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La non-visite sur site

Je me suis récemment rendu sur le site du musée du Louvre à Paris. J’avais dans l’idée de rendre une petite visite amicale surprise à la Joc. La dernière fois qu’on avait pu échanger des petits sourires complices, je crois que la population mondiale n’était encore que la moitié de celle que nous connaissons aujourd’hui.

Source : Web

C’est pour cela que je n’ai pas été particulièrement étonné que ne se trouvaient, à cette heure matinale du côté de l’entrée, que cinq à six visiteurs attendant l’ouverture des portes. Je me suis collé à ce groupe pour prétendre, mon tour venu, à mon accès.

C’est là que j’ai fait connaissance avec deux cerbères soupçonneux, qui comme ça d’apparence auraient pu être formés pour le maintien de l’ordre des quartiers de haute sécurité. Ils m’ont toisé comme s’ils venaient soudain de repérer le plus recherché des serial killers immortels de la Renaissance. Je me suis demandé si je m’étais gouré d’entrée et si entre-temps, la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis avait ouvert sur place une filiale pour héberger leurs virtuoses et récidivistes. Ceci dans l’idée : Il faudrait exploiter des synergies dans la gestion des visiteurs.

On était un mardi et c’était leur jour de fermeture hebdomadaire. Visiblement dans la logique prétorienne, tout « Bipedus Veni Simplex » devrait être équipé de série et dès leur fabrication de cette information ! Parce que ça ne prend que deux neurones gravés d’un : Fermé le mardi ! signé : le Louvre.

N’étant pas l’heureux détenteur de ce tatouage cérébral (sinon j’aurais plutôt été boire une verveine à Pigalle, ) pour ce couple de gardiens des serrures du jour de clôture, je faisais figure de possible menace alien venue d’outre-espace pour piller le patrimoine de la République. Révélation : Les autres gars en attente devant moi et devant les portes étaient des ouvriers venus travailler sur des chantiers. Probablement la Joc qui avait encore fait sa diva et qui avait fait pression sur le Ministre de la Culture pour faire moderniser son archaïque carrelage. Le menaçant de tirer, chaque jour ouvrable, une gueule à trente-six coins pour les trois prochains siècles, s’il lui bloquait cet investissement.

A voir leurs « œil » aiguisés, Il devait sans doute s’agir d’éléments bruts des forces d’intervention spéciales infiltrés dans la sécu du trésor historique national. Ceci dans l’idée : Il faudrait exploiter des synergies et enrôler des esprits fermés pour quand le musée est fermé.

Liste de griefs pouvant m’être reprochés :

  • Un air trop innocent pour être vraiment innocent même un mardi
  • Un sac à dos trop volumineux pour pouvoir prétendre à un air innocent

On peut parfois être amenés à penser qu’avec le dédoublement de la population mondiale, les effectifs de vigiles en uniforme de toutes catégories ont aussi augmenté en proportion, mais que le nombre de leurs clients problématiques préférés n’a pas suivi. Qu’il en manque cruellement et que ça les rend nerveux. Qu’au moindre pétouillon de traviole d’un quidam tombé de la lune, le malheureux pourrait dans la milliseconde se retrouver le souffle coupé et la tronche aplatie sur le pavé sous le poids et le déchainement conjugué de cinq armoires à glaçons.

Pour m’éloigner de la zone potentiellement hostile avant tout échauffement d’esprits un jour d’étouffante chaleur ambiante, j’ai pensé très fort trois fois « mayday » et je me suis immédiatement dématérialisé.

Parce je ne me laisse pas facilement abattre une première fois, le lendemain je suis retourné rôder sur le site du Louvre, mais cette fois en prenant soin de sélectionner un déguisement ne pouvant pas trop facilement porter à grief dans l’œil du zèle.

La population mondiale avait bel et bien doublée depuis ma dernière visite et le nombre d’ouvriers en attente devant les portes, avait centuplé en l’espace d’une seule nuit.

Je me suis inséré dans la longue file d’attente et c’est arrivé à la hauteur du poste de garde, qu’une gladiatrice nous a annoncé à tous qu’il n’y avait pas de caisses et que les billets d’entrée ne pouvaient être commandés qu’en ligne. Et voilà encore que certains esprits se sont échauffés et que j’ai activé ma dématérialisation instantanée d’un triple « mayday ».

Comme je n’appréciais pas plus que d’autres de devoir acheter à l’arrache un billet sur un site avec mon smartphone, je peste aussi un peu à l’encontre de l’inévitable marche du progrès : Pas de billetterie humaine, pas même d’automates ?! Il était dès lors préférable que je me mette en quête des portes d’accès à cet autre monde certifié parfait dont on m’a souvent parlé !

Hier en repensant à ma double visite infructueuse, m’est apparu une idée. Il s’agit d’un concept technique que je me dois encore de clarifier avant de ramener ma fraise. C’est dans cet optique, que je suis allé visiter le site internet du Louvre et sa billetterie et que j’ai enfin percuté. Que même si ce conservatoire d’art est très vaste, lors des périodes de forte affluence en ouvriers, on ne peut pas toujours espérer obtenir un ticket pour le jour même. Que la population mondiale souhaitant venir sur place, entre-autres, pour adresser un clin d’œil furtif à la Joc, elle a vraiment TRES fortement augmenté !!!

Je crois que la prochaine fois que j’irai visiter le Louvre, ça sera tout simplement en ligne.

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Image volée d’une très belle rencontre

C’est samedi dernier que j’ai fait ta rencontre ! Tu me faisais face assise à une table voisine. Tu te trouvais juste un peu décalée sur ma droite. La nuit était tombée depuis quelques heures déjà et la fête dans l’open air battait son plein.

Je m’étais installé là par hasard, mais il m’a vite été presque impossible de te quitter des yeux ! Tu te trouvais là, accompagnée de quatre copines. Votre conversation semblait être très animée et passionnante.

Je me suis dit que ça n’allait pas être facile d’attirer ton attention. Tu m’as parue à ce moment là, être celle qui était la plus attentive aux discours des autres.

Je me suis imaginé avec ma fantaisie habituelle, que ça aurait probablement pu être plus simple, si j’avais pu obtenir ton nom de profil sur un réseau social et de m’empresser de te demander en ami sans oublier de cocher les deux options “libre et open pour un rendez-vous en tête-à-tête” et “plus si affinités évidentes“. Quoique, dans ce cas là, j’aurais probablement aussi dû faire en sorte de satisfaire la curiosité de plusieurs autres de tes contacts et followers, que ces quatre là. C’est sans oublier ton grand frère surprotecteur qui me voyant débarquer te soufflerait de rester sur tes gardes. Qui te dévoilerait qu’avec quelques-uns des membres de son club de foot, ils sont allés en toute discrétion visiter mon mur pour checker et analyser mes huit cent dernières contributions. Il placerait en passant, avec un sourire assorti d’un clin d’œil complice, qu’il y en a au moins trois d’entre eux qui seraient déjà sur les rangs à te faire la cour. Qu’ils ont scellé un pacte de non-agression pour conjuguer leurs forces pour me faire passer toute intention de venir roucouler sous ton balcon. Qu’au besoin, ils sont enclins à créer quelques faux profils pour étudier mes réactions et mes comportements et au besoin, d’entreprendre tout ce qu’il faudrait dans le but de me décourager. En parallèle, ta meilleure amie geek aurait fait des recherches approfondies pour retrouver toutes traces et infos exploitables au sujet de mes ex. Elle ne pourrait se résoudre à oublier de te soumettre un rapport détaillé, comme par exemple, qu’elle trouve louche qu’aucune d’entre elles ne présente la moindre ressemblance physique avec toi et que tous les recoupements résultant de sa minutieuse enquête ajoutés aux signaux émis par son infaillible sixième sens, lui indiqueraient que notre éventualité de matcher lui paraissent fort minces. Et toi de ton côté, plutôt que de t’adresser à la seule source fiable pour quérir des réponses susceptibles de satisfaire ta curiosité, tu irais à la pèche aux renseignements indirects auprès de ceux qui m’ont déjà côtoyés et à qui j’ai parfois intentionnellement répondu à côté de ce qu’ils voulaient entendre, juste pour qu’ils me lâchent la grappe, après avoir estimé qu’à mon goût, ils me posaient bien trop de questions. Et puis il y a aussi ta mère qui de son côté nourrit un projet pour toi. Elle ne souhaite que ton bonheur, mais elle voudrait vraiment enfin organiser l’opportunité de te brancher sur l’ainé de l’une de ses meilleures amies. Elle insiste depuis près d’un an que c’est un beau gosse, qu’il présente bien et qu’il exerce un bon métier ! 

Aspiré dans une spirale sans fin, Je pousserais mes actions clandestines et mes spéculations souterraines de plus en plus loin. Et de fil et en aiguilles à tricoter des mailles à l’envers, le monde entier pourrait finir par casser du sucre ou saupoudrer son demi-kilo de grains de sel dans le feuilleté de notre hypothétique relation. Une réalité ambigüe qui ne serait alors à priori plus franchement de nature à m’emballer.

Alors réflexion faite, tant pis pour cette fausse bonne idée que de tenter ma chance de faire ta connaissance par le biais d’un réseau social. De toute manière, je ne m’y sens que rarement vraiment à mon aise. C’est un peu comme si j’entrais dans un grand restaurant rempli de consommateurs et où on ne peut jamais vraiment complétement choisir soi-même la composition de son menu. Je devrais y hurler à la cantonnée pour espérer me faire entendre par les personnes que je souhaiterais inviter à ma table, en n’ayant d’autre alternative que de devoir souscrire à la curiosité et au voyeurisme de nombre d’inconnus venus bouffer là. Les sans-gêne que cela ne retient pas ne manquent pas. Mais je n’en fais définitivement pas partie, même si je ne suis pas non plus un “taiseux du monde numérique” et que j’ai plaisir à rédiger et à communiquer, comme par exemple je le fais sur ce blog.

Dans la version live de notre opportunité de rapprochement, ne restait alors plus que tes quatre copines pouvant jeter de l’ombre sur notre rencontre. Mon envie de me glisser au milieu de votre discussion tel un maraudeur ne m’a pas parue convenable. Statistiquement, il y en avait au moins deux sur les quatre qui verdissent discrètement de jalousie à chaque fois qu’un type s’approche pour contempler tes beaux yeux de plus près. Elles ne doutent pas une seconde que tu es la plus séduisante d’entre-elles, mais évidemment, elles aussi ne souhaitent que ton bonheur ! Lorsque je tenterais une approche, elles seraient probablement incapables d’éviter de vouloir m’évaluer en me soumettant à un feu croisé de questions susceptibles de me mettre mal à l’aise ou dans un certain embarras. Bien sûr, c’est avant tout de toi en personne que je souhaiterais faire la rencontre. Et ensuite, tu me présenterais à tes copines dans le cas où nous aurions ressentis une attraction réciproque, et qu’elles voudraient s’amuser à la valider.

Avec tes quatre copines, vous étiez installées à une table voisine d’en face . J’ai été très touché et même vraiment remué par ton irrésistible beauté. Mais devant l’apparente alchimie qui régnait au sein de votre groupe, je me suis ressaisi et ai renoncé à vouloir attirer ton attention ! C’est qu’il y avait potentiellement encore d’autres obstacles possibles à la concrétisation de notre rencontre. Si ça se trouve, c’était votre soirée pyjama festive entre filles. Et vous n’auriez déjà pas assez d’une longue soirée sans trouble-fête, pour vous raconter toutes les dernières frasques de vos cinq compagnons respectifs.

C’est dans l’intention de garnir ma galerie de bons souvenirs, que j’ai voulu prendre, à ton insu, une photographie de ton merveilleux visage d’ange. Je précise que ce n’est là pas un comportement dont je suis coutumier. J’ai seulement rebondi sur un petit coup de folie passagère de vouloir fêter cela : C’était un instantané que je me devais de te voler et pour cette fois, tant pis pour la bienséance ! Ce n’est pas tous les jours que j’ai la chance de croiser la route de l’une de ces rares personnes qui rayonnent cette combinaison magique qui parvient à déclencher chez moi ce très déstabilisant et fabuleux phénomène de fascination.

C’est là qu’une triple salve de flashes générée par mon smartphone (flash que j’avais omis de mettre hors fonction) a attiré l’attention de toute ta tablée ! Niveau discrétion et maîtrise technique, j’ai eu l’air d’un parfait nigaud ! Mais je peux te rassurer, cette photo volée est vraiment réussie et je ne risque pas de l’effacer de sitôt. Je n’avais pas tout de suite réalisé, qu’au moment de chaparder ton portrait, tu avais remarqué mon petit manège et me regardais jouer à l’apprenti-paparazzo d’un air amusée. Merciiii à toi, très chère et absolument ravissante créature ! Tu m’as bien fait flasher !!!

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[Note] heum... Allez : un mi bémol

Mon bug de l’an 2000 à moi !

Cette histoire s’est déroulée en l’an 2000. L’année du fameux bogue qui était censé tous nous vautrer dans une mouise technologique insurmontable !

Au réveil du réveillon de la Saint-Sylvestre, aucune machine informatisée avec laquelle j’étais directement en contact n’avait eu à en souffrir. C’était un bug plus pernicieux qu’annoncé ! Il s’était attaqué par surprise à l’être humain que je suis. Faisant fi des prédictions des spécialistes ne ciblant pour victimes potentielles, qu’appareils et machines antiques.

Ce monde était-il subitement devenu fou ou alors, n’était-ce que moi ???

Pour obtenir une réponse valable, j’ai pris un rendez-vous pour passer au détecteur de folie. Durant l’interrogatoire, chacune de mes réponses aux différentes questions de l’enquêteur affolait le traceur du polygraphe. Sur le papier, il m’a vite paru évident qu’en définitive, c’était bel et bien moi seul qui allait être officiellement déclaré frappadingue !

Au terme de l’audition, le détective m’a confirmé qu’un peu de repos n’aggraverait pas mon cas et qu’en ce qui concernait le monde, son diagnostic était en tous points identique au mien. Que malheureusement à son niveau, il disposait de beaucoup plus d’espoir que de moyens pour intervenir efficacement au niveau mondial. Et il a tenté de me rassurer en m’affirmant que ce monde souffrait déjà de folie pure bien avant que je ne développe mes premiers symptômes. Que j’avais très probablement, comme tant d’autres déjà avant moi, été infecté par contagion par mon environnement.

Dans la foulée, il m’a proposé un séjour détente en pension complète au grand palace des détraqués. Une offre que j’ai évidemment acceptée. Le déplacement en shuttle était inclus dans la formule all inclusive de cette villégiature et j’ai pu laisser mon véhicule sur place. Le chauffeur m’a proposé de choisir entre la camisole de force ou tout simplement, de boucler ma ceinture de sécurité. A quelques dizaines de kilomètres de là, la somptueuse auberge qui me recevait se trouvait être presque isolée en rase campagne à la croisée de deux axes routiers.

C’était un établissement massif et rustique planté dans un paysage bucolique. Une abbaye historique reconvertie en chambres d’hôte pour barjots. L’accueil m’a paru chaleureux et j’ai rapidement pu prendre possession de ma chambre individuelle.

C’est lorsque j’ai remarqué la présence de barreaux solidement scellés derrière les fenêtres et constaté que l’intégralité du mobilier de ma suite royale était constitué de pièces rembourrées de mousse de polyuréthane que je me suis senti glacé par un rush de mauvais stress !

Je me suis vu débarqué par erreur dans le remake local de vol au-dessus d’un nid de coucou. A me faire court-circuiter le bulbe au quotidien par un toubib électro-sadique pour ensuite subir, durant mon temps libre, les persécutions d’une odieuse infirmière rombière-en-chef.

En un éclair et en toute discrétion, j’ai attrapé mes affaires et ai choisi la tangente. Je me suis faufilé hors de l’établissement et ai traversé à pas de géant le grand parc pour aller faire de l’auto-stop. C’est là que m’a retrouvé une infirmière pas-du-tout-rombière qui s’était lancée à ma poursuite. Elle m’a persuadé en douceur de l’accompagner à la résidence pour prolonger mon séjour et profiter pleinement de ses bienfaits …

A mon retour dans mes appartements, un voisin de palier lui aussi présumé toqué et qui m’avait entrevu en train de déguerpir à l’anglaise, est venu s’enquérir d’où j’avais bien pu vouloir me rendre !

Je lui au répondu que j’avais été saisi d’une alerte de code rouge en découvrant mon nid de coucou et que probablement, sur un coup de folie, j’avais jugé préférable de déserter le secteur pour aller tendre le pouce en bordure de la nationale pour retourner chez moi.

Le voisin m’a jeté regard flegmatique, qui visiblement confirmait le diagnostic qui m’avait invité à loger sur place et il a ajouté : De l’auto-stop ? Ici ? Aucune chance ! Jamais personne ne prend le risque de s’arrêter pour embarquer un pensionnaire !

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[ Bonus ] Il est vrai qu’il n’est pas interdit d’imaginer qu’un “fou” pourrait se trouver sur le trottoir à regarder passer des voitures avec grand plaisir en levant un pouce à l’intention de leurs conducteurs, pour leur signaler qu’il trouve que de son point de vue, ils conduisent vraiment très bien…

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La canicule du samedi soir

L’esquisse de ce danseur au déhanché “caliente” occupait mon tableau d’affichage de projets depuis des mois voire des années, si ce n’est des siècles

Comme on est “déjà” en plein mois de juin, qu’une première période de canicule s’est manifestée avec un peu d’avance, avec l’intention évidente de tous nous pré-cuire pour la saison d’été et que le jour de demain tombe comme par hasard sur un samedi, j’ai invité ce sympathique et talentueux danseur à venir faire grimper le mercure sans retenue avant de lui accorder une place à l’ombre et au frais au fond d’un carton d’archives.

A une autre époque, pas si lointaine que ça, le samedi soir, nous avions l’opportunité de nous délecter d’une bonne fièvre ! ( Ça s’appelait la fièvre du samedi soir / the Saturday Night Fever en langue anglaise ) . C’était une bonne fièvre d’une température et d’une durée parfaitement supportables dont on se remettait en principe au plus tard très tôt le lundi matin avec la ferme intention de souffrir d’une rechute le samedi de la semaine suivante …

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Mais voilà, il faut toujours qu’on nous mette des bâtons dans le feu ! Il y a certains samedis soirs de l’époque actuelle, où il ne serait vraiment pas très prudent de mélanger fièvre et canicule un même soir !!! Et cela même, si à la base on se sent vraiment chaud-bouillant pour aller transpirer et mettre feu dans une super fête qui déchire sa marque de thermomètre !

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Notez que pour cette fois, je vous fais grâce 
d'une boule à facettes dans ce dessin...

Histoires de trotte

Illustration source Wikipedia

Ce matin, j’étais attablé au café à côté de la grande vitrine et je lisais le journal. C’est en jetant un coup d’œil dans la rue que j’ai vu passer un jeune couple tout sourires sur leurs trottinettes électriques. L’homme fonçait à vive allure, perché les deux pieds sur la planche de son engin et la femme le suivait à une dizaine de mètres, se propulsant sans assistance par de grandes poussées de pied au sol.

J’ai d’abord pensé que madame connaissait peut-être une avarie de batterie et que monsieur n’avait pas eu la courtoisie de proposer un échange de véhicules. Puis je les ai imaginés en pleine compétition, monsieur pensant pouvoir gagner la course en profitant d’une échappée, et que madame comptait probablement sur une victoire stratégique basée sur une meilleure gestion de sa réserve d’énergie : Que monsieur se ferait inévitablement doubler la grimace aux lèvres et la batterie à plat, plus loin dans l’étape de l’ascension du grand raidillon …

Ce sont ensuite mes nombreux souvenirs de trottinette qui me sont revenus à l’esprit. Mes parents m’en avaient offert une quand j’étais gamin. Elle était bleue, avait de grandes roues à pneus gonflés à l’hélium. Et comme l’électricité n’avait à ma connaissance pas encore été inventée, le moteur c’était moi.

Je n’ai pas tardé à inventer le « trottocross » puis à me faire sermonner par le commissaire de course paternel parce que j’avais réussi à fracasser le châssis (sous-dimensionné) de ma machine à la réception d’un numéro de voltige. Heureusement, ce commissaire était également au bénéfice de compétences de pro dans le maniement du chalumeau. D’ailleurs la réparation a renforcé la structure de l’engin et a tenu tout le restant de la saison.

C’est peut-être là l’une des raisons pour laquelle un filou jaloux s’est permis de me la voler ! Je crois me souvenir que c’est là, que j’ai eu à subir ma première déprime existentielle. Que j’ai pris conscience qu’il existait, dans ce monde qui me semblait alors encore parfait, des monstres sans vergogne capables de concasser un palpitant de gosse de famille modeste en le privant de son rêve de mobilité !

C’est dans le but que je puisse continuer de croire en l’existence des miracles et éventuellement aussi à celle du père Nöel, que les membres de l’écurie familiale se sont cotisés pour m’offrir un modèle identique, mais de couleur rouge ! Et pour décourager d’éventuels serial-aigrefins, mon ingénieur-mécano-commissaire a gravé en grandes lettres mon patronyme et mon groupe et rhésus sanguin le long de la fourche. Et moi, j’ai retrouvé toute la largeur de mon sourire en allant sauter quelques trottoirs…

Un dessin de mémoire de la SunMobile II

Quelques années plus tard, notre famille a quitté la ville pour la campagne. Nous nous sommes installés dans un village un peu encaissé au fond d’un vallon. De chaque côté s’imposait une montagne boisée culminant à une altitude moyenne de 400 mètres au-dessus du niveau de la rivière. Je ne possédais plus de trottinette. ( Je n’ai gardé aucun souvenir de ce qu’elle a bien pu devenir). Elles étaient un peu passées de mode et je crois que lorgnais plutôt sur l’éventualité de conduire une caisse-à-savon ou de maîtriser une planche à roulettes.

Un ami d’enfance lui, en possédait encore une. Et un après-midi, entre deux averses, nous avons entrepris de gravir la montagne à pied par la route goudronnée.

C’était une route très peu fréquentée. En-haut ne se trouvaient presque que des fermes isolées au milieu de leurs vastes domaines. C’est juste avant d’attaquer la descente, à deux sur la trottinette de mon pote que j’ai réalisé que c’était un modèle « allégé » et qu’elle n’était équipée ni de freins, ni d’airbags ni même de garde-boues. Pour espérer une décélération efficace, Il fallait freiner directement à la semelle sur le pneu de la roue arrière, ce que dans un premier temps j’ai fait, jusqu’à ce qu’une forte odeur de caoutchouc brûlé ne vienne nous alerter d’un problème technique. Je venais de sacrifier mes bottes de pluie sur l’autel de notre sécurité. J’allais encore devoir argumenter de la manière la plus persuasive possible en rentrant au bercail. Et ce n’est pas faute d’avoir au départ tenté d’improviser un système de freinage avec des bouts de bois. La pente était souvent assez raide ! Nous nous sentions comme deux cascadeurs. Nos trajectoires étaient optimales. Nous penchions dans chaque courbe pour aller tutoyer les limites de l’adhérence des pneumatiques du bolide sur l’asphalte. Mais, notre vitesse de croisière nous a vite parue un peu excessive !

Plus loin, nous avons dû changer de stratégie de course. De passager-freineur j’ai été promu navigateur-copilote. Pour dévaler le tronçon suivant, je me suis accroupi à l’avant de la planche devant les tibias du pilote . D’un commun accord, (in)conscients que le risque zéro n’existe pas, nous avions convenu avant le top départ, que si nous ne croisions pas d’automobile surprise, nous pourrions réduire au strict minimum le nombre de freinages nécessaires et qu’en arrivant à l’entrée du village, nous utiliserions une longue rampe d’accès à un garage pour nous assurer d’une rapide décélération conduisant à notre immobilisation. Et notre prévision s’est avérée correcte : Pas le moindre véhicule en contre-sens à déplorer et pas le moindre coup de frein consenti ! C’est notre goût du risque qui nous a rattrapé : Cent mètres avant d’accéder à la fameuse rampe de décélération, dans le dernier virage à visibilité réduite, je me rappelle avoir marmonné une phrase à trouille qui a instantanément disloqué notre esprit d’équipage et sous mon regard médusé, j’ai vu le pilote sauter en marche, pour s’en aller tournoyer dans les airs en ricochant à plusieurs reprises sur le bitume. Quant à moi, agrippé et accroupi sur un véhicule désormais totalement hors de tout contrôle, je m’en suis allé terminer ma course contre la clôture d’un poulailler.

Bilan : Botte fondue mise à part, je m’en suis bien tiré, presque sans bobo. Le pilote et acrobate qui s’était éjecté lui, avait quand même bien morflé, mais il a pu rentrer aux stands par ses propres moyens. Durant des années, nous avons beaucoup ri du souvenir de cette aventure de pure folie. Ce fût une expérience précoce du danger qui nous a peut-être sauvé de manière préventive d’un futur drame . Toutefois je regrette aujourd’hui encore d’avoir manifesté cet instant de panique ! Car nous n’avons pas pu aller au bout du projet tel qu’il avait été conçu et avons du renoncer à un final de toute beauté : aller réduire de manière naturelle et grisante, notre excès de vitesse sur la super rampe idéale de rêve !

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Quelques mois plus tard, lorsque je suis devenu l’heureux propriétaire d’une planche à roulettes, c’est sur la même route maudite que j’en ai perdu la maîtrise et à mon tour, ai du sauter en marche à pleine vitesse !

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La grève des femmes 2019

Le 14 juin 2019 en Suisse a (eu) lieu la 2ème grève des femmes.

( La 1ère manifestation date de 1991)

Une mobilisation en faveur de l’égalité entre hommes et femmes, notamment sur leur lieu de travail.

https://www.14juin.ch/

Et ci-dessous, à l’intention de toutes celles et ceux dans le monde qui n’en auraient pas entendu parler et qui passent par ici, je relaie, par simple copier-collé, les revendications des femmes trouvées sur le site d’un syndicat :

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Du respect!

Ce que nous voulons:

  • Du respect pour notre travail et l’égalité des chances.
  • La tolérance zéro face au sexisme et au harcèlement sexuel.
  • La fin de la violence à l’égard des femmes

De l’argent!

Ce que nous voulons:

  • Un salaire égal pour un travail égal.
  • Des salaires décents, qui nous permettent de vivre.
  • Des rentes qui nous assurent une retraite digne.

Du temps!

Ce que nous voulons:

  • Une meilleure conciliation entre travail et vie privée.
  • Du temps pour nous former, et des perspectives professionnelles.
  • Un taux d’occupation garanti, qui nous permette de vivre.

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Frais de dossier

Le dossier de ma chaise de bureau

Je ne sais pas vous, mais moi j’ai remarqué que les “frais de dossier” ont tendance à faire des petits très vite et un peu partout ! Un peu comme des petits lapins hyperactifs et en chaleur… Si on additionne le total de ces frais subits, on remarque que ça peut devenir une composante non négligeable du budget d’un ménage…


Les “frais de dossier” c’est over-tendance dans les banques, les organismes financiers, sur vos factures en ligne etc… Maintenant, on pourrait encore se demander jusqu’où ils oseront aller en terme d’exorbitance à ce niveau là ( J’ose un petit néologisme qui me parait approprié )

Soyez rassuré, ce n’était pas l’une de mes idées. Je n’officie pas du tout en tant qu’ “influenceur” financier ! Je fais partie des nombreux pigeons plumés.

A mon avis, c’est encore un coup fourré sorti de l’imagination court terme de quelques avides encravatés, dont la sonorité des battements cardiaques est étouffée par le martèlement de pièces qui s’entrechoquent dans leur gibecière !

Peu avant cette idée là, ils avaient trouvé le moyen de nous facturer notre propre facturation (win-win-bla-bla-bla). Celle qu’ils n’avaient déjà plus sans allégement de frais à nous imprimer (économiiies-ha-ha-ha) et qu’il n’ont plus à nous envoyer par la poste (économiiies-ho-ho-ho) et ce, même si on a atteint l’âge respectable de 77 ans ou plus et qu’on a jusque là coulé une vie agréable loin des ordinateurs, des Wifi et des galères de l’e-banking

Je crois que c’est une profession à la mode de nos jours : Gonfleur de factures. C’est qu’il faut trouver des débouchés pour ceux qui sont encore bons en maths et en petits calculs savants. Parce qu’ils risquent fort un jour prochain d’être remplacés par de puissants calculateurs au format “timbre poste” ( Clin d’œil à ceux qui se souviennent ce que c’était qu’un timbre ! A une époque, ils en collaient même à la force de la langue sur des enveloppes de factures et ce, sans répercuter des frais de salive sur le destinataire)

Ci-dessus, une photographie de mon dossier personnel qui, dans l’idéal, devrait lui aussi se décarcasser pour générer plus de frais de dossier en ma faveur et dégager des ressources pour mieux cajoler mes lombaires laborieuses !

Jusqu’ici, on fixait facilement les prix à la tête du client

De nos jours, on les fixe à la tête du client et aussi sur le dos … du client !

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L’homme à la chaussure

Le délire que je poste aujourd’hui, s’est fait naturellement, comme ça, sans que j’aie à devoir me triturer la moindre petite bribe de méninge.

J’ai pour habitude d’assez régulièrement mettre des chaussettes dépareillées.

Je n’enfile pas simplement les deux premières que je pêche les yeux fermés au fond du casier, non, j’essaie de les appairer avec style et avec un minimum de coquetterie.

Mais oui, je suis également un modeste rebelle vestimentaire !  

Je ne le cache pas, c’est dans le but de militer activement contre les dictats du lobby de la paire de chaussettes. Ces conservateurs grincheux là, qui font pression sur les députés pour qu’ils pérennisent la tradition de la vente de chaussettes en duo pack. Ceux là-même, qui craignent un manque à gagner leur max de thunes, si cette nouvelle tendance (encore balbutiante) devait se répandre dans l’ensemble du monde globalisé et qu’ils soient contraints par le système de l’offre et de la demande de les conditionner à la pièce et par la force des choses, à être poussés à devoir en doubler le prix unitaire…

Ainsi je contribue également à lutter efficacement contre le gaspillage : Si j’en ai paumé une à la buanderie ou ailleurs, l’autre ne restera pas délaissée pour autant !

Pourtant ce matin même, j’ai simplement opté pour un binôme parfaitement homogène et d’une rare élégance de couleur « banana ».

Il faut dire que dès les premières lueurs du jour, je m’étais lancé pieds nus dans la résolution d’une énigme de programmation sur l’ordinateur et que cette activité, a la particularité de m’absorber au point que j’en reste un instant étourdi lorsque je m’arrête.

Ensuite je suis sorti prendre l’air qu’il n’y a que dehors et veiller à l’approvisionnement alimentaire de la bête. (Oui oui tout à fait, c’est bien de celle de la belle et la bête qu’il s’agit.)

Et c’est au bout d’une bonne heure, après m’y être rendu, avoir parcouru de long en large les rayons du centre commercial et en être revenu que j’ai réalisé que j’avais chaussé des pompes dépareillées !

Avouez que cette histoire sent encore un peu le rebelle militant en devenir ! Le cordonnier le plus mal chaussé prêt en tout temps à aller en découdre avec le lobby de la paire de chaussures !?!

PS : Détail intéressant : La chaussure de droite sur la photo ci-dessus, est l’unique rescapée d’une observation faite lors de notre dernière sortie un jour de pluie : La semelle de celle correspondante de gauche est usée et percée et est de ce fait condamnée à ne plus sortir que lors des jours de temps sec. Et aujourd’hui il pleuvait et ma chaussette de gauche est miraculeusement restée ultra-sèche ! Parfois les hasards de la vie font vraiment tellement bien les choses qu’ils peuvent nous laisser pantois !

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Je suis un putain de citoyen rebelle !

Voici quelques nouvelles de ma métamorphose de rebelle notoire en citoyen modèle, qui se trouve à mon humble avis être en très bonne voie !! Avant de laisser libre cours à vos éventuelles railleries, laissez-moi étayer cette affirmation :

  1. Je n’ai pas de peine de prison à purger. (Pas même de statut de suspect dans une affaire louche)
  2. Je me suis acquitté de toutes mes factures et de mes taxes. (Et quand on n’est pas riche, ce n’est franchement pas facile voire impossible)
  3. Je n’ai aucune embrouille avec aucun de mes voisins. (De palier comme de pays limitrophes)
  4. J’ai exercé mon droit démocratique en allant voter intelligemment ! (Parce que chaque voix, même celles un peu éraillées, compte )
  5. L’ambiance et les relations professionnelles sont respectueuses, constructives et conviviales !
  6. Je ne me suis à ma connaissance embringué dans aucun conflit d’aucune sorte.
  7. Je n’ai glané aucune amende ni contravention récente. (Serais-je enfin en mesure de battre mon précédant record ?)
  8. Il peut m’arriver de glisser trop de pièces dans le parcomètre ! (Si j’en mets un peu plus, en en installeront ils un peu moins ?)
  9. Ma conscience me laisse dormir tranquille et sur chacune de mes deux oreilles ! Je pourrais même en accueillir une troisième !
  10. Je prends le temps d’assister ou de guider une personne nécessiteuse ou désorientée.
  11. Je n’ai plus le souvenir du jour où j’ai dû agiter mon dernier doigt d’honneur !
  12. J’ai adressé un sourire à une bande de jeunes chahuteurs. (Parce que je sais qu’ils comprendront un jour)
  13. J’ai mangé bio et ai contribué à sauver pour un temps au moins trois espèces en voie d’extinction. (Trois espèces dont au moins huit autres se régalent volontiers)
  14. Je ne me montre jamais vraiment désagréable avec aucun connard ni aucune connasse.
  15. J’évite d’acheter des articles sur-emballés et refuse désormais de me servir de certains articles jetables après une seule utilisation. (Exception faite des préservatifs)
  16. Je rechigne à acheter des aliments qui ont voyagé trois mille kilomètres pour atterrir durant seulement cinq minutes dans mon assiette. (3000 et 5 tiennent ici de valeurs d’exemple)
  17. Je rejette tout article surboosté en sucres, en acides gras saturés et en sel.
  18. Je consomme beaucoup moins qu’avant de ces « pièces dites nobles » provenant d’animaux qui de leur vivant polluaient comme un Diesel teuton quand ils ont des gaz.
  19. Je récuse un avocat trop gourmand (p.ex s’il consomme l’eau – ou pompe l’air – de tout un village)
  20. Je me suis offert une chaise longue de relaxation pour me reposer de tous ces petits efforts et dans le but de réfléchir plus confortablement aux différentes manières de prolonger cette liste !

Ah mais siiiiii ! Je réalise que suis toujours un putain de rebelle en fin de compte !

Haaa ! Ben me voilà rassuré !

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Thérapie de couple

Pas plus tard qu’hier, il y a encore eu un clash entre Ana et Dig !

Ana, c’est ma personnalité « analogique » et Dig c’est ma personnalité « digitale » !

Ana c’est mon individualité à la ville et Dig mon originalité sur la toile.

Leur relation se révèle souvent compliquée voire toxique ! Leurs différences et leur complémentarité ne suffisent pas toujours à former un couple sans histoires. Bien entendu, très souvent il se délectent de leurs riches échanges et de leur parfaite complicité. Parfois ils tombent dans les bras l’un de l’autre et filent un bonheur parfait !

Leur duo a connu plusieurs séparations et ils ont frôlé le divorce. Ils n’en sont pas à leur première thérapie de couple. Dig a été envoyé en cure de désintoxication. Ana a été prié de suivre des séances de méditation. En général, chacun fait quelques concessions. Un terrain d’entente est trouvé et c’est reparti !

Ana reproche à Dig de dilapider trop de son temps dans le monde virtuel. Ana considère que cette jungle numérique composée de zéros et d’uns, manque singulièrement de chaleur humaine et d’authenticité. Et Dig n’envie pas une microseconde Ana d’avoir à subir frontalement ces tensions et ces intenses variations qui secouent le monde réel.

Il n’y a pas longtemps, Ana a fait une belle rencontre dans la rue. Dig de son côté s’est sérieusement entiché d’un profil sur un réseau social. Chacun a voulu imposer à l’autre son candidat potentiel à l’idylle et évidement, ça a donné lieu à une dispute…

Ana reproche à Dig d’abuser de leur identité et de leur image en faussant sa réalité. Ana n’apprécie pas que Dig laisse un peu partout des traces indélébiles de ses outrances. Dig accuse Ana d’être vieux jeu et ne cesse de lui répéter que pour preuve, il compte bien plus d’amis que lui…

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Vise un peu mes nouvelles lunettes 4D !

Ce matin, je me suis arrêté chez le maître souffleur de verres optiques pour faire tester ma vision d’avenir … Apparemment (haha) , une petite mise à jour, n’était pas un luxe !

Ça faisait au bas mot une décennie que je visionnais le film de ma trépidante existence au travers de mes bons vieux carreaux progressifs “full HD”. Entre temps, même le cinéma est passé à la 3D ! Je suis une preuve vivante qu’il existe encore des bipèdes occidentaux qui supportent de vivre au quotidien en se contentant d’une ou deux technologies de retard !

J’ai investi dans une nouvelle monture, sertie de verres correcteurs optimisés pour la quatrième dimension (4D) ! Parce que la 3D, je connaissais déjà alors tant qu’à faire, autant opter pour un “upgrade premium”

Et je peux vous affirmer que la vision en 4D ça vous file quand même un tout petit peu la banana !

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Revenez prochainement faire un tour sur ce blog ! Parce que dès aujourd’hui, vous aussi vous allez mieux voir ce que vous allez voir ! !

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Une bonne soupe et au lit !

Cette semaine, je dois dire que je n’ai pas trop eu à me plaindre ! J’ai eu la chance de manger à ma faim et que des bonnes choses ! Alors exceptionnellement pour le repas du soir, j’ai décidé de ne pas faire dans la surenchère !

Une bonne soupe et au lit !

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Jurassic Parking

Moi je n’ai absolument rien contre les dinosaures. Mais parfois il m’arrive de penser qu’il eût été préférable pour l’humanité entière que ce genre ait été éradiqué de la surface de notre planète. Une espèce que parfois je souhaiterais voir éteinte à jamais, que ce soit suite aux conséquences de la chute d’une grosse météorite ou n’importe quoi d’autre de naturel.

Mais voilà, depuis notre enfance, on nous apprend à vivre en parfaite harmonie avec la terre et toutes les espèces vivantes et végétales qui nous entourent. On nous encourage à respecter à la lettre les décisions de mère nature, à être sensibles et à réagir à tout signal d’alerte de sa part. A prendre pleinement conscience des nombreux liens souvent invisibles qui tissent l’équilibre fragile de notre merveilleux écosystème.

Ho j’ai bien eu quelques aïeux chasseurs de dinosaures. Mais à ce qu’on m’a raconté, ce n’était pas une activité rentable. Il était difficile d’en vivre. A l’époque, les musées et les collectionneurs étaient rares et ils ne s’arrachaient pas encore leurs squelettes à prix d’or. Leur viande n’était pas très appréciée des gastronomes et leur cuir qui ne sent pas la rose se vendait pas bien cher le mètre carré. Il fallait souvent patiemment affuter un très grand nombre de flèches, rien que pour espérer venir à bout d’un seul prélèvement. Sans oublier que ça pouvait être une chasse très dangereuse.

Moi je n’ai absolument rien contre les dinosaures. J’ai bien appris à cohabiter avec eux.

Rien qu’hier par exemple, j’ai garé mon véhicule sans le savoir juste à côté d’un fourgon de transport de tyrannosaure banalisé. Dans ma manœuvre, je n’avais pas détecté la présence d’un reptile derrière la vitre fumée.

Eh bien j’ai failli mourir d’un arrêt cardiaque en claquant la portière derrière moi, lorsqu’il s’est mis à aboyer violemment comme si je venais maladroitement de poser un orteil dans son nid rempli d’œufs. Il était déchaîné d’une telle furie que son moyen de transport remuait dans tous les sens. Heureusement, que je n’avais pas mon lance-flammes sur moi à ce moment là car ma première réaction aurait pu être terrible. Après deux secondes de panique et une de pronostic vital engagé, j’ai retrouvé mon calme. Et pour retrouver mon sourire, je me suis mis à espérer très fort que ce grand lézard colérique et remuant déclenche lui-même le déploiement d’un gros airbag passager qui lui clouerait instantanément le bec …

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SiliconMan

Aujourd’hui je suis très content parce que je me suis découvert un super-pouvoir ! Ça n’est pas précisément celui que je convoitais au départ, mais je vais me faire la main avec celui-ci. Je passerai prochainement commande d’un « upgrade kit » ! Et puis dans ce monde lourd de dangers, une habileté positive quelle qu’elle soit, ça ne se refuse pas !

L’aptitude particulière, dont je suis dès lors l’heureux détenteur, est celle de fendre le verre par la seule maîtrise du regard et de l’esprit !

Vous vous interrogez sans doute à quoi pourra bien me servir ce pouvoir particulier ? Pour l’heure, je ne pourrais pas encore vous fournir de réponse valable. La seule idée que j’en possède un, me convient très bien parce qu’il me rend plus fort ! On verra bien s’il faudra un jour m’en servir pour une noble cause.

Cela faisait quelques semaines déjà que j’avais remarqué que le parebrise de la SunMobile présentait une fêlure récente d’une dizaine de centimètres partant du coin inférieur côté conducteur. A chacun de mes passages derrière le volant, je surveillais l’éventuel prolongement du dégât.

C’est aujourd’hui en circulant sur l’autoroute que ma compétence hors du commun m’a été révélée ! A l’instant où j’évaluais visuellement le possible déploiement de la fissure, voilà qu’elle se met à s’allonger lentement, un peu comme au ralenti. Le nouveau tracé s’est interrompu côté passager aux trois-quarts de la largeur de la glace, au moment même où mon regard s’est à nouveau concentré une seconde sur le point de fuite de ma route !

Lors de la prise en mains d’un pouvoir naissant, on ne maîtrise évidement pas tous ses paramètres ni tous ses effets. Mais je ne peux que me réjouir du jour où je ne serai plus un novice et serai à même de reproduire à volonté ce phénomène en traçant cette fois des yeux dans la matière, une ligne parfaitement horizontale voire même un joli motif décoratif !

Le nom d’emprunt de SiliconMan était encore libre. J’ai décidé de ne pas trop attendre pour le réserver, notamment en prévision de la suite complète des pouvoirs que je convoite.

Le silicium (silicon en anglais) est l’élément le plus abondant sur terre après l’oxygène. On le trouve en grandes quantités sous forme de silice dans le sable et donc aussi dans le verre ! Et puis le silicium est également très présent dans les composants électroniques, une technologie dans laquelle j’ai acquis une solide formation au fil des années. Tout cela augure de fort réjouissantes perspectives pour une super évolution !

Je ne sais pas si je pourrai vous raconter un jour la suite de mon histoire. Je vais devoir faire mes expériences, ne jamais baisser les bras et analyser la progression possible de ma maîtrise de ce pouvoir. Je dois également déterminer s’il faudra, comme d’autres, entrer costumé et masqué dans l’anonymité et agir dans l’ombre…

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Important : Le fait que je vous ai mis dans la confidence, n’est en aucun cas une raison valable pour à l’avenir me mettre chaque bris de glace sur le dos …

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Pourrai-je encore être là moi aussi l’année prochaine ?

Je n’imaginais pas revivre un jour des chutes neige aussi importantes qu’en ce moment !

C’est une expérience à la fois très embêtante et absolument délicieuse !

Réchauffer la planète ? Moi je suis contre !

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