Category Archives: Déballages (poésie modeste)

Dans l’ombre d’un dernier chapitre

J’ai entre les mains les premiers chapitres d’une histoire, mais je n’en vois pas la fin !

C’est pourtant avec une curiosité sans limites que je me plonge dans ce roman sans fin…

Et à chaque fois que j’arrive à la fin de la dernière page, je la tourne et puis… plus rien !

Alors j’en suis venu à me demander qui de cette histoire aurait pu n’en voler que la fin !

Se peut-il qu’au monde il existe tel aigrefin enclin à commettre ce genre d’odieux larcin ?

Celui qui s’accaparerait un dénouement pour n’en réserver l’usage qu’à ses propres fins ?

Celui qui se moquerait d’infliger à tout autre lecteur que lui de rester sans fin sur sa faim ?

Et si c’était le vilain de l’histoire qui en aurait dérobé la fin pour échapper à son destin ?

Martelant qu’une fiction devrait dépasser toute réalité jusqu’à en convaincre l’écrivain…

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L’escalier sans fin – Montréal
Une histoire inspirée par des faits réels qui n'aboutissaient nulle part...

Une visite surprise au Luna Park

Je t’aurais reconnue entre mille, créature de rêve facétieuse transfuge de mon univers en éveil !

Mais je ne te connaissais pas l’audace de t’inviter dans mes escapades nocturnes sans prévenir !

C’est que cet endroit discret n’apparaît sur aucune carte, aussi difficile à trouver que le sommeil,

Et quelle délicatesse d’élire l’ambiance la plus réjouissante et festive de mes nuits imaginaires !

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Mon enthousiasme à la surprise de ta visite, dans ce parc d’attractions des plus extravagants,

Notre ivresse de tours de magie, sur les manèges fantasmagoriques du festival des merveilles,

N’estomperont Jamais les traces de nos sens épanouis, pas de place au doute à cet instant !

Ils persisteront telles d’exquises friandises à notre retour au grand jour, à l’heure du réveil…

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C'est dans le but d'illustrer cet article avec un dessin ou 
autre, que je suis virtuellement parti à la découverte de  
Luna Parcs du monde entier. Ici à droite, c'est l'entrée du 
parc de Sydney. Vous devrez vous laisser manger par la bouche 
de cette imposante "entrance face" si vous comptez aller vous 
y amuser...

Un style d'entrée que je trouve très étrange et même 
assez effrayant ! J'imagine que quelques bambins ont 
été traumatisés à vie ! Je laisse mûrir cette idée et 
on verra bien si je remplace cette image par autre chose 
à l'avenir!

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Un nuage chargé de questions

J’ai été du genre à me poser bien trop de questions,

Et donc de nature à manquer d’autant de réponses.

Je fus contraint de faire usage d’un brin d’imagination,

Afin de pouvoir me dégager de goulets d’incompréhension.

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Pour que les questions de principe et celles de bon sens,

Et celles pour lesquelles j’ai renoncé à obtenir une explication,

Ainsi que celles restées ouvertes ou celles en suspens,

Ne puissent se flatter de venir tarauder ma conscience.

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Avant que j’en fasse la récolte et que je modifie leur apparence.

Elles pouvaient former un nuage noir de points d’interrogation,

Avant que je les déleste d’une grande partie de leur importance,

Et que je remplisse certains blancs avec mes propres réponses…

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( ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ )

( ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ )

( ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ )

Un petit nuage chargé de points d’ironie, c’est cadeau !

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Ou comment se poser trop de questions sur un sujet 
qui traite du sujet de se poser trop de questions...

Une énigme de salon

Elle avait installé une grande échelle dans un recoin de son salon

Et une guirlande lumineuse qui en escaladait tous les échelons

Je n’ai pas vu d’étagère en hauteur ni de bouquins haut-perchés

Et pas de nid à poussière ni de plantes en surélévation à arroser

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J’ai cru comprendre qu’elle vivait seule à cet étage de la maison

Mais qu’avait-elle donc l’intention de suspendre à ce plafond ?

Que souhaitait-elle atteindre du haut de ce substitut d’escalier ?

Que cachait la présence de ce mystérieux élément de mobilier ?

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M’en retournant occuper les quatre murs de ma petite chaumière

Encore très intrigué et au regret de ne pas lui avoir posé la question

M’en retournant à mes quatre vérités et à me mêler de mes affaires

J’ai du en arriver à la conclusion qu’elle devait avoir ses raisons !

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Un jour elle déserta son séjour, peut-être lasse de trop y tourner en rond ?

Emportant ses petits secrets et faisant disparaître sa curieuse échelle…

Et c’est avec son voisin du-dessus, qu’elle avait transformé en compagnon,

Qu’ils sont partis s’installer en concubinage au plus près du septième ciel…

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Du rififi à l’heure du roupillon

C’est dans un endroit fort agréable et bien au frais,

Et que je pensais être à l’abri des regards indiscrets,

Que je m’apprêtais à camper ma sieste de la mi-journée,

Les paupières lourdes et les batteries déchargées.

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Alors que je n’étais point à l’affût ni même affamé

Voilà qu’un imprudent vint se glisser sous mon nez !

Mais quel sans-gêne ose-t’il se permettre telle insolence ?

D’aguicher ainsi ma gourmandise en demie somnolence !

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Mais mon instinct ne m’a accordé le loisir de gamberger

Me rappelant que je suis plutôt de nature à me régaler !

Que doit primer l’intention de n’en faire qu’une bouchée

Sur celle d’encourir le péril de me faire croquer !

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Alors je me suis jeté par surprise sur cette pâture distraite

Ne lui laissant la moindre chance de retrouver toute sa tête

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Le prisonnier de l’essentiel

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Personne ne m’a jamais conseillé de rédiger mes mémoires

Et je n’ai pas moi-même prévu de les parcourir un jour en entier

Personne ne m’a incité à noter mes formules dans un grimoire

Et je ne détiens pas de recette magique pour épicer plus d’une réalité

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J’ai choisi d’écrire pour ne pas rester à vie, ce triste prisonnier de l’essentiel

Captif d’une unique substance, qui entraverait ma liberté de m’évader

Je me suis permis de consigner, ce qui ne me paraissait pas confidentiel

Dans une autobiographie de tous les souvenirs qu’il me restait à inventer

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Personne n’est jamais passé me demander de vider mon sac au parloir

Et n’ai pas été en personne jusqu’à me condamner à une liberté de parole

Personne n’a proclamé de sentence pour rendre mon discours obligatoire

Et n’ai vu l’interdiction de quiconque d’exprimer mes idées les plus folles

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Alors, bienvenue dans le chapitre suivant de mon journal de bord !

Il ne devrait plus y manquer la moindre page blanche à barbouiller

Il y aura des ratures ineffaçables et des stigmates de bagnard encore

Mais j’y jetterai l’encre avec la plume qui me permet de m’envoler

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aLexLibris • Just listed new wooden/leather Grimoire in ...
Source Image : Internet > leather grimoir

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Trouble fête

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Je me demande qui l’a invité ce trouble-fête ?

Capable d’ordonner que la grande kermesse s’arrête

D’annuler la course des autruches essoufflées

De dévier la marche des affaires vers un désert calciné

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Je me demande qui l’a convié cet encombrant ?

Susceptible de remettre toute la foire en question

De desserrer l’emprise étouffante des serpents boulimiques

De dérouter les pistards du marché vers les impasses du fric

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Je me demande qui l’a convoqué cet emmerdeur ?

Apte à nous empêcher de tourner en rond loin des peurs

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Aujourd'hui c'est un vendredi 13. 
Mettez-vous à l'abri du serial-killer !

Un drôle de petit manège

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Je me vois bien encore me permettre quelques autres approches

Jubiler des heures pour quelques minutes que rien ne surpasse

Inventer d’autres excuses peu crédibles en guise d’accroche

Manigancer vertigineusement pour voir si le courant passe !

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Je me vois bien me permettre encore quelques ingérences

Tourner des heures pour que tu repères mon petit manège

Savourer d’autres rencontres hésitantes en tentant ma chance

Conspirer en imaginant pouvoir t’envoyer sur un petit nuage

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Je te vois bien encore te permettre nombre d’autres fantaisies

Rêvasser des heures à préparer ton prochain numéro de charme

Provoquer d’autres hasards animés d’une belle pointe de comédie

Comploter audacieusement pour que je déborde d’enthousiasme !

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Théâtre pour marionnettes

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Théâtre pour marionnettes

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Mes très chers spectateurs,

C’est encore moi votre bête de foire

Celui qui n’est pas encore mort de peur

En imitant vos grimaces dans son miroir

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Mes très chers amateurs de sottises

C’est encore moi votre imitateur

Chargé de vous faire rire de vos bêtises

Pastichant vos fourberies et vos malheurs

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Mes très chers adeptes de psychodrames

C’est encore moi votre tragédien

Chargé de vous refléter votre mélodrame

Annonçant les catastrophes de demain

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Mes très chers compagnons d’existence

C’est encore moi votre hypnotiseur amnésique

Chargé de vous engourdir en fin de séance

Parodiant l’effet de somnolence de l’anxiolytique

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Cependant à mon sujet soyez sans inquiétude, 
Je vais très bien !
Je dois encore me débarrasser de quelques articles 
un peu moins optimistes que d'habitude.

En un seul battement de cil

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Je crains avoir encore succombé à tes charmes

Noyé dans le plus profond spectacle de tes yeux

Emporté par un torrent déchaîné d’ivresses hors normes

Foudroyé dans l’instant d’un enchantement contagieux

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Et je suis mort de peur à l’idée de ne plus te revoir

Le souffle coupé comme si ça devait être mon dernier

Et me voici condamné à errer dans de tourmentés couloirs

Hanté par ces sentiments dont je ne saurais me délivrer …

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Ça sent encore un peu la Toussaint jusque dans mes 
tentatives de lundis poétiques. 
Et une pensée pour tous ceux qui vont ou sont allés 
jusqu'à mourir d'amour ! 

Poésie pour un naufrage

Hier à la téloche, j’ai revu le film documentaireAvant le Déluge” qui date de 2016.

Nommé en tant que Messager de la Paix sur les questions climatiques aux Nations Unies, Leonardo DiCaprio avait parcouru le globe pendant deux ans pour faire un état des lieux environnemental.

Aujourd’hui, 3 ans plus tard, je constate qu’une part non négligeable et grandissante de la population mondiale se réveille avec une gueule de bois et se regroupe un peu partout pour réclamer des réactions immédiates et concrètes ! Je propose aux sceptiques qui préféreraient peut-être encore profiter de la “fête” et à tout ceux qui roupillent encore, de se donner une chance supplémentaire durant une heure et demie de remettre en question leur vacillante ou embarrassante conviction. Ensuite il existe bien sûr encore beaucoup d’autres enquêtes et témoignages de ce genre disséminées ici et là et il sera toujours possible encore, aux plus obstinés d’entre nous, d’approfondir le sujet et de recouper toutes les informations qu’ils contiennent…

C’est encore imprégné et inspiré par ce poignant documentaire que ce matin, j’ai rédigé tout un un poème portant sur l’avidité capitaliste que vous pourrez lire plus bas. Je ne sais pas si ça avait déjà été tenté auparavant et si non, eh bien en voilà déjà au moins un pour la route !

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Poésie pour un naufrage

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A l’escalade du pinacle de mon propre intérêt

A la poursuite d’ivresses conduisant au “sommet

Je n’ai pas accumulé de capital sympathie

De bienveillance je n’ai fait que l’économie !

Obsédé de vouloir tirer bénéfice du doute

Convertissant en déluge ma future banqueroute

Je n’ai su être qu’un capitaine au “meilleur” cours

D’une poigne d’avidité dans un faux gant de velours

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Un peu crevé quand même !

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Je savais déjà que j’étais un peu déjanté !

Mais là en plus, je suis un peu crevé !

Jusqu’ici je n‘avais jamais manqué d’air !

Droit dans des bottes en deux exemplaires …

Mais depuis je titube sur un monde qui vacille

Je me déplace en clopinant comme une chenille !

Impossible dès lors de garder les pieds sur terre

Je me traine sur les autoroutes de la fourmilière !

Inutile en fin de compte de n’avoir qu’en mains

De bonnes cartes pour arpenter la marche du destin !

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Hier j'ai délogé une vis de 12 mm de longueur plantée à la verticale 
la tête en bas dans la semelle de ma chaussure. Heureusement, elle 
n'avait pas traversé ! Mais depuis, lorsque je marche sur sol lisse,
ça fait un bruit gênant un pas sur deux... 
On peut donc en conclure que j'ai été victime d'une crevaison. 
Cette mésaventure est à la base de l'inspiration de cet article 
qui, dans la foulée, a débouché sur cette parodie d'une 
des cartes d'atout du jeu des 1000 bornes qu'on appelle aussi 
"une botte".

L’invité à s’en aller

L’invité à s’en aller

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Je me permettrai encore de me défiler

A l’écart des tenues de soirée exigées 

Je disparaîtrai encore sur la pointe des pieds

A bonne distance des cortèges de mondanités

Je me considérerai encore comme l’invité

A la dérobade et à la belle échappée !

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Lorsque j'étais adolescent, j'ai fait deux fugues marquantes !
A la première, j'avais été repris le soir même par les autorités 
parentales et à la seconde, je m'étais perdu et avais manqué de 
crever de soif dans l'exploration d'un grand désert aride d'Espagne...
J'avais aimé ça : C'était des expériences très grisantes et cette 
poudre d'escampette avait ma foi bien plus qu'un simple arrière-goût 
d'aventure ! 
S'agissant ici d'un article parti d'une toute autre idée de départ, 
Une ébauche dont il ne reste plus grand chose au final,
Je viens en quelque sorte de me livrer à une fugue créative !