Category Archives: Barbouillages (dessin)

Petit délire contre gros délire

Un petit délire qui botte le cul d’un gros délire

Il y a quelques temps, nous avions reçu la visite surprise d’un gros délire.

N’avait-il simplement pas remarqué le panneau à l’entrée ? A l’accueil, nous lui avons fait remarquer qu’il s’était probablement trompé d’adresse : Qu’en ces lieux, nous étions spécialisés dans les petits délires. Et que par ailleurs, nous ne disposions pas des infrastructures nécessaires pour aborder des gros délires en toute sérénité.

Mais selon lui, il était bien à l’endroit qu’il avait choisi et n’avait pas l’intention de s’en aller. Il se déclarait vivement intéressé à inspecter l’endroit et très enclin à y vivre pleinement son aventure. Alors nous lui avons demandé de se faire le plus petit possible dans son coin…

Mais au lieu de se faire de plus en plus discret, il s’est installé durablement et prenait de plus en plus de place. Il empêchait nos idées de circuler librement. A lui seul, il bloquait l’émergence de petits délires raisonnables et faciles à vivre. De plus, il devenait de plus en plus gourmand en ressources cognitives. Il virait même à l’obsession. Il n’y en avait presque plus que pour lui !

Et nous savions par expérience que si nous acceptions de faire une seule exception pour lui, nous risquerions d’ouvrir la porte à toutes sortes de gros délires !

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Mais alors que faire de lui ?

Devions-nous le débiter en plusieurs tranches de petits délires d’un calibre acceptable ?

Lui mettre la pression en le sommant de se mettre en conformité avec nos idées dans les plus brefs délais, tout en lui faisant miroiter l’opportunité d’une prochaine réévaluation de son cas ?

Ou alors simplement, tous nous offrir des vacances ! En lui laissant les clés de la boîte crânienne et en le laissant se débrouiller seul. En spéculant sur l’idée qu’un manque d’attention de notre part finirait peut-être par l’atténuer jusqu’à qu’il n’en reste qu’un petit délire comme les autres….

C’est à ce moment-là, qu’un petit délire un peu teigneux et agacé a pris la parole. Il a clamé haut et fort qu’à son avis, le temps des courbettes et des petites politesses était à présent révolu ! Et il s’est même porté volontaire pour être le premier à aller lui botter le cul…

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L’office des égarements initiatiques

J’ai ouvert une agence de voyages bien centrée dans ma tête

Elle me déclare en partance sans fixer d’escales ni de destinations

Et me recommande de n’emporter nul autre bagage que ma musette.

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Je n’ai pas acheté de tickets à l’avance et n’ai que faire de réservations

Pas même d’horaires à respecter en explorant les curiosités de ma planète

Je n’ai jamais à attendre un départ ni besoin de monter toute une expédition.

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J’ai inauguré un office du tourisme au milieu de mon monde imaginaire

Il m’embarque dans des échappées et m’organise de nombreuses excursions

Et me conseille d’aller sans craintes fureter au-delà de mon petit univers.

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Pas de billet retour en poche et aucun agenda dans mon balluchon

Pas même d’itinéraire à suivre et libre d’adapter ma vitesse de croisière

Paré pour m’égarer souvent, même si ce n’est jamais loin de ma maison.

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J’ai installé un atelier à rêves dans les combles de mon carafon rudimentaire

On y élabore des recettes épanouissantes, y travaille des sensations d’évasion

Et on y prescrit des abus de fantaisie et de légèreté, pour pimenter l’ordinaire

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Le quartier général

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Une mutation locale du virus

Portrait robot de la mutation suisse du COVID-19

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Le conseil fédéral suisse aurait récement déclaré en conférence de presse qu’on n’était pas encore sortis de l’auberge ! Et qu’il serait judicieux d’inventer une expression actualisée, vu que tous ces établissements sont fermés pour faire face aux risques liés à la pandémie.

On aurait détecté une mutation helvétique du coronavirus : Une version locale, mais prête à se disséminer et à s’adapter dans le monde entier ! Le mystère de l’existence des nombreuses protubérances présentes à la surface de son enveloppe serait éclairci : Elles se métamorphoseraient en moyens de locomotion ou en dispositifs d’accroche pour organisme hôte. Cette nouvelle souche serait en mesure de s’acclimater rapidement aux conditions de son pays d’adoption et de s’intégrer au sein de sa population en adoptant ses coutumes. Une évolution la destinant à se répandre plus rapidement et plus efficacement dans la perspective de devenir le maître du monde…

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Ô misère ! Voilà que je me mets à dessiner des monstres qui évoluent dans les pires scénarios. Il va falloir que je me ressaisisse 😉 Comme peut-être dessiner un anticorps capable de l’affronter à armes égales…

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Y a t’il un scaphandrier pour sauver Noël ?

Depuis quelques semaines déjà, le bruit court que le PèreNo 2020 serait un super-propagateur ! Cette année, il serait préférable de ne pas croire en lui et si ce n’est pas possible, il est alors recommandé d’aller se coucher tôt à une distance d’au moins 15 mètres de sa cheminée de salon, de son sapin et de sa chaussette. Et ceci, au minium une heure avant le début de sa tournée et après avoir bien aéré la pièce. Les couche-tard, les somnambules et les insomniaques doivent être informés qu’en cas de rencontre fortuite avec le PèreNo 2020, il sera impérativement équipé du scaphandre de protection officiel (voir photo ci-dessus). Et que si cela ne devait être le cas, il s’agirait vraisemblablement d’un imposteur, éventuellement animé d’intentions mercantiles ou suspectes et il serait alors plus que jamais impératif de respecter les mesures de distanciation sociale et celles des gestes barrière.

Pour rappel, l’année passée déjà, le pèreNO (le vrai) avait déjà pris toutes les dispositions nécessaires en vue de la future crise sanitaire pour assurer ses livraisons par drones, entre autres pour ne plus avoir en personne, à quitter son quartier général. (voir lien ci-dessous)

Une enseigne de capilliculteur

L’année 2020 avec la pandémie et la fréquente fermeture des salons de coiffure, a freiné mon élan de perfectionnement en matière de design capillaire. Bilan : Je termine encore l’année avec une mention critique “nul en cheveux” ! Et ce, malgré tous mes efforts et en dépit de l’apparition de quelques améliorations notables ici et là.

Je me devais donc un jour de vérifier, si en amont déjà, je serais aussi “nul en salons de coiffure” qu’en cheveux !

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( Oui, j’ai peut-être un peu triché, mais juste un poil, en m’inspirant largement d’une vieille photo)

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Luminothérapie poilante

En ce moment dans les laboratoires SunOf, nous nous trouvons en phase de test #3 sur un projet révolutionnaire de dispositif de “luminothérapie poilante” destiné à soulager des êtres vivants de souffrances caractéristiques des longues soirées et nuits d’hiver.

Dans l’éventualité où notre cobaye, actuellement en mission kamikaze dans un endroit tenu secret, situé au dessous du niveau de la mer de brouillard, parvenait “à passer l’hiver” en utilisant quotidiennement notre prototype de diffuseur de Luminorigolothérapie, sans n’avoir à aucun moment pour tenir le coup, recours à un antidépresseur ou autre produit psychédélico-hallucinogène, alors cet appareil pourrait être commercialisé à large échelle dans le courant de l’année 2022.

Le concept wellness de base de cette installation est d’exposer le sujet à une émanation de lumière simulant les rayons bienfaiteurs de l’astre solaire lorsqu’il s’est fait plus rare, en diffusant simultanément dans ses oreilles, un florilège de ses séquences humoristiques favorites.

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Un dîner aux chandelles

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Mon intention ici à été celle de réaliser un joli dessin à 
partir d'un mauvais souvenir. J'ai hésité durant quelques 
jours de rédiger un récit basé sur le souvenir en question, 
qui d'ailleurs n'était même pas précisément un dîner. 
Et puis finalement, ce dessin m'a largement suffi à pouvoir 
exorciser ce souvenir.

Goodzilla !

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Aujourd’hui, c’était la journée internationale de l’homme.

Je ne le savais pas mais c’était l’occasion pour moi de reprendre ce brouillon qui attendait sa journée depuis des semaines et qui représente un mâle alpha auto-proclamé expérimenté qui tient son gros gourdin. Je précise quand même pour ne pas me retrouver soudainement assailli de courriers du cœur que ce n’est pas moi !

Je l’avais griffonné suite à une série de commentaires que j’avais jugés pertinents et amusants sur un réseau social. En gros ça parlait d’une théorie scientifique traitant de la survie génétique de notre espèce. Que les femelles choisiraient naturellement parmi les reproducteurs disponibles sur le marché, ceux qui permettraient d’assurer le plus efficacement la survie de la petite famille à venir et que ce choix dépendrait de leur vision de l’état du monde au moment où se déclenchait cette sélection. Leurs préférences pourrait donc largement varier dans une gamme allant de l’orque barbare tout droit sorti du Seigneur des Anneaux, en passant par le golden boy égoïste pété d’actions, pour finir du côté des gais lurons optimistes et réfléchis tendance hypersensibles…

J’avais ensuite observé les évolutions de notre société en tenant compte de cette théorie et il est vrai qu’elles pouvaient terriblement en modifier mes perceptions…

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Le cavalier indésirable

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” Il faudra peut-être que je décrive un peu ce que représente ce dessin et explique comment il a vu le jour. A moins que je ne décide finalement, de le laisser ouvert à toutes les formes d’interprétations… “

Réflexion faite, il n’y a rien à ajouter.

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Mais c’est le chantier ! Va falloir porter le casque !

Ce n’est pas parce qu’entre temps vous avez pu retourner chez votre coiffeur qu’il faudrait renoncer aux gestes barrière ! Le coronavirus circule toujours et plus vite que prévu ! Alors soyez prudents et portez le casque ! Et il vaudrait mieux cette fois ne pas faire dans la pandemie-mesure…

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Cette blague de potache qui n’est pas très covid-friendly, a été publiée un lundi, jour de confirmation officielle de seconde vague de pandémie et aussi premier jour de reprise du télétravail…

C’est en quelque sorte une suite logique au dessin que j’avais griffonné pour cet autre article :

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