Category Archives: Barbouillages (dessin)

Le balayeur endormi

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Ceci est l’étonnant résultat d’un processus expérimental hasardeux. A la base c’était un dessin basique au trait avec quelques aplats de couleurs, mais dépourvu de fioritures, que j’ai ensuite juste pour voir, traité avec de nombreux filtres et effets numériques…

Et c’est donc l’algorithme d’un filtre informatique qui a déterminé son âge, la couleur de sa peau et qui m’a indiqué une probabilité de vécu de ce personnage : Un vieil homme fatigué qui s’offre une micro-sieste en exerçant le troisième job précaire de sa longue journée.

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La Dream Team [#4] : Teodor

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Quatrième membre d’une troupe qui en comptera cinq, peut-être même six.

Parmi les disciples de sa clique, il est celui qui a le fin nez pour tout et aussi celui qui flaire les entourloupes à distance.

Il est le garant d’une atmosphère respirable au sein du groupe. Il n’hésite jamais à mettre son nez dans les affaires et veille à ce qu’on ne le prenne pas pour une truffe.

S’il a souvent tendance à avoir le nez dans le guidon, à ses heures, il sait aussi le lever pour l’avoir dans les étoiles.

Il porte le numéro 4, un détail qui est sans importance. Mais sachez quand même qu’il préfère que vous ne lui parliez jamais de pic ni de péninsule.

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Poisson d’avril 2021

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Si on y regarde d’un peu plus près, tout semble toujours un petit peu à la base être une question de bigorneau…

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La chaine alimentaire est un concept en principe bien connu de tous. La chaine du bigorneau quant à elle, est une notion encore mal connue du grand public, quand bien même, elle lui est très intimement liée. On pense que c’est dû au fait qu’on tend généralement à ne voir dans le bigorneau qu’un mollusque qui roupille en boule la plupart du temps, pour ne se redresser qu’à des fins de reproduction.

On sait aussi que certains spécimens d’espèces terrestres peuvent en arriver à se mélanger les tentacules dans les entrelacs de ces différentes chaines. Une aberration qui peut les conduire à penser qu’ils pourront favorablement fortifier la vivacité de leur bigorneau en consommant des substances soutirées à de puissants prédateurs.

Ils croiront ensuite qu’ils graviront sans peine les maillons de la chaine du bigorneau en consommant, par exemple du potage de requin, en s’enduisant de sueur de buffle, en sniffant de la poudre de corne de rhinocéros ou en ingurgitant des extraits de testostérone de tigre.

Dans le cas des squales, ces croyances souvent aussi ancestrales qu’infondées ont d’ailleurs fortement contribué à leur surpêche ! Ils leur coupent les ailerons puis les rejettent à l’eau pour qu’ils aillent lentement agoniser au fond de la mer ni vu ni connu. On le sait bien , tout ce qui est sous la surface, doit rester sous la surface.

La finalité de la raréification de ces gardiens, c’est qu’elle engendre une altération de la régénération des fonds marins. La repousse de la végétation sous-marine et autres algues est entravée par la voracité des brouteurs, des poissons gloutons débarrassés de leur principal prédateur naturel. Ces derniers ont donc tout loisir de bouffer tout ce qui pousse et de participer activement à la désertification de leur propre environnement.

Pour terminer cet article, il faut également noter qu’il existe un championnat du monde annuel de lancer du bigorneau dans le Finistère. Mais dans ce cas précis, c’est bien de l’escargot de mer qu’il s’agit.

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La Dream Team [#3] : Luke

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Troisième membre d’une troupe qui en comptera cinq, peut-être même six.

Au sein de la confrérie, il est le manager de tout ce qui touche à l’aspect visuel des choses. Il en est le visionnaire et celui qui gère l’image du groupe. Il garde toujours un œil sur tout, même s’il n’est pas opposé à un petit clin d’œil ici ou là.

Il est un observateur aguerri et rien ne semble lui échapper. Il aime se régaler de couleurs, de contrastes, de luminosités, d’expressions visuelles, de reliefs et de textures.

Il porte le numéro 3, un détail qui n’est pas prépondérant. Il m’a prévenu que son œil averti pourrait difficilement accepter qu’il fasse pâle figure aux côtés de ses compagnons.

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La Dream Team [#2] : Claudio

Deuxième membre d’un groupe qui en comptera cinq, peut-être même six.

Il est branché en permanence sur les fréquences sonores. Au sein de la troupe, il est celui qui est toujours à l’écoute et qui occupe le rôle de l’ingénieur du son.

Il se dévoue entièrement et de manière compulsive aux vibrations qu’il perçoit dans l’environnement. Il est particulièrement sensible aux voix, aux harmonies, aux rythmes et aux bruissements de la nature.

Il porte le numéro 2, mais ce détail n’a pas d’importance. Avec son style unique, il se démarquait de ses compagnons. J’ai pensé que nous allions bien nous entendre.

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La Dream Team [#1] : Augusto

Premier membre d’un groupe qui en comptera cinq, peut-être même six.

Son truc à lui, c’est la langue. Au sein de cette troupe, c’est lui qui se charge de l’analyse des saveurs, de la reconnaissance des arômes etc… Son addiction est d’ordre alimentaire : c’est le sucré, le salé, l’acide, l’amer et le glutamate.

C’est le hasard qui a voulu qu’il porte le numéro 1. C’était simplement lui qui avait la dégaine la plus sympathique de toute la bande. Alors j’en ai profité pour le charger de me transmettre le goût de poursuivre cette petite expérience…

En principe, je devrais pouvoir à terme tous les réunir sur une photo de famille accompagnée d’une explication d’où je voulais en venir…

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Petit délire contre gros délire

Un petit délire qui botte le cul d’un gros délire

Il y a quelques temps, nous avions reçu la visite surprise d’un gros délire.

N’avait-il simplement pas remarqué le panneau à l’entrée ? A l’accueil, nous lui avons fait remarquer qu’il s’était probablement trompé d’adresse : Qu’en ces lieux, nous étions spécialisés dans les petits délires. Et que par ailleurs, nous ne disposions pas des infrastructures nécessaires pour aborder des gros délires en toute sérénité.

Mais selon lui, il était bien à l’endroit qu’il avait choisi et n’avait pas l’intention de s’en aller. Il se déclarait vivement intéressé à inspecter l’endroit et très enclin à y vivre pleinement son aventure. Alors nous lui avons demandé de se faire le plus petit possible dans son coin…

Mais au lieu de se faire de plus en plus discret, il s’est installé durablement et prenait de plus en plus de place. Il empêchait nos idées de circuler librement. A lui seul, il bloquait l’émergence de petits délires raisonnables et faciles à vivre. De plus, il devenait de plus en plus gourmand en ressources cognitives. Il virait même à l’obsession. Il n’y en avait presque plus que pour lui !

Et nous savions par expérience que si nous acceptions de faire une seule exception pour lui, nous risquerions d’ouvrir la porte à toutes sortes de gros délires !

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Mais alors que faire de lui ?

Devions-nous le débiter en plusieurs tranches de petits délires d’un calibre acceptable ?

Lui mettre la pression en le sommant de se mettre en conformité avec nos idées dans les plus brefs délais, tout en lui faisant miroiter l’opportunité d’une prochaine réévaluation de son cas ?

Ou alors simplement, tous nous offrir des vacances ! En lui laissant les clés de la boîte crânienne et en le laissant se débrouiller seul. En spéculant sur l’idée qu’un manque d’attention de notre part finirait peut-être par l’atténuer jusqu’à qu’il n’en reste qu’un petit délire comme les autres….

C’est à ce moment-là, qu’un petit délire un peu teigneux et agacé a pris la parole. Il a clamé haut et fort qu’à son avis, le temps des courbettes et des petites politesses était à présent révolu ! Et il s’est même porté volontaire pour être le premier à aller lui botter le cul…

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Un moment de détente dans l’escalier

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Aucun appel en absence,

Je m’accorde des vacances !

Pas d’alertes de notification,

Je m’offre ce répit, une relaxation !

Aucune frénésie ni dépendance,

Aucune astreinte ni soumission,

Aucune obsession ni urgence,

Mais une plage de sérénité. Et de silence.

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L’office des égarements initiatiques

J’ai ouvert une agence de voyages bien centrée dans ma tête

Elle me déclare en partance sans fixer d’escales ni de destinations

Et me recommande de n’emporter nul autre bagage que ma musette.

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Je n’ai pas acheté de tickets à l’avance et n’ai que faire de réservations

Pas même d’horaires à respecter en explorant les curiosités de ma planète

Je n’ai jamais à attendre un départ ni besoin de monter toute une expédition.

.¦.

J’ai inauguré un office du tourisme au milieu de mon monde imaginaire

Il m’embarque dans des échappées et m’organise de nombreuses excursions

Et me conseille d’aller sans craintes fureter au-delà de mon petit univers.

.¦.

Pas de billet retour en poche et aucun agenda dans mon balluchon

Pas même d’itinéraire à suivre et libre d’adapter ma vitesse de croisière

Paré pour m’égarer souvent, même si ce n’est jamais loin de ma maison.

.¦.

J’ai installé un atelier à rêves dans les combles de mon carafon rudimentaire

On y élabore des recettes épanouissantes, y travaille des sensations d’évasion

Et on y prescrit des abus de fantaisie et de légèreté, pour pimenter l’ordinaire

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Le quartier général

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Une mutation locale du virus

Portrait robot de la mutation suisse du COVID-19

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Le conseil fédéral suisse aurait récement déclaré en conférence de presse qu’on n’était pas encore sortis de l’auberge ! Et qu’il serait judicieux d’inventer une expression actualisée, vu que tous ces établissements sont fermés pour faire face aux risques liés à la pandémie.

On aurait détecté une mutation helvétique du coronavirus : Une version locale, mais prête à se disséminer et à s’adapter dans le monde entier ! Le mystère de l’existence des nombreuses protubérances présentes à la surface de son enveloppe serait éclairci : Elles se métamorphoseraient en moyens de locomotion ou en dispositifs d’accroche pour organisme hôte. Cette nouvelle souche serait en mesure de s’acclimater rapidement aux conditions de son pays d’adoption et de s’intégrer au sein de sa population en adoptant ses coutumes. Une évolution la destinant à se répandre plus rapidement et plus efficacement dans la perspective de devenir le maître du monde…

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Ô misère ! Voilà que je me mets à dessiner des monstres qui évoluent dans les pires scénarios. Il va falloir que je me ressaisisse 😉 Comme peut-être dessiner un anticorps capable de l’affronter à armes égales…

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