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Buzz vert clair

C’était déjà presque Noël en ce 20 décembre 2019 quand le président Donald D. à officialisé la création d’une nouvelle force spatiale qui aura pour mission de conduire des opérations militaires dans l’espace. Et plus récemment, cette branche spéciale-spaciale des forces armées US a fièrement présenté un cliché de son nouvel uniforme.

Mais ne s’agissant que d’une modeste tenue de camouflage forestière customisée de quelques broderies tape-à-l’œil, la consternation et la déception ont évidement déclenché une avalanche des plus croustillantes moqueries !

Comme j’imagine volontiers que ces indécrottables militaristes n’ont plus d’autre perspective stratégique de croissance que celle d’étendre leur zone d’influence et de contrôle à l’ensemble de la galaxie et au-delà, j’en arrive à penser qu’ils possèdent même déjà planqué dans un hangar top secret, un modèle de drone-fusée capable d’aller dégommer préventivement sur site du martien présumé hostile, à partir d’un conteneur rouillé situé dans la zone 51.

Et en matière de costume spacial pour faire le Buzz, “Star Command” nous avait pourtant habitués à plus spectaculaire. C’est d’ailleurs à mon avis assez souvent, qu’ils font mieux dans la fiction que dans la réalité.

Il faut aussi dire qu’en ce moment, ils font de la lèche comme c’est pas permis aux dirigeants et aux médias de mon pays. Dans l’espoir de nous amadouer et de nous vendre plus facilement une escadrille d’avions de chasse flambant neufs et hors de prix. Et je précise que notre espace aérien est nettement plus retreint que ce qu’il reste de notre budget militaire. Ce qui n’est évidement pas du tout pour ne pas m’horripiler !

Je n’ai évidement pas pu résister à apporter ma piquante contribution à cette risée générale.

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Et pour terminer ci-dessous, la version va-t’en-guerre terrestre de la fameuse casquette MAGA sensée insuffler aux foules autochtones étasuniennes, le désir du tournage d’un remake de grandeur. (J’avais bricolé ça à la va-vite, sur une idée américaine dénichée sur le web.)

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Des pieds des mains…

Lorsque je n’applaudis pas, je lève mon pouce à l’intention de cette jeunesse planétaire d’ aujourd’hui qui ose faire des pieds et des mains pour secouer ces barrières qui encerclent nombre de consciences engourdies. Qui se sont décidés comme jamais encore jusqu’ici, à mettre en évidence l’évidence de lendemains difficiles. Qui se serrent les coudes ! Appuient là où ça fait mal ! Se saisissent avec courage de toutes les opportunités pour reprendre en mains sans attendre, les rennes leur futur !

A suivre …

Un texte qui a l'origine est nettement plus long, mais 
dont la finalisation me parait trop laborieuse pour 
le moment... Je m'en remets pour la suite à une parenthèse 
où je me sentirai plus efficace..

Sauve qui pourrait !

Hier sur le seul « résal socio » que je consulte encore, je suis tombé sur une phrase qui a retenu toute mon attention.

Il était écrit sans autre explication que « Le Titanic a été construit par des professionnels, tandis que l’arche de Noé a été construit par des amateurs »

Cette bonne formule s’est mise à tournicoter dans ma tête à des fins d’analyse ultérieure. Et c’est immergé dans un bon bain relaxant jusqu’à la ligne de flottaison (maxillaire inférieur) que je me suis senti en condition idéale pour l’étudier plus en profondeur.

Il est vrai que de nos jours, Noé construirait une flotte de ferries pour sauver d’une mauvaise passe, tous ces SUV rutilants en leasing, au lieu d’inviter gracieusement une galerie de couples du règne animal, sans encaisser un radis sur leurs titres de transport pour sa croisière inaugurale. Un règne qui de toute manière toucherait un jour à sa fin par le processus d’extinction en cours. Noé sauverait en priorité ce qui rapporterait des thunes, parce qu’il est conscient que le dernier couple d’ânes qui chiaient des pièces d’or et susceptible de se reproduire a été rayé des listes de la biodiversité depuis belle lurette.

Aujourd’hui en cas de déluge imminent, avec la spécialisation des corps de métiers, la sous-traitance mondialisée en flux tendu comme un string, le limage constant des objectifs de rentabilité, la multiplication des intermédiaires hiérarchiques, la pression grandissante sur les salaires des exécutants, les chantiers navals Noé Sàrl + Co. Ltd n’auraient pas encore raboté la première planche du pont inférieur avant que l’arrivée du tsunami ne coule toute l’entreprise ainsi que son fameux projet de vaisseau amiral.

J’ai spéculé sur l’idée que ce qui aurait probablement pu sauver du naufrage l’imposant transatlantique aux seize compartiments étanches, ses malheureux passagers et membres d’équipage, aurait été l’éventualité d’un réchauffement climatique plus précoce. Malheureusement, à cette époque là, on ne maîtrisait pas encore assez bien les effets bénéfiques des gaz à effets de serre.

Et en passant j’ai repensé à ce fougueux jouvenceau sans le sou, épris de la ravissante promise à la haute société. Tous deux très enclins avant d’atteindre le bon port, à aller s’isoler en cabine pour griffonner des dessins académiques ou à faire de la buée derrière les vitres d’un tacot garé en fond de cale. A se fondre en interminables roucoulades dans une ambiance de tronçonnages de violons, les yeux brillants et les nez dans le vent contre le bastingage de proue du paquebot. Plutôt que de se laisser germer l’idée lumineuse qu’aurait été celle d’aller prêter assistance visuelle à la vigie de quart, un matelot myope et stressé. Pour que ce prestigieux navire puisse fendre les brumes nocturnes jusqu’au petit matin, machine avant et à vapeur toute. Et en même temps permettre aussi une vision à plus long terme d’une idylle naissante.

Bien sûr tout ceci n’est qu’un résumé de ce qui a pu traverser mon esprit tortueux à partir de la fameuse phrase précitée. Et c’est avant que certains de mes membres ne s’engourdissent dans une eau refroidissante, que j’ai saisi une bouée et ai sauté dans un canot de sauvetage pour rejoindre la terre plus ferme de ma salle de bains.

J’en suis arrivé à la conclusion qu’à la place des deux tourtereaux romantiques sur qui on n’a pas pu compter pour éviter la catastrophe, les tour operators de la White Star Line auraient eu fin nez d’embarquer comme figure de proue, une personnalité de la trempe de Catherine Tramell, armée de son pic à glace

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La machine à chasser les idées récurrentes

Ça faisait déjà plusieurs semaines que j’avais commencé à concevoir cette machine. L’idée de base était de trouver une solution permettant de me débarrasser le plus facilement possible de ces “drôles” d’idées récurrentes, entêtantes voire obsédantes.

L’utilisation ici du terme “drôle” permet d’englober en un seul mot une grande diversité d’idées : Par exemple, les idées folles, les idées fixes, les idées embarrassantes, les idées idiotes, les idées à la con etc… Certaines de celles qui persistent le plus longtemps, s’avérant aussi être les plus difficiles à chasser.

Le plus “drôle” dans cette histoire, c’est que l’idée de cette drôle de machine, ne cessait de tourner en boucle dans ma tête depuis déjà plusieurs semaines. J’ai tout tenté pour m’en débarrasser pour pouvoir me mettre en quête d’une meilleure idée, mais je n’ai finalement pas eu d’autre choix que de construire un prototype de la machine à chasser les idées récurrentes pour que ce projet en particulier ne reste plus à ce point une idée fixe.

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Je vais encore devoir vérifier sur le long terme si elle fonctionne vraiment . Et si c’est le cas, je vous décrirai son fonctionnement à toutes fins utiles.

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Déni de faciès

Je me considère comme étant très “branché visage“. Je dispose d’un bon décodeur pour une lecture facile et immédiate des expressions faciales. Alors j’en arrive à préférer par plaisir les contacts avec des personnes qui possèdent un registre d’expressions faciales étendu parmi tous ceux que je parviens à lire.

Et les personnes qui n’affichent qu’un faciès paralysé, une binette soporifique, une tronche déplaisante, une bouille pétrifiée, une figure barbante, une gueule rasoir se transforment assez vite pour moi en l’une de ces silhouettes blanches sur fond grisâtre. Un peu dans le genre de celle que vous rencontrez là où vous n’avez pas encore téléchargé votre photo de profil.

Le problème c’est que cette manie de dévisager et de me focaliser sur des visages se manifeste également dans la plupart de mes dessins de personnages : Je pourrais me satisfaire de ne dessiner que des séries de portraits en buste et alimenter un trombinoscope géant.

Mais faisant cela, je me dispenserais d’explorer le vaste catalogue des postures corporelles ainsi que le grandiose inventaire des décors. C’est pour contourner cette habitude obsessive, qu’il faudrait aussi dessiner ou peindre des personnages dont on ne pourra que chercher à deviner les traits. Simplement chercher à se contredire pour voir où ça pourrait mener.

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Un audit périodique astral

-La planète Terre c’était bien vous ?

-Oui et ça fait déjà un sacré bail !

-Alors nous sommes allés visiter l’endroit. Au niveau visuel, des rendus esthétiques, du choix des matières et des couleurs, de la diversité de la végétation en général, cette belle idée d’une couche atmosphérique avec des nuages en suspension, ces sculptures de reliefs accidentés, ces océans avec des vagues ainsi que ces fonds sous-marins spectaculaires, ces vastes étendues désertiques,les glaces des pôles, globalement et nous sommes unanimes, tout cela est plutôt réussi. Les cycles lunaires aussi, nous ont enchanté. Et puis les événements ponctuels et périodiques, comme les éruptions volcaniques, le déchainement des éléments, les flocons de neige, tout ça nous a bluffé, c’est de la belle création et nous vous en félicitons !

– Oh c’est gentil de votre part merci ! C’était mon coup d’essai. Un projet assez audacieux que j’avais plié en une semaine. Et j’y avais aussi produit et installé une biodiversité complexe de créatures vivantes. Aujourd’hui encore, l’ouvrage grouille d’êtres capables d’évoluer et de se reproduire !

-Oui sur place, nous avons observé le développement de ces espèces. Et certaines d’entre-elles doivent chasser pour subsister parce qu’elles n’ont pas été conçues pour se contenter de la cueillette de fruits et de légumes. Je vous avouerais volontiers que sur ce point précis, nous avons été un peu moins émerveillés. Depuis le dernier audit, certaines espèces intéressantes se seraient éteintes ou auraient été éradiquées. Ce sont des détails qui parfois donnent à votre fresque un aspect assez inquiétant.

-Ah mais ça c’était pour que ces créatures prennent conscience de divers dangers. L’idée était de les contraindre à développer des instincts et des stratégies de survie. Je ne souhaitais pas qu’elles restent simplement figées là, à se prélasser dans une ambiance bucolique et ennuyeuse. Qu’elles subsistent en bonne entente avec tout un chacun sur un astre de catégorie paradisiaque. J’avais fourni des occupations spécifiques à chacune de ces créatures. Mon projet était de créer une œuvre évolutive. Une représentation vivante de la capacité de perpétuation et d’autodestruction. Une démonstration de la potentialité d’une nature morte en formation .

-A ce propos, nous avons cette fois-ci constaté que c’est une espèce de bipèdes en particulier, qui se profile comme étant la plus compétente pour abîmer durablement votre réalisation. Ne serait-il temps, une fois de plus d’intervenir pour une correction, avant que cette espèce invasive ne saccage tout ?

-J’y ai pensé mais pour diverses raisons qu’il serait long de développer ici, j’ai abandonné cette option. Certes, j’aurais pu agrémenter ce monde d’une dimension quasi-éternelle, mais au lieu de cela, j’ai insisté sur ma vision de l’ébauche grandiose. J’ai réhaussé un certain arrière-goût d’inachevé. Et je vais me borner à contempler ce destin magique et tragique en corrigeant le cahier des charges d’origine. Je vais laisser la matière se craqueler en apprenant de mes erreurs de débutant. Avant d’éventuellement, si toutefois mon inspiration reste intacte et puisse subsister, d’entreprendre de créer une version alternative améliorée d’une réalisation de ce type.

-Disposez-vous déjà de quelques exemples de modifications à nous divulguer ? Des erreurs que vous ne reproduiriez pas dans le cas de la genèse en repartant de zéro d’une Terre 2.0 ?

-J’ai constitué une liste d’éléments de base que je n’intégrerais probablement pas dans la nouvelle œuvre. Par exemple typiquement, certains de ces éléments radioactifs pouvant brutalement mettre en péril la conservation de celle-ci. Géologiquement, je rectifierais également toutes les conditions pouvant accidentellement mener à l’apparition de pétrole. Parce que cette matière-là en particulier, a le pouvoir de rendre très dangereux et extrêmement méchants, certains bipèdes parmi les plus destructeurs d’entre eux…

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Mon petit musée (4)

Dans mes cartons d’archives inexplorés depuis de maintes rotations autour de notre bonne étoile, c’est sans doute le grand nombre de stylos-à-bille desséchés, de crayons vingt fois retaillés et de portes-mines délaissés qui m’intrigue le plus. On pourrait me suspecter d’avoir mené une existence de junkie des papeteries. Que lorsque le réservoir d’un taille-crayon était rempli de copeaux, j’en achetais un autre. Que si un crayon de papier faisait mine de faire grise mine, je lui trouvais un remplaçant qui contraste. Que quand l’extrémité d’un stylo à bille était trop rongé par les pauses d’inspiration, j’en perdais l’appétit. Je devais probablement aussi égarer mes stylos-feutres dans la jungle d’un relatif désordre et ne jamais m’accorder ni les moyens ni le temps nécessaire pour les y rechercher. Et puis, saviez-vous déjà qu’il peut arriver qu’un feutre indélébile sur le tard, ne le soit plus vraiment ?

Puis j’ai aussi retrouvé une pile d’enveloppes de toutes les couleurs. Mon courrier du cœur d’antan. Celui qui date d’avant la dématérialisation des enveloppes parfumées. Celui qui précéda la désintégration des patiences. Celui des tendresses manuscrites appliquées et exemptes de toutes ratures. Celui des déclarations enflammées authentiques et calligraphiques.

Bien sûr, je me suis demandé s’il était souhaitable de parcourir ne serait-ce qu’en diagonale, l’expression de ces sentiments amoureux aujourd’hui périmés qui m’avaient été adressés à chaud. A cette époque, on s’envoyait des petits mots doux faits-main et timbrés par la poste, même si on s’était câlinés la veille. Et d’un simple coup de langue sur la bande adhésive, on expédiait un extrait de notre code génétique en annexe. Et ma foi, dans cette redécouverte, j’ai retrouvé quelques bonnes surprises qui n’avaient pas réservé de place en évidence dans ma mémoire. Ce n’est pas pour autant que j’ai été saisi d’une pointe de nostalgie de par leurs chaleureux contenus. Vivre avec son temps n’est plus une simple option. C’est cette pile d’enveloppes de provenances, de formats, de décorations inventives et de couleurs variées que j’ai trouvé symboliquement et visuellement particulièrement touchante. Il y a des jours comme ça, où il est bon de se sentir avoir pu faire partie de la vielle école !

Mais tout ça c’était avant que je passe moi aussi de la plume à large bec et à l’encre violette aux lettres blanches sur fond noir d’un clavier. Que je sacrifie mon inimitable jeu de caractères propriétaire au simple choix d’une police courante et impersonnelle. Que je me soumette à l’agaçant correcteur automatique d’orthographe s’acharnant à vouloir souligner les quelques égarements de ma patte naturelle. Que je me conforme aux courriels du cœur avec des pièces jointes autres que quelques graines de tournesol , un trèfle à quatre feuilles ou des pétales de rose. Que je ne me laisse aspirer dans la spirale des applis cannibales en chatouillant le petit écran tactile et que j’accepte le plus souvent à contre-cœur de me livrer sur des réseaux sociaux à des pitreries modernes et indiscrètes, faisant l’impasse sur la belle exclusivité d’une adresse exacte inscrite sur un bel écrin de papier de couleur pastel.

Les plus récents de mes billets-doux n’iront jamais hiberner à l’abri de la lumière dans des cartons d’archives. Ils sommeilleront dans les entrailles d’un disque magnétique ou sur une puce de sauvegarde matérielle qui s’autodétruiront contre mon gré. Ou alors ils reposeront relativement en paix et hors de ma portée dans un data center surchauffé à l’autre bout du monde. Et c’est à jamais que j’en perdrai peu à peu la substance.

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Le jour de la pension alimentaire

Juste un petit rappel pour tous ceux qui sont concernés : N’oubliez pas de verser l’intégralité de la somme convenue en toute sécurité. Parce que mine de rien, aujourd’hui on est déjà le 30 décembre et que la trêve des fêtes de Noël, ça ne peut durer qu’un temps. Mais comme c’est la toute dernière livraison de l’année, il est recommandé de fêter ça !

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Il s'agit bien évidement ici d'un simple gag qui n'est 
destiné ni aux âmes sensibles ni aux personnes facilement 
offusquées par toutes formes de sarcasme. Il ne se base même
pas sur une expérience personnelle douloureuse. 
Dire que de nos jours, on devrait toujours prendre des 
pincettes stérilisées après avoir enfilé des gants à usage 
unique sur des mains savamment désinfectées avant d'oser 
administrer la moindre petite piquouse intramusculaire 
d'extrait de vitamines...
 

Optimus Deuche

J’ai retrouvé ce projet de “Frenchie Transformer” à deux pattes spécifiquement tricolore dans mes archives d’inachevés et me suis décidé à le finaliser. J’admets volontiers que le résultat est un peu saturé de clichés, mais remarquez au passage que je vous ai passé l’autoradio qui joue la Marseillaise. Et puis ma foi, la couleur verte est revenue à la mode aussi.

Ce véhicule-robot Made in France a été baptisé Optimus Deuche. Le modèle “terroir” d’entrée de gamme n’est pas cher à produire et à l’utilisation sur petites routes cabossées de campagne, il se montre peu gourmand en saucisson, en pastis et en grand cru classé. En mode robot, il n’hésite pas à affronter des poids lourds sur leur propre terrain.

Je ne suis pas encore tout à fait certain qu’en le repliant en mode véhicule, il puisse retrouver ses dimensions et son allure d’origine de 2CV de type AU (fourgonnette utilitaire) , mais pour une fois, on ne va pas trop chercher à faire dans la discrétion. Et puis au pire pour ses moments d’intimité, on lui trouvera un grand garage, un hangar ou un double-box…

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Un truc marrant à ajouter à cet article, c'est qu'au moment de le publier, 
je n'avais pas encore vu le film "Bumblebee". C'est parce qu'à la base, 
les combats de robots à double arbre à cames en tête ou seize soupapes 
et plus si affinités à l'écran ne m'enthousiasmaient pas plus que ça. 
Mais un peu plus d'une semaine après cette publication, je suis retombé 
sur la proposition de ce film là et me suis décidé de tenter de le 
visionner malgré mes à-prioris négatifs. 

Je m'étais dit, au pire tu coupes le contact en cours de route et 
tu files te prendre une bonne vidange au garage.

Mais en fin de compte j'ai bien aimé ce film, mis à part les séquences 
de castagne entre robots ainsi que les "hugs" irréalistes de la jolie 
actrice capable d'amadouer et de chérir à ce point un tas de ferraille 
jaunâtre qui doit empester la testostérone pour roulements à billes...
 

Mon petit musée (3)

Les voitures c’est naze ! Je l’ai toujours dit …

Les voitures c’est naze, parce qu’il n’y a même pas un lit dedans. Alors ça ne sert que pour aller plus ou moins vite de A à B sans pouvoir passer par le ZZzz… Une voiture ça dort désespérément seule, dehors dans la moiteur, le froid ou dans un garage sombre et exigu, alors qu’une cahutte à roulettes, ça se repose en abritant son conducteur (et ses passagers) jusqu’au premières lueurs du jour.

Mon père avait toujours une camionnette de livraison pour travailler. Il a entre-autre roulé les légendaires : VW T1, Renault “Estafette” et même un “Bedford CF” qui pouvait changer de couleur selon sa volonté.

Alors très inspiré mais beaucoup plus tard, J’ai d’abord été le détenteur privilégié d’un FORD Transit vintage surélevé de couleur chocolat fondu (à gauche) dans lequel j’avais installé un grand lit et deux ou trois autres trucs pratiques, et plus tard, d’un BEDFord, donc un Ford avec un lit déjà installé dedans (Lit = BED in english) … (à droite)

J’avais oublié que le Choco-Transit avait des rétroviseurs extérieurs placés si loin de l’habitacle, presque au bout des ailes. Je ris encore en repensant à la tête de ceux qui me voyaient aller ouvrir le capot un marteau à la main, lorsqu’il refusait de démarrer. Je lui mettais un bon coup sur le démarreur et à mon retour à la clé de contact, il partait au quart de tour. Et on me regardait comme si j’étais le maître incontesté du fantôme dans la machine.

Et de nos jours, je circule avec la SunGonette qui est un VW T4 blanc clair qui n’apparaît pas sur cette photo parce qu’il n’y avait plus assez de place devant cette maison…

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