Author Archives: SunOf

D’un monde à un autre

On entend souvent dire que nous allons tous droit dans un mur.

Cette vision des choses pourrait laisser sous-entendre

Que chacun d’entre nous est en mesure d’adapter sa vitesse

Et de prendre tout son temps, avant l’heure fatidique de l’impact …

Mais en réalité, je pense que c’est un mur qui fonce droit sur nous !

Et chacun croit qu’il lui suffira de peindre son échelle dessus …

D’un monde à un autre – Work In Progress 2 –
Changer de monde, nous ne sommes vraiment pas très 
doués pour ça !
Encore une de ces idées qui m'a inspiré de m'adonner 
à la peinture.
Mais cet article pourrait bien lui aussi disparaître 
au débarras. 
Si par malheur je devais finalement en 
rater la caricature.
...
2ème étape : Ajouts d'une tyrolienne, d'un toboggan 
et d'une balançoire/trapèze en dessin vectoriel avec 
Inkscape par dessus la peinture juste comme ça 
pour voir...  

A suivre !
 

#Conte-de-fées @myHappy-end.com

[Note]
A la lecture de ce texte, le @ devrait en principe 
être un"erobase" et se prononcer "i" comme le "e" 
de e-mail. Le # quant à lui peut se prononcer 
hashtag mais ça en compliquera la compréhension...

Il était une fois une @-princesse qui rêvait qu’un beau jour, un merveilleux @-prince-charmant lui fasse parvenir une @-déclaration d’#amour avec en pièces-jointes, son portfolio de photographies récentes non-photoshopées, son #pedigree officiel garanti sans #mensonge, son dossier répertoriant l’essentiel de ses goûts et de ses préférences, une #infographie portant sur son encombrement et ses mensurations, le manifeste de son régime alimentaire, son Curriculum-Vitae avec références, un extrait de solvabilité récent ainsi qu’un #certificat médical actualisé et complet .

Espérant rapidement pouvoir concrétiser son #rêve d’être heureuse et d’avoir beaucoup d’enfants princiers, elle se serait inscrite sur plusieurs sites de #jeux-en-ligne. Et c’est là, qu’elle se serait enfermée au sommet d’un @-donjon défendu par un @dragon-à-sept-têtes. Qu’elle aurait été faire semblant de dormir au milieu des ruines d’un @-château difficile d’accès, envahi par de la #végétation. Qu’elle se serait intéressée à des sites de #lap-dance et de #lambada et qu’elle y aurait abandonné plusieurs #espadrilles sur les douze coups de #minuit. Qu’elle aurait en toute innocence été se #promener dans une @-forêt-enchantée, avec au bras un petit panier et son #petit-pot-de-beure , avec l’#intention, faute de mieux, d’y rencontrer un @-loup-solitaire en chaleur, assez glouton pour au besoin bouffer toute crue une @-grand-milf.

Mais la malheureuse @-princesse ne tombait que sur des @-fake-prince, des @-maîtres-du-contact-sans-contact ainsi que sur quelques @-rois-charmeurs en chasse d’une #relation-extraconjugale.

Faute de résultats et perdant patience , elle s’était inscrite sur un site de @-rencontres.com. Elle avait consciencieusement répondu un à un à tous les points du @-questionnaire précis indispensable à son #inscription et optimisé pour #booster ses chances de #succès. Elle avait bien coché toutes les @-cases-à-options, avait passé commande et payé d’avance sur @-RaquePal, un @-forfait pour une sélection de 10 @-princes-charmants correspondant pile-poil à ses #critères et étant #dispo pour le meilleur et jusqu’au pire, pour une @-durée-contractuelle fixée au moment de la signature de la #convention.

Malheureusement pour elle, les serveurs du site de @-rencontres.com sur lequel elle venait de s’#inscrire avaient surchauffé durant la procédure d’examen et de croisement des #informations-de-profils de ses nombreux #adhérents. Avant même de parvenir à finaliser le #miracle d’extraire une @-sélection de 10 @-candidats prometteurs, les serveurs avaient été détruits par une incendie et toutes les #données-utilisateurs récentes avaient été perdues. Les #paramètres relatifs à l’inscription de notre @-princesse avaient disparus sans laisser de #traces.

A cet instant de son #existence, notre @-princesse malchanceuse en #amour, avait réalisé qu’elle ne serait de cette manière, pas prête de croiser la route d’un @-prince-charmant qui répondrait à #100% de ses désirs et qui tomberait son #genou-sur-le-pavé, dans des #délais raisonnables. Au lieu de cela, c’est elle qui était tombée en #dépression (ou en #burn-out) et qui était allé consulter le site d’un @-coach-de-vie réputé. Aux dernières nouvelles, ce dernier lui aurait conseillé de tourner une #sextape avec un #sexfriend puis de la publier sur @-Myskills.com et en parallèle de s’inscrire sans tarder dans la catégorie #premium sur le site @-myHappy-end.com…  

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[Note] Pas de #commentaires réfléchis à ajouter pour le moment 

Visite guidée ( Zone 51 )

J’ai appris qu’il y aurait des centaines de milliers de terriens qui seraient partants pour rejoindre une expédition destinée à s’introduire en masse et de force dans la zone 51. (Le 20 septembre 2019)

C’est une zone d’une surface d’environ 155 km2 avec base secrète/discrète située à un peu plus de cent bornes au Nord-Ouest de Las Vegas. C’est là que le gouvernement étasunien (qui se verrait volontiers grand à nouveau) abriterait des preuves de l’existence de.. / retiendrait prisonnières des.. / disséquerait des .. créatures extra-terrestres. Parmi celles-ci, on compterait les malheureuses victimes d’un crash de soucoupe volante en 1947 à Roswell. Des entités tombées des étoiles, aux corps entièrement recouverts d’écailles grisâtres, empêchées par tous les moyens depuis la date de leur arrivée en lounge de transit, de téléphoner à la maison pour appeler une dépanneuse.

Cette expédition a été annoncée deux mois à l’avance. il ne s’agit donc plus vraiment d’un raid surprise. Ça laissera le temps nécessaire aux responsables de la base d’organiser une journée portes ouvertes avec visites guidées, après avoir évacué le matériel sensible, organisé pour les pensionnaires une excursion de terrain hors périmètre et remplacé le personnel habituel par des temporaires, des étudiants en marketing formés à la vente de souvenirs, de produits dérivés et pour distribuer quelques échantillons gratuit de jetons pour jouer à la roulette.

Ma curiosité me pousserait volontiers à me joindre à ce groupe d’investigateurs, par exemple pour une fois dans ma vie, pouvoir vivre intensément un lâcher de missionnaires de galaxie lointaine et aussi pour me laisser badigeonner la peur naturelle de l’inconnu de leur sagesse interstellaire.

Mais malgré le grand optimisme naturel dont j’ai été doté, je doute encore qu’on découvrira sur place quoi que ce soit, qui soit un jour tombé du ciel et qui ne soit pas d’origine terrestre.

Et je peine à croire que même il y a déjà plusieurs décénnies, des entités extra-terrestres intelligentes avancées et donc prudentes, auraient sélectionné en priorité les USA comme destination de rencontre avec l’humanité : Ce n’est pas parce qu’on exhibe volontiers un peu partout sa bannière étoilée, qu’on attirera plus facilement un peuple des étoiles dans sa région. Et aussi parce que le rêve américain n’est qu’une notion purement terrestre voire continentale et que, judicieusement informées par un bon guide touristique, elles ne se lanceraient pas aveuglément dans un survol de l’une des vastes étendues désertiques de leur territoire, à risquer un crash fortuit ou une collision frontale avec un missile.

Imaginez que ces visiteurs d’un autre monde débarquent en Amérique sans la moindre intention de faire un minimum de business, ni pour se porter acquéreurs d’un portefeuille d’actions à Wall Street. Qu’ils ne souhaitent pas une seconde créer une startup terrienne. Qu’ils soient allergiques aux défilés de militaires et à toute forme d’armement. Que l’usage intempestif du mot « fuck » les mette mal à l’aise ou détraque en partie leurs brillantes capacités cognitives. Qu’ils rejettent toute manifestation de brutalité physique et verbale y compris les grosses tapes viriles dans le dos. Que leur sensibilité politique pencherait plutôt à gauche et que, bien qu’ils nous aient été envoyés en paix, c’est par une fraternité de galaxies anticapitalistes, écologistes, socialistes et communistes !!!

Admettons pour terminer, que nos pèlerins spatiaux soient naturellement branchés humour pince-sans-rire et qu’à l’accueil, pensant pouvoir mieux sympathiser en décrispant l’atmosphère terrienne, la première chose qu’ils trouveraient marrant, c’est de reprocher, sans clin d’œil aux ambassadeurs des États hôtes de saloper l’espace, à envoyer juste pour la frime, comme ça sans demander l’avis de quiconque, un véhicule publicitaire routier inutile sur orbite aléatoire…

Cette mission pourrait alors déjà sur plans, se trouver être vouée à un échec certain.

Mais peut-être que je me trompe sur toute la ligne et de ce fait, n’étant en définitive sûr de rien du tout, j’ai quand même réalisé une plaquette signalétique aisément compréhensible par tous, à apposer en nombre et à intervalles réguliers, sur les grilles d’accès et sur les clôtures électrifiées de la zone 51. Mais faudra vous magner les tentacules : c’est dans l’intérêt de tous les mondes, que tout soit prêt le jour de cette fameuse journée portes ouvertes.

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Un délire atypique

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Ce qu’elle était magnétique

Cette sarabande élastique

Ce qu’il était boulimique,

Cet appétit fantastique !

Ce qu’elles étaient magiques,

Ces étreintes idylliques !

Ce qu’il était euphorique,

Ce beau rêve érotique !

Mais ce qu’il a pu être impudique,

Le coupable de ce réveil machiavélique !

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La non-visite sur site

Je me suis récemment rendu sur le site du musée du Louvre à Paris. J’avais dans l’idée de rendre une petite visite amicale surprise à la Joc. La dernière fois qu’on avait pu échanger des petits sourires complices, je crois que la population mondiale n’était encore que la moitié de celle que nous connaissons aujourd’hui.

Source : Web

C’est pour cela que je n’ai pas été particulièrement étonné que ne se trouvaient, à cette heure matinale du côté de l’entrée, que cinq à six visiteurs attendant l’ouverture des portes. Je me suis collé à ce groupe pour prétendre, mon tour venu, à mon accès.

C’est là que j’ai fait connaissance avec deux cerbères soupçonneux, qui comme ça d’apparence auraient pu être formés pour le maintien de l’ordre des quartiers de haute sécurité. Ils m’ont toisé comme s’ils venaient soudain de repérer le plus recherché des serial killers immortels de la Renaissance. Je me suis demandé si je m’étais gouré d’entrée et si entre-temps, la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis avait ouvert sur place une filiale pour héberger leurs virtuoses et récidivistes. Ceci dans l’idée : Il faudrait exploiter des synergies dans la gestion des visiteurs.

On était un mardi et c’était leur jour de fermeture hebdomadaire. Visiblement dans la logique prétorienne, tout « Bipedus Veni Simplex » devrait être équipé de série et dès leur fabrication de cette information ! Parce que ça ne prend que deux neurones gravés d’un : Fermé le mardi ! signé : le Louvre.

N’étant pas l’heureux détenteur de ce tatouage cérébral (sinon j’aurais plutôt été boire une verveine à Pigalle, ) pour ce couple de gardiens des serrures du jour de clôture, je faisais figure de possible menace alien venue d’outre-espace pour piller le patrimoine de la République. Révélation : Les autres gars en attente devant moi et devant les portes étaient des ouvriers venus travailler sur des chantiers. Probablement la Joc qui avait encore fait sa diva et qui avait fait pression sur le Ministre de la Culture pour faire moderniser son archaïque carrelage. Le menaçant de tirer, chaque jour ouvrable, une gueule à trente-six coins pour les trois prochains siècles, s’il lui bloquait cet investissement.

A voir leurs « œil » aiguisés, Il devait sans doute s’agir d’éléments bruts des forces d’intervention spéciales infiltrés dans la sécu du trésor historique national. Ceci dans l’idée : Il faudrait exploiter des synergies et enrôler des esprits fermés pour quand le musée est fermé.

Liste de griefs pouvant m’être reprochés :

  • Un air trop innocent pour être vraiment innocent même un mardi
  • Un sac à dos trop volumineux pour pouvoir prétendre à un air innocent

On peut parfois être amenés à penser qu’avec le dédoublement de la population mondiale, les effectifs de vigiles en uniforme de toutes catégories ont aussi augmenté en proportion, mais que le nombre de leurs clients problématiques préférés n’a pas suivi. Qu’il en manque cruellement et que ça les rend nerveux. Qu’au moindre pétouillon de traviole d’un quidam tombé de la lune, le malheureux pourrait dans la milliseconde se retrouver le souffle coupé et la tronche aplatie sur le pavé sous le poids et le déchainement conjugué de cinq armoires à glaçons.

Pour m’éloigner de la zone potentiellement hostile avant tout échauffement d’esprits un jour d’étouffante chaleur ambiante, j’ai pensé très fort trois fois « mayday » et je me suis immédiatement dématérialisé.

Parce je ne me laisse pas facilement abattre une première fois, le lendemain je suis retourné rôder sur le site du Louvre, mais cette fois en prenant soin de sélectionner un déguisement ne pouvant pas trop facilement porter à grief dans l’œil du zèle.

La population mondiale avait bel et bien doublée depuis ma dernière visite et le nombre d’ouvriers en attente devant les portes, avait centuplé en l’espace d’une seule nuit.

Je me suis inséré dans la longue file d’attente et c’est arrivé à la hauteur du poste de garde, qu’une gladiatrice nous a annoncé à tous qu’il n’y avait pas de caisses et que les billets d’entrée ne pouvaient être commandés qu’en ligne. Et voilà encore que certains esprits se sont échauffés et que j’ai activé ma dématérialisation instantanée d’un triple « mayday ».

Comme je n’appréciais pas plus que d’autres de devoir acheter à l’arrache un billet sur un site avec mon smartphone, je peste aussi un peu à l’encontre de l’inévitable marche du progrès : Pas de billetterie humaine, pas même d’automates ?! Il était dès lors préférable que je me mette en quête des portes d’accès à cet autre monde certifié parfait dont on m’a souvent parlé !

Hier en repensant à ma double visite infructueuse, m’est apparu une idée. Il s’agit d’un concept technique que je me dois encore de clarifier avant de ramener ma fraise. C’est dans cet optique, que je suis allé visiter le site internet du Louvre et sa billetterie et que j’ai enfin percuté. Que même si ce conservatoire d’art est très vaste, lors des périodes de forte affluence en ouvriers, on ne peut pas toujours espérer obtenir un ticket pour le jour même. Que la population mondiale souhaitant venir sur place, entre-autres, pour adresser un clin d’œil furtif à la Joc, elle a vraiment TRES fortement augmenté !!!

Je crois que la prochaine fois que j’irai visiter le Louvre, ça sera tout simplement en ligne.

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Une bouée de sauvetage révolutionnaire

Je ne sais pas si vous êtes déjà, une seule fois dans votre vie, tombé à l’eau contre votre plein gré. Votre serviteur et employé du mois des laboratoires SunOf, a été le témoin direct du plongeon involontaire et spectaculaire, la tête la première dans les eaux troubles et rafraîchissantes d’un lac, de l’une des passagères du frêle esquif dont il a été, il y a bien des années maintenant, le capitaine .

Une fois repêchée, la malheureuse prisonnière de près d’un mètre de vase dense au fond du plan d’eau a eu la vie sauve grâce à un sauvetage en règle et à une batterie de gestes de premiers secours d’urgence déployés par l’ensemble de l’équipage.

Une enquête a néanmoins révélé que l’équipement de sécurité à bord de l’embarcation était insuffisant et n’était plus du tout conforme aux normes en vigueur. La seule bouée de sauvetage présente à bord était dégonflée et aussi inutilisable que l’était la bravoure déficiente du capitaine et seul maître à bord au moment de l’accident.

La passagère victime de cette trempette forcée et imprévue, passablement refroidie et désappointée par cette expérience, n’a depuis plus jamais été en mesure de naviguer en père peinard. Ça lui a coupé l’envie de retremper un seul de ses nombreux orteils, ne serait-ce que dans un pédiluve ou dans une baignoire peu profonde !

Les laboratoires SunOf, dans l’espoir de pouvoir se racheter d’avoir à l’époque négligé les prescriptions de sécurité à bord du seul navire battant pavillon de la compagnie et d’avoir mis en péril la vie d’une passagère, ont développé la bouée de sauvetage révolutionnaire la plus sûre du monde : un modèle qui ne se dégonfle jamais et qui est toujours prêt à être jeté à l’eau.

Cette bouée est révolutionnaire parce qu’elle est équipée de quatre petits propulseurs destinés à éviter à la personne en fâcheuse posture aquatique de devoir à la fois, agiter les bras dans l’eau pour se mouvoir efficacement en direction de la berge, et dans le même temps en l’air pour attirer l’attention d’un maître nageur secouriste…

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[Note] Un plouf mémorable dont j'assume l'entière responsabilité
et que je devais absolument ajouter dans mon album de souvenirs 
inoubliables! Cette histoire authentique a ici bien entendu été 
romancée à outrance.

Une trop bonne idée

-Bonjour ! Qu’est-ce qu’on a aujourd’hui ?

-On a une bonne idée !

-Oh vraiment ? Eh bien en voilà une bonne surprise : Ce n’est pas tous les jours ! Faites voir, que je la lise… … … Mais en effet ! Ça a même l’air d’être une excellente idée… D’où vient-elle ?

-Du fichier central ! 

-Mais non ?

-Hé si je confirme : du fichier central !

-Mais qu’est ce qui leur passe par la tête ? D’habitude ils ne nous transmettent que des idées à la con ! Et il nous suffit de systématiquement leur répondre qu’on étudie déjà une meilleure idée que la leur, en les remerciant de leurs efforts. Après trente ans de service dans la gestion d’idées sans la moindre embûche, voilà que le fichier central a la mauvaise idée de nous encombrer d’une bonne idée ! Non mais là vraiment, tout fout l’camp !

-Mais vous connaissez le fichier central : ils n’ont peut-être même pas remarqué que c’était une bonne idée ! Et ils nous l’ont envoyée en pensant que c’était encore une de leurs idées à la con, comme d’habitude…

-En effet ça pourrait être une explication plausible. J’imagine mal devoir féliciter le fichier central de nous avoir livré une très bonne idée et de devoir rejeter tous les approvisionnements de notre réseau approuvé de fournisseurs habituel. Ça pourrait créer un précédant incommodant. Notre service pourrait dès lors être mis sous pression. Alors, et on en fait quoi maintenant ? Avez-vous une idée ?

-J’ai beau chercher, mais je n’en trouve pas ! Pas même dans les idées préconçues ni dans les idées contradictoires ni dans les loufoques. Et en ce moment nous sommes à court d’idées lumineuses en magasin. Et d’expérience, je peux affirmer qu’aucune de nos idées stupides ne pourra faire l’affaire dans cette affaire…

-Ah mince ! Pourtant il nous en faudrait une et au plus vite, auquel cas cette bonne idée pourrait bien nous rester sur les bras.

– J’ai bien une petite idée derrière la tête : Il pourrait « nous échapper » qu’elle est bonne et nous la classifions comme médiocre, comme on le fait d’habitude avec toutes leurs idées à la con.

-Oui mais comme ça, juste une idée en l’air : Si un jour, « on » devait découvrir en haut lieu que c’était l’idée du siècle et que l’on a intentionnellement fermé les yeux… Nous serions accusés d’incompétence. J’ai dans l’idée que ça aurait des conséquences encore plus désastreuses pour notre service.

-Ou alors on pourrait la garder au frais durant quelques jours. Et on voit si elle se met à germer, ou si le fichier central nous transmet une autre idée susceptible de nous mettre sur la piste de ce qu’on pourrait en faire. Comme la bonne idée vient déjà de chez eux, j’estime qu’on est en droit d’espérer qu’ils nous livrent enfin de bonnes idées en cascade.

-Ok, mais si ces jours prochains, nous constatons que le fichier central ne nous a encore envoyé que des idées à la con, nous risquons de nous retrouver avec une idée fixe sur les bras ! Une de ces idées, dont nous aurons toutes les peines du monde à nous débarrasser.

-En effet, moi non plus je n’aime pas trop cette idée. Et puis, il nous serait alors difficile dans ces conditions, de garder les idées claires.

-Vous savez quoi ? Je vous propose que nous allions simplement nous livrer à un bref échange d’idées au service de gestion des négligences. Nous changer les idées, c’est encore souvent la meilleure des solutions….

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Maudit gazon

Il y a un peu plus d’un an aujourd’hui, je m’étais rendu un peu à la va-vite à Los Angeles. Je n’avais pas pris le temps de réserver de suite royale dans un palace, ni de suivre un petit cours préparatoire d’american fluently. Arrivé un peu crevé à l’aéroport LAX en soirée, je m’attendais à être accueilli par au moins trois sublimes californiennes en shorts moulants et colliers de fleurs (les anges), prêtes à me prendre en charge et à me bichonner, mais il n’en fût rien.

Au lieu de cela, j’ai trouvé à la va-vite (et en catastrophe) une piaule d’hôtel et ai du me rendre à l’évidence que tous les autochtones, ne parlaient pas tous le même american fluently qu’à la télévision ! C’est à dire celui bien articulé et sans accent que je peux comprendre au moins à moitié, sans sous-titres.

Alors arrivé dans ma chambre, j’ai allumé la télévision dans le but de me familiariser un peu avec le “ricain parlish” et voilà qu’à l’écran je tombe sur le Terminator en gros plan qui me fixe droit dans les yeux et qui me parle sur un ton sévère, un peu comme si j’étais son catéchumène indiscipliné. Par principe de précaution, j’arrête tout, j’éteins toutes les lumières et je me planque sous le drap, pour éviter de trop esquinter ma première impression du paradis des surfeurs et des “garçons de la plage” qui chantent si bien les “bonnes vibrations“.

Évidement ma chambre était phoniquement isolée comme une cage à hamsters et orientée pleine circulation. J’ai eu le plaisir de me coltiner jusqu’au petit matin, les allées et venues de la station service d’en face qui fait aussi magasin de (toute la) nuit. Dans le calme relatif de cet endroit de rêve impossible, j’ai eu l’impression que tous les noctambules locaux roulaient en Ford Mustang bleu nuit de 1965, et d’une cylindrée de sept litres. Et qu’aucun d’entre-eux n’y va plus mollo sur le champignon tard dans la nuit, qu’à l’heure du hot dog, juste parce qu’il y aurait semble t’il un touriste fraîchement parachuté qui voudrait bien roupiller deux secondes…

Au petit matin, au moment ou je me sentais enfin partir dans les bras de Morphée, à 5:55 AM précisément (le 6:66 n’existant pas) , un jardinier d’entretien qu’on pourrait qualifier de matinal s’est pointé avec son pick-up blanc et s’est garé. Il a déchargé sa tondeuse à gazon seize soupapes et a entrepris de tailler la pelouse indiquée sur la photo ci-dessus par une flèche verte . Ma parole, tout ici a l’air d’être surdimensionné hormis les pelouses, me suis je dit ! Mais c’était du travail bien fait, je dois bien le dire,surtout que le jardinier ne devait pas y voir grand chose vu qu’il faisait encore nuit noire à l’heure ou il a choisi de régler leur compte à ces trois ou quatre touffes d’herbe… Et avec mon american fluently encore très mal réveillé, je me voyais mal ouvrir ma fenêtre et lui crier : ” Is it not soon finished, ce fucking bordel hoooo ??? “

Voilà, et c’est ainsi qu’ils m’ont vendu la suite royale au palace et les trois sublimes californiennes en shorts moulants pour une prochaine fois.

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Violation de domicile

Violation de domicile

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Je vous défends de lire ainsi dans mes pensées !

D’en tirer vos conclusions ciblées sans rien me demander

De vous immiscer à mon insu dans mon jardin privé

Je ne ferai que vous ajouter à tout ce qu’il vaut mieux rejeter !

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Je vous interdis de bafouer mon espace de liberté !

De vous faufiler en moi avec vos déplorables procédés

De vous introduire contre mon gré dans un territoire réservé

Je ne ferai que vous greffer sur tout ce qu’il vaut mieux détester !

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Je vous somme de cesser de jouer de votre fausse complaisance

Sans quoi un jour, au besoin d’une quelconque assistance

Vous trouverez porte close, du moins en apparence

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Je me demande parfois si je ne devrais pas aller 
m'introduire et fureter un peu dans les belles villas 
des fouineurs qui s'autorisent à venir farfouiller dans 
nos vies privées. Ce serait un peu œil pour œil, il 
me semble.

J'en connais qui vont vite renforcer leurs clôtures 
et engager plus de vigiles !

En attendant, tout cela m'aura au moins procuré le plaisir 
d'écrire ce texte...

Crime de lèse-majesté

Pendant que je dispose encore d’un petit peu de mordant en rab, j’en profite pour enfin royalement me foutre de la gueule de l’enfant roi, ainsi que de l’ensemble de sa dynastie et de sa suite…

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Au début du projet de cet article, l’enfant roi caricaturé devait être représenté en entier. C’était toute la splendeur du petit dragon de la tête aux pieds, planté au milieu d’un décor somptueux, ou rien. Ceci au tout début de son règne, c’est-à-dire bien avant qu’à sa majorité, il ne soit adoubé Abruti 1er par le chef de sa garde rapprochée et à l’unanimité par ses vassaux.

Il devait être assis sur un grand Trône-Pot-de-Chambre en contreplaqué chêne bicentenaire et faux marbre de Carrare, incrusté de moult verroteries imitation opale et tourmaline.

L’oppressif leader installé sur son royal séant, devait tenir d’une poigne de fer, un impressionnant sceptre à tête de cochon en pleurs.

Dans son autre main, il devait maintenir fermement au bout d’une laisse en cuir de rhinocéros, une mère agenouillée à même le sol en signe de totale soumission, les bras tendus dans la souveraine direction. Elle devait se tenir là, disposée à intercéder, en toute immédiateté à tous désirs même futiles, de l’infantile majesté. Qu’il doive tambouriner frénétiquement le sol de ses si jolis petits pieds magiques où exprimer une légère pointe de désappointement. A toute heure, elle devait pouvoir être intimée de se montrer plus prompte à bercer l’épatant roitelet, s’il devait être assailli le pauvre, de quelque crise hurlante et caractérielle.

Au pieds du tyran modèle-réduit héritier du trône, c’est au bout d’une chaine en acier que devait s’ auto-flageller un esclave paternel bâillonné, réduit à son entière domination. Ce géniteur devait être ganté de moufles de velours et entravé à chaque pied d’un boulet d’acier. Ce dernier pouvait également en tout temps être astreint au contage d’histoires pouvant aider l’adorable successeur de la dynastie à s’endormir .

On devait apercevoir sur la droite de la scène, le grand chancelier et frère ainé du précoce monarque suprême, affublé d’une épaisse armure se tenant prêt, depuis le jour du sacre et pour la bonne cause, à s’éclipser en direction des écuries pour se barrer en croisades, et en terres les plus lointaines possibles.

Sur la gauche de la scène, on aurait dû voir une servante portant sur un plateau d’argent, un biberon de faïence peint à la main et un hochet d’or blanc rempli de pierres précieuses.

Le grand Doudou, le plus proche conseiller du despote couronné, devait murmurer quelques recommandations stratégiques à l’oreille de son altesse, pouvant lui permettre de tirer plus d’avantages pour mieux tracer sa voie royale et de bénéficier de plus de privilèges dû à son rang ainsi qu’à consolider sa mainmise sur les destinées de son empire.

Le chat de la famille royale devait apparaître paniqué et accroché en haut des rideaux du berceau à baldaquins du divin guide en demi-portion et la salle du trône devait naturellement être jonchée de milliers de jouets.

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Même en étant prolifique, j’en aurais eu pour des semaines à dessiner tout ça ! Et je me suis dit que je n’allais tout de même pas me laisser terroriser et dicter mes petits délires par ce genre de graine d’emmerdeur en couches-culottes !  

Que je serais plus inspiré de consacrer du temps à des mômes bien sympas pouvant attester d’une éducation ferme et de qualité et qui font beaucoup mieux que de rester assis sur des chiottes à poser pour la postérité…

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SpongeBoob à la manif

Aujourd’hui j’ai le plaisir de vous présenter SpongeBoob ( Boube l’éponge , en français )

C’est l’une des deux cousines jumelles du célèbre Bob. (Mais à ne pas confondre avec l’une des sœurs Boob les bricoleuses avec qui elle n’a aucun lien de parenté)

Il s’agit d’une fervente militante de la cause boob et on la voit ici, marcher lors d’une manifestation pour réclamer avec fermeté, le droit et la liberté de pouvoir se gorger d’eau et de se baigner “topless” dans les plans d’eau publics, si d’aventure elles le souhaitent. En même temps, elles réclament également le droit et la liberté de pouvoir allaiter un nourrisson au sein dans des endroits publics, même si comme ça, de prime abord, ça a l’air trop demandé.

Si vous ne pouvez pas voir l’image ci-dessus sur votre ordinateur, essayez de désactiver votre filtre parental. Il se pourrait fort bien qu’une AI ( Artificieuse Intelligence ) ait automatiquement détecté une alerte “tét*n” et que selon la règle en vigueur du « cachez moi vite ce tét*n que l’on ne saurait voir » vous aura préventivement mis à l’abri d’un choc visuel dont vous auriez pu avoir eu de la peine à vous remettre !

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Blague à part, il s’agit là à la base d’une réponse ciblée à un private joke et je ne sais pas si cette lamentable parodie pourra être tolérée par les autorités bien pensantes et classée sans trop de véhémentes oppositions dans la catégorie FanArt

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Contenant pas contenu

Je me suis longtemps demandé si j’étais plutôt le genre de bipède avec un verre à moitié vide ou plutôt celui avec un verre à moitié plein.

C’est donc pour en savoir plus long, que j’ai procédé à une analyse en profondeur. Résultat des courses : Je suis un bipède avec un gobelet en plastique jetable.

C’est plus léger en main, j’évite des corvées de vaisselle fastidieuses, ça ne se casse pas facilement par maladresse, ça peut s’abandonner n’importe-où sur place. Et c’est mieux pour ma conscience, car aucun imprudent ne risque par ma faute, de se couper avec !

Hé ouais, c’est clair comme pouvait l’être à l’époque, de l’eau de roche ! Je suis un bipède qui n’est pas à moitié vide de capacité de réflexion et qui n’a pas qu’à moitié soif!

Parce que mon gobelet, il est toujours plein et à ras-bord. Franchement, je ne vois pas pourquoi sous-doser et aller se prendre la tête avec des questions philosophiques soûlantes !  C’est la lune qui peut parfois être à moitié pleine ! Fin des élucubrations !

Mon premier gobelet de la journée déjà, un café trente-huit pourcents arabica allongé lait d’ânesse, sucré, vanillé mais sans mousse, il risque à tout instant de déborder ! Déjà rien que les jours d’abondante rosée du matin ! Mon sport matinal favori est d’aller courir avec. Mon bras porteur en guise de parfait amortisseur gyroscopique, se mouvant avec agilité dans la foule dense de ceux qui sont déjà en retard ou empressés d’aller glander au bureau. Je le sais, c’est ridicule, mais je ressens un certain plaisir à aller éviter des collisions, manœuvrer finement, me déplacer avec efficacité et rapidité comme le fait une fourmi ouvrière modèle ! Tout cela sans renverser une seule goutte de mon précieux chargement. Et à la fin, le jus de chaussettes, je ne le bois même pas : il n’est plus à la température de service requise et il bien trop dégueulasse.

Mon gobelet de l’apéro ne reste pas longtemps à moitié plein en fluide anisé en provenance du marché parallèle de la Zone 51 ! Je complète le breuvage avec un prélèvement d’un volume d’eau trouble du robinet. Ça c’est les jours où il y en a. Comme en dehors des périodes de sécheresse. Paraît qu’elle serait opaque à cause des additifs riches en oligo-éléments qu’ils ajoutent dedans. Mais elle est certifiée potable et c’est la raison pour laquelle elle coûte un bras et même un assez long. C’est le porte-parole en l’air de la multinationale qui a racheté les droits d’exploitation de l’ensemble des sources, des nappes phréatiques et des puits du pays, qui l’a officiellement déclaré. Mais comprenez, moi ce que j’en dis : Tant que je suis content de pouvoir remplir mon gobelet et de me désaltérer à ma juste soif ! Je serais plutôt bon client et comme je n’ai pas le niveau, je ne vais pas me mettre à tarir des éloges ni à monter des barricades !

De nature, je fais partie des optimistes de taille moyenne. Et lorsque je sens pointer en moi une once de pessimisme qui monte en pression, je me verse un grand gobelet de remontant et c’est assez rapidement que je recommence à optimiser. Avant l’absorption du jus de vertus calmantes, il n’y a plus place pour la moindre goutte de pluie dans le récipient ! D’ailleurs c’est déconseillé par le porte-parole en l’air de la multinationale qui a clairement communiqué là-dessus : Il faudrait considérer l’eau de pluie comme étant le plus souvent présumée impropre à la consommation. Qu’il est naturellement plus prudent de savoir se méfier de tout ce qui est trop gratuit !!!

Le soir avant de me coucher, je me prépare un gobelet composé d’un subtil mélange de mes gouttes médicinales et de mes élixirs revigorants. S’il reste un ou deux doigts de mesure au sec, je complète la recette miracle avec juste ce qu’il faut d’un bon petit alcool fort pour, entre autres, en atténuer le goût de chiottes. Et puis comme ça, en même temps j’en profite pour bien me rincer et me fortifier les gencives. Et le petit coup d’assommoir qu’il réserve, m’évite de n’avoir à dormir qu’à moitié bien !

Pour terminer, il faut que je confesse qu’il m’arrive encore parfois d’être canette en aluminium plutôt que d’être gobelet en plastique jetable. Je sais, c’est moche ! Surtout que j’ai la flemme une fois vides, de les apporter au poste de recyclage. Ça fait au moins dix ans que j’essaie d’arrêter et que ça se solde à chaque fois par un échec. Que je retombe lamentablement dans le piège de cette vilaine addiction. Je crois que c’est à cause d’un sérieux manque de volonté. Mais c’est promis : Si une prochaine tentative devait être couronnée de succès, vous serez cordialement invités à arroser ça avec moi !

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[Note] : Je me sers un ou deux gobelets de thé vert et ensuite   
j'apporterai peut-être encore un certain nombre de retouches 
à ce texte..  A votre bonne santé a tous !