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Visite guidée ( Zone 51 )

J’ai appris qu’il y aurait des centaines de milliers de terriens qui seraient partants pour rejoindre une expédition destinée à s’introduire en masse et de force dans la zone 51. (Le 20 septembre 2019)

C’est une zone d’une surface d’environ 155 km2 avec base secrète/discrète située à un peu plus de cent bornes au Nord-Ouest de Las Vegas. C’est là que le gouvernement étasunien (qui se verrait volontiers grand à nouveau) abriterait des preuves de l’existence de.. / retiendrait prisonnières des.. / disséquerait des .. créatures extra-terrestres. Parmi celles-ci, on compterait les malheureuses victimes d’un crash de soucoupe volante en 1947 à Roswell. Des entités tombées des étoiles, aux corps entièrement recouverts d’écailles grisâtres, empêchées par tous les moyens depuis la date de leur arrivée en lounge de transit, de téléphoner à la maison pour appeler une dépanneuse.

Cette expédition a été annoncée deux mois à l’avance. il ne s’agit donc plus vraiment d’un raid surprise. Ça laissera le temps nécessaire aux responsables de la base d’organiser une journée portes ouvertes avec visites guidées, après avoir évacué le matériel sensible, organisé pour les pensionnaires une excursion de terrain hors périmètre et remplacé le personnel habituel par des temporaires, des étudiants en marketing formés à la vente de souvenirs, de produits dérivés et pour distribuer quelques échantillons gratuit de jetons pour jouer à la roulette.

Ma curiosité me pousserait volontiers à me joindre à ce groupe d’investigateurs, par exemple pour une fois dans ma vie, pouvoir vivre intensément un lâcher de missionnaires de galaxie lointaine et aussi pour me laisser badigeonner la peur naturelle de l’inconnu de leur sagesse interstellaire.

Mais malgré le grand optimisme naturel dont j’ai été doté, je doute encore qu’on découvrira sur place quoi que ce soit, qui soit un jour tombé du ciel et qui ne soit pas d’origine terrestre.

Et je peine à croire que même il y a déjà plusieurs décénnies, des entités extra-terrestres intelligentes avancées et donc prudentes, auraient sélectionné en priorité les USA comme destination de rencontre avec l’humanité : Ce n’est pas parce qu’on exhibe volontiers un peu partout sa bannière étoilée, qu’on attirera plus facilement un peuple des étoiles dans sa région. Et aussi parce que le rêve américain n’est qu’une notion purement terrestre voire continentale et que, judicieusement informées par un bon guide touristique, elles ne se lanceraient pas aveuglément dans un survol de l’une des vastes étendues désertiques de leur territoire, à risquer un crash fortuit ou une collision frontale avec un missile.

Imaginez que ces visiteurs d’un autre monde débarquent en Amérique sans la moindre intention de faire un minimum de business, ni pour se porter acquéreurs d’un portefeuille d’actions à Wall Street. Qu’ils ne souhaitent pas une seconde créer une startup terrienne. Qu’ils soient allergiques aux défilés de militaires et à toute forme d’armement. Que l’usage intempestif du mot « fuck » les mette mal à l’aise ou détraque en partie leurs brillantes capacités cognitives. Qu’ils rejettent toute manifestation de brutalité physique et verbale y compris les grosses tapes viriles dans le dos. Que leur sensibilité politique pencherait plutôt à gauche et que, bien qu’ils nous aient été envoyés en paix, c’est par une fraternité de galaxies anticapitalistes, écologistes, socialistes et communistes !!!

Admettons pour terminer, que nos pèlerins spatiaux soient naturellement branchés humour pince-sans-rire et qu’à l’accueil, pensant pouvoir mieux sympathiser en décrispant l’atmosphère terrienne, la première chose qu’ils trouveraient marrant, c’est de reprocher, sans clin d’œil aux ambassadeurs des États hôtes de saloper l’espace, à envoyer juste pour la frime, comme ça sans demander l’avis de quiconque, un véhicule publicitaire routier inutile sur orbite aléatoire…

Cette mission pourrait alors déjà sur plans, se trouver être vouée à un échec certain.

Mais peut-être que je me trompe sur toute la ligne et de ce fait, n’étant en définitive sûr de rien du tout, j’ai quand même réalisé une plaquette signalétique aisément compréhensible par tous, à apposer en nombre et à intervalles réguliers, sur les grilles d’accès et sur les clôtures électrifiées de la zone 51. Mais faudra vous magner les tentacules : c’est dans l’intérêt de tous les mondes, que tout soit prêt le jour de cette fameuse journée portes ouvertes.

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La non-visite sur site

Je me suis récemment rendu sur le site du musée du Louvre à Paris. J’avais dans l’idée de rendre une petite visite amicale surprise à la Joc. La dernière fois qu’on avait pu échanger des petits sourires complices, je crois que la population mondiale n’était encore que la moitié de celle que nous connaissons aujourd’hui.

Source : Web

C’est pour cela que je n’ai pas été particulièrement étonné que ne se trouvaient, à cette heure matinale du côté de l’entrée, que cinq à six visiteurs attendant l’ouverture des portes. Je me suis collé à ce groupe pour prétendre, mon tour venu, à mon accès.

C’est là que j’ai fait connaissance avec deux cerbères soupçonneux, qui comme ça d’apparence auraient pu être formés pour le maintien de l’ordre des quartiers de haute sécurité. Ils m’ont toisé comme s’ils venaient soudain de repérer le plus recherché des serial killers immortels de la Renaissance. Je me suis demandé si je m’étais gouré d’entrée et si entre-temps, la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis avait ouvert sur place une filiale pour héberger leurs virtuoses et récidivistes. Ceci dans l’idée : Il faudrait exploiter des synergies dans la gestion des visiteurs.

On était un mardi et c’était leur jour de fermeture hebdomadaire. Visiblement dans la logique prétorienne, tout « Bipedus Veni Simplex » devrait être équipé de série et dès leur fabrication de cette information ! Parce que ça ne prend que deux neurones gravés d’un : Fermé le mardi ! signé : le Louvre.

N’étant pas l’heureux détenteur de ce tatouage cérébral (sinon j’aurais plutôt été boire une verveine à Pigalle, ) pour ce couple de gardiens des serrures du jour de clôture, je faisais figure de possible menace alien venue d’outre-espace pour piller le patrimoine de la République. Révélation : Les autres gars en attente devant moi et devant les portes étaient des ouvriers venus travailler sur des chantiers. Probablement la Joc qui avait encore fait sa diva et qui avait fait pression sur le Ministre de la Culture pour faire moderniser son archaïque carrelage. Le menaçant de tirer, chaque jour ouvrable, une gueule à trente-six coins pour les trois prochains siècles, s’il lui bloquait cet investissement.

A voir leurs « œil » aiguisés, Il devait sans doute s’agir d’éléments bruts des forces d’intervention spéciales infiltrés dans la sécu du trésor historique national. Ceci dans l’idée : Il faudrait exploiter des synergies et enrôler des esprits fermés pour quand le musée est fermé.

Liste de griefs pouvant m’être reprochés :

  • Un air trop innocent pour être vraiment innocent même un mardi
  • Un sac à dos trop volumineux pour pouvoir prétendre à un air innocent

On peut parfois être amenés à penser qu’avec le dédoublement de la population mondiale, les effectifs de vigiles en uniforme de toutes catégories ont aussi augmenté en proportion, mais que le nombre de leurs clients problématiques préférés n’a pas suivi. Qu’il en manque cruellement et que ça les rend nerveux. Qu’au moindre pétouillon de traviole d’un quidam tombé de la lune, le malheureux pourrait dans la milliseconde se retrouver le souffle coupé et la tronche aplatie sur le pavé sous le poids et le déchainement conjugué de cinq armoires à glaçons.

Pour m’éloigner de la zone potentiellement hostile avant tout échauffement d’esprits un jour d’étouffante chaleur ambiante, j’ai pensé très fort trois fois « mayday » et je me suis immédiatement dématérialisé.

Parce je ne me laisse pas facilement abattre une première fois, le lendemain je suis retourné rôder sur le site du Louvre, mais cette fois en prenant soin de sélectionner un déguisement ne pouvant pas trop facilement porter à grief dans l’œil du zèle.

La population mondiale avait bel et bien doublée depuis ma dernière visite et le nombre d’ouvriers en attente devant les portes, avait centuplé en l’espace d’une seule nuit.

Je me suis inséré dans la longue file d’attente et c’est arrivé à la hauteur du poste de garde, qu’une gladiatrice nous a annoncé à tous qu’il n’y avait pas de caisses et que les billets d’entrée ne pouvaient être commandés qu’en ligne. Et voilà encore que certains esprits se sont échauffés et que j’ai activé ma dématérialisation instantanée d’un triple « mayday ».

Comme je n’appréciais pas plus que d’autres de devoir acheter à l’arrache un billet sur un site avec mon smartphone, je peste aussi un peu à l’encontre de l’inévitable marche du progrès : Pas de billetterie humaine, pas même d’automates ?! Il était dès lors préférable que je me mette en quête des portes d’accès à cet autre monde certifié parfait dont on m’a souvent parlé !

Hier en repensant à ma double visite infructueuse, m’est apparu une idée. Il s’agit d’un concept technique que je me dois encore de clarifier avant de ramener ma fraise. C’est dans cet optique, que je suis allé visiter le site internet du Louvre et sa billetterie et que j’ai enfin percuté. Que même si ce conservatoire d’art est très vaste, lors des périodes de forte affluence en ouvriers, on ne peut pas toujours espérer obtenir un ticket pour le jour même. Que la population mondiale souhaitant venir sur place, entre-autres, pour adresser un clin d’œil furtif à la Joc, elle a vraiment TRES fortement augmenté !!!

Je crois que la prochaine fois que j’irai visiter le Louvre, ça sera tout simplement en ligne.

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Maudit gazon

Il y a un peu plus d’un an aujourd’hui, je m’étais rendu un peu à la va-vite à Los Angeles. Je n’avais pas pris le temps de réserver de suite royale dans un palace, ni de suivre un petit cours préparatoire d’american fluently. Arrivé un peu crevé à l’aéroport LAX en soirée, je m’attendais à être accueilli par au moins trois sublimes californiennes en shorts moulants et colliers de fleurs (les anges), prêtes à me prendre en charge et à me bichonner, mais il n’en fût rien.

Au lieu de cela, j’ai trouvé à la va-vite (et en catastrophe) une piaule d’hôtel et ai du me rendre à l’évidence que tous les autochtones, ne parlaient pas tous le même american fluently qu’à la télévision ! C’est à dire celui bien articulé et sans accent que je peux comprendre au moins à moitié, sans sous-titres.

Alors arrivé dans ma chambre, j’ai allumé la télévision dans le but de me familiariser un peu avec le “ricain parlish” et voilà qu’à l’écran je tombe sur le Terminator en gros plan qui me fixe droit dans les yeux et qui me parle sur un ton sévère, un peu comme si j’étais son catéchumène indiscipliné. Par principe de précaution, j’arrête tout, j’éteins toutes les lumières et je me planque sous le drap, pour éviter de trop esquinter ma première impression du paradis des surfeurs et des “garçons de la plage” qui chantent si bien les “bonnes vibrations“.

Évidement ma chambre était phoniquement isolée comme une cage à hamsters et orientée pleine circulation. J’ai eu le plaisir de me coltiner jusqu’au petit matin, les allées et venues de la station service d’en face qui fait aussi magasin de (toute la) nuit. Dans le calme relatif de cet endroit de rêve impossible, j’ai eu l’impression que tous les noctambules locaux roulaient en Ford Mustang bleu nuit de 1965, et d’une cylindrée de sept litres. Et qu’aucun d’entre-eux n’y va plus mollo sur le champignon tard dans la nuit, qu’à l’heure du hot dog, juste parce qu’il y aurait semble t’il un touriste fraîchement parachuté qui voudrait bien roupiller deux secondes…

Au petit matin, au moment ou je me sentais enfin partir dans les bras de Morphée, à 5:55 AM précisément (le 6:66 n’existant pas) , un jardinier d’entretien qu’on pourrait qualifier de matinal s’est pointé avec son pick-up blanc et s’est garé. Il a déchargé sa tondeuse à gazon seize soupapes et a entrepris de tailler la pelouse indiquée sur la photo ci-dessus par une flèche verte . Ma parole, tout ici a l’air d’être surdimensionné hormis les pelouses, me suis je dit ! Mais c’était du travail bien fait, je dois bien le dire,surtout que le jardinier ne devait pas y voir grand chose vu qu’il faisait encore nuit noire à l’heure ou il a choisi de régler leur compte à ces trois ou quatre touffes d’herbe… Et avec mon american fluently encore très mal réveillé, je me voyais mal ouvrir ma fenêtre et lui crier : ” Is it not soon finished, ce fucking bordel hoooo ??? “

Voilà, et c’est ainsi qu’ils m’ont vendu la suite royale au palace et les trois sublimes californiennes en shorts moulants pour une prochaine fois.

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Full underground

Je suis actuellement en congé en mode « full underground ». En ce moment je me trouve sous-terre et à plus de six pieds.

Je me suis exilé pour une durée indéterminée loin du monde des « smombies » qui pullulent partout en surface. J’ai besoin de profondeur, de ménager mon temps d’attention dans un labyrinthe de galeries imperméables à toute onde pénétrante et manipulatrice. J’ai la ferme intention de me sentir aussi déconnecté que possible de tristes réalités. J’ai abandonné mes centres d’intérêts en gare dans un casier de consigne. Tant pis pour les « likes » et tant mieux pour les « dislikes ». Les commentaires provocateurs et négatifs resteront tous lettres mortes. Plus la moindre étincelle de curiosité disponible pour des fake news, les fake friends et les tronches de fake cake… Des vacances d’homme de caverne dont tous les accès sont bloqués par un pare-feu à toute forme de cyber-connerie. Une permission bien méritée pour survivre avec mon temps sans pression technologique, à gribouiller à la craie à l’intention d’éventuelles générations futures, des témoignages sur d’ancestrales parois rocheuses . A établir une relation tactile privilégiée avec de l’argile et tout cela, sans avoir à être interrompu par une putain de sonnerie de notification….

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Baggage Claim

-Je vous souhaite la bienvenue en Enfer, très cher Monsieur !

-Bonjour madame ! Ho, vous êtes sérieuse ? Je viens d’arriver en Enfer là ?

-Mais oui très cher Monsieur ! Et je me présente : Je m’appelle Lucie F et je suis votre hôtesse d’accueil

-Eh bien , enchanté madame Lucie F ! Je vous avoue que je suis un peu surpris ! je m’attendais à un décorum beaucoup plus spectaculaire ici bas. Et puis, il ne fait vraiment pas aussi chaud qu’annoncé par ici ! Si on m’avait prévenu de températures ambiantes aussi fraiches, j’aurais emporté une petite laine voire même une doudoune…

-Oh nous avons l’habitude. C’est à cause de ces rumeurs fantaisistes qui circulent chez les vivants ! D’ailleurs, nous voyons la plupart des nouveaux arrivants débarquer en tongs, T-shirt, jupe courte ou bermuda ! Il y en a qui arrivent le cigare ou la clope au bec avec l’intention de l’allumer à la première flamme de brasier. Et très souvent, ils déboulent avec leurs grandes valises remplies de pognon. Certains ont tendance à confondre notre destination avec l’un ou l’autre de leurs lieux de festivités ou de vacances favori !

-Houlalà mais justement, vous faites bien de me le rappeler ! Vous pourrez à coup sûr me renseigner. Dites moi : Où donc se situe la zone de retrait des bagages ?

-Ah ! Je crains fort très cher Monsieur, que vous allez subir votre toute première déception infernale : Il n’existe aucun service de cette nature par ici ! Généralement, les bagages des nouveaux pensionnaires sont incinérés dans l’une de nos usines ! C’est un traitement certes désagréable mais indispensable, qui permet de générer les besoins en énergie nécessaire à procéder au transfert de nos invités !

-Quoi ??? Comment ??? Vous m’annoncez comme ça, à brûle-pourpoint, que vous avez déjà carbonisé toutes mes économies ??? Sans même m’en informer ni me demander mon accord au préalable ?!!

-En effet très cher Monsieur ! Depuis la grande glaciation des Enfers, tous les avantages matériels et les biffetons ont été bannis sur l’ensemble de notre territoire !

-Hé bien ! Heu… mais dites-moi madame Lucie F, vous n’auriez pas par hasard une paire de moufles à me prêter ? Je sens le bouts de mes doigts s’engourdir…

Je suis désolé très cher Monsieur, mais nous sommes malheureusement en rupture de stock de gants ! Le conseil d’administration et la direction du groupe ont été contraints de geler toutes les commandes et tous les futurs investissements jusqu’à nouvel ordre ! Nous devons améliorer notre indice de performance. C’est qu’ici bas vous comprenez, ce n’est pas de sitôt qu’on risque de manquer de pensionnaires ! Et nous pensons à nos pensionnaires, mais nous pensons également à nos actionnaires !

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Coups de cœur sur toile

Portrait de Kristen Stewart réalisé sur toile à l’acrylique à partir d’une photographie dénichée sur la toile.

Kristen est une brillante actrice et réalisatrice de cinéma américaine, étincelante également dans la mode en qualité de modèle et égérie.

J’ai fait sa connaissance il y a une dizaine d’années dans une salle obscure sur la grande toile,  dans le rôle de Tracy dans le film Into the Wild. J’ai été frappé par sa beauté hors du commun et par l’extraordinaire intensité émotionnelle qui se dégageait d’elle.  

Par la suite, j’ai retrouvé sa trace sur le grand écran d’une autre séance, incarnant une jeune adolescente qui tombait sous le charme d’un végétarien aux dents longues et aux yeux injectés de jus de tomate. Je crois me souvenir que je n’avais pas tout de suite percuté qu’il s’agissait de la même actrice, mais je me rappelle avoir imaginé que si je m’étais trouvé dans le rôle du prévenant bellâtre, je n’aurais probablement pas trouvé la force nécessaire à contenir mes ardeurs ! Même pas dans les smoothies mangue-rhubarbe. Il n’y aurait donc pas eu matière à envisager une trilogie à rallonge, un suspense susceptible de tenir en haleine et faire rêver plusieurs générations de jeunes romantiques. Je pense que j’aurais un peu vite fondu sur cette irrésistible et consentante ingénue et aurais enchaîné un gros plan en lui collant l’incisif bisou fatal dans le creux de la nuque. J’aurais craqué avant même d’être brutalement réveillé par l’écran glaçant et inanimé annonciateur de l’entracte…

Ce n’est qu’au terme de la projection, que j’ai naturellement pondéré ma fougue imaginaire et ai repris le chemin de mon rôle de père de famille séparé, qui se paye une toile en compagnie de ses enfants. Mon commentaire lors de notre discussion d’après-séance : – J’ai trouvé l’actrice qui tenait le rôle principal ma-gni-fique !

Malgré la troublante fascination qu’elle avait encore suscité en moi, je n’ai pas été fidèle à la suite d’épisodes de la saga crépusculaire. Mais j’ai gardé un œil attentif et intéressé sur les distributions des sorties au cinéma. Un beau jour, j’ai retrouvé Kristen à l’affiche de Sur la Route (On the Road). Plutôt friand de road trips et de road movies que ce soit au cinoche ou dans la réalité, je comptais deux raisons évidentes de ne pas rater ce rendez-vous en salle.

Je me suis pris une bonne grosse paire de baffes en réalisant une fois de plus l’ampleur de ce que je pouvais ressentir au fond de moi pour cette créature de rêve. Mes sentiments ressemblaient plus à un béguin bien réel qu’à une simple session d’évasion affective !  En même temps, j’imaginais facilement qu’à l’échelle de la planète, nous devions être au bas mot dans les huit cents cinquante mille à nous trouver dans la même situation d’extase.

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Je ne me rappelle plus exactement à partir de quel moment, j’ai décerné à Kristen la distinction officielle de « Celebrity Crush » ! Un premier rôle dans mon petit univers personnel , qu’à ce jour, elle n’a jamais eu à remettre sur le tapis rouge.

A cette période-là, j’ai radicalement changé de vie et ne me suis pas laissé glisser vers une obsession ou une addiction. Par précaution, j’ai installé une série de petites résistances destinées à modérer son pouvoir de séduction sur moi. J’avais loin de la lumière des projecteurs, une vie amoureuse à savourer, de nouvelles stratégies de survie à élaborer mais aussi à faire plus ample connaissance avec moi-même.

J’ai laissé le soin à la part de hasard d’organiser au mieux nos éventuelles rencontres et c’est pourquoi j’en ai manqué plusieurs. Je n’ai cessé de suivre l’évolution de sa carrière et parfois également les réactions du public, que je trouvais trop souvent désespérément tièdes.

Je voyais en elle un talent d’exception, une présence des plus étourdissantes à l’écran et me délectais de sa bouleversante capacité à faire passer des émotions par des expressions faciales naturelles plutôt qu’au travers d’œillades convenues d’acteurs ou de longs palabres !

En même temps, j’ai conscience depuis belle lurette que mon idéalisme forcené ne suffit jamais à me faire ignorer complétement que dans ce monde barré, les meilleurs espaces ne sont pas toujours occupés par les meilleurs talents ! Et donc aussi que les scènes qui se tournent dans les coulisses de l’industrie du rêve, sont toutes soigneusement coupées au montage.

Je crois que c’est du côté de la médiathèque que j’ai obtenu un nouveau rendez-vous avec l’envoûtante comédienne. Elle était de passage en Suisse du côté de Sils Maria. Puis elle m’a filé un étrange rencard dans les murs d’une sinistre prison (Camp X-Ray). En principe, j’évite les films à forte présence d’uniformes militaires ou à visées patriotiques : Je ne concède d’exception à ce niveau-là, que si la frangine ou la gardienne est super canon !

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Maureen m’a captivé et offert un enthousiasme considérable lors de nos retrouvailles dans un salon capitonné blindé de fauteuils orientés droit devant. (Personal Shopper).

C’était peu avant avant de m’aventurer en solitaire, sans chameau ni dromadaire, dans une longue traversée du désert.

J’ai amélioré un concept bricolé à la hâte lors d’une traversée précédente : J’allais cette fois emporter dans mon balluchon, un sujet d’étude susceptible de me passionner jusqu’à destination ainsi que la flamme d’une présence capable de me décongeler le palpitant.

C’est qu’on ne tombe pas sur une oasis ou sur une brasserie tous les trente mètres dans les entrailles du désert et je n’allais pas m’en tirer si facilement, sans emporter aussi une grande quantité d’eau pour apaiser ma soif (Come Swin)

Chemin faisant, entre deux tempêtes de sable fin, j’ai suivi les yeux fermés la recommandation d’un nomade qui avait apprécié American Ultra. C’est une sublime et ultra-combative Phoebe, capable d’encaisser des coups sans se répandre en pleurnicheries, qui m’a insufflé sa détermination et son courage communicatifs.

Dans l’optique de compenser le précieux temps perdu, j’ai entrepris de me régaler de tout ce qui comptait au générique, la signature de l’artiste. La genèse d’une belle obsession venait d’éclore en moi.

Dans le long métrage « Speak », Melinda est adorable et prodigieuse ! Et ce n’est pas tous les jours que je me verrais accepter de retrouver les bancs de l’école et mon gros cœur intact et vulnérable de galopin. J’ai pris un coup de jeune bienvenu.

C’est dans un parc d’attraction que j’ai rencontré la très attractive Emily (Adventureland). J’aurais bien aimé lui offrir un tour de manège. Mais il y avait un autre prétendant sur le coup.

Dans l’intervalle, j’avais également largement outrepassé mes limites habituelles en matière de voyeurisme sur les réseaux sociaux, mais c’est de cette manière que j’ai découvert qu’à son catalogue fort bien garni d’époustouflantes qualités, j’allais devoir ajouter la rumeur qu’elle serait une personnalité hyper-sympa !

C’est là qu’un rebondissement est venu semer le trouble dans le merveilleux film que j’étais en train de me faire : Kristen Stewart ne serait-elle pas tout simplement une créature d’origine extra-terrestre ?

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Mon enquête m’a ensuite conduit dans un monde où le sentiment amoureux et les ailes du désir sont indésirables et considérés comme pathologique. N’ayant été préparé au préalable, il ne m’a pas fallu attendre une orbite martienne complète avant de tomber raide-dingue de Nia et de me laisser consumer par les flammes du désir défendu. Malgré l’interdiction, j’étais prêt à braver le danger, que ce soit de suite ou sur simple rendez-vous, pour aller lui frotter le dos avec délicatesse sous la douche (Equals)

Lors d’un séjour prolongé dans le désert, il peut arriver qu’on soit victime d’une crise de manque de rock : C’est là que Joan m’a emballé d’une divine rock n’roll attitude amplifiée d’un riff de guitare à démêler les tripes les plus emberlificotées ! Si j’ai pu lui résister une heure ou deux, c’est parce qu’elle ne m’a pas tout de suite adressé le clin d’œil ravageur m’enjoignant à la rejoindre dans sa baignoire après le concert pour lui frotter le dos ! (The Runaways)

Lors de mon périple, j’ai également eu la chance de rencontrer Vonnie, Elisabeth, Lydia, Jessica, Sophie, Georgia, Lucy, Allison et Kathrin. Et vous allez penser que j’en rajoute, mais j’ai aussi croisé blanche-neige qui avait besoin de se ressourcer et de prendre quelque distance d’avec les sept nains.

Vous n’imaginez peut-être pas les belles rencontres qu’on peut faire lorsqu’on crapahute la boule au ventre dans des contrées reculées. Jamais jusqu’ici, je ne m’étais vu tomber amoureux aussi souvent sur une aussi courte période !

Très récemment, j’ai été hypnotisé d’un coup de foudre pour Martine. Évidemment, elle n’en a rien su parce qu’elle était encore très jeune et que j’aurais pu être deux fois et demi son père (The Yellow Handkerchief) C’est un peu ce jour-là que s’est confirmée l’évidence que je devais avoir court-circuité plein de petites résistances tout au long du chemin et que la destination de mon voyage était à portée de mains

Surtout n’allez pas croire qu’au long cours de cette traversée, je n’ai fait que de me rendre de cinémas en salles obscures de manière compulsive ou que je me suis contenté de multiplier les histoires de cœur ! Je poursuivais d’autres buts en parallèle. Mais je suppose qu’il ne vous a pas échappé qu’ils ne sont pas du tout le thème central de cette histoire…

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Je n’aurais pas considéré cette excursion comme accomplie si je n’avais pas également rencontré Madeline, Maya, Robin, Zoe et Lila : Toutes jolies à croquer et prêtes à croquer la vie à pleines dents ! Je ne vais pas omettre de mentionner Lisa qui, même si elle s’est montrée un peu froide et en pleine crise d’adolescence, ne m’a pas laissé de glace pour autant (Zahtura)

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Aujourd’hui, je suis convaincu que les nombreux talents de cette perle rare du septième art finiront par être révélés et surtout reconnus par le plus grand nombre. Elle est à mon avis trop longtemps restée associée à la saga qui certes, lui a apporté la célébrité mais l’a également faite prisonnière de son sillage.

C’est qu’elle en a fait du chemin depuis et dans des rôles plus exigeants ! Il se pourrait que vous ne soyez pas au bout de vos surprises !

Et il y a Valentine, qui a été récompensée du César largement mérité, de meilleure actrice dans un second rôle ! (Sils Maria)

Quant à moi, je ne peux que me réjouir de tous les rencards qu’elle me proposera à l’avenir !

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Périple imaginatif

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Une montagne de remises en question

Une demie mesure de confusion

Une touche d’incohérence

Une bonne dose de cocasse

Une pointe d’absurdité

Une fine couche d’étrangeté

Un zeste d’insolite

Une portion de comique

Un soupçon de loufoque

Un brin d’équivoque

Lorsque mon imagination me joue des tours

Elle me contraint à presque tout réinventer

Elle m’entraîne à prendre tous les détours

Elle s’acharne à semer du désordre dans mes idées

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Une invitation pour le bon moment

Une invitation pour le bon moment

 

Madame, Monsieur,

Comme d’autres personnes, il vous arrive d’affirmer que la vie ne fait pas de cadeau !

Hormis peut-être celui au départ, d’être venu au monde…

Ici et là, vous trouvez qu’elle n’est pas rose, qu’elle est cruelle, qu’elle est injuste, qu’elle n’a aucun sens, qu’elle ne vaut rien et qu’en plus, elle est bien trop courte. Parfois lorsqu’un peu lassé de vivre, il vous arrivera même que vous y tenez, de vous réjouir que vous n’en ayez qu’une seule ! Que vous vous contenterez d’une seule chienne de vie, plutôt que l’idée de devoir remplier neuf fois, comme devra le faire un chat.

Bien entendu, tant qu’à faire puisque vous êtes là et en avez pris pour perpète, autant concevoir le dessein d’une existence bien vécue et bien remplie, de vous entendre un jour vous flatter d’un parcours plein de vie. Et vous ne rechignerez pas à en reprendre une bonne tranche. Et puisque que vos parents vous l’ont généreusement donnée cette vie, vous n’allez pas vous contenter de vivoter ni seulement de survivre ! Vous vous garderez bien de la gâcher, de la laisser vous filer entre les doigts ! Régulièrement vous reprendrez conscience qu’elle est précieuse et la reprendrez en mains ! Quitte à, si vraiment nécessaire, devoir en arriver à prendre la décision d’en changer et de vous en offrir une nouvelle

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Comme d’autres personnes, il vous arrive d’affirmer que la vie ne fait pas de cadeau  !

C’est pourtant aujourd’hui Madame, Monsieur que la vie souhaite vous offrir ce plaisir à nouveau ! C’est pour cette raison qu’elle vous envoie cette invitation personnelle à vous rendre au bon moment et au bon endroit, pour trouver et découvrir le cadeau qu’elle a préparé à votre intention !

Et vous devriez l’apprécier ce présent ! Vous croquerez à nouveau la vie à pleines dents, l’aimerez comme si à aucun moment, elle n’avait jamais pu être autrement que belle !

Et rassurez-vous, cette invitation ne sera pas la dernière que vous recevrez ! Mais pour l’heure vous n’en apprendrez pas plus : Car comme vous le savez, la vie est pleine de surprises !

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Un texte inspiré par la vie et les nombreux cadeaux qu'elle m'a fait !

Vous prendrez bien deux doigts de Porto ?

Pour une fois chers amis, soyez assurés que je ne vais pas vous raconter de conneries ! Comme tout le monde vous l’aura déjà dit, la Corse, c’est foutrement super beau !

Vous l’aurez  compris, je ne me trouve ni en Polynésie française ni au Portugal.

Bon quand il pleut un peu comme hier, c’est pareil que sur le continent : Ça peut te mettre un morceau non négligeable de moral au fond de les chaussettes.. Ah mais non, j’avais décidé que je n’en mettrais plus ! Allez, va pour le fond de les sandalettes alors …

La Corse devrait te plaire si tu n’entres pas dans l’une ou plusieurs des catégories suivantes :

  • Tu souhaites faire prendre l’air un dimanche ensoleillé à ton dragster de collection et tu n’es pas tellement plus que ça branché routes hyper sinueuses…
  • Le ratio durée de ton trajet / distance à parcourir est un élément essentiel à ton bonheur durant ton temps libre qui est déjà assez limité comme ça.
  • Tu ne peux pas t’empêcher de consulter tes messages et les réseaux sociaux sur ton téléphone portable lorsque tu es au volant.
  • Tu n’envies pas le moins du monde tous ces gens qui se laissent prendre en captivité sur une île aussi grande, montagneuse et ensoleillée soit-elle.
  • Tu n’aimes pas la montagne, les altitudes, les cailloux et les obstacles y sont bien trop nombreux.
  • Tu n’aimes pas la mer non plus, mais au fond tu n’as jamais très bien compris pourquoi et nous on ne veut pas savoir.

Jusqu’ici mon road-trip en présumé sauvage égoïste et solitaire qui se maîtrise juste ce qu’il faut se passe plutôt bien ! J’en tire tous les enseignements souhaités !

Ce matin, dans le port de plaisance de Calvi, une petite fille demandait à ses parents s’ils ne pouvaient pas aller en famille faire une sortie en mer sur l’énorme yacht de luxe qui nous faisait face… Les nouvelles générations font parfois preuve d’un sens inné et inouï de l’humour ! Adorable !

Un Cairn au Cap Corse [ cabine 6159 ]

Lors de la procédure d’embarquement à bord du ferry à destination de Bastia en Corse, lorsque j’ai pris mes quartiers dans ma cabine, aucun problème à signaler… A part au moment de tenter de me souvenir de son numéro. C’est que ça n’est pas évident à mémoriser le chiffre 6159 ! Je suis loin de faire partie de ceux qui parviennent à retenir la constante Pi avec 50 décimales.  Bien entendu, le numéro de cabine est marqué sur la carte d’accès et comme, on n’est jamais assez prudent, il faut le noter dans son téléphone portable et pour plus de sécurité, en faire une photo en gros plan. Il serait éventuellement judicieux encore de semer une cacahuète tous les mètres et demi jusqu’au point le plus facile à retrouver sur le bâtiment, en priant qu’elles n’ouvrent pas l’appétit d’un passager à quatre pattes.

Une fois mes affaires déposées sur ma couchette et les mesures rassurantes effectuées (je n’avais pas les cacahuètes) je me suis précipité sur le pont supérieur pour ne pas rater en plein air, notre départ du port de Nice.

C’est lors du retour à MA cabine que je suis encore entré dans la quatrième dimension : Il y avait bien une cabine 6158 et une autre contiguë avec le numéro 6160 ! Mais ON avait fait disparaître la porte de MA cabine !!! J’ai vérifié, elle ne faisait pas soudainement face aux deux autres non plus ! Alors j’ai entrepris de faire plusieurs allers retours dans ce corridor paranormal, en prenant soin de maîtriser ma dégaine d’abruti paumé. J’ai quand même du interroger un membre d’équipage qui avait été mis dans LA confidence : MA cabine, la 6159 « avait été déplacée » du côté opposé du bateau !

Même débarqué depuis des heures, la logique humaine qui a pu mener à cette énigmatique numérotation des cabines m’échappe toujours !

Pour me remettre de ces fortes émotions (car j’ai connu quelques situations stressantes durant de cette traversée) j’ai pris un bain matinal dans les eaux de mer les plus pures que j’ai jamais connues. C’était près de ce cairn sur la photo ci-dessus. A cet endroit, une rivière d’eau de source se jette dans la mer. Un peu plus loin, les eaux y sont d’un calme et d’un bleu clair qui n’a même pas de nom et sont d’une transparence incroyable !

Si je dois vraiment mourir un jour, pour éviter qu’avec ma parano, mon hyperactivité et mes  stress de voyage je dérange la quiétude du caveau familial, je pense qu’il serait plus judicieux de déposer mes cendres au fond de ces eaux-là ! Le voyage et le séjour y seront des plus paisibles.

 

inspiré d'une histoire vraie , romancé à souhaits ;-)

Ma première After à Cannes

Salut à toi chère lectrice, cher lecteur assidu des SunOf’s tribulations !

Je me rappelle qu’un jour dans le passé d’une autre dimension lointaine, (je ne me rappelle  plus exactement la combientième d’ailleurs) un jeune homme qui m’avait l’air d’être de ceux qu’on suspecte de par leur capilature ébouriffée d’être bien dans le vent, m’avait affirmé en alignant son regard droit centré sur le milieu de mes pupilles : “Ouaaaais mais si tu veux vraiment t’éclater man, il te faut plutôt aller faire les “afters”” !

N’empêche que ça c’est encore confirmé pas plus tard qu’aujourd’hui : il avait bougrement raison ce bougre !

Lorsque a sonné l’heure de l’after du festoche de la péloche de Cannes : Tout est permis ! Ils te virent du paysage toutes ces barrières et te renvoient à leur caverne, tous les cerbères..  et surtout, ils renvoient à leur home cinéma, tous ces badauds qui semblent errer sans but précis sur la Croisette !

Et toi, qui a su attendre le moment A de l’After, tu te vois soudain offrir un accès exclusif aux fameuses marches tapies de rouge que tu souhaitais depuis plus de dix jours, fouler de la semelle vermillon de tes tongs ! !

Par contre, il ne faut pas rater le rendez-vous avec cette after, parce qu’ensuite au programme du palais des festivals, on dégringole de quelques niveaux de glamour : c’est le 144e congrès des notaires et ça dure trois longs jours et ça semble exister depuis deux fois plus longtemps que la grande sauterie du cinoche ! Désolé mais pour l’heure, Je n’ai pas encore le renseignement sur la couleur de la moquette qui accueillera les pointures de ce corps de métier là…

Pour terminer cette after sur une note légère, j’ai été extrêmement touché de tomber, à nouveau un peu par hasard, devant le palais des festivals, sur les empreintes incrustées dans une sorte de pavé métallique des jolies menottes de Meg Ryan ! Ma toute première “celebrity crush” ! Une actrice absolument adorable, symbole de la jolie femme romantique, qui m’a énormément fait rêver !

Escapade à Mougins-Village

Ce matin je me suis rendu à Mougins-village, une très belle bourgade historique perchée en haut d’une colline et construite en colimaçon (probablement conçue par le même bureau d’architectes que Ramatuelle) dans le but de (mais là, je spécule un peu) en son temps, mieux résister aux incessantes attaques de vilains anglois, désireux d’anéantir par le biais de la rivalité leur spleen concevable pour des autochtones du Midi de la France.

Mais ce sont des artistes et des bon vivants qui s’étaient emmurés les premiers dans cette charmante cité, qui ont à l’époque vaillamment repoussé l’envahisseur déprimé à grand coups de cochonnets et de boules de pétanque !

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C’est en parcourant avec bonheur toutes ces petites rues serrées, que je suis tombé sur la façade d’une maison décorée de petits pots de fleurs multicolores. Naturellement, je me suis demandé qui pouvait bien vivre à cet endroit …

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A ne pas manquer, le musée d’art classique MACM que j’ai eu la chance d’avoir pour moi tout seul et où j’ai été très chaleureusement accueilli ! Bonus : Il y a un concept particulier à y découvrir.

www.mouginsmusee.com

L’intuition des jambes

Si jusqu’ici vous étiez persuadé que les petits délires c’est seulement dans la tête, vous pataugiez dans l’illusion ! Les égarements et l’altération des repères, c’est également dans ses jambes qu’il faut se les inventer ! Pour pleinement percevoir l’envie de batifoler de votre imagination, il faut avec le soutien de vos guibolles aller mettre les pieds là où votre hésitant équilibre tendrait à vous le déconseiller.

Et en cas de gamelle, vous pourrez toujours reprendre vos jambes à votre cou et retourner au plus vite les remettre bien au chaud dans vos bottes confortables et rassurantes.

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Si vous suivez les évolutions de ce blog, vous avez sans doute remarqué, qu’en ce moment mes jambes tendent à me transporter vers le monde du cinéma. (Hollywood, Cannes) J’ai toujours été un grand cinéphile, sans pour autant au départ envisager avec mes gros sabots de m’en approcher  plus près que des reflets d’un écran…

Mais j’avoue que ce détour suprenant et déconcertant stimule parfaitement mon univers imaginaire.

Je me trouve toujours dans la région de Cannes et le festival du cinéma y bat son plein. Je suis venu y participer hors compétition, raison pour laquelle j’ai emporté mes propres palmes… De toute manière je crois qu’elles ne seraient pas très pratiques pour monter élégamment les marches du Palais des Festivals…

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