Category Archives: Traficotages

Profondément optimiste

C’est mon optimiste qui est le plus fort ! Mon pessimiste ne fait pas vraiment le poids !

Mon optimiste l’est peut-être même un peu trop ! Il est du genre très confiant. C’est un curieux et un passionné. Parfois excessif, un peu trop insouciant et téméraire peut-être aussi. Mais avec un petit côté piquant et philosophe.

Et je ne peux pas dire que mon pessimiste ne le soit pas assez ! Il est tellement sceptique et méfiant. Il m’arrive de penser qu’il ne croit même pas en lui-même. Au point d’être défaitiste d’entrée de jeu lorsqu’il s’agirait pour lui de devoir faire face à mon optimiste.

Mais il arrive que mon optimiste soit un peu anesthésié lorsqu’il a été malmené sur ses points faibles. Que mon pessimiste en profite pour occuper tout l’espace, pour se lâcher et faire son catastrophiste. C’est là que mon optimiste reste en retrait et laisse mon pessimiste exprimer toutes ses inquiétudes jusqu’à ce que ce dernier retrouve son calme et se fasse à nouveau un peu oublier…

Mon optimiste l’est tellement, qu’il pense vraiment être en mesure de rendre mon pessimiste plus optimiste !

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Mon optimiste vs. mon pessimiste

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Le vrai du faux

Je pense qu’il va me falloir une assistance qui m’aiderait à mieux distinguer le vrai du faux.

Quelque chose comme une bonne paire de lunettes, qui corrigerait le flou qui se trouve entre les deux.

Un dispositif qui pourrait me confirmer que ce que j’ai estimé être vrai l’est bel et bien.

Un filtre qui séparerait plus efficacement l’authentique, le véridique, l’irréfutable, le tangible et le sincère de toutes chimères et autres pépins du fruit de mon imagination.  

Un ressort qui saurait me rappeler avec souplesse que ce qui parait incroyable n’est pas forcément faux par défaut.

Un épurateur dont la compétence serait d’écarter en finesse le moindre doute.

Et aussi un adoucisseur de contradictions.

Tout ceci monté dans un coffre solide étanche et sûr, pour mieux traverser des orages de remises en question…

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Un article qui décrit ce qui aurait au départ du devenir 
un dessin ou un croquis, mais rien de convaincant n'a 
pris forme. Je voulais illustrer une sorte de "machinerie" 
complexe symbolisant ma capacité naturelle à distinguer 
le vrai du faux qui doute et qui redoute...

Le demi privilège de la vache zébrée

Hier en surfant sur internet, je suis tombé sur deux publications qui m’ont interpelé.

L’une relatait une expérience scientifique récente réalisée sur des bovins. Dans leur étude, des experts s’étant inspirés de la technique de camouflage des zèbres en sont arrivés à la conclusion que si on peignait des rayures verticales sur les flancs des vaches, on pourrait les soulager de près de 50% des piqures d’insectes qu’elles seraient appelées à endurer sans cet effet d’optique protecteur. Selon les chercheurs, ces rayures verticales rendent ces proies moins appétissantes aux yeux des moustiques femelle assoiffées de sang. Ce serait sans doute parce qu’elles ont généralement une préférence pour les zébrures horizontales à défaut d’un motif chamarré ou uni. L’être humain dans sa nature profonde, n’aimant pas trop non plus se faire piquer son steak, on pourrait donc bien voir cette adaptation pigmentaire se répandre rapidement à plus large échelle. D’autre développements de portée similaire seraient actuellement en cours dans les laboratoires de recherche de certains fabricants de pyjamas.

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L’autre publication montrait un vampire, également de sexe féminin, s’élancer avec grande vitesse et agilité pour se jeter sur une proie en mouvement. Il s’agissait d’un zèbre qui n’a pas été en mesure d’échapper à l’emprise fatale de la vilaine. Lorsque mère nature avait créé le zèbre, elle en avait profité pour inventer cet ingénieux et fort décoratif trompe l’œil pour moustiques. Mais elle en avait aussi sous-estimé l’inefficacité en cas d’attaque de vampire. Des chercheurs ont alors entrepris une étude expérimentale, en modifiant le pelage d’un troupeau de zèbres. Ils leur ont peint une série de crucifix sur les flancs. Leur but étant à terme de créer une espèce hybride, conçue pour augmenter leur capacité à se soustraire aux appétences des multiples prédateurs sanguinaires du monde moderne.

🙂 >.< 🙂

En ce moment, je fais beaucoup de choses sérieuses ! 
Alors, c'était bon de lâcher un peu les chevaux et les 
zèbres. Pas question pour moi de les laisser croupir 
derrière des barreaux ! 

Le casque intégral ABT1 ( Anti Bad Trip )

Les laboratoires SunOf vous présentent le tout nouveau casque intégral ABT1.

Les lettres ABT1 signifient Anti Bad Trip, 1er de la série.

Il s’agit d’un modèle destiné aux êtres humains. Son but et de leur offrir une meilleure protection préventive et active contre les mauvaises ondes, les mauvaises vibrations, les chocs, les perturbations visuelles et auditives externes… Il protège d’une multitude de signaux désagréables et dérangeants susceptibles de déclencher un bad trip, une déprime ainsi que d’autres types de baisses de forme psychologique.

Son utilisation est d’ordre strictement statique et n’est évidement pas adaptée lors de déplacements derrière un guidon, un volant, un gouvernail ou un manche à balai !

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Témoignages de clients :

Bernadette : Je le porte une ou deux fois par jour et je me sens beaucoup mieux qu’avant ! J’en suis très contente. C’est un bon investissement que m’a fortement recommandé mon thérapeute.

Robert : Je m’en sers surtout quand je surfe sur les réseaux sociaux. C’est un accessoire très efficace. J’ai bien fait de me l’offrir ! Je le conseillerai à tous mes contacts.

Karène : Je l’ai essayé pendant cinq minutes mais je n’ai ressenti aucun effet bénéfique. Et il n’est pas très pratique à l’usage. En plus, j’ai abîmé ma mise en plis. Et puis franchement, ça rime à quoi cette rangée de pointes là-dessus ?

Kevin : Alors côté son : excellente restitution des basses. Et l’image reste fluide même dans les situations les plus stressantes. Finitions soignées. Confortable. Et le packaging est top. Je le kiffe trop ce truc !

Alex : J’ai effectué un galop d’essai avec ce casque et la différence au niveau sensations est juste hal-lu-ci-nante ! Mais je préfère attendre qu’ils sortent un modèle compatible automobile et deux-roues pour l’acquérir. C’est surtout pour garder mon calme dans la circulation que je souhaiterais l’utiliser.

Martine : J’en ai offert un à mon mari quand il a pris sa retraite et comme par magie, le nombre de nos disputes a nettement diminué. Et il a visiblement aussi plus de plaisir qu’avant à passer l’aspirateur.

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La patate froide

On vous aura certainement un jour ou l’autre déjà “refilé la patate chaude” * n’est-ce-pas ? Et si cela n’a encore jamais été le cas, soyez patient, ça ne devrait en principe plus tarder !

N’ayez crainte ! Celle-ci est froide et à cœur : c’est prouvé avec un thermomètre à gigot de précision. Je la conserve précieusement dans mon frigo et elle n’est destinée qu’à mon usage personnel ! Ne comptez pas sur moi pour vous la refiler ! Et je n’entrerais pas en matière, si vous me proposiez un échange avec celle qui vous brûlerait encore les doigts !

Des patates chaudes, j’en avais par le passé récolté un nombre assez conséquent ! Malheureusement, je n’en mesurais les caractéristiques thermiques que dans un deuxième temps. Le destinataire du brûlant tubercule était le plus souvent celui qui n’était pas en position idéale pour répondre ” NON ” ou celui qui peinait à lâcher spontanément un ” NON merci ! Trouve-toi vite un autre gogo ! “. Il m’avait alors fallu trouver une parade alternative au non sec et ferme, qui me paraissait alors trop abrupt et pas vraiment payant pour constituer un capital sympathie.

Mais aujourd’hui, NON ! N’insistez plus : Je ne vous refilerai pas cette patate n’excédant jamais la température ambiante ! Mais vous pourrez librement au besoin vous inspirer de mon concept de patate de secours :

J’ouvre la porte de mon frigo plusieurs fois par jour et à chaque fois ou presque, je tombe sur cette pomme de terre exposée en évidence à l’intérieur. Alors je me dis : “Attention à ne pas te laisser refiler une patate chaude aujourd’hui ! “. Et si dans la journée, un habile lanceur de bulbe féculent devait prendre son air innocent pour se débarrasser de son ardent fardeau, je prendrais à mon tour mon petit air angélique et lui répondrais : ” Non merci pour la patate : j’en ai encore une bien fraîche qui m’attend chez moi dans mon frigo ! ” …

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J’ai écrit cette petite histoire dans l’espoir de me débarrasser définitivement de quelques vieux souvenirs de ce type, trop récurrents par rapport à ce qu’ils valaient et qui m’ont laissé un petit arrière-goût de patates à l’eau sans beurre ni fines herbes. En général, cette technique d’archivage fonctionne assez bien pour moi : Je traite le sujet en question par écrit pour qu’ensuite tout ça finisse par s’en aller se faire amnistier au fond des oubliettes.

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* Expression : Se débarrasser sur quelqu’un d’autre ( par exemple au hasard : vous ) d’une affaire embarrassante ou délicate (ou pire, chiante au possible) , en particulier d’une de ces tâches/choses dont personne ne souhaite volontairement s’occuper…

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Dans l’ombre d’un dernier chapitre

J’ai entre les mains les premiers chapitres d’une histoire, mais je n’en vois pas la fin !

C’est pourtant avec une curiosité sans limites que je me plonge dans ce roman sans fin…

Et à chaque fois que j’arrive à la fin de la dernière page, je la tourne et puis… plus rien !

Alors j’en suis venu à me demander qui de cette histoire aurait pu n’en voler que la fin !

Se peut-il qu’au monde il existe tel aigrefin enclin à commettre ce genre d’odieux larcin ?

Celui qui s’accaparerait un dénouement pour n’en réserver l’usage qu’à ses propres fins ?

Celui qui se moquerait d’infliger à tout autre lecteur que lui de rester sans fin sur sa faim ?

Et si c’était le vilain de l’histoire qui en aurait dérobé la fin pour échapper à son destin ?

Martelant qu’une fiction devrait dépasser toute réalité jusqu’à en convaincre l’écrivain…

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L’escalier sans fin – Montréal
Une histoire inspirée par des faits réels qui n'aboutissaient nulle part...

Le bureau des affaires classées

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C’est un réglage de base et de naissance qui a fait de moi un citoyen affichant une nette préférence pour les lettres par rapport aux chiffres.

Mais je crois savoir que les autorités fiscales ne se contenteront toujours pas d’une déclaration sous forme de rédaction de quelques phrases proprement orthographiées de la part d’un contribuable plus lettré que trésorier. Mais d’autre part je dois reconnaître que je n’irais pas pour autant les supplier de pouvoir faire toute ma comptabilité en chiffres romains !

Il est grand temps pour moi, mais pour un temps seulement, de passer des lettres aux chiffres. De me laisser envahir par une grande ferveur administrative. De faire parler les chiffres. De jongler avec des nombres. De passer à l’addition.

C’est afin d’entrer en douceur dans cette parenthèse gestionnaire que pour commencer, j’ai créé en toutes lettres, mon premier « classeur des affaires non-classées » ! Il s’agit d’un concept novateur et hautement révolutionnaire en tout cas en ce qui me concerne : C’est un classeur symbolique, sensé rester éternellement vide de toutes traces de classement !

Je dois à l’avenir, pouvoir à tout moment, enfoncer profondément mon index dans le trou noir situé au-dessous de l’étiquette blanche (voir photo), sans rencontrer la moindre résistance opposée par quelque dossier d’une affaire réglée que ce soit que j’aurais pu y laisser traîner.

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Retour d’une pluie de printemps

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… après 30 à 40 jours sans une seule goutte quand même…

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C’est une réalité assez inquiétante en tout cas sous nos latitudes au climat tempéré alors, Je pense que je vais devoir changer mes priorités et faire remonter cette vieille idée de construire un mât totémique inspiré du style amérindien. Pour réaliser ce projet, je possède déjà planté dans mon atelier un poteau assez robuste qui pourra servir de base de travail et la bonne nouvelle, c’est que dès aujourd’hui, c’est la réouverture après quarantaine des magasins de bricolage. L’une des spécificités de l’être humain est d’être un bricoleur, c’est bien connu. Essayez de l’en empêcher et voilà qu’il se mettra à bidouiller des schémas de révolte…

C’est au niveau du design que ça coinçait un peu. J’avais griffonné quelques esquisses intéressantes de créatures mythiques que je souhaitais représenter sur mon totem. Mais Je suis encore loin d’être satisfait des résultats. Et puis avec l’apparition soudaine de cette macabre pandémie, je me sentais plus inspiré à travailler sur la “Sculture de la Pocalypse (voir plus loin) et avais repoussé mon projet de “Mât pour faire tomber la Pluie” à plus tard. En cas de survie de l’espèce humaine.

Je me dois de constater aujourd’hui que le (mauvais) temps presse. Qu’il faudrait vraiment que je bosse plus sérieusement sur le prototype de ce pilier magique. Et aussi sur le costume de grand sorcier. Que je soigne la chorégraphie du rituel et que je rédige quelques bonnes incantations… Et que le grand Manitou me transmette son feu sacré. Conditionné en bouteilles d’un litre, si possible. En attendant, il faudra envisager de devoir continuer d’arroser vos cultures avec le tuyau.

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La Sculture de la Pocalypse (2)

C’est en occident, en l’an de disgrâce 2020, que se déroula la plus dramatique crise du carton que le monde dit moderne ait été amené à affronter.

Pour rappel, cette année-là, on apprenait que la filière du recyclage du carton était en grande difficulté car son business modèle de base ne rapportait plus une thune par tonne. Et comme une mauvaise nouvelle ne surgit jamais seule au carrefour de la rue des Soucis et celle du boulevard des Emmerdements, une subite et forte demande de carton sur le marché mondial, menaçait d’en faire s’écrouler le cours à un niveau encore jamais atteint ! Une frange non négligeable de la population pétrifiée d’effroi à l’idée d’avoir à se passer de cette matière vitale, par instinct de conservation, se précipita en grand nombre sur tous les produits qui pouvaient en contenir. La demande en carton était alors telle, que des foules paniquées achetaient tout article encore disponible pouvant incorporer un fragment de ce matériau. Ceci même si le précieux devait être emballé dans des kilomètres de papier et s’il fallait, pour assurer sa survie, aller jusqu’à en acquérir des quantités de grossistes.

Ce n’est pas suite à un pressentiment portant sur l’imminence du déclenchement d’une crise que pour ma part j’avais accumulé un impressionnant stock de cette substance là en particulier. C’était dans l’unique but d’un jour mener à bien un vague projet de sculture utilitaire susceptible d’égayer ma salle de bains. Il s’agissait de meubler un grand vide à proximité du trône de céramique, d’une pièce d’ornement pouvant apporter un peu d’originalité et de couleurs dans une salle d’eau un peu terne et pragmatique.

A cette époque, il n’était pas rare de pouvoir apprécier une nature morte accrochée dans une cuisine, un tableau panoramique envahissant le mur d’un salon, une photographie encadrée paradant au-dessus d’une cheminée, mais on ne rencontrait alors que trop rarement de sculture originale destinée à s’imposer dans l’espace d’un petit coin.

Cette pièce de cartonnage était ici en cours de réalisation. Il s’agissait encore d’en rigidifier la structure pour qu’elle soit en mesure de tenir plusieurs décennies. A ce moment là, le développement de ce projet était malheureusement freiné par une pénurie de certaines matières de base nécessaires, comme par exemple plusieurs nuances de peinture. Au niveau du carton j’étais couvert : j’en possédais encore en réserve un vingt-quatre pack à peine entamé..

A suivre éventuellement

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Le menu du jour de fermeture

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En ce moment par ici du moins, tous les restaurants sont fermés pour cause d’épidémie et ce, déjà depuis belle lurette maintenant…

C’est une période oppressante et étrange. Comme le sont cette petite mise en scène, cet échange verbal et la curieuse ambiance qui assaisonne cet article.

  • C’est certain, je réserverai encore une table ici et sans attendre la fin du monde !
  • Et alors, quand allez-vous vous l’offrir ce fameux dîner aux chandelles ?
  • Garçon ? C’était délicieux ! Remerciez le chef et toute sa brigade en cuisine !
  • S’il vous plaît, apportez-moi encore un espresso et l’addition !
  • Bonne continuation !

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Je crains fort qu’aujourd’hui, j’étais en train de faire ma première petite déprime de cette période de confinement. C’est certainement le trop-plein de nouvelles inquiétantes qui avait été atteint. Alors j’ai improvisé un petit resto virtuel en compagnie d’un ami imaginaire immunisé par nature. Un invité qui aime jouer avec les mots, se montrer rassurant et à l’écoute. Nous avons partagé la simulation d’un agréable moment de proximité en dégustant un délicieux repas.

Reste ce dessin là en haut qui me laisse encore un peu sur ma faim. Je ne le trouve pas assez à mon goût dans cette recette. Je vais devoir en faire une nouvelle mouture qui m’apporte plus de satisfaction…

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Et voilà, ce dessin là, me semble moins expérimental et plus festif que le premier !

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Allez plus haut !

Il y a environ une semaine, j’ai modifié mon lit.

J’ai surélevé le sommier de 10 cm.

Comme je ne suis jamais tombé du lit depuis que j’ai fait son acquisition, j’ai décidé que je pouvais enfin courir le risque de tomber de haut.

On pourrait penser que 10 cm dans ce domaine ne sont que quantités négligeables ! Mais ça faisait déjà près d’un an que j’envisageais ce changement d’altitude. Et 365 nuits à 10 cm l’unité, ça représente quand même un cumul de plus de 36 mètres ! Ce sont plusieurs niveaux d’espace vital. Étant locataire d’une mansarde qui comme son nom l’indique est nichée sous les toits de mon immeuble, impossible dès lors sans déménager dans une tour, de me rapprocher de la stratosphère et des étoiles autrement qu’en adaptant ma literie ou en allant camper sur une cheminée.

C’est d’ailleurs à la suite d’un rêve étrange dans lequel, j’étais perché sur la pointe de mes pieds et que ma main n’est jamais parvenue à atteindre un objet important pour la suite, que j’ai entrepris cette fois sans plus attendre de me lancer dans cette périlleuse aventure.

Quand la modification fût terminée, je fus stupéfait de m’apercevoir que visuellement déjà, ma couche aurait toujours dû être ajustée de la sorte ! Piqué par la curiosité, je me suis assis sur le matelas pour en mesurer le confort inédit. Je fus très étonné de constater que mon plumard était dès lors mieux adapté à ma morphologie. Lorsque je me trouvais le cul sur le matelas et les pieds plaqués au sol, se dessinait de parfaits angles droits sous mes genoux. La position idéale pour enfiler mes chaussettes sans risquer un lumbago ! Et pour couronner le tout, pas trace du moindre tourbillon de vertige ! Et dire que par excès de prudence, j’ai au départ failli décomposer cette acrobatie en deux étapes de 5 cm et de faire appel à un cascadeur professionnel !

Enthousiasmé par les résultats positifs de mes premières observations, je me suis empressé d’avancer l’heure de ma sieste. J’ai disposé à distance encore raisonnable, une descente de lit bien épaisse. Un dispositif susceptible d’amortir efficacement la finalité de la glissade accidentelle d’un corps en mode veille. Et je me suis offert le festin d’un premier roupillon de niveau supérieur !

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Retour de manivelle

Retour de manivelle

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Quand la vie prenait un malin plaisir à me mettre des bâtons dans les roues,

Le plus souvent, je m’en emparais pour aussitôt les projeter le plus loin possible.

Au besoin je disposais de roues de secours et des quelques outils indispensables.

Je m’occupais de resserrer solidement les boulons pour mieux repartir droit devant.

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Puis un jour j’ai à mon tour pris un malin plaisir à jouer un mauvais tour à la vie.

A ma façon je lui ai envoyé un retour de bâton, lui ai adressé un retour de manivelle.

J’ai démonté toutes mes roues et les ai remplacées par autant de coussins d’air.

Depuis je survole la cible de ses assauts lorsqu’elle s’imagine pouvoir m’entraver.

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Les 50 coqs du voisinage (3ème et dernière partie)

Comme annoncé précédemment dans la 2ème partie de cet article, voici “le plan” du tromblon pour épouvantail à corbeaux. L’expérience réalisée a démontré que l’utilisation de ce type de dispositif permet en principe une rapide diminution des nuisances sonores matinales et accorde au tireur un confortable retour dans les plumes avec toute la tranquillité initialement requise.

(A) A la base, le canon du tromblon est un “seau à ciment” en plastique, peu coûteux et disponible dans les magasins d’articles de bricolage. Il faut percer un trou centré d’un diamètre de 10 ou 12 mm dans le fond du seau et disposer d’une pince à linge pour fixer l’extrémité du ballon à l’extérieur du canon. Le canon de forme conique permet de diriger efficacement l’essentiel des ondes sonores de la détonation en direction des cibles, sans pour autant assourdir l’épouvantail tireur. Un seul tir suffit. Il est inutile de faire paniquer également tous les toutous du quartier ou d’agacer le voisinage avec une pétarade de type jour de fête nationale.

(B) L’efficacité de ce type de munition festive est proportionnelle à son calibre de base. Plus la munition sera gonflée, plus la déflagration sera forte.

(F) et (G) sont des composants optionnels. (Voir E)

Idéalement le tromblon devrait pouvoir être tenu à bout de bras d’une seule main par sa crosse (D) Un système de percuteur à épingle sur ressort est logé dans le tube (E). Le percuteur devrait pouvoir être activé d’un seul doigt avec une gâchette. Une main reste libre pour ouvrir la fenêtre et éventuellement pour bâiller discrètement lors d’un tir particulièrement matinal. Lors des premiers essais, l’épingle était simplement tenue de la main libre dans le but de déclencher la détonation en poinçonnant la munition à l’avant du tromblon.

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