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Le scientifique sceptique

Le scientifique sceptique est aujourd’hui une espèce en voie de disparition parmi tant d’autres.

Dans le passé, dans le but de lutter pour sa survie, le scientifique sceptique s’est parfois trouvé contraint d’accepter des mandats pour réaliser une contre-étude, lui prescrivant de se montrer le plus dubitatif possible, quant aux publications de résultats d’études scientifiques sérieuses trop alarmantes déjà menées par des confrères…

Pour ne citer qu’un seul exemple parmi tant d’autres, le monde entier n’oubliera pas les rapports d’experts sceptiques chargés d’affirmer, en écrasant sans tousser un mégot dans un cendrier, que la clope ne pouvait en aucun casnuire grave“…

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La connerie humaine n’a pas de frontières (connues)

Avez-vous déjà écouté le bon vieux sketch de Fernand Renaud qui parle du douanier qui n’aimait pas les étrangers ? Parce qu’il répétait sans cesse qu’ils venaient tous manger le pain des français ?

Alors écoutez et/ou regardez :

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Eh bien, vous n’allez peut-être pas le croire, mais à cette époque de mondialisation galopante et de tendance à l’ouverture des frontières, j’ai récemment à plusieurs reprises fait la rencontre, d’un sinistre gabelou qui aurait à mon avis aujourd’hui encore, tout à fait pu fertiliser l’inspiration de Monsieur Fernand !

Pour commencer, plantons un décor pour éclairer les lecteurs qui ne le connaitraient pas déjà :

A savoir que je n’attends pas d’un garde-frontière qu’il soit en possession d’un diplôme de la Sorbone confirmé par 10 années d’expérience en terrain instable ! Je n’avais d’ailleurs jusqu’ici, jamais eu à me plaindre d’un incident notable avec l’un ou l’autre d’entre eux. J’avoue toutefois nettement préférer en toutes circonstances, de tenter ma chance d’éviter d’avoir à être confronté à tout préposé biberonné au pur concentré d’andouille. Je me sens aussi l’heureux détenteur de l’information confirmée que le prestige de l’uniforme ne recouvre pas forcément les meilleurs critères de qualité humaine…

A savoir également que je réside actuellement en Suisse romande dans une zone frontalière avec la France. Un nombre conséquent de frontaliers traversent sans encombres la frontière pour venir travailler en Suisse et nombreux aussi, sont mes compatriotes qui vont faire des courses en France voisine. Chacun semble finalement un peu y trouver son compte. Et avant les événements que je décris ici, je m’y rendais moi aussi, au rythme moyen d’environ une visite par semaine.

La Suisse ne fait pas partie de l’Union Européenne, mais elle a conclu des accords bilatéraux avec l’UE et applique la libre circulation des personnes. Des différences de système fiscal et de taux de taxation entre ces deux espaces économiques font aussi qu’il existe certaines limitations strictes aux importations de marchandises vers la Suisse.

C’est pourquoi dans les postes de douane, depuis l’époque de la création de l’UE, le plus souvent des gardes-frontières suisses sont présents pour vous demander si vous avez quelque chose à déclarer à votre entrée sur le territoire. Souvent également, personne ne vous soumet côté français à un contrôle systématique lors de votre entrée en France.

Voilà en gros et en résumé, ce qui concernait le décor à planter !

Depuis quelques temps, j’avais soudain très régulièrement eu à faire à un douanier français exagérément suspicieux et désespéramment chiantissime. Lors d’une bonne moitié de mes tentatives d’entrée en France, lorsqu’il était de service (quand il ne l’était pas, je ne lui connaissais d’ailleurs pas de relève) ce dernier s’était mis bille en tête de me suspecter de manière étrangement insistante de venir déposer mes sacs d’ordures ménagères en France ! Et c’est ensuite devant les vitres à l’arrière de mon véhicule, qu’il se mettait curieusement à danser en quête d’une potentielle poubelle transfrontalière .

Tout au début de sa campagne pour moi d’un genre tout à fait inédit, je m’en étais même un peu amusé en me disant que leur niveau d’alerte Vigipoubelles avait récemment dû monter d’un cran ou deux. Et en indécrottable idéaliste, je me suis mis en tête, à maintes reprises et de plusieurs manières différentes de lui faire comprendre que je venais “tout simplement” pour ne rien faire d’autre que quelques courses et qu’en fin de compte, je m’apprêtais à importer des déchets en devenir, plutôt que d’y en exporter. Que dans mon pays de résidence, les bonnes déchetteries ne manquent pas et que les points de recyclage sont nombreux et très bien organisés ! Qu’en tant qu’être humain, j’étais animé d’une profonde conscience écologique et qu’avant que ses dégradantes suppositions à mon égard ne soient en mesure de tendre à m’exaspérer, il ne me m’était même jamais venu à l’idée de sauvagement abandonner mes poubelles dans sa région. Et que cette philosophie de vie n’allait pas changer de sitôt. Que si mon pays disposait d’une longue réputation mondiale de grande propreté, je ne pouvais pas croire une seconde que c’était en grande partie du au fait que la plupart de mes compatriotes se débarrassaient volontiers de leurs détritus dans des décharges sauvages situées hors frontières !

Pour moi, d’un point de vue purement “clichesque“, c’était un peu comme si d’un jour à l’autre mes compatriotes douaniers suspecteraient chaque frontalier français à leur passage en douane, d’être des brigands en puissance ! L’un de ceux capables de débarquer sur notre territoire dans le but de braquer à l’explosif ou au semi-remorque, l’un de nos nombreux distributeurs automatiques de billets de banque ou pour une sortie “by night” entre amis pour percer à jour l’un de nos jolis fourgons de transports de fonds insuffisamment blindés.

Que de mon point de vue c’était quand même un peu de sa part, comparable à mettre beaucoup trop d’asticots dans le même panier de crabes

Mais en monologuant inutilement dans un vide intersidéral dépourvu d’écho, je voyais bien qu’au fond du regard inexpressif du péager en question, beaucoup trop de petites lumières s’allumaient toutes en même temps !

D’une semaine à l’autre à chaque fois, cette sentinelle obtuse nous avait oubliés, moi et mes déclarations de bonnes intentions. Aucune évolution positive sensible n’était mesurable dans l’exercice de sa mission. Je me suis dit que devais certainement avoir à faire à un genre de comique de répétition.

Bien sûr, aujourd’hui presque partout en Suisse, une taxe de base est perçue à l’achat de nos sacs à ordures officiels et je ne prétends pas pouvoir exclure qu’il existe bel et bien des helvètes assez mal-embouchés pour se permettre d’aller détaxer leurs ordures ménagères en pays voisin et ami. Ceci juste pour lamentablement se soustraire à un principe équitable de pollueur-payeur et pour au passage aller indirectement désorienter du planton en mal d’indélicatesse.

Mais voilà, mon concept révolutionnaire et insistant de « juste pour faire quelques courses sans intention aucune d’exportation de déchets » ne semblait pas prendre racine ni même être tout à fait à sa portée ! Visiblement et c’était un comble, cet agent très spécial, n’avait pas été doté de la faculté de comprendre et d’imprimer ce que justement, j’avais à lui déclarer ! Le fait qu’en même temps son action dissuasive cumulée risquait à terme d’influencer défavorablement le chiffre d’affaires de certains de ses compatriotes du coin ne l’avait vraisemblablement pas encore effleuré. Bien sûr je me suis posé quelques questions de base à son sujet : Visiblement dans sa bonne cinquantaine, ça ne devait pas être un problème d’expérience professionnelle ni du à une simple lacune dans sa formation continue. Il y avait autre chose ! Un détail qui me faisait un peu penser à Monsieur Fernand !

Après quelques confrontations successives avec les suspicions infamantes de cet obscur garde-barrière, j’ai progressivement commencé à trouver son idée fixe me concernant, bien plus que juste saumâtre.

Je ne voyais pas pourquoi je devrais accepter à vie comme ça sans réagir d’être serial-suspecté d’être un vil contrebandier d’ordures ménagères ! Si à la rigueur pour panacher un peu, il aurait pu avoir l’éclair de fantaisie de m’accuser à tort de vouloir passer en douce une ou deux caisses d’armes de naguère ou de frauder deux ou trois sachets de “farine revigorante“, j’aurais pu trouver cela un tant soit peu professionnel voire flatteur ! Mais alors là à force, cet hurluberlu officiel n’avait réussi que de petit à petit me foutre en rogne !!!

J’en ai tiré la conclusion que si ce funeste douanier se permettait de s’octroyer une fois par semaine un droit de me suspecter d’être un « vil contrebandier d’ordures ménagères » je pouvais dès lors tout aussi bien me sentir en droit à mon tour et une fois pour toutes de le suspecter d’être « le douanier le plus con de l’hexagone !!! »

En d’autres temps, suite à ce genre de désagréments inutiles, j’aurais probablement réservé un séjour d’une semaine de thalassothérapie pour contrôler mes envies d’aller retendre une à une toutes les coutures de l’uniforme de ce fantoche empoisonneur et aurais en sus, pris un rendez-vous d’urgence pour une séance d’acuponcture locale pour me contraindre à boucler ma grande gueule le plus longtemps possible … Mais ça c’était avant !

Et c’est à ce moment là que j’ai décidé de passer plus sérieusement à l’action…

L’opération Helmut

Le plan d’action de l’opération « Helmut » était assez ambitieux ! Au départ il était conforme au dessin ci-dessus. Pour le mettre en œuvre, j’aurais dû me mettre en quête d’un sponsor et engager un chauffeur complice au bénéfice d’un permis poids lourds. Ensuite j’aurais dû corrompre un haut-fonctionnaire de la voirie afin de lui emprunter un «garbage truck» pour effectuer une course spéciale durant une heure ou deux. Ce type de véhicule se faisant de plus en plus rare sous nos latitudes, j’aurais probablement même du aller faire le tour des musées.

La phase de préparation de l’opération « Helmut » m’aurait fait perdre un temps précieux. De plus il aurait également fallu faire appel à un consultant juridique pour qu’elle se déroule dans un cadre strictement légal. Mais une terrible épidémie d’ulcères menaçait de se répandre comme un trainée de mauvaise poudre dans toute la région et il fallait faire vite en agissant avec les moyens du bord !

Infrastructure et équipement

Pour l’opération « Helmut » je disposais en tout temps de deux véhicules :

  • La SunMobile
  • La SunGonette

La SunMobile était une berline monovolume peu discrète de couleur bleue métallisée. C’était uniquement dans le but d’optimiser le volume de chargement à l’arrière que je l’ai délestée de ses banquettes. Chose pratique pour par exemple, transporter une pioche et une pelle. Ce sont des outils indispensables, en admettant qu’il devait un jour me venir à l’idée d’aller me débarrasser, ou pire enfouir, mon compost en contrée voisine. Elle offrait en outre, une vaste boîte à gants, idéale pour y ranger une cagoule, des mitaines antibactériennes ainsi qu’un imposant pulvérisateur de désodorisant.

La SunGonette était un fourgon multi-fonctions de couleur blanc clair. L’outil idéal du professionnel souhaitant en toute efficacité se confondre dans le trafic. Cet utilitaire aurait de préférence été mis à contribution dans les cas où il me serait curieusement venu à l’idée par exemple, d’exporter en zone tricolore, sans pour autant devoir renoncer à un minimum de confort, une kyrielle de barils de produits toxiques. En outre à l’arrière, je pourrais aussi en tout temps installer un SunPlumard. Des fois qu’une mouche devait soudain me piquer de l’idée saugrenue de vouloir court-circuiter un circuit ordinaire et bien ancré : En me refusant d’importer, pour ensuite réexporter les mêmes déchets en organisant des séjours “All Inclusive On Site ” et donc directement “full hors taxe au sac” à l’étranger.

Opération Helmut phase #1

De par sa profession, ce veilleur zélé d’un autre temps devait sans doute être porteur de la notion de montée en grade. Mon ambition dès lors était de me démarquer de la catégorie « présumé exportateur de détritus » d’entrée de gamme ! Pour gonfler mon degré de « louchitude » et décrocher mon admission dans la classe supérieure de soupçonnables, je me devais d’activer une partie inexploitée du cortex préfrontal du vigilant zigue. Il me fallait non plus tenter d’agir sur la mémoire à court terme du sujet, mais m’inscrire en délinquant du vide-ordures à haut potentiel dans sa mémoire à long terme. Il devait dès lors et à chacun de mes passages, même si visiblement il n’était pas physionomiste, instantanément pouvoir se souvenir de moi ! Ceci sans avoir à aller consulter le grand registre des trafiquants d’immondices dans sa guérite.

A cette période-là, je bricolais l’aménagement de la SunGonette. N’étant pas locataire d’un SunGarage, c’est la SunMobile qui me servait de dépôt pour des outils et du matériel.

Je n’ai de ce ne fait pas eu à faire appel à un décorateur de cinéma pour mettre en en scène un modeste mais crédible dépotoir à l’arrière de la SunMobile, avant de me lancer dans l’aventure d’un nouveau franchissement de la ligne de démarcation.

Le chargement de la phase #1

  • le gros carton vide du frigo-minibar tout neuf de la SunGonette *
  • le sac en papier contenant quelques chutes d’isolant en laine de pierre *
  • Un sac poubelle ouvert et rempli au ¼ de sa capacité contenant ce que j’avais balayé dans la SunGonette suite à une séance de bricolage *

A la dernière minute, j’ai dû renoncer à exporter un sachet en plastique transparent contenant des épluchures de carottes * dont la mise en évidence sur le siège passager aurait pu troubler l’esprit l’analyse du guetteur. Je me devais de limiter au strict minimum le nombre d’accessoires susceptibles de porter préjudice à mon innocence.

* A noter que seuls les déchets ménagers en sacs sont taxés, pour le reste il y a la déchetterie officielle.

Expérience sur le terrain #1

Les réactions du cornichon en faction n’ont pas déçu mes meilleurs pronostics. La vision du gros carton vide à l’arrière de la SunMobile lui a exorbité les pupilles et extrait les deux paluches des poches. J’avais donc cette fois emporté assez de grain à moudre pour sortir tout poireau apathique de la plus barbante des routines.

Séquence d’événements marquants de la phase #1

  • Sa fouille en règle de mon chargement hautement suspect.
  • Mon explication qu’en ce moment je bricolais un aménagement de fourgonnette, que je souhaitais conserver le carton, que la laine de pierre n’est pas à jeter et que le sac était encore loin d’avoir pleinement rendu service.
  • Sa décision indiscutable de ne pas me laisser entrer sur le territoire « juste pour faire quelques courses »
  • Sa grande générosité de me faire cadeau des 150 Euros d’amende qu’il aurait pu s’il avait été dans un mauvais jour me facturer pour pareille “infraction“.
  • Mon vif témoignage de désappointement souligné d’un regard noir animé de rafales d’éclairs électriques.

J’ai donc obtempéré en faisant demi-tour, mais cette fois-ci, en étant certain de m’être démarqué du commun des exportateurs de poubelles et satisfait, d’avoir à mon tour pu être le plus chiant des “touristes“.

A noter pour la petite histoire que je suis finalement quand même allé faire mes courses à l’endroit prévu en sélectionnant un poste de douane alternatif, nettement plus pacifique et que plusieurs semaines après le déroulement de la phase #1 de l’opération, le chargement décrit ci-dessus n’a toujours pas été déchargé nulle part sur la surface de la planète.

J’ai conclu au moment du débriefing de cette phase #1 de l’opération Helmut, qu’elle pouvait être couronnée d’un franc succès.

A suivre

A la fin de cette histoire, je révélerai la localisation 
exacte du poste de douane où vous pourrez vous aussi et  
à volonté aller vous laisser bassiner par ce fonctionnaire 
en mal d'intuition et de courtoisie.
Je l'ai d'ailleurs personnellement et de vive voix informé 
lors de mon dernier passage qu'il allait à la perfection 
incarner son rôle central dans cette histoire, même si 
à mon humble avis, il ne gagnait pas à être connu. 
( Il m'a même proposé du papier pour écrire... )
Au fond je crois que ça ne lui a pas trop plu, mais là 
c'est un peu à mon tour de me contrefoutre de 
tout ce qu'il pourrait bien en penser !  

A part ça, depuis que j'ai entrepris d'écrire ce récit, 
je n'ai plus du tout les boules ! Et ça n'a même pas 
coûté une blinde en honoraires de consultations.
Mais je vais quand même encore m'accorder une petite 
journée "wellness"pour assurer le coup...  

Hommes d’actions

-Allo ? Allo ? C’est les pompiers ???

– [Voix de synthèse + bande son musique + répétition en boucle] Bonjour ! Vous êtes en communication avec les services du feu ! Cet appel pourra être enregistré pour des raisons de contrôle qualité ! Pour commander un pin’s de la société, tapez “1″ … Pour vous inscrire à notre newsletter ou vous abonner à notre magazine mensuel, tapez “2″ … Pour précommander notre calendrier spécial sapeurs-apollons en uniforme d’Adam , tapez “3″ … Pour contracter un abonnement “priorité et efficacité – abo premium de luxe“, tapez “4″… Pour nous annoncer un sinistre, tapez “hashtag + 118 + étoile”, mais sans taper les 2 + …

– [appelant qui tape #118* et patiente … environ ………. 10 minutes ……….]

– Oui bonsoir ! Les services du feu vous remercient de votre patience ! Que pouvons-nous faire pour votre service ?

-Venez viiiite ! Il y a le feu partout !

– Un petit instant cher client ! Avez vous en priorité mis tout le monde en sécurité par vos propres moyens ? Si c’est déjà le cas, êtes-vous prêt à vous soumettre à un petit questionnaire ?…

– Mais… Monsieur !!! Il s’agit d’une urgence !!!

-Ouiiii nous en avons d’ailleurs été informés il y a un certain temps déjà. Ça sentait aussi le roussi aux alentours de notre caserne et nous nous sommes dès lors activement préparés à devoir partir en intervention à tout instant. Mais voyez-vous, nous sommes un corps de sapeurs-pompiers démocratique d’élite. Et comme le stipule clairement notre procédure : Avant que tous nos soldats du feu ne se précipitent toutes sirènes hurlantes sur un sinistre, nos gradés doivent se réunir en séance de crise, en compagnie de tous les spécialistes disponibles : Afin de procéder à une analyse empirique des données relatives à la situation qui prévaut sur le terrain. Les temps où il suffisait de nous lancer un petit coup de fil pour nous ordonner : “Vite ! Faites quelque chose !!!” sont révolus !

-Non mais sérieusement… tout va flamber, on n’a plus vraiment le loisir de papoter là !!!

-Popopopo, calmez-vous cher Monsieur ! Nos consommateurs sont toujours tellement pressés ! Nous ne déployons nos grandes échelles que dans les cas où une majorité des hommes ont voté en faveur de la nécessité d’un déploiement… Mais en attendant, avez-vous bien vidé tous les extincteurs à disposition dans votre périmètre ? Et pouvez vous attester d’une couverture d’assurance incendie suffisante ? Si je me permets de vous demander ces choses là, c’est parce que la pression dont nous disposons dans nos lances à incendie est inversement proportionnelle à celle que nous mettent les différents lobbies actifs sur ce marché… Et même nous, nous ne pouvons désormais plus nous permettre de jouer avec le feu !

-Mais bon sang !!! … Il ne restera plus que braises et cendres quand vous débarquerez !

-Je vous avoue Monsieur, qu’il est toujours préférable de se préparer au pire dans pareilles situations ! De plus il faut savoir que la décision de refaire le plein des citernes de nos véhicules lourds est actuellement suspendue : Cette période est assez peu propice au niveau des coûts pour un réapprovisionnement. C’est à cause de l’offre et de la demande : Une prolifération d’incendies ferait chuter le prix de l’eau à la pompe et aux hydranthes. C’est une perspective qui pourrait s’avérer profitable en terme de rentabilité future dans notre business !

-Et si je vous annonce que je suis l’un des actionnaires principaux de votre société et que si vous ne vous magnez pas immédiatement le cul pour intervenir, vous et votre escouade de “pétouilleurs” allez vous aussi, très vite avoir très chaud aux fesses ???

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Un très vieux dessin (sans volonté de discrimination
bien entendu) recyclé pour l'occasion.
Parce que j'ai vraiment trop la flemme d'en faire 
un nouveau pour le moment.

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Mélange des genres et des couleurs

Il était une fois, un fonctionnaire haut en couleur locataire d’une Maison Blanche que le peuple surnommait volontiers l’Homme Orange.

Un beau matin en se réveillant, l’Homme Orange par coquetterie, mais aussi pour épater la galerie de ses électeurs, décida qu’il pouvait s’offrir le Pays Vert (Greenland / Groënland)

Et c’est à peine réveillé, que ce fonctionnaire a décroché son Téléphone Rouge pour faire une offre de rachat en Billets Verts aux propriétaires du Pays Vert !

Mais il s’est retrouvé face à l’un de ces Murs Grisâtres qu’il a lui même pour habitude de dresser, et ce, même s’il devait s’entêter à aller jusqu’à signer un Chèque en Blanc pour payer le prix de son hypothétique acquisition territoriale.

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Un soir, alors que nous plaisantions, rapport aux moult excès provocateurs et grotesques de ce fonctionnaire incontrôlable et capricieux, j’avais spontanément supposé qu’il me semblait que si on mélangeait à parts égales de l’orange et du vert , le résultat pourrait bien être assez proche de la couleur de la merde

Et c’est aujourd’hui dans le but de vérifier cette supposition , que j’ai procédé à une vérification :

Crime de lèse-majesté

Pendant que je dispose encore d’un petit peu de mordant en rab, j’en profite pour enfin royalement me foutre de la gueule de l’enfant roi, ainsi que de l’ensemble de sa dynastie et de sa suite…

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Au début du projet de cet article, l’enfant roi caricaturé devait être représenté en entier. C’était toute la splendeur du petit dragon de la tête aux pieds, planté au milieu d’un décor somptueux, ou rien. Ceci au tout début de son règne, c’est-à-dire bien avant qu’à sa majorité, il ne soit adoubé Abruti 1er par le chef de sa garde rapprochée et à l’unanimité par ses vassaux.

Il devait être assis sur un grand Trône-Pot-de-Chambre en contreplaqué chêne bicentenaire et faux marbre de Carrare, incrusté de moult verroteries imitation opale et tourmaline.

L’oppressif leader installé sur son royal séant, devait tenir d’une poigne de fer, un impressionnant sceptre à tête de cochon en pleurs.

Dans son autre main, il devait maintenir fermement au bout d’une laisse en cuir de rhinocéros, une mère agenouillée à même le sol en signe de totale soumission, les bras tendus dans la souveraine direction. Elle devait se tenir là, disposée à intercéder, en toute immédiateté à tous désirs même futiles, de l’infantile majesté. Qu’il doive tambouriner frénétiquement le sol de ses si jolis petits pieds magiques où exprimer une légère pointe de désappointement. A toute heure, elle devait pouvoir être intimée de se montrer plus prompte à bercer l’épatant roitelet, s’il devait être assailli le pauvre, de quelque crise hurlante et caractérielle.

Au pieds du tyran modèle-réduit héritier du trône, c’est au bout d’une chaine en acier que devait s’ auto-flageller un esclave paternel bâillonné, réduit à son entière domination. Ce géniteur devait être ganté de moufles de velours et entravé à chaque pied d’un boulet d’acier. Ce dernier pouvait également en tout temps être astreint au contage d’histoires pouvant aider l’adorable successeur de la dynastie à s’endormir .

On devait apercevoir sur la droite de la scène, le grand chancelier et frère ainé du précoce monarque suprême, affublé d’une épaisse armure se tenant prêt, depuis le jour du sacre et pour la bonne cause, à s’éclipser en direction des écuries pour se barrer en croisades, et en terres les plus lointaines possibles.

Sur la gauche de la scène, on aurait dû voir une servante portant sur un plateau d’argent, un biberon de faïence peint à la main et un hochet d’or blanc rempli de pierres précieuses.

Le grand Doudou, le plus proche conseiller du despote couronné, devait murmurer quelques recommandations stratégiques à l’oreille de son altesse, pouvant lui permettre de tirer plus d’avantages pour mieux tracer sa voie royale et de bénéficier de plus de privilèges dû à son rang ainsi qu’à consolider sa mainmise sur les destinées de son empire.

Le chat de la famille royale devait apparaître paniqué et accroché en haut des rideaux du berceau à baldaquins du divin guide en demi-portion et la salle du trône devait naturellement être jonchée de milliers de jouets.

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Même en étant prolifique, j’en aurais eu pour des semaines à dessiner tout ça ! Et je me suis dit que je n’allais tout de même pas me laisser terroriser et dicter mes petits délires par ce genre de graine d’emmerdeur en couches-culottes !  

Que je serais plus inspiré de consacrer du temps à des mômes bien sympas pouvant attester d’une éducation ferme et de qualité et qui font beaucoup mieux que de rester assis sur des chiottes à poser pour la postérité…

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Article répulsif pour contributeur bête et féroce

C’est aujourd’hui que je vous balance une « très grossière pièce d’art moderne avec prétentions » à détester cordialement et sans ménagement !

Ce dessin vous est destiné en particulier à vous, qui avez pour principal talent, si ce n’est votre unique prédisposition, que de répandre le taux d’acidité élevé et polluant de votre déversoir de haine, par exemple dans les fils de commentaires des réseaux sociaux ou dans ceux des articles de journaux en ligne.

Pour cette fois, je vous enjoins à vous laisser submerger par l’hostilité quasi systématique qui vous caractérise, en vous apprenant que cette parodie de votre singularité griffonnée à la hâte est ma version antagoniste du pouce levé ou du petit cœur ! Ceux que l’internaute basique et complaisant à la fâcheuse habitude d’attribuer à une contribution intelligente, appréciable, touchante ou pleine de bon sens.

Et ma foi, lorsque que vous, névroptère inconfortablement emberlificoté entre deux fils de la toile, débiterez vos nigauderies déplacées, distillerez vos diatribes exaspérantes, balancerez vos certitudes irréfléchies, lâcherez vos convictions exemptes d’arguments, je vous dédicacerai en silence, ce petit bonhomme qui vient subitement de réaliser à la fois, la profondeur et l’envergure de sa bêtise.

De cette manière en étant amené à découvrir l’une de vos misérables performances , je me sentirai dispensé de devoir m’opposer à votre médisance gratuite et qui sait, nous éviterai à tous deux, quelques orages d’hyperacidité gastrique.

Évidemment il n’y a pas de raison que la sentence du petit bonhomme au crâne vide ne s’applique pas à mon endroit. J’ai conscience de ne pas avoir toujours su réagir de la manière la plus réfléchie et constructive qui soit et que je n’ai pas été capable de n’écrire de mes dix doigts, que des phrases sensées ou d’une quelconque utilité ! Et c’est volontairement et de manière permanente que je me soumettrai encore à sa vigilance !

Maintenant faites-moi l’amitié d’exprimer sincèrement toute votre aversion, votre détestation, votre exécration. Défoulez-vous ! Débourrez-vous les tripes ! Débarrassez-vous de ce lest qui vous a jusqu’ici empêché de prendre de l’altitude ! Crachez sur cette horripilante caricature ce qu’il vous reste encore de venin, de fiel, de vomi, et ensuite offrez nous un peu de repos.

Mais si ça se trouve, c’est justement pour faire chier le monde que pour une fois vous userez de votre droit de garder le silence , ou sans prendre la peine de riposter dans votre style laconique, irez jusqu’à bousculer le petit cœur à contrecœur ou goûterez au vertige d’un pouce haut perché !!! 

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[Note] Je réalise que c'est nettement plus fatiguant d'écrire 
des trucs méchants et bien tordus !!! 
Et là ben, j'ai lessive en ensuite piscine alors ne vous déplaise, 
Je porterai la touche finale à ce "brûlot" plus tard...

Ultimate Chaos in the Sky

Une photo compromettante prise depuis ma fenêtre !

J’ai lu dans un journal qu’un panel non négligeable de terriens écoresponsables ont décidé de renoncer à prendre l’avion à tout bout de piste, dans le but d’alléger leur bilan carbone, et je les en félicite !

Rien qu’hier, j’ai été le témoin direct d’une situation inédite, qui prouve que même les couloirs aériens en orbite basse et en rase-motte sont désormais saturés d’appareils ! Heureusement, cet embouteillage spatial n’a cette fois-ci, pas eu de conséquences dramatiques !

Toutefois, cette démonstration me fera dorénavant privilégier le train électrifié, quitte à devoir casquer le juste prix et lui accorder une proportion raisonnable de patience, que sans m’acharner à être le pire des mangetout, j’estimerai volontiers aussi plus convenable.

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Terre d’accueil okay ! Mais faut pas déconnay !

Un court extrait du journal d’aujourd’hui :

Le djihadiste gaffeur doit se débrouiller seul

La Nouvelle-Zélande ne veut pas récupérer un compatriote parti combattre en Syrie. Surnommé le «djihadiste gaffeur», l’homme espérait l’aide du gouvernement pour rentrer…

Paf ! Fin de l’extrait !

Juste en dessous de ce titre, une photo du guerrier candidat au retour avec une arme blanche démesurée, qu’il tient à ce moment là encore fermement des deux mains par le manche ! Une lame qui ferait blêmir de jalousie, l’un de ses ex-voisins célèbres, le Crocodile Dundee !

Un outil qui ne me semble pas vraiment approprié pour éplucher un quotta de cinq fruits et légumes par jour dans un désert harcelé par l’ennemi pacoule mais criant. Et certainement pas l’ustensile taillé sur mesure pour peler toute une cagette de kiwis dans une caverne d’Alis-pas-baba. Pas non plus l’instrument idéal pour étaler une déconfiture sur un quignon de pain sec. De ce fait, Il est foutrement légitime de se demander à quoi il a bien pu servir, à part pour frimer !

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En exclusivité rien que pour vous, une retranscription de la conversation téléphonique top secrète qui a eu lieu entre le déconfit sinistré et le représentant officiel de son gouvernement précédant :

– E.I… Téléphôoone mêêeeezon !

– Allô E.I.. ? Est ce que vous me recevez one sur five ?  Ici maître Yoda, ministre du bon côté des forces obscures. C’est en direct de Wellington que je m’adresse à vous ! Soyez rassuré E..I ! Au plus vite en mission prioritaire pour vous récupérer, le Predator, les Alien 1,2,3,4, et 5 , vous envoyer nous allons !

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A bien y réfléchir, on pourrait l’accueillir en Suisse, qui à ce qu’on dit serait un peu la Nouvelle Zélande de l’hémisphère nord. Il y a des chances que ça le séduise, lui qui est à la recherche d’un coin de paradis alternatif ! Et puis, au passage on pourra lui démontrer les qualités de notre célèbre couteau de poche multifonctions….

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Voilà, je ne suis pas moi-même dans la situation 
désespérée de ce citoyen qui s'est auto-proclamé
indésirable et il m'est aujourd'hui de ce fait facile
de me foutre de sa gueule. Sa grande bêtise
humaine pourrait-elle en partie adoucir la mienne ?
Ne devrions-nous pas tous être en mesure de pouvoir
contacter un "ministre" lorsque nous avons trop de
questions, plutôt que lorsque nous sommes à court
de réponses ?

Enfin moi j'y réfléchis parfois ... Pas vous ?


Ah bon.

Oranges mes Paniques

Lorsque je m’offre une boisson chaude et la lecture de mon quotidien préféré dans la lumineuse cafétéria d’une grande surface, malgré la foule des grands jours, j’en trouve toujours un exemplaire libre !

A chaque fois, je me faufile entre les tables en quête du journal qui m’est naturellement destiné, et qui ne se trouve jamais dans le porte-journaux officiel. Et ce, malgré l’autocollant cerclé d’orange, pourtant explicite et bien visible collé à proximité des gros titres en haut de la première page. Personne ne le remet en place !

Moi, je l’aime bien cet autocollant et je me suis dit que je devais probablement être le seul à y être à ce point sensible et à tenir à en respecter le souhait après lecture. Un jour, j’ai machinalement photographié l’autocollant en vue d’un éventuel usage créatif ultérieur.

C’est aussi en lisant avec régularité ce fameux journal, que j’ai remarqué que le président grimaçant à la toison orange profilée, commençait à dangereusement partir en vrille et qu’une remise à l’ordre urgente s’imposait !

J’ai donc pris la liberté de modifier l’autocollant du journal. J’espère que cette petite lueur d’inspiration de ma part saura inspirer de meilleurs sentiments et que j’aurai à l’avenir le plaisir de lire de plus réjouissantes nouvelles du monde et compter moins de contorsions cérébrales et faciales peu constructives dans mon journal …

 

Image Libre de droits !

 

Je ris jaune, mais au moins je ris !

 

Je ris jaune, mais au moins je ris !

 

Je suis client à la poste suisse. Vous savez, le géant jaune là !

Je suis plutôt bon client et pas uniquement pour les trafics de colis, de lettres parfumées et d’ épaisses factures ! Je suis aussi titulaire d’un compte en “banque” chez Postfinance et me connecte régulièrement à leurs serveurs pour effectuer mes paiements…

Il y a quelques mois,  lors de deux tentatives successives de transfert d’argent  d’un établissement X vers mon compte Postal, chacune des transactions a été refusée par ce dernier ( le joueur au maillot jaune)

J’en ai donc été informé par deux fois par l’établissement X, frais de refus d’encaisser à ma charge. De l’autre côté, pas trace du moindre courriel ni du moindre départ de signal de fumée de la part de ma résistante et monumentale entité couleur citron (le géant) …

Bien sûr j’ai râlé par écrit en ligne et en noir sur jaune, qu’ils pourraient au moins m’informer  d’une quelconque manière des raisons qui pouvaient les faire soudain trancher en faveur de ces refus !

Je n’ai reçu qu’une pâle réponse d’une secrétaire du colosse jaunâtre m’annonçant que malheureusement, l’institut aussi imposant et lumineux soit-il, ne disposait pas de ce type d’information !

N’en sachant toujours pas plus à propos des motivations ayant pu mener aux désagréments , armé de ma meilleure patience et disposant d’une bonne heure de loisir à tuer, j’ai entrepris d’enquêter auprès de l’établissement X, de ce qui avait pu poser problème et suis finalement parvenu à défricher une piste menant à l’origine probable du fâcheux bémol : Mon prénom, mon nom et mon numéro de compte étaient bel et bien correctement libellés et rigoureusement exacts, mais sapristi, c’était mon adresse qui n’avait pas été actualisée suite à mon déménagement ! Bigre ! C’était donc mon adresse précédente qui garnissait fallacieusement les ordres de transfert de chez X ! Pas bien !

J’ai encore râlé par écrit en ligne, soulignant qu’à l’heure du tout informatique du big data et des bases de données, ils auraient pu me prévenir par simple email ou par bulle message en pop-up sur mon cockpit financier online, de mettre à jour mon adresse chez X plutôt que de basiquement barrer, dans leur langage désespérément binaire, le flot de mes espèces en déroute !

Le supérieur hiérarchique de la secrétaire en chef du géant jaune m’a répondu qu’ils n’acceptaient que les coordonnées entièrement correctes et qu’hormise cette condition dûment remplie “ainsi que le respect que nous vous devons, cher monsieur l’emmerdeur”, ils ne pouvaient pas savoir à qui s’adressaient lesdits montants ….

J’en suis resté pantois !

Le soir venu, Sherlock un vieux copain habitué des brillantes déductions avec qui je partageais un verre de whisky dans l’ambiance surchauffée de la véranda , m’a affirmé que sans nul doute, du haut de sa clairvoyante personne après avoir déchiffré  le numéro de compte exact et décodé le tout juste blaze du titulaire de ce dernier, il aurait deviné en moins d’une demie seconde le destinataire du pognon en perdition et m’aurait rendu dans la subséquente minute, le service gracieux de me prévenir que mon adresse chez X lui paraissait obsolète, et ce au seul nom de ce bon vieux service public qui se doit de reposer en paix…

La semaine dernière, j’ai du commander une nouvelle carte à puce Postcard. Ça se fait en trois clics en ligne… L’actuelle renonçait une fois sur trois à opérer tout retrait au guichet ou à s’affranchir d’un paiement plastique…

Et bizarrement, cette fameuse carte à puce de remplacement me semblait tarder à trouver le chemin de ma boîte à lettres…

Et bien vous n’allez pas le croire, mais à l’heure du tout informatique du big data et des bases de données, elle m’a été envoyée par la poste à mon ancienne adresse, soudain encore valable !!!

Mon ancienne adresse n’avait de toute évidence pas autant disparu de l’une de leur bases de données comme j’avais pu le craindre !!!

J’ai ri jaune, mais au moins j’ai bien ri !

Le mouton à plumes

Je suis ravi aujourd’hui d’inaugurer une nouvelle rubrique sur ce blog baptisée “Dézinguages

Vous n’avez probablement jamais encore entendu parler du mouton à plumes n’est ce pas ? Eh bien, il s’agit d’une évolution naturelle du mouton (image de gauche) qui finit à force d’ invariablement suivre le troupeau sans jamais oser se rebiffer par se métamorphoser en mouton à plumes, plus communément aussi parfois appelé pigeon (image de droite)

Je vous avoue qu’il m’arrive parfois moi-même d’être pris de soudains tremblements, de me sentir pousser des plumes dans la nuque, sur les bras et ailleurs. Et je pense avoir compris que cette désagréable sensation prend en particulier possession de tout mon corps lorsque l’on cherche à me tondre d’une manière sournoise, l’on désignant ceux qui pensent que je ne me révolterai jamais, parce je ne suis qu’une gentille brebis égarée parmi ses semblables, toutes enfermées dans un enclos contrôlé par les grands bergers du profit.

Jusqu’ici, j’ai pu contenir mon évolution de lainage vers le plumage et ai plutôt bien résisté à une mutation définitive. Mais il a fallu pour cela que je décide de m’enhardir et que je me fasse une teinture des plus radicales : Devenir un mouton noir !

Voilà pour l’intro, donc bienvenue cher lecteur sur les “dézinguages” publics de SunOf.

C’est ici que je vais dorénavant investiguer et documenter des filouteries institutionnalisées, dégommer du sacripant notoire et dézinguer nommément tous ceux qui n’ont pour simple but que de carambouiller le blanc mouton que j’ai été…