Category Archives: Persifflages

It’s good to be the King ! (Ooh La La)

Si ma mémoire est bonne, c’est la première fois que j’achetais une couronne des rois le 27 décembre. Jusqu’à présent, j’avais toujours attendu le 6 janvier, jour de l’Épiphanie et date officielle de l’arrivée à bon port du trio de troubadours nommés Melchior, Gaspard et Balthazar.

Une fois n’est pas coutume, je m’y suis pris à l’avance et j’ai bien fait !

Car j’ai été proclamé roi, avant même d’avoir goûté à la brioche : Je n’ai fait que m’emparer de la première part du gâteau ! Et comme par magie, la fève est tombée juste devant moi sur la table ! Signe que j’avais clairement été désigné par des forces du style supérieures !

Bon, il faut dire que cette année, j’étais le seul candidat en lice pour accéder à la royauté. Pourtant j’aurais pu survivre à un certain suspense électoral…

Autant dire que je termine très bien l’année 2020 : Et je déclare solennellement accepter mon trône, ma couronne et mon sceptre ! Dorénavant, vous pourrez m’appeler “Sa Très Sérénissime Majesté” si ça vous fait plaisir.

Et puis par les temps qui courent avec les mises en évidence des faiblesses des systèmes démocratiques, je me suis dit : autant devenir roi plutôt que président ou premier ministre !

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Mon petit panier d’optimisme

Ma petite réserve personnelle pour couvrir les cas où ça devait partir en cacahuète ou partir en sucette. Et si ça devait partir en vrille, je n’aurai pas d’autre choix que d’improviser. Mais j’espère surtout que ça ne partira pas en couille, parce que je n’ai pas beaucoup de stock !

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Une solution à presque tous nos problèmes

Tout comme vous, il m’est déjà arrivé de me sentir bien seul au monde. Mais ça, c’était avant l’internet et les réseaux sociaux qui m’ont permis de prendre conscience de plusieurs choses :

  • Que les opinions des terriens sur à peu près tous les sujets, sont polarisées. Des divergences de convictions et de priorités qui menacent l’avenir de nos civilisations, assombrissent les perspectives d’une paix durable et font trembler jusqu’aux fondements de la démocratie.
  • Qu’il y a évidence d’une absence totale d’une planète de rechange à aller coloniser et que de toute manière, nous savons déjà par expérience, qu’une seule ne nous suffirait pas.

C’est après avoir vu un documentaire consacré à la géo-ingénierie et aux apprentis sorciers du climat en général, [lien] que je me suis moi aussi soudain senti investi d’un pourvoir d’expert et me suis livré à ma petite étude personnelle à la recherche d’une solution qui pourrait enfin mettre d’accord entre-eux, le maximum de bipèdes terrestres. Le moyen le plus efficace pour sauver la paix, la démocratie, le dérèglement climatique et garantir une ressource illimitée en énergie verte non polluante etc…

J’ai évidement déjà déposé le brevet de cette invention. Contactez-moi avant d’entreprendre les travaux afin de négocier mes royalties.

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Il y a un monstre dans mon monde

Il était une fois dans un Univers parallèle, un Monde parallèle où on avait pris l’habitude de créer et d’imposer (ou pas) des monstres qui finissaient par devenir aussi voraces qu’incontrôlables.

Il faut dire que le prix à payer pour devenir Maître de l’Univers pour un Maître du Monde en exercice était tellement exorbitant, qu’il était devenu monnaie courante de répartir toutes les notes de frais des candidats potentiels sur l’ensemble des consommateurs et des contribuables. Un système de cotisations volontaire assurait la participation financière au projet de tous ceux (ou presque) qui n’avaient pas le profil requis pour la fonction.

L’aspirant Maître de l’Univers pour qui un seul Monde ne pouvait plus suffire, devait commencer par partir à sa conquête. Pour cette phase opérationnelle qui n’était pas de tout repos et évidement loin d’être exempte de risques, il avait envoyé au charbon du petit personnel non qualifié formé à la hâte. Il s’agissait d’étudiants endettés, de travailleurs précaires sur appel et des stagiaires ravis de bosser gratuitement et universellement.

Le Maître de l’Univers en devenir n’eût pas non plus à dilapider une fortune en fonds propres pour s’équiper en besoins matériels et en infrastructures techniques. Ces budgets étaient intégralement couverts par les rentrées publicitaires de sponsors excités par les opportunités d’ouverture de nouveaux marchés. Les surfaces au sol pour accueillir les pas de tir et les équipements avaient été gracieusement offertes ou mises à disposition par de généreuses collectivités publiques trop heureuses de soutenir toutes les formes d’innovation

Une fois l’Univers conquis avec pugnacité, sa colonisation n’avait malheureusement pas pu se faire en un jour non plus. Et c’est dans la perspective de profiter pleinement de ce trône de Maître de l’Univers chèrement acquis, qu’il lui fallut accéder à l’immortalité : De nombreuses années de recherches furent nécessaires pour la mettre au point dans des hautes écoles spécialisées et des universités. Des institutions qui déjà avaient détaché une équipe des meilleurs cosmologues pour vérifier que l’univers était bel et bien suffisamment en expansion, pour qu’une entreprise de taille universelle puisse y assurer sa croissance et sa prospérité.

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Un texte repêché dans les non-publiés 
pour être résumé et remodelé.

Voilà et maintenant retour sur terre ! 

Ras la casquette !

Ce mois-ci, les ingénieurs et les designers des laboratoires SunOf se sont penchés sur l’un des problèmes frappant de ce siècle : Celui des casquettes à slogan frontal brodé.

C’est dans le but d’éviter dans le futur à certains porteurs de casquettes à slogan d’en arriver à perdre de vue la teneur du mot d’ordre porté par la devise brodée sur la façade [ A ] de leur couvre-chef, parce que visuellement masquée au regard de l’intéressé par l’obstacle de sa visière [ B ] , qu’ils se sont livrés à un exercice de brainstorming afin de définir quelques pistes à explorer.

Dans un premier temps, il a été convenu par les cerveaux de cette task force d’imprimer un second slogan identique au premier au-dessous la visière [ B ] pour en faire l’écho à l’attention du porteur. Il est prévu d’en mesurer rapidement les effets bénéfiques sur un échantillon représentatif de la population.

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Pour l’instant, on vous épargnera un topo sur les autres idées envisagées, comme celle de casquettes avec dispositif à rétroviseur intégré etc..

Luminothérapie poilante

En ce moment dans les laboratoires SunOf, nous nous trouvons en phase de test #3 sur un projet révolutionnaire de dispositif de “luminothérapie poilante” destiné à soulager des êtres vivants de souffrances caractéristiques des longues soirées et nuits d’hiver.

Dans l’éventualité où notre cobaye, actuellement en mission kamikaze dans un endroit tenu secret, situé au dessous du niveau de la mer de brouillard, parvenait “à passer l’hiver” en utilisant quotidiennement notre prototype de diffuseur de Luminorigolothérapie, sans n’avoir à aucun moment pour tenir le coup, recours à un antidépresseur ou autre produit psychédélico-hallucinogène, alors cet appareil pourrait être commercialisé à large échelle dans le courant de l’année 2022.

Le concept wellness de base de cette installation est d’exposer le sujet à une émanation de lumière simulant les rayons bienfaiteurs de l’astre solaire lorsqu’il s’est fait plus rare, en diffusant simultanément dans ses oreilles, un florilège de ses séquences humoristiques favorites.

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A bonne école !

J’ai été à l’école des imbéciles. Je m’étais majestueusement planté au test d’aptitudes pour être reçu à l’école des prodiges. Les experts m’avaient assuré qu’il ne fallait pas me sentir dévalorisé ni frustré : Qu’il y avait un avenir qui se dessinait pour moi aussi et que le monde des adultes comptait un grand nombre d’imbéciles parfaitement heureux. Je n’ai jamais pu devenir un premier de classe ni un élève modèle. Une relative timidité entravait quelque peu l’expression de ma nigauderie et bridait le développement de mon complexe de supériorité. Il m’a donc fallu rester de nombreuses fois en retenue après les cours pour travailler en particulier sur ce point. Pour rattraper un léger retard sur la norme, j’avais engagé un répétiteur à domicile chargé de m’aguerrir dans mes prédispositions à ne pas faire mes devoirs. Je m’étais aussi assuré les services d’un assistant personnel dans l’imitation de la signature de mes parents dans mon carnet hebdomadaire de mauvaises notes .

Jamais un seul de nos professeurs ne s’était fait porter pâle parce que soudainement tombé en dépression nerveuse. C’était parce que l’Instruction Publique avait renoncé à mettre toute la pression sur leurs épaules en leur fixant des objectifs inatteignables. Nos instituteurs étaient généralement assez rustres et déconneurs et nous laissaient libres d’être aussi studieux et attentifs que possible. Nous profitions quand même un peu de notre présence pour nous instruire, lorsque notre quota de zizanie quotidienne avait pu être semé aux quatre vents.

Nous étudiions assidument l’histoire de la connerie humaine. Une matière chargée d’inspirations pouvant faire référence dans l’exercice de nos futures balourdises. Nous apprenions tout de l’art de faire des mauvais calculs. Nous nous initiions à la pratique de la mauvaise foi. Nous imprégnions des mécanismes subtils de l’hypocrisie. Décortiquions avec soin chaque chapitre du guide spirituel à l’usage du ballot cabochard. Étendions notre savoir-faire entendre notre son de cloche à qui ne voudrait pas l’entendre.

Même pendant la récréation, nous ne perdions pas notre temps à ne pas nous comporter comme des imbéciles. Nous nous y mesurions dans des joutes stupides pour acquérir la maîtrise de mauvaises manières brutales et y affûtions nos habiletés à exercer un chantage sur les plus demeurés.

J’ai terminé ma scolarité obligatoire avec bon niveau d’instruction. Et il me restait encore toute une vie devant moi pour me perfectionner si je devais ambitionner de devenir un grand imbécile réputé et chevronné. La meilleure filière pour obtenir un diplôme postgrade était alors d’étendre et de de consolider en autodidacte le panel d’expériences de ma bêtise sur le terrain. L’Instruction Publique ayant fermé l’université des imbéciles faute d’inscriptions et de crédit, en faveur de la fondation d’une toute nouvelle école des crétins.

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A gauche : Le jeune SunOf pendant un cours de sciences. A droite : Son “cool backpack” trop stylé

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L’équerre de posture à 45 degrés du jeune SunOf

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A deux doigts de la pierre tombale !

Je venais très récemment de voir et de revoir quelques épisodes de Creepshow et des Contes de la Crypte. (Il s’agit de séries de courts-métrages inspirés ou dérivés de grimoires de l’effroi et de bandes dessinées d’épouvante)

Mais à eux seuls, les tourments provoqués alors en moi par cette procession de visions d’horreur agrémentés de voix sépulcrales, n’expliquent pas toute la noirceur de l’encre qui s’est répandue sur cet article basé sur de sinistres mémoires …

C’est dans la foulée, encore transi de frissons glaçants comme une nuit d’automne sans petite laine, que j’en avais profité pour reconsidérer le cadre de ma condition de mortel en sursis. Que je m’étais rappelé l’imprévisibilité d’une faucheuse réputée coutumière des coups de tête et qui serait bien mal inspirée d’anticiper l’heure de notre rendez-vous ! A qui d’ailleurs je refuserais mordicus sans négociation préalable, d’apposer ma signature sur son reçu. En particulier, si l’intention première serait de me retirer de la circulation en un seul et unique épisode !

Je m’étais alors résolu à m’occuper en priorité de certains préparatifs allant dans ce sens. Histoire que le jour venu, il ne puisse pas y avoir un os quelque part. J’étais déterminé à m’offrir une visite préventive à la boutique de mode et d’accessoires macabres. Pour me livrer à un essayage de costumes de fantôme et pour secouer un large choix de modèles de chaines en acier. Sans oublier de faire ensuite un crochet par l’agence de voyages post mortem, pour me laisser conseiller une activité fantomale motivante et pour jeter un coup d’œil à leurs catalogues de destinations funestes et de sites glauques à hanter.

Mais en route pour les quartiers lugubres, voilà qu’un binôme de smombies s’en vient contrecarrer mes plans ! Ceci sans même sacrifier une miette de leurs attentions respectives sur leurs petits écrans tactiles rêveurs ! Oubliant d’orienter une seule orbite de bon sens sur les dangers potentiels de la circulation urbaine ! Voilà qu’à mon approche, ce duo de piétonniers suicidaires surgit d’un pas rapide de derrière l’angle mort d’un autobus à l’arrêt, pour venir se jeter sur la chaussée et dans son trafic, leurs doigts et leurs nez soudés à leurs microcosmes rétroéclairés !

N’ayant jamais encore à ce jour été embauché en qualité de sous-traitant fatal par la moissonneuse à capuche, c’est en grande partie grâce à des disques de freins chauffés au rouge comme des braises de l’enfer que ces deux ectoplasmes kamikazes n’ont pas été ratatinés sous mes roues comme de la compote de pruneaux …

Les mobile-addicts imprudents ont viré au vert pâle en réalisant qu’ils venaient de passer à deux doigts d’une déconnexion brutale et d’une rupture mortifère d’avec tous leurs contacts. Et ils sont devenus transparents, au moment de leur pleine conscience quant à une annulation à la toute dernière seconde d’un rendez-vous prématuré avec la Dame en noir dans leur indifférence au monde réel. Quant à moi, je suis passé à deux doigts de mourir de peur avant qu’un réflexe de survie nous préserve de tout trépas. Si à ce moment-là, j’avais fait partie de leur espèce et que j’avais moi aussi eu mon attention détournée, c’était le carnage !

Alors, c’est blême comme une aspirine que j’ai jugé préférable de retourner me réfugier au fond de ma caverne. Et que j’ai une fois de plus remis à un autre jour, les réservations et l’acquisition des fournitures destinées à optimiser mon futur d’esprit frappeur.

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Commentaires :

Suite à plusieurs échecs consécutifs à de nombreuses tentatives au fil du temps de dessiner un smombie, me voici enfin satisfait ! Dire qu’il a fallu que je passe à deux doigts d’en écraser deux spécimens encore à moitié vivants pour que j’en arrive à mes fins ! Comme quoi dans la vie il ne faut jamais rien lâcher; hormis peut-être son smartphone !

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Je recommande l’excellent film documentaire The Social Dilemma (Derrière nos écrans de fumée) sorti en 2020, qui se base sur des témoignages de personnes ayant participé à la naissance, au financement et à l’élaboration des divers réseaux sociaux avec au départ plein de petits “j’aime” et de “like” dans les yeux et de pognon dans les poches. Avant de devoir en constater les côtés sombres, d’en mesurer les effets pervers et de cracher dans la bonne soupe qui s’est refroidie…

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Le smombie commun

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Experts reconnus au fil du temps (mise à jour)


Il était grand temps de faire une petite mise à jour de ce graphisme amusant que j’avais trouvé sur internet et qui n’allait à l’origine pas encore au-delà des années 2010. Car je crois qu’il est désormais assez clair pour à peu près tout le monde, qu’en 2020, Karen et Facebook se sont pris une giga-pâtée en matière d’expertises diverses et variées, que ce soit sur réseau social ou dans des conférences de presse.

Pour bien faire, il faudrait encore associer sur l’échelle des décennies, les courbes de quantité et de qualité des divers rapports d’analyses et conclusions présentées par ces différents experts. Ceci dans le but de réduire le nombre d’éventuelles interprétations qui iraient dans le sens qu’en fin de compte, les choses ne font que de se bonifier avec le temps.

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La Sculture de la Pocalypse (2)

C’est en occident, en l’an de disgrâce 2020, que se déroula la plus dramatique crise du carton que le monde dit moderne ait été amené à affronter.

Pour rappel, cette année-là, on apprenait que la filière du recyclage du carton était en grande difficulté car son business modèle de base ne rapportait plus une thune par tonne. Et comme une mauvaise nouvelle ne surgit jamais seule au carrefour de la rue des Soucis et celle du boulevard des Emmerdements, une subite et forte demande de carton sur le marché mondial, menaçait d’en faire s’écrouler le cours à un niveau encore jamais atteint ! Une frange non négligeable de la population pétrifiée d’effroi à l’idée d’avoir à se passer de cette matière vitale, par instinct de conservation, se précipita en grand nombre sur tous les produits qui pouvaient en contenir. La demande en carton était alors telle, que des foules paniquées achetaient tout article encore disponible pouvant incorporer un fragment de ce matériau. Ceci même si le précieux devait être emballé dans des kilomètres de papier et s’il fallait, pour assurer sa survie, aller jusqu’à en acquérir des quantités de grossistes.

Ce n’est pas suite à un pressentiment portant sur l’imminence du déclenchement d’une crise que pour ma part j’avais accumulé un impressionnant stock de cette substance là en particulier. C’était dans l’unique but d’un jour mener à bien un vague projet de sculture utilitaire susceptible d’égayer ma salle de bains. Il s’agissait de meubler un grand vide à proximité du trône de céramique, d’une pièce d’ornement pouvant apporter un peu d’originalité et de couleurs dans une salle d’eau un peu terne et pragmatique.

A cette époque, il n’était pas rare de pouvoir apprécier une nature morte accrochée dans une cuisine, un tableau panoramique envahissant le mur d’un salon, une photographie encadrée paradant au-dessus d’une cheminée, mais on ne rencontrait alors que trop rarement de sculture originale destinée à s’imposer dans l’espace d’un petit coin.

Cette pièce de cartonnage était ici en cours de réalisation. Il s’agissait encore d’en rigidifier la structure pour qu’elle soit en mesure de tenir plusieurs décennies. A ce moment là, le développement de ce projet était malheureusement freiné par une pénurie de certaines matières de base nécessaires, comme par exemple plusieurs nuances de peinture. Au niveau du carton j’étais couvert : j’en possédais encore en réserve un vingt-quatre pack à peine entamé..

A suivre éventuellement

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Un détaillant de première nécessité

Je ne sais pas si tout redeviendra fatalement exactement comme avant quand nous serons sortis de cette merde (la pandémie) ou si nous tenterons de réinventer une société en choisissant une voie qui nous écarterait de cette dictature (du pognon) , de son cortège de dérives et de déficiences.

Qui sait pour ma part, j’ouvrirai peut-être une boutique chic de vente au détail d’une gamme de produits de première nécessité qui connait un franc succès !

Et vous pourrez passer me voir à la boutique si vous êtes au bout du rouleau et je vous conseillerai des motifs, des textures, des coloris et des parfums rassurants …

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Les noces capitalistes

Lorsque Monsieur Capitaliste avait rencontré Madame Démocratie, ça avait été un coup de foudre réciproque !

Monsieur Capitaliste avait un caractère dominant. Il pouvait facilement se montrer assez égoïste, arrogant voire sauvage. Entre deux affaires un peu louches, il s’était mis en quête d’un mariage bien arrangé. Dans un premier temps, il avait rencontré Madame Anarchie. Mais plus encore que lui-même, elle ne voulait en faire qu’à sa tête. Puis il avait décroché un rencart avec Madame Monarchie. Mais elle ne rêvait que d’un beau prince au grand cœur qui pour ses beaux yeux, mettrait toutes ses grandes ambitions de côté. Il n’avait pas été séduit lors d’un speed dating en compagnie de Madame Bureaucratie : Monsieur Capitaliste avait pour credo de ne jamais avoir à y aller par quatre parchemins. Quand Madame Dictature, à l’occasion d’un bal masqué lui avait fait du charme, il ne s’était pas laissé corrompre. Même si dans un premier temps il avait hésité, car son offre lui avait paru plus qu’alléchante.

Malgré ses tentatives infructueuses, il n’abandonna pas son rêve de vivre le bonheur de fonder une ploutocratie florissante et prospère.

Quand Monsieur Capitaliste s’était épris de Madame Démocratie, elle se montrait bienveillante, compréhensive et équitable. Durant les premières décennies de leur union, il avait su se montrer très prévenant, respectueux et courtois avec elle. Madame Démocratie paraissait radieuse et l’harmonie qui se dégageait de ce couple, faisait la joie de tout le peuple.

Puis un jour, on a appris que leur relation n’était plus au beau fixe. Monsieur Capitaliste s’entêtait à vouloir tirer de plus en plus de profit personnel du caractère malléable et arrangeant de Madame Démocratie. De son côté, elle ne perdait pas l’espoir que son insatiable époux en revienne naturellement à des aspirations plus raisonnables. Plusieurs fois, elle lui avait tendu la main, espérant qu’il y dépose un baiser comme il le fît, lors de leur première rencontre. Mais au lieu de cela, le boulimique avait continué de lui manger le bras…

Des rumeurs prétendent que Monsieur Capitaliste aurait récemment été aperçu dans des soirées libertines en train de fricoter avec une certaine Madame Oligarchie !

Aux dernières nouvelles, Monsieur Capitaliste et Madame Démocratie ne font plus bon ménage. Ils ont tenté plusieurs thérapies de couple qui n’ont pas abouti à leur réconciliation. Quelque chose me dit qu’un de ces jours prochain, ils finiront par divorcer.

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