Category Archives: Témoignages

Le silence est d’or : Voilà que l’enquête progresse encore

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En ce moment en test dans les laboratoires SunOf, avec l’aimable collaboration de Sagix, notre stagiaire et souffre-douleur (photo) :

Un bandeau masquant haut de gamme ajustable, dispositif occultant avec système audio Bluetooth connecté à une appli pour smartphone ou tablette.

Ce tour-de-tête confortable et rechargeable destiné aux insomniaques, aux partenaires de gros ronfleurs, peut vous murmurer des berceuses relaxantes et harmonieuses, diffuser de la musique de centre zen / wellness, vous faire entrer en méditation, vous hypnotiser et vous empêcher de gamberger inutilement.

Lorsque vous disposez enfin de cinq minutes pour vous prélasser, voir éventuellement de même plus pour dormir sur chacune de vos deux oreilles …

A noter que le chapeau de la photo, n’est pas inclus dans le set. Ca c’était juste pour la frime.

Ce bandeau est un HoomBand Ultimate de LivLab. J’ai découvert son existence après avoir subi une expérience de terrain, m’ayant conduit à penser avoir trouvé une bonne idée de base pour une invention. Mais une fois de plus, l’idée existait déjà mais en mieux et à un prix de vente que je n’aurais jamais été en mesure de proposer…

Et maintenant, voyons si Sagix, notre courageux stagiaire, survivra à une semaine entière de ce traitement engourdissant voire ramollissant. Effets qui n’ont rien à voir avec les dictats et les eusses et coutumes remuantes de notre monde actuel !

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C’est l’automne : Et on respire enfin !

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C’est l’automne : Et on respire enfin ! Les chaleurs estivales c’est du passé ! Alors je me suis rendu à la déchetterie communale pour me débarrasser de tout ce qui encombre ma zone de confort et dont je n’ai plus l’utilité …

Va au point de recyclage avec ces vestiges du passé et ces reliques poussiéreuses ! Ignore l’avis contraire de ta nature profonde qui déteste jeter. Pour une fois, laisse-toi convaincre par ton double contrariant qui n’aime pas entasser. Rien qu’une minute ou deux, musèle cet antiquaire-archéologue-bricoleur-amateur en toi qui souhaiterait toujours tout conserver, tout récupérer, tout réparer, réviser ou retaper …

Mais bien sûr que je comprends bien que ça pourrait resservir un jour ! Mais rien n’est moins sûr, surtout par les temps qui courent !

Le temps d’une semaine, pense ” bon débarras ” et ” je ne suis pas matérialiste car je préfère voyager léger ” …

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Source d’inspiration : Lors d’une visite à la déchetterie, je suis tombé tour à tour sur une retraitée qui venait y déposer un énorme ventilateur puis une autre qui tenait une splendide luge d’hiver intacte sous le bras. J’ai résisté à aller demander à la première si son ventilo était défectueux, évaluant à l’avance le risque que je finisse par repartir avec l’objet, et la deuxième m’a confié qu’elle venait in extremis de récupérer cette luge pour la sauver d’une destruction certaine …

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Un petit bout de nature en grève ?

Cette année les abeilles ont rechigné à venir travailler dans le verger.

A part quelques poires appétissantes de l’une des variétés,

Rien d’autre de comestible n’a poussé !

Hier encore c’était l’abondance et aujourd’hui l’austérité …

Serait-ce à cause d’un gel tardif, d’un microclimat défavorable, d’une saison déréglée ?

Cette année la nature nourricière passe son tour, elle en est toute désolée :

Ici, il n’y aura ni cerises, ni coings, ni petites prunes…

Vous saurez bien vous passer de gelée et de confitures ?

Et puis hier, j’ai trouvé un attroupement d’abeilles là où je ne les attendais pas.

Dans une ruche improvisée, un peu comme pour protester, pour manifester

Elles se sont Installées dans l’entrée, derrière les carreaux de la porte principale !

Visiblement étourdies, souffrantes de la vague de chaleur, de la pénurie d’eau

Elles avaient trouvé refuge à l’intérieur et voilà que je serais sensé les en déloger,

Les punir pour leur grève et leur intrusion à grand coups de fumées ou d’insecticides

Pour m’assurer qu’elles déserteront à nouveau le chantier au printemps prochain…

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Un dernier verre pour la route ?

Il était une fois il y a fort longtemps à Édimbourg, qu’en qualité de passager d’une visite guidée à bord de ce bus à impériale noir (voir photo), j’avais été informé, par écouteurs interposés, de l’origine mystérieuse de l’expression : Un dernier verre pour la route ?

Ce n’est pourtant qu’aujourd’hui, que j’ai enfin pris le temps de faire du “fact checking” sur internet, afin de trouver une source alternative capable d’attester de la véracité de leur sinistre récit : Résultat, je crois bien que ce n’était que des fariboles fabriquées de toutes pièces pour pimenter la visite touristique…

La petite histoire du dernier verre monstrueusement romancée étant plausible, je l’avais gobée toute crue. Cette information était depuis restée gravée dans un recoin de ma mémoire !

Cependant, un doute raisonnable persistait …

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Et puis plus tard, dans une autre attraction située à deux pas du terminus de la ligne, j’ai été désigné au hasard dans le public, pour prendre place dans le box des accusés d’un tribunal archaïque. Un procureur affublé d’une perruque à bigoudis perché sur son estrade m’accusait avec véhémence d’avoir commis les pires horreurs dans les rues sombres et les faubourgs de la capitale écossaise…

Au vu de ma compréhension intermittente de la parlotte locale, de mon éloquence shakespearienne bredouillante et surtout devant l’absence totale de sous-titrages, ma ligne de défense basée sur de trop rares éléments d’improvisation n’a pas su convaincre le grand jury de m’accorder le bénéfice du doute en vue d’un acquittement. Ils ne m’ont pas décerné non plus de statuette dorée pour saluer ma piètre interprétation du coupable tout désigné…

Pour terminer, faute de preuves, ils m’ont injustement condamné à choix, à une pendaison par le cou ou à un exil à vie au pays de Galles.

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Avec le recul, je réalise que si j’avais choisi la pendaison plutôt que l’exil, j’aurais été en mesure de vérifier presque en temps réel, le niveau de sérieux de la petite histoire monstrueusement romancée du dernier verre pour la route que j’évoquais plus haut….

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Un petit tour au bureau des objets retrouvés

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Stade d’avancement de l’enquête : En cours …

Nature de l’objet : Briquet ancien collector avec gravures “artisanales” sur 2 faces

Qualités principales de l’objet : Réputé résister à tous les temps et à tous les vents

Fabricant, origine et année de fabrication : Zippo, guerre du Vietnam, 1969

Date et mode d’acquisition de l’objet : Allo mémoire ? Pas de réponse pour l’instant

Authenticité de l’objet : Partiellement confirmée

Particularité de l’objet : Gravure de l’identité du détenteur d’origine, pièce unique (?)

Fonctionnement de l’objet : Il fonctionne à merveille, malgré son grand âge !

Indications et remarques :

Lorsque j’avais collecté cet objet portant de nombreuses traces d’oxydation au niveau des gravures, je l’avais peut-être trop vite à tord considéré comme une relique suspecte : Une grossière contrefaçon pour frimeur militariste ou pour fanfaron souhaitant se la jouer Rambo en soirée. Je l’avais pourtant conservé des années dans l’éventualité qu’il puisse encore servir à quelqu’un ou à quelque chose …

L’objet aurait selon toute vraisemblance appartenu à un militaire de grade SP4 (spécialiste 4) membre d’une brigade aéroportée de combat et probable adepte d’atterrissages verticaux hors piste.

Pour retrouver le détenteur d’origine, il faudrait aller éplucher les documents militaires disponibles en ligne, par exemple sur le site ancestry. Le patronyme D Kalb y apparaît plusieurs fois, précédé de plusieurs prénoms différents. J’estime qu’il aurait environ 75 ans en 2025, s’il est revenu du front avec toutes ses capacités et en une seule pièce !

Notez la présence de gravures pouvant laisser penser que le détenteur d’origine, ne fumait pas que des mentholées [ Flying High ] et qu’il devenait probablement dyslexique une fois bien perché, si on considère qu’il y a une faute d’orthographe : [ Bon Song ] au lieu de [ Bong Son ]. La responsabilité de cette erreur présumée pourrait également être imputée au graveur qui ne buvait pas que de la rosée du matin …

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Commentaire : Réaliser cette recherche fût un processus intéressant et instructif et m’a au passage aussi permis de prendre conscience de la très longue durée de cette guerre !!

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Une bonne armure et une pluie de décibels

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Il y a de justes causes qui ne peuvent se défendre qu’en livrant bataille,

Des révoltes qui se partagent dans des armures à triple épaisseur.

Il y a des affaires louches qui doivent déclencher des pluies de décibels,

Des indignations qui se branchent sur de puissants amplificateurs.

Il y a des crimes qui doivent être entendus et compris par toutes les oreilles,

Des colères qui se hurlent dans des mégaphones et des haut-parleurs !

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A noter que moi aussi, je préfère la paix, le calme et la sérénité à toutes les formes de conflit. Sur cet article d’ailleurs, j’ai encore largement dévié de mon inspiration de départ et de mes premières ébauches de développement. On peut dire que j’ai fini par être rattrapé par les réalités de notre petit monde en surchauffe.

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Le plus beau cadeau du siècle ?

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C’est en parcourant un réseau social que je suis tombé sur un post illustré par les photos ci-dessus. Elles sont extraites de la série TV Breaking Bad. Le contributeur du post et certains commentateurs s’y moquaient volontiers “du cadeau discutable” offert par ses parents à Junior, fils de Monsieur et Madame White, souffrant d’un handicap, qui sur cette photo n’a pas l’air franchement emballé au moment de la transmission des clefs : Youpie ! Une Chrysler PT Cruiser !

C’est à la vue de cette photo que je réalise enfin que bien après la diffusion de cette série, avec la complicité du hasard, je m’étais offert un véhicule identique ! Du même bleu métallisé. Avant cela, je conduisais le modèle précédant de couleur “prune foncé” (dark plum pearlcoat), qui m’avait déjà valu quelques railleries croustillantes.

Très appréciée par certains, dont je faisais partie, et cordialement détestée par d’autres, en partie à cause de son esthétique neo-retro audacieuse, elle ne laissait personne indifférent. Côté pratique aussi, elle me convenait à merveille, surtout de par la possibilité d’en extraire les sièges arrière pour la transformer rapidement en utilitaire volumineux ou en “chambre d’hôtel low cost”.

Adolescent, je m’adonnais volontiers au dessin créatif de véhicules en tout genre, afin d’aiguiser mon coup de crayon et de travailler mes mises en perspective. A l’époque, j’aurais aimé qu’un jour je parvienne à créer de telles qualités de design ! Mais je n’ai jamais approché le niveau de compétences ni même n’en ai développé les talents nécessaires. (Ci-dessous, un dessin original, signé du créateur du PT)

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Lorsque le temps était venu de remplacer mon Cruiser fatigué, je me suis rendu à l’autre bout du pays pour en acquérir un autre. Il s’agissait cette fois, d’un modèle datant d’après la mise à jour.

Autre coïncidence troublante d’avec les photos de la série TV, c’est que j’avais racheté le PT bleu à une jeune femme contrainte de s’en séparer à contre-cœur, suite à une aggravation de son handicap. Elle avait du se résoudre à en changer pour un autre véhicule plus à même d’embarquer un ingénieux mécanisme de déploiement de son fauteuil-roulant.

Et puis un beau jour à Los Angeles, au début d’un voyage touristique en Californie, le premier véhicule qui m’était proposé sur internet à la location pour mon road-trip a été : un PT Cruiser !!! Mais cette fois j’ai dit non merci ! Faut pas exagérer : Surtout que j’en ai déjà un qui m’attend à la maison…

Pour remonter le temps, cliquez ci-dessous :

Voilà, ça m’a fait plaisir d’aller revisiter quelques autres petits recoins de ma mémoire.

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L’oreiller magique

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C’est tout à fait par hasard que je me suis décidé à tester un oreiller à mémoire de forme.

Je n’avais pas encore eu vent de cette technologie avant de tomber dessus en magasin. Son principe de fonctionnement est d’une simplicité déconcertante : Il suffit d’y insérer une carte mémoire adaptée avant de s’endormir dessus ! Toute l’opération se déroule sans dépense inutile d’énergie et sans devoir renoncer au moindre centimètre-carré de confort !

En résumé, une forme éblouissante mémorisée au moment de l’endormissement est intégralement restituée au moment du réveil, sans déformation ni perte de qualité !

C’est magique !

Sur l’appli pour smartphone connectée au dispositif, les données d’éventuels échantillonnages peu convaincants voire pitoyables peuvent à tout moment être désactivées dans les paramètres. Ainsi des épisodes de petite forme ou de grosse fatigue d’un soir, n’altèrent en rien le processus d’optimisation de l’algorithme chargé de générer une forme idéale au saut du lit !

Chaque matin en pleine forme ? Chaque sieste à 100% reposante et réparatrice ?

Mais oui ! C’est enfin possible !

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Voilà. Et moi maintenant, qui ai développé une addiction à ce système, je vais devoir poursuivre mes recherches tout l’hiver dans ma caverne… Allez, on se revoit au printemps et en grande forme, pour partager d’autres expériences produit…

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Ma résidence secondaire d’automne

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Ces derniers temps, j’avais plus souvent les doigts dans le cambouis que sur le clavier et la souris de mon ordinateur ou le long d’un crayon de papier.

C’est que j’apprécie être le bricoleur du dimanche, qui se glisse sans hésitation sous le capot de son antiquité roulante pour se livrer à quelques jongleries manuelles.

Il m’arrive encore de me soustraire à l’indiscutable confort de ma mansarde pour aller passer une nuit à la dure dans ma résidence secondaire ambulante.

Elle avait grand besoin de soins intensifs pour se sentir quasiment irréprochable pour survivre au prochain contrôle technique. Pour éviter de devenir un citoyen purement sédentaire, prisonnier de ses quatre murs de briques et de ciment, je me devais, avec une priorité absolue, d’intervenir en sa faveur.

J’ai donc investi tout le temps nécessaire à me documenter et à apprendre ce qui pouvait, avec le temps, aller de travers dans la salle des machines de mon vaisseau special. A quoi sert ce bidule ? Comment on règle ce machin ? Ce tuyau là, mais pourquoi faire ? Comment fonctionne ce truc là ?

Et c’est ici que j’adresse un énorme merci à toutes ces personnes qui donnent de leur temps dans de l’entraide sur internet en partageant leurs expériences personnelles. Elles m’ont à maintes reprises déjà sauvé la vie lorsque je me trouvais coincé sur un dépannage par mon manque de connaissances ou par mes limites techniques !

Car c’est sur les précieux conseils de spécialistes que mon super-T4 de l’an 2000 ronronne à nouveau comme un chaton, alors qu’il me paraissait arriver à la fin de l’automne de sa durée de vie !

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Celui qui a vu trop de films

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J’ai pris la liberté de délirer un peu à partir de l’une des affiches originales de ce génial et merveilleux film qui m’avait laissé sous le choc au moment de sa sortie en salle. Sa découverte m’avait profondément envoûté et m’avait ensuite conduit à écrire des histoires…

Je me considérais déjà comme “celui qui a vu trop de films” avant cet épisode là !

C’est bien plus tard en parcourant un réseau social, que j’avais appris l’existence d’un syndrome associé à ce film et que je n’étais pas le seul cinéphile à avoir été ensorcelé.

Lien vers la description du syndrome de Truman Show

Dans mon cas, il s’agissait d’une variante personnalisée du syndrome : La projection m’avait laissé la forte impression que c’était moi qui en avait écrit le scénario ! Ce qui était clairement impossible et surtout, prétentieux. C’est immédiatement et à chaud que j’avais confié l’étrangeté de ce sentiment à celle qui m’accompagnait : Elle m’avait alors dévisagé en silence comme si je venais de débarquer de ma soucoupe volante…

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Rencontre du premier type

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– Hello, cher lardon halluciné ! je vais tout de suite te mettre dans la confidence, avant que le moindre doute ne s’installe et ainsi, écarter d’éventuels malentendus entre nous dans le futur : Tu te prénommes Jean-Claude, je suis ton père et également l’empereur de cette galaxie !

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Un véritable moulin à paroles

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Je suis généralement assez admiratif de ceux et celles qui excellent dans l’art oratoire. Cette appréciation est simultanément et intimement liée à ma capacité de lecture des visages, donc à ma perception des signaux naturels qui éventuellement transparaissent de celui de l’orateur ou de l’oratrice.

J’ai constaté qu’une grande éloquence dans un discours auquel j’assiste, pouvait parfois être hypnotisante au point de me laisser happer ou séduire par sa forme, plutôt que par son fond.

Aussi, m’exposer à une surabondance de discours et de prises de position sur un même sujet, s’avère parfois également être contre-productif sur le fond.

Alors, depuis que les mensonges, la propagande et les manipulations sont devenus légions et monnaie courante, j’ai été contraint d’ajuster en conséquence, le diapason de mon scepticisme ! Et bim !

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Voilà, c’était une simple réflexion faite à chaud à partir du repêchage de ce dessin. C’est aussi à ce genre de méditations constructives que doit me servir cet espace libre de toutes frivolités... 😉

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Le bras droit de mon nain de jardin [1]

Ça fait plusieurs années que mon nain de jardin occupe son espace privilégié sur mon tableau d’affichage… Pour l’heure, je n’ai pas d’autre jardin que celui qu’on dit secret. Alors ne cherchez pas encore ce gnome par ici : Il n’est encore jamais sorti prendre l’air..

Depuis toujours ce petit bonhomme de papier affiche la même mine triste même si le pouce de sa main gauche reste invariablement dressé vers le ciel le jour, en direction des étoiles la nuit.

Il faut savoir qu’il n’a pas encore été pourvu d’un bras droit, le pauvre ! Il est incomplet. Alors j’estime peut être à tord qu’il n’est pas prêt pour aller s’aventurer sans risque dans un environnement aussi menaçant que dehors.

Ca fait plusieurs années qu’il attend avec une patience infinie que je lui en invente un. Qu’enfin, je fasse un bon geste pour lui…

Alors il a déjà vu passer moult propositions saugrenues en terme de membre supérieur conjoint et s’est déjà vu infliger une multitudes de postures et de gestuelles improvisées. Il a du se sentir affublé des plus ridicules et insolites attributs. Il s’est même prêté à de nombreuses manipulations d’outils de jardinage pour droitier…

Mais que ce soit le bras articulé robotisé, le tentacule bionique ou la pince de homard en titanium compensé, aucun appendice n’a jusqu’ici pu être retenu pour lui. Pour la plupart, ces accessoires conceptuels n’ont pas dépassé le stade de l’ébauche mentale ou celle de prototype en carton-pâte …

Il n’a obtenu qu’une promesse de ma part, c’est qu’un beau jour, il aura droit à son bras droit qui sort de l’ordinaire. Mais je dois avouer que sur ce coup là, je sèche, encore et encore… Et même encore plus que ça !

Récemment, j’ai attendu le printemps pour me rendre dans un jardin très spécial pour y rechercher l’inspiration du terrain. Là où, c’est où dame nature sait mieux que quiconque comment régner en maîtresse. Là où, quand elle se réveille, c’est tout l’espace sauvage en question qui se transforme en une véritable petite jungle en moins de deux semaines. Et c’est là aussi, où au même moment tout le secteur se surpeuple de bêbêtes visiblement incompatibles, mais qui semblent tout de même apprécier l’opportunité de s’y bousculer !

Là où, n’existe que dans le seul but de titiller l’inspiration de son visiteur : Et moi c’est là où chaque matin, j’ai pu boire de la rosée à même des feuilles avant d’y savourer la sérénité de siestes dignes d’un paresseux à pelage soyeux évoluant à son rythme dans son élément de prédilection. Et tout cela sur fond de symphonies de gazouillis et de ballets de papillons.

C’est à ces moments-là , qu’il m’arrive le plus souvent de trouver de bonnes idées et des pièces manquantes pour mes parties de dominos.

Malheureusement, une fois encore, c’est avant de pouvoir toucher au poteau rose, que j’ai cette fois-ci été tiré de mes rêveries créatives par un lézard qui jouait du tambourin dans un seau en plastique vide qui trainait à moins d’un mètre de mon bulbe à intelligences figé en mode veille…

Visiblement l’intention de ce dinosaure miniature était de me chasser de son territoire si propice à la méditation transcendantale. Il n’avait que faire de mes interférences. Devant les menaces du gardien du temple, il m’a semblé naturel et préférable d’obtempérer et de quitter le périmètre sans chouiner.

Il m’avait bien fichu la trouille quand même avec son raffut là, l’imposant animal. Je n’en avais jusqu’alors croisé que de beaucoup plus discrets et d’autrement plus enclins à se défiler en un éclair et en silence !

Il n’est pas certain que mon nain de jardin en attente de bras droit saura gober une excuse de plus comme celle-ci. Qu’il saura encore me pardonner mon incapacité chronique à lui concocter une trouvaille qui viserait à le compléter à la perfection. Pourtant, je souhaite vivement qu’il puisse au plus vite à son tour aller s’aventurer au fin fond de cette terrible jungle…

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Ca fait déjà 2 articles que j’écris, qui se basent sur 2 anciens dessins toujours inachevés, sans pour autant parvenir à en débloquer l’immobilité créative avec plus de succès... Bah ! Pour l’instant, on va dire que c’est avant-tout le voyage qui compte. Et puis, se faire réveiller par un lézard percussionniste, ça n’arrive quand même pas tous les jours…

La gamine de la télécabine

Après m’être installé au fond de l’habitacle de la télécabine, voilà qu’en face de moi vient s’asseoir une fillette de 6 ans (+/-2 ans de marge d’erreur). Elle est équipée et casquée comme une future championne du monde de ski acrobatique. Ensuite, ce sont ses grands-parents qui s’engouffrent à leur tour pour prendre place dans la bulle de lévitation.

Comme souvent quand j’apparais dans l’espace d’intérêt visuel de l’un de ces petits êtres dits innocents jusqu’à preuve du contraire, je remarque que la petite m’observe attentivement de ses grands yeux tout ronds. Visiblement, elle s’attendait à ce que je lui joue mon numéro de clown.

Comme je ne suis pas un monstre, j’improvise un petit divertissement dans le but de détendre l’ambiance et de briser les glaçons. Naturellement la convivialité s’installe au sein de la bulle. A un moment, la graine de cascadeuse reconnait en contrebas une station de télésiège, évoque la piste noire qui longe cette installation et annonce solennellement qu’elle se sent carrément chaud-patate pour se la faire, malgré les réticences historiques de ses guides.

C’est à ce moment-là que je fais un gros bug de rendu en y allant de ce commentaire :

-Aaaah mais alors on a à faire à une casse-couille là !!!

J’étais confus ! C’était évidemment le mot « casse-cou » qui était initialement programmé pour terminer cette phrase lâchée à la volée et à en juger par l’expression impassible de la gaminette, elle n’y avait détecté aucune forme de lapsus. Pas vexée ni même piquée par mon commentaire maladroit et accidentel, elle semblait même compter sur l’éventualité que je puisse encore lui jouer un numéro inédit avant notre arrivée au terminus.

Je me confonds en excuses auprès de ses grands-parents qui pouffent de rire devant mon embarras.

C’est là que le grand-père de la petiote ajoute ce commentaire :

-On ne peut pas exclure que d’ici quelques années, elle ne soit pas un peu casse-couille ! Mais pour le moment, elle est vraiment adorable…

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Le maintien de l’équilibre (3)

L’article précédent était en gestation depuis fort longtemps. Il n’avait cessé d’évoluer au fil du temps. L’esquisse de l’illustration prévue pour l’accompagner existe aussi.

Au moment de sa publication, je m’étais dit : – Et voilà : C’est écrit !

Ne reste plus qu’à terminer le dessin, à l’officialiser et cette fois, le sujet est plié…

Et ensuite, en route vers de nouveaux petits délires !

Mais, rien à faire ! Malgré la publication, le dessin en question refuse obstinément d’être finalisé et de sortir de sa cachette ! Il possède le pouvoir d’anesthésier chacun de mes élans de créativité.

Il faut dire qu’il en a bien bavé le pauvre. Il a pour vocation d’endosser une certaine représentation de mon équilibre, ce qui n’est pas gagné d’avance. Au départ, il avait du adopter la forme d’une balance complexe. Un modèle inventé de toutes pièces pour m’assister dans cette recherche.

A l’origine, sachant que les paramètres de répartition des masses étaient nombreux, nous avions opté pour une solution à un plateau de pesée par élément susceptible de faire pencher la balance. Ce qui rendait impossible l’utilisation d’un instrument courant du marché.

Au fil de ses évolutions, la machine a changé plusieurs fois de structure. L’une des premières était une espèce de carrousel de plateaux de pesée se balançant en équilibre sur une pointe située à l’extrémité d’un axe central.

En simulation, j’empilais des éléments important ici. Et puis d’autres du côté opposé, pour contrebalancer. En veillant avant tout à ce que l’ensemble ne bascule pas.

Mais le jour suivant, c’était la liste des éléments nécessaires pour tendre vers un équilibre parfait qui s’allongeait et qui remettait une fois de plus un concept encore bancal en question.

Au pire moment de son évolution, la balance de mon équilibre ressemblait à une espèce de grand lustre suspendu au plafond. Avec, en lieu et place de chaque lampe, un petit plateau chargé de peser lourd lorsque ce n’était pas de compenser…

Mon fastidieux instrument de mesure était devenu trop lourd à gérer. Il a fallu en concevoir une version allégée. J’ai agrandi la taille des plateaux et en ai considérablement réduit le nombre. Puis j’ai dû répartir toutes les différentes charges dans des groupes de catégorie poids-lourd.

Je savais depuis longtemps que de l’humour pouvait peser de tout son poids dans ma balance. Et qu’un afflux de nouvelles angoissantes ou déprimantes faisait partie des facteurs déstabilisants.

Par contre avant d’y prêter attention, je n’avais jamais été en mesure de prendre pleinement conscience que pour moi, un équilibre bien dosé entre réalités et fictions était une clé essentielle de stabilité.

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Une tendance à la mode serait de naviguer en permanence dans une réalité augmentée de technologie. De pouvoir évoluer dans un univers paramétrable et au rendu factice, où tout ne serait plus que spectacle de rêve et jeu d’enfant.

Mais un quotidien fait de réalité et de fiction passés au mixer n’est pas l’approche qui me convient. Ce serait plutôt une formule pouvant servir à raconter de bonnes histoires.

Enrichi des résultats de mes mesures, j’ai redéfini la recette de base pouvant servir à lisser mes journées. Je n’hésiterais pas à aller voir une comédie romantique après une dispute de couple.

Tiens ? Ça fait un bout de temps que je n’ai plus vu passer d’idées noires. C’est probablement que je sais un peu mieux qu’avant comment empêcher mon bien-être existentiel de vaciller !

Les plans de ma balance ont encore changé. J’ai envoyé le modèle sophistiqué au musée et l’ai remplacé par une batterie de balances élémentaires. Une modularité et une flexibilité qui me paraissent aujourd’hui être la solution la plus appropriée…

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