma paru évident qu’elle n’était en devenir, qu’une peinture ratée ! Il m’aurait fallu le courage de m’avouer découragé et tout recommencer. Alors elle s’est transformée en fichier graphique, plus facile à remanier. Ne serait-ce que pour ne pas jeter à la corbeille, le fruit et le souvenir de l’enthousiasme d’un enchantement.

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Encéphalogrammes en pente douce

La capture d’écran qui illustre cet article est celle d’un programme que je viens de coder. Sur le graphique de droite, ce ne sont pas du tout les courbes actuelles de mes électro-encéphalogrammes ! Parce qu’en ce moment, elles seraient plates comme un banc de limandes ! Et je ne peux que m’en réjouir ! C’est une sensation très agréable.

L’autre jour, suite à une alarme de niveau de surcharge, le disjoncteur chimique automatique de mon hémidroit s’est activé (voir cet article) et il a enclenché une procédure d’urgence. Mon hémidroit est immédiatement passé en standby et c’est mon hémigauche qui a repris le contrôle des opérations. (voir aussi cet article)

Depuis cette relève, je n’ai pas eu à fournir le moindre effort pour me vider la tête. Je me sens complétement à court d’idées. Je n’ai pas même la mauvaise idée d’aller me prendre la tête avec celles que je pourrais retrouver dans mes notes. J’ai vérifié dans le miroir : je n’ai pas repéré la moindre trace d’une idée derrière ma tête. Si je devais aujourd’hui être assailli par des idées noires, je pense qu’elles ne pourraient pas être plus sombres que grises clair.

Lorsque je traverse ces phases-là, je peux à nouveau me régaler de délicieux rêves chaque nuit. Si ça se trouve, je pourrais me remettre à bouquiner, sans avoir à perdre le fil du récit avant d’atteindre la fin de la page.

Et j’ai eu beau tenter de titiller des neurones encore fringants , de m’inciter à stimuler des synapses chargés d’électricité  : Absolument rien n’a été en mesure de perturber ce grand calme ambiant.

Mais j’ai quand même déjà une toute petite idée ce qui m’attend : Je vais finir par craindre que ma fantaisie et mon imagination m’ont désertées pour toujours. Je recommencerai à me trouver fade et monotone. Une inquiétude grandissante m’envahira peu à peu. Et à la fin, je n’aurai d’autre choix que d’en arriver à faire le tintamarre nécessaire pour tirer mon grain de folie de sa torpeur…

Mais en ce moment même, je ne souhaite pas me mettre en quête d’une source d’inspiration qui pourrait me faire évader de ce bien-être qui me paraît encore si confortable !

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My dead Lightbulb

Mon déchaînement de mauvaises ondes de l’autre jour n’a pas seulement eu raison de la carte-mère de mon laptop ( voir ici ) Il a aussi zigouillé le filament de l’ampoule qui illuminait si bien ma salle de bains !

Je crois que sans même sans m’en rendre compte, j’ai moi aussi été gratifié du super-pouvoir de ce gaillard aux colères aussi subites que de très forte intensité que j’avais rencontré dans le courant du siècle passé ! Si ça se trouve, son pouvoir à la con il me l’avait peut-être transmis dans le seul but de s’en débarrasser avant que l’invention de la LED ne puisse venir le soulager de sa malédiction.

Et maintenant voilà que je vais devoir apprendre à en contrôler la toute puissance : Il serait préférable que j’en arrive pas involontairement aussi à cramer le compresseur de mon frigo à la première apparition d’une pointounette d’exaspération…

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Hemisphères

La plupart de nos cerveaux sont partagés en deux hémisphères qui ne partagent pas les mêmes idées.

Et une dizaine de formes différentes d’intelligences doivent collaborer dans le même espace. On peut dès lors facilement imaginer que ça puisse parfois être un peu le petchi. Déjà parce que ces dix collaborateurs ne sont pas tous les meilleurs représentants de ce qu’on pourrait trouver sur le marché mondial. Si on peut déjà compter sur un échantillon favorable de deux ou trois futés dans nos propres murs, des éléments qui excellent naturellement au quotidien dans leur job, le restant d’entre eux préfèrera toujours roupiller dans un coin ou ne produire que le strict minimum. Et impossible de les congédier pour les remplacer par de meilleurs éléments. Ce sont dix postes de fonctionnaires indéboulonnables et garantis à vie.

Les locaux de cette PME sont subdivisés en deux bâtiments :

Dans l’hémisphère gauche (ndlr hémigauche) on trouve le département de la logique, celui des affaires cartésiennes et le centre névralgique des opérations séquentielles. Ils ne prennent en charge qu’une seule tâche à la fois, mais en principe ils la mènent à bien. Ce sont eux qui domineraient la destinée d’environ 80% des entreprises humaines.

Dans l’hémisphère droit (ndlr hémidroit) ce sont les bureaux des intuitifs, des créatifs, des imaginatifs. Mais aussi le centre de traitement des émotions et le laboratoire des magiciens de la pensée fulgurante. Avec leur puissance commune, ils fichent une pâtée magistrale à leurs collègues de l’hémigauche. Par contre souvent, ils peinent à dénicher leur juste place dans la société ! Et pas seulement dans celle de l’organigramme interne, également celle de l’extérieur.

Notez au passage que ce ne sont pas mes hémisphères qui m’ont fourni ces précieuses informations. J’ai publié un appel d’offre et la leur était hors de prix. C’est le site internet d’un sous-traitant qui a été retenu.

Ces deux entités bien distinctes sont séparées mais interconnectées au niveau du corps calleux. C’est le nom assez moche qui a été donné à la frontière transversale centrale. C’est qu’un mélange des genres aurait été risqué. Et pour éviter certains conflits directs entre des départements pouvant dans certaines affaires se trouver en concurrence, la géographie des ateliers et des bureaux a été confiée à un spécialiste des ressources humaines de base. Pour éviter que toutes les entreprises du monde entier travaillent d’une manière parfaitement identique et qu’elles puissent entrer en concurrence ou en complémentarité, la composition de la majorité de l’équipe dirigeante peut à choix occuper des bureaux dans l’hémigauche ou dans l’hémidroite.

Des complications dans les affaires courantes avec des client externes peuvent arriver : On peut par exemple avoir un hemigauche A qui se laissera plus facilement séduire par l’excellent travail d’un hémidroit B que par la production de son propre département associé hémidroit A.

Suite à de nombreuses séances avec l’ensemble de mon personnel, les hémisphères dont je suis encore un peu le patron ont négocié une trêve et ont fini par trouver des compromis constructifs. Ils seraient devenus des collaborateurs complices. Il faut dire aussi que je les chouchoute et que je les paie bien et surtout sans distinction aucune.

J’ai remarqué par exemple que suite à une période durant laquelle les hémigauches se sont cassés la moitié de la tête à coder un programme informatique, ce sont les hémidroits comme dopés par les bons résultats de l’entreprise qui entrent en ébullition, prennent le relais, et peuvent s’en donner à cœur joie …

Lien vers le document sérieux de base

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Silence Radio (?)

silence radio_sunof.net

Aujourd’hui je peux republier ce dessin que j’avais réalisé début 2015. Initialement il n’était accompagné d’aucun texte. Pour moi, il représente beaucoup plus qu’un simple dessin basé sur un jeu de mots.

Ce jour marque également la fin d’une bataille que j’avais du engager pour vaincre un mal étrange et périodique qui me taraudait. Je ne sais pas du tout s’il s’agit d’un problème répandu dans la population. Je n’en ai jamais entendu parler nulle part. Je pouvais quotidiennement mesurer l’intensité de mes états de crise, simplement en écoutant la radio pendant quelques dizaines de minutes. Et certains jours je n’avais pas d’autre choix que de la réduire immédiatement au silence ! D’autres jours, je pouvais me réjouir d’être un auditeur comme n’importe quel autre. Suivre une émission de télévision, à part dans de très rares cas tout au début de l’apparition de ce type de manifestations, ne provoquait jamais cet effet. Probablement parce qu’au même instant, mon attention visuelle était également captivée et qu’une fois les deux canaux réunis, mes perceptions restaient cohérentes.

A un moment donné, j’avais aussi du m’abstenir d’écouter mes albums préférés. Les émotions intenses que je ressentais à l’origine s’en trouvaient soudain encore décuplées, ce qui pouvait ensuite m’envoyer dans les cordes. Il y avait à la clé un lot d’effets extrêmement agréables, positifs et addictifs mais aussi des conséquences négatives à subir ensuite. A la fin, il fallait toujours le payer assez cher. Habituellement beaucoup plus à l’écoute de la musique et des harmonies qu’attentif au sens des paroles, je pouvais parfois soudainement me trouver confronté à des lyrics me mettant particulièrement mal à l’aise.

Dans ces périodes là, il arrivait que la musique d’ambiance des centres commerciaux déclenche chez moi une gêne du même type. Elle a même pu être permanente durant plusieurs mois et sans le moindre répit. En temps normal déjà, je me sens vite embarrassé dans un open space bruyant ou agacé par ceux qui semblent prendre un malin plaisir à abuser de bruits de moteur. Un vacarme qui pour moi ressemble à tout sauf à une symphonie. Les souffleuses à feuilles mortes et les tronçonneuses à moteur deux temps par exemple, ne sont pas vraiment mes amies. C’est certainement de la faute à l’hémisphère droit de mon cerveau, qui s’emballe beaucoup trop facilement, lorsque c’est son tour de dominer.

Ces sensations de malaise quand elles surviennent, sont plus intenses et fréquentes avec des langues que je comprends mal qu’avec celles que je comprends bien. Et je peux de temps à autres me sentir incommodé d’une manière similaire sur des réseaux sociaux ou la langue anglaise est dominante. (Je n’ai qu’un niveau intermédiaire B1à l’oral et B2 à l’écrit) Ce qui fait qu’assez souvent j’adapte au goût du jour ma limite de tolérance à l’overdose d’informations pouvant potentiellement déclencher des sentiments négatifs voire des réactions de rejet.

Dans le but de m’exorciser, j’avais du prendre la sévère décision de me séparer de ma radio et de m’isoler de ma collection de cédés. Pour faire la sourde oreille le temps qu’il faudrait. Histoire de ne pas entretenir plus longtemps les déclenchements de ces bugs. De temps à autre, je m’offrais une mesure auditive prudente pour évaluer les résultats obtenus. Comme les choses semblaient effectivement petit à petit s’arranger, j’ai par exemple commencé à inclure des liens musicaux éphémères sur ce blog et d’en évaluer les influences. Une idée destinée à me proposer d’écouter facilement de la musique qui me touche en rédigeant mes petits délires. Une expérience également vouée à m’intéresser plus globalement à la signification des paroles étrangères à ma langue maternelle, en prenant le temps d’aller les lire sur internet.

J’avais entendu dire que le cerveau était assez malléable. Je ne sais plus si c’est de moi ou d’où j’ai bien pu tirer la vision que si on le comparait à un arbre, on serait capable de ne plus “nourrir” une branche qui serait malade, pour qu’elle perde ses feuilles, se dessèche et finisse par tomber. Ça parait simpliste, mais ça peut aider quelqu’un à conserver une lueur d’espoir durable.

A la suite de cette longue séquence de petits changements et d’actions mises bout à bout, les phénomènes indésirables ont fini par s’atténuer et à retrouver un niveau tolérable. Mais en homme averti, je reste sur mes gardes. Et je ne serai plus jamais le même. J’ai en quelque sorte truffé le périmètre de systèmes d’alarme, de barrières et de filtres efficaces. Et c’est assez drôle car si aujourd’hui je me lâche à crier victoire un peu vite, il me reste encore au programme la tâche immense de m’imposer la réécoute des deux albums qui me font le plus peur : Ceux qui m’ont dans le passé profondément déstabilisés et que j’ai du bannir de mon répertoire. Et qui n’ont jamais passé les derniers tests avec succès !

A chaque fois que je peux en arriver à la constatation que je suis encore réparable avec mes propres outils, c’est un peu comme un jour de fête ! A la base, ce blog était une stratégie de survie. Il devait me permettre de mettre un peu d’ordre dans ce fatras de perceptions parasites et de chercher un moyen de canaliser mes pensées. Et ma foi, je crois qu’elle fonctionne pas si mal que ça ! Je ressens des différences notables à chaque étape.

J’ai rédigé cet article pour qu’il figure dans mon album de souvenirs. Mais peut-être aussi que quelque part, quelqu’un souffre de symptômes comparables. Si c’est le cas , cette personne sera peut-être un peu rassurée en lisant le récit de mon expérience personnelle.

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The yellow fries days

Et voilà qu’une fois de plus on nous annonce un black fries day !

L’idée de base étant qu’il existe un vendredi où tout consommateur lambda devrait vite se jeter porte-monnaie grand ouvert et sans véritable faim sur n’importe quelle barquette de pommes-frites trop cuites bradée pour liquider des stocks !

Je ne sais pas vous, mais moi je les préférerai toujours bien jaunes et si possible à l’envi ! Et ce détail d’importance ne comptera jamais pour beurre ni cacahouètes n’importe quel jour de la semaine ou de l’année !

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My dead Laptop

Voilà, l’autopsie de mon laptop principal est terminée. S’agissant d’une mort suspecte l’enquête continue.

Il était beaucoup trop jeune pour rendre l’âme et était loin d’être obsolète. Au moment de passer la souris à gauche, il était gorgé de bons souvenirs trop récents pour avoir été sauvegardés.

Le jour où il s’est endormi, j’ai commencé par diagnostiquer un problème de sablier : L’étroit conduit bouché par un grain de sable trop volumineux. Je l’ai secoué, retourné, supplié mais il ne s’est jamais réveillé. Une série de vigoureux massages cardiaques sur le mousepad n’ont pas relancé la machine.

Alors j’ai placé le patient au repos forcé durant deux jours. Je dois avouer à demi-mots que ces derniers temps, je l’avais mis à rude épreuve. Sans jamais déceler les prémices d’un éventuel burn-out fatal. Dans les cas où il se sentait un peu à plat, je lui prescrivais une pleine recharge.

Mais deux jours de permission n’ont pas ressuscité le moribond.

Les seuls signes de vie encore visibles étaient un peu d’hyperventilation et un pouls irrégulier visible sur la LED de la touche caps lock. Cinq clignotements lents suivis de trois rapides. Un peu comme si le comateux voulait me lancer un S.O.S, mais qu’une forte fièvre l’empêchait de se décider à le faire en employant des majuscules ou des minuscules.

Renseignement pris auprès d’un spécialiste, il s’agissait d’un appel au secours manifestant une carte-mère à l’agonie. Que les chances de succès d’une réanimation classique étaient minces. Qu’il faudrait envisager une opération à cœur ouvert et faire appel à un don d’organe.

Bien sûr, j’ai culpabilisé ! Cette affaire m’a rappelé le siècle dernier et ce client qui affichait habituellement un caractère calme, mais qui pouvait parfois partir dans de si intenses crises de colère, qu’il lui arrivait de pulvériser le filament des ampoules à incandescence allumées dans les alentours immédiats de son déchaînement de fureur. Celles logées dans le tableau de bord de sa voiture n’échappaient pas à cette malédiction. Et juste avant le trépas de mon laptop, j’avais dû subir un épisode de très forte irritation après avoir séché des heures sans succès sur la résolution de l’installation de deux programmes incompatibles. En réalité, je crois que je suis coupable d’un laptopicide ! Je l’ai trucidé en l’exposant à un bombardement intensif de mauvaises ondes !

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Cosplay ( de SunOf )


Quelques précisions techniques :

La crête luminescente de cette parure de cosplay développée par les laboratoires SunOf est équipée sur chacune de ses deux faces de 30 LEDs haute efficience. Ce système est alimenté par des accumulateurs/batteries Li-Ion logés dans le manche du panneau multi-fonction, qui sont rechargeables par des cellules solaires. La surface du panneau est également à tout moment convertible en écran graphique à cristaux liquides rétroéclairé (GLCD) sur lequel peuvent être affichés des messages animés, des glyphes et des emoticons. Il est possible par exemple de faire défiler des slogans bien visibles lors d’une participation à une manifestation nocturne ou simplement dire coucou aux gens, tout en se faisant remarquer de la manière la plus originale qui soit, au milieu d’un cortège de personnages de mangas, de jeux vidéo et de films de super-héros.

Cette parure parodique à énergie solaire n’empêchera pas son porteur d’également briller en société dès la nuit tombée et ne l’influencera en aucune manière à aller à se coucher à la même heure que le soleil.

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Les laboratoires SunOf ont décidé de mettre cette invention 
dans le domaine public. 
Il ne sera jamais réclamé de royalties à tout bricoleur motivé 
souhaitant fabriquer son propre prototype dans son garage. 
Une décision qui a été prise pour favoriser la défense de la 
biodiversité cosplayesque : Parce qu'avouez que ce serait plutôt 
con de se retrouver dans un même endroit avec cent autres cosplay 
de Sunof identiques en compagnie d'un seul Spiderman 

Les ailes du favoritisme

L’autre soir après le travail, j’avais un rendez-vous pour aller boire une bière avec Cup, un ami de longue date !

Cup, avec un peu de chance, vous en avez déjà entendu parler : On l’appelle aussi un peu pompeusement « l’archer ailé de l’amour ». Quand on avait sympathisé lors de notre toute première rencontre, il m’avait lancé en redécollant qu’on allait probablement être appelés à se revoir et que ce serait plus simple de se tutoyer…  

Bien sûr au téléphone au moment de convenir d’une date et d’un endroit, lorsque je lui avais glissé avoir besoin de ses services, il n’avait pu s’empêcher de se laisser aller à quelques sarcasmes :

« Quoi.. Encore ??? Mais tu dois être en passe de devenir mon meilleur client ! Une carte de fidélité ça t’intéresserait ? Comment veux-tu que j’accomplisse efficacement ma mission, si tu ne me laisses pas cinq minutes pour affûter mes flèches ! »

Ensuite, il s’est mis à râler. Que de plus en plus souvent, il en avait plein le carquois. Qu’administrativement ça devenait ingérable avec la liste officielle de combinaisons d’orientations qui ne cessait de s’allonger. Que c’était plus simple avant : Dans les cas d’erreurs professionnelles, il pouvait s’appuyer sur l’excuse qu’il n’était pas encore au courant des dernières révolutions. Que son taux de réussite dans les interventions de transformation de coups d’un soir en passion dévorante avait tendance à chuter chaque année. Qu’il commençait à souffrir d’un tennis elbow  à force de devoir recharger après avoir manqué ses cibles en opérant dans la précipitation. Qu’il songeait de plus en plus sérieusement à se retirer du business et d’aller s’isoler au calme pour se consacrer à l’écriture de romans d’amour.

Et puis il a repris :

« Alors si je t’ai bien compris, tu aurais encore besoin d’une paire de flèches et sous le prétexte qu’on est potes, tu rechignes à t’inscrire sur la liste d’attente ? Tu aimerais passer en priorité et être vite servi ? Je vais voir ce que je peux arranger. Mais je suppose que tu sais déjà qu’avec moi, ce n’est jamais le premier soir ?

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