Category Archives: Bricolages (dessin sur photo)

Théâtre pour marionnettes

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Théâtre pour marionnettes

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Mes très chers spectateurs,

C’est encore moi votre bête de foire

Celui qui n’est pas encore mort de peur

En imitant vos grimaces dans son miroir

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Mes très chers amateurs de sottises

C’est encore moi votre imitateur

Chargé de vous faire rire de vos bêtises

Pastichant vos fourberies et vos malheurs

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Mes très chers adeptes de psychodrames

C’est encore moi votre tragédien

Chargé de vous refléter votre mélodrame

Annonçant les catastrophes de demain

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Mes très chers compagnons d’existence

C’est encore moi votre hypnotiseur amnésique

Chargé de vous engourdir en fin de séance

Parodiant l’effet de somnolence de l’anxiolytique

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Cependant à mon sujet soyez sans inquiétude, 
Je vais très bien !
Je dois encore me débarrasser de quelques articles 
un peu moins optimistes que d'habitude.

Un mauvais calcul ?

Comme je l’ai déjà mentionné ici à plusieurs reprises, je me considère en dessin comme un nul en cheveux. Mais ça ne me provoque pas le moindre cheveu blanc ! Ça contribue juste un peu à me faire oublier que depuis toujours, je suis également nul en maths !

Pour les cheveux, je pense qu’au profit de quelques efforts, je pourrai corriger le tir. Par contre, pour les maths, je considère que c’est mort et enterré ! Je resterai nul en maths jusque dans ma tombe. Ils ne doivent pas s’attendre de l’autre côté, à pouvoir compter sur moi pour les aider à faire leur comptabilité !

Plusieurs souvenirs forts douloureux peuvent témoigner de cette défaveur :

  • Le poids des regards croisés et désespérés de mes parents qui tentaient de me donner des cours de rattrapage le soir après l’école. Nourrissant l’espoir de m’aider à trouver la lumière qui relèverait une moyenne désastreuse en arithmétique. J’ai eu beau faire preuve d’engagement pour gonfler ma bosse des chiffres, de jouer des numéros de charme pour séduire mon public de neurones endormis. Résultat ? Une addition de vains efforts. Pourtant j’aurais aimé faire plaisir à mes répétiteurs appliqués, ne serait-ce que pour les récompenser pour leur sacrifice : Se dévouer à ce point pour résoudre des “problèmes” à un âge ou en principe on ne serait plus obligé, pour moi ce n’était pas rien !
  • Un tableau noir recouvert de formules écrites à la craie par notre professeur d’électronique au cours de ma formation. Je n’en comprenais absolument aucune ! Je trouvais qu’il s’agissait simplement d’un ensemble de jolis dessins avec un rendu agréablement esthétique. Et pour m’enfoncer un peu plus dans mon abîme de consternation, le collègue et génie voisin aux verres de lunettes épais qui interpelle le prof pour lui signaler qu’il avait commis quelques erreurs ici et là au tableau …

Mes résultats scolaires à l’écrit et en rédaction étaient nettement plus réjouissants. C’est pourquoi j’ai naturellement opté pour développer des théories si possible bien formulées, en me servant de mots plutôt que de chiffres, de lettres grecques, de barres de fraction et de racines cubiques…

Par la suite, le destin a trouvé une astuce imparable pour me rassurer quant à ce “choix” lorsqu’il a inventé les machines à calculer et les ordinateurs sur lesquels on peut toujours compter: A quoi bon dès lors chercher encore à me triturer des méninges handicapées en tentant de résoudre des équations ?

Je pense encore que mon meilleur souvenir en maths était la preuve par 9. Il s’agissait d’une technique “ultra-mystérieuse” pour valider le résultat erroné de mes mauvais calculs. Même si le 9 n’est pas pour autant devenu mon chiffre préféré, la découverte de cette méthode a déclenché une sorte d’éclair révélateur à l’intérieur de ma boîte crânienne. Mes géniteurs avaient parfaitement raison : Il y avait donc bel et bien une lumière au bout du tunnel !

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Voilà ça c’est fait ! Et si un jour vous me rencontrez, ne me demandez simplement jamais “combien ça fait ?” …

J’ai pensé à une suite logique à cet article… A suivre …

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Make Halloween Great Again !

Gniiiii hihihi … ghiiiii….

Voici donc ma traditionnelle création de halloween pour l’édition 2019. Vous n’êtes évidement pas du tout contraint de la liker juste pour me faire plaisir.

C’est une fête qui me paraît intéressante parce que tout un chacun peut se déguiser en sculpteur ! Et cet art trooop-méga-mooortel peut être exercé à peu de frais dans une simple cuisine. Et exceptionnellement, durant cette période là, il ne sera formulé de reproches à quiconque pour avoir joué avec de la nourriture ..

Vous le saviez peut-être déjà, mais je me considère encore et toujours comme nul en cheveux en dessin. C’est pourquoi je ne saurais résister à la moindre occasion de m’offrir une autre tentative de perfectionnement.

Et voyez vous-même : On peut inspirer de grosses frayeurs aux gens, même si on est blond et bien coiffé !

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Les liens vers les années précédentes ici :

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Tableau noir pour un avenir sombre

J’ai récemment découvert qu’il existait une police de caractères nommée GRETA GROTESK qui reprend le style de l’écriture manuscrite du panneau blanc marqué SKOLSTREIJK FÖR KLIMATET que Greta la messagère emporte partout avec elle dans le monde, pour participer aux grèves de sensibilisation et de mobilisation en faveur du climat.

Par curiosité, j’avais installé cette police de caractères et effectué quelques rapides essais. Ensuite j’avais oublié cet épisode. Mais je viens de retomber dessus par hasard : Signe qu’il fallait pousser cette expérience un peu plus loin et réaliser ce que j’aurais dessiné à l’époque en classe, lorsque j’étais moi aussi encore un habitué des bancs de l’école…

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Un petit tour de corbillard ?

Ça vous dirait de venir faire un petit tour ?

Ça fait déjà un bout de temps que je suis le déroulement des actions pacifiques du mouvement “Extinction Rebellion ” à travers le monde. Il vise à pousser les gouvernements à agir rapidement et concrètement afin de limiter le réchauffement climatique, la perte de la biodiversité et de freiner voire stopper le risque d’atteinte des points de basculement du système climatique pouvant conduire à un effondrement écologique.

Mon attention a bien sûr aussi été attiré par la forte symbolique que représentent tous ces petits voiliers entièrement repeints en rose et en bleu et flanqués de slogans, que des activistes trimballent dans les manifestations. Puis, parmi les nombreux témoignages, j’ai remarqué des images d’un senior installé dans une position très inconfortable à l’avant d’un corbillard. Il s’était attaché par le cou au volant du véhicule funéraire avec l’un de ces antivols rigide pour moto ! Bon, si on ne dispose pas dans l’immédiat d’une carriole mortuaire en état de marche, il reste toujours la bonne vieille technique de la position de la tortue pour retarder l’éventualité de se faire déloger de force …

N’empêche que je préfère et de loin, me laisser surprendre par ce genre d’idées fortes et démonstratives plutôt que de devoir une fois de plus entendre pester un grincheux qui ne se sent pas concerné par le reste du monde et qui n’a plus en stock d’autre réaction lors d’une manif, que le laconique : “… devraient pas faire chier ceux qui travaillent” …

Pour ces gens là en particulier, on pourrait peut-être penser à organiser “des camps de vacances” où ils pourraient aller expérimenter en simulation de conditions réelles, la qualité de vie future de leurs descendants… Il faudrait aussi que ce soit une expérience gratuite. Parce qu’il m’a aussi semblé que les pensionnaires ciblés, étaient le plus souvent du genre assez près de leurs sous.

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Au départ j’avais l’intention de “repeindre” en rose le corbillard vintage de la célèbre série TV “six feet under” Mais n’ayant pas trouvé de photographie qui convenait, j’ai cherché un peu partout et constaté que je n’étais pas du tout le premier zigoto à vouloir “tuner” un corbillard avec cette couleur…

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Outil de réinterprétation

Au tout début des années 2000, à la suite d’un affolement consécutif à un crash existentiel, le thérapeute chargé de me ramener les pieds sur terre m’avait annoncé que j’étais sujet au “délire interprétatif”.

C’est en grande partie ce diagnostique là, qui avait donné naissance à ce blog et à son titre. Et ma foi, une fois la phase de panique, celles des souffrances et celles des inquiétudes surmontées, je dois avouer que j’apprécie aujourd’hui de “devoir endurer” ces symptômes et souhaite ne jamais avoir à en guérir complètement ! Ce sentiment reste évidement plus facilement dans les limites de l’agréable, si une tierce personne ne provoque pas une surcharge de confusion inutile !

Ce thérapeute, le docteur Musique, m’a alors patiemment donné des soins et des outils nécessaires à comprendre et à gérer ce qui m’arrivait. D’un côté, ces couleurs et ces sensations nouvelles pouvaient dans mon cas du moins, être intéressantes, appréciables, drôles, voire carrément jouissives et passionnantes à vivre ! Mais de l’autre, elles n’étaient pas compatibles avec cette société qui n’aime pas trop ceux qui disjonctent et surtout, elles pouvaient décupler les niveaux de stress habituellement admissibles et raisonnables : Ce qui pouvait conduire à l’épuisement.

Pour corriger mes potentielles erreurs d’interprétation , j’ai du mettre en place une palette de mesures correctives. Comme par exemple, augmenter la part de mise en doute de celles qui peuvent me paraître louches, augmenter les niveaux de méfiance de base, ajuster le seuil de crédibilité des données à interpréter, me livrer à des analyses plus fouillées, avec l’espoir de mettre à jour des interprétations alternatives etc… Tout cela combiné avec une réalité parallèle de déni total dans laquelle je pouvais glisser en cas de nécessité.

Il m’arrive donc de devoir soumettre la première interprétation d’une donnée ou d’une situation à une rotation progressive, jusqu’à ce qu’elle atteigne les 180 degrés. Pour qu’elle se transforme en une option de version diamétralement opposée. La durée nécessaire à l’accomplissement de cette performance est totalement aléatoire.

Voilà l’une des raisons pour laquelle, j’ai développé l’outil de réinterprétation qui apparaît sur la photographie ci-dessus. Selon les situations et leur degré de complexité, le processus de réinterprétation emprunte le chemin le plus direct et rapide ( flèche verte, lecture de gauche à droite ) et dans d’autres cas, c’est le chemin le plus long qui sera préféré (flèche bleue, lecture dans le sens horaire) Il peut arriver que le processus tourne un peu en rond et se déroule de manière hésitante, saccadée ou répétitive. A ce moment là, c’est le petit cercle rouge qui fait office d’axe principal de toute l’opération.

Bien sûr, il arrive fréquemment que la toute première appréciation d’une donnée ou d’une situation ait été la bonne. L’instinct est resté intact. Mais qu’un léger doute soit la source d’un cheminement de réinterprétation dont le résultat sera juste surprenant, farfelu, amusant, impossible etc…

A partir de là, il est assez facile de deviner quels sont les types d’environnements et de situations susceptibles de me plonger dans les pires des inconforts ! Des éventualités qu’une prudence protectrice pour moi comme pour les autres, me conseille de limiter ou d’éviter !

Ça faisait très longtemps que je souhaitais enfin me libérer de ce récit ! Ce projet m’aura demandé un temps fou et une énergie folle ! C’est maintenant enfin chose faite ! Yeah !

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J’en profite pour remercier chaleureusement le docteur Musique de m’avoir ramené les pieds sur terre, mais pas trop ! Cette manie souvent nécessaire de second décodage me complique peut-être parfois un peu l’existence, mais elle me garantit tout au moins, une vie intérieure très riche si ce n’est d’augmenter mes chances à la fin de ne pas avoir tout compris de travers.

Avec le temps passé à observer avec un peu plus d’attention ce qu’il se passe dans ce vaste monde, j’ai pu constater que des délires interprétatifs, il me semble qu’on en fait tous un peu !

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Égaré dans les faubourgs du rêve

Lors d’une nuit vagabonde à mi-chemin entre somnolence et insomnie, je me suis prêté à l’invention d’un néologisme susceptible de baptiser cette zone qui se situe entre rêve et réalité.

Le mot le plus intéressant qui m’est apparu et qui m’a paru taillé pile sur poil a été « Rêvalité. »

Il sonne bien et penche en faveur de l’inutilité de s’enquérir de plus intuitif. Bien plus, par exemple, que « Réalêve. »

J’ai dans la minute souhaité vérifier l’originalité de ma noctambule trouvaille dans le moteur de recherche et dans les bases de données de la propriété intellectuelle.

Mais de toute évidence, je n’avais pas été le plus prompt à innover dans ce domaine.  Le moteur de recherches avait déjà eu vent du résultat de mes recherches ! Un fabricant de matelas haut de gamme et une firme produisant des somnifères, s’affrontaient probablement déjà à grands renforts de juristes dans les tribunaux pour s’approprier et déposer cette marque fort prometteuse !

Persuadé de l’existence d’une alternative moins évidente mais néanmoins méritante, je n’ai pas renoncé a mon potentiel inventif sur cette affaire. J’ai enchaîné une autre nuitée de brainstorming intensif, pour finalement ne rien composer de plus plaisant ou de plus convaincant que « Lucitasme. » C’était un peu comme lorsqu’on sèche son tour au cours d’une partie de scrabble, en déplaçant une à une toutes ses lettres alignées sur le support, sans rencontrer le succès escompté…

J’ai évidemment encore vérifié dans le moteur de recherche et dans les bases de données de la propriété intellectuelle et en effet, personne sur la surface connue du globe, n’avait encore jusqu’ici inventé, ni envisagé protéger ce terme-là !

C’est ma foi toujours assez agréable et rassurant de se dire qu’il reste encore des choses à inventer au 21e siècle ! J’en ai conclu, en bâillant d’une fatigue légitime, que mon idée de vouloir donner un nouveau nom à la zone qui se situe entre rêve et réalité n’avait pas d’urgence et me suis glissé sous les plumes pour m’aventurer dans ladite zone pour encore quelques bonnes heures…

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Le promeneur au chapeau

C’est au début de cet été, que j’ai croisé le chemin de cet homme.

Il déambulait en tenant son chapeau de cette manière …

Mais ce n’est que bien plus tard que j’ai pu faire sa connaissance,

En étudiant de plus près la photo ratée que j’avais prise à cet instant.

C’était un soleil couchant en bord de mer à un contre-jour …

L’homme se tenait là, aux frontières de l’invisible, tapis dans l’ombre

C’est la teinte de son couvre-chef ainsi porté en évidence,

Qui a attiré mon attention et qui m’a incité à le mettre en lumière

Le Poisson Zombie ( the zombie fish )

J’avais dessiné ce poisson mort-vivant peu de temps avant d’aller passer quelques jours au bord de l’océan. Si je ne l’ai pas terminé ni publié à l’époque, c’était dans l’unique but de partir en vacances dans les meilleures conditions, sans être hanté. Vous comprenez ?

Et si je publie ce dessin aujourd’hui même, ce n’est absolument pas pour gâcher les vacances de qui que ce soit qui passerait enfin du bon temps sur la plage en ce moment même.,,

 

Elliot et Darlene

Voici le résultat d’une autre recherche de cette série d’expérimentations à l’aide de procédés de conversions successives d’une photographie en couleur vers le quasi-monochrome.

( Ainsi ici, que d’un léger détournement assumé par rapport au matériel original )

Il s’agit de Darlene en compagnie de son frangin Elliot Alderson de la série télé Mr. Robot voyageant ensemble en métro pour se rendre, je l’imagine, de A à B…

Ne me demandez pas ce qui leur passe par la tête à ce moment précis !

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Faux Billet

Aujourd’hui, j’ai fait un peu le tour du point de tout ce que je pourrais encore faire d’excitant dans ma vie cette année. Pas vous ?

Alors j’ai ressorti ma ToDo-List, ai retrouvé ma Wish-List et réuni toutes mes Other-Lists retrouvées dans mes tiroirs et puis, en procédant à quelques recoupements, j’ai constaté avec effroi que ma List-de-Courses-à-faire était assez longue …

Aussi, dans le but de ne pas grever outre mesure le budget du ménage déjà vampirisé, les jours de grand soleil compris,  par ce bon vieux Franc fort, j’ai entrepris de faire fonctionner la planche à billet et donc d’imprimer une série des tout nouveaux billets de banque de ma conception …

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La citrouille mécontente

halloween-pumpkin_sunof-netCette année, pour marquer la tradition de Halloween, j’ai choisi de dessiner une citrouille qui n’a pas, selon mes sources, été invitée pour illuminer la nuit de la fête. C’est sans nul doute cette discrimination qui fait qu’elle affiche ici, un fort désappointement !

Elle ne présenterait pas le calibre requis, n’arborerait pas les rondeurs régulières ni les couleurs parfaites… des spécificités semble t’il toutes absolument nécessaires pour être retenu pour le défilé des petits monstres.

Pire, elle serait tout juste acceptable, pour préparer une soupe de courge à la grimace…