Category Archives: Cadrages (photographie)

Un ciel de fin d’un monde

Probablement le ciel le plus menaçant qu’il m’ait été donné de contempler jusqu’ici de toute ma vie.

C’était il y a plusieurs années déjà. J’étais parti à la dérive et conscient que cette période précise de mon existence, ne compterait pas parmi les plus exaltantes d’entre-elles. D’ailleurs ce soir là, je broyais du noir tout autant que le ciel. Alors, plutôt que d’aller me mettre à l’abri, je suis resté planté là, à contempler le spectacle que m’offrait cette monumentale animation. Et puis, il y avait cette lueur d’espoir : Celle que cette énorme bouche là-haut, s’approcherait encore un peu, s’ouvrirait en grand pour m’aspirer et m’avaler. Pour ensuite me recracher dans un monde parallèle…

Et vous n’allez peut-être pas le croire, mais c’est exactement ce qui est arrivé !

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Évasion estivale

Après trois ou quatre mois de semi-confinement, je méritais un grand bol d’air frais !

Et aussi quelques promenades à vélo et à pieds dans la nature lorsque les températures sont assez clémentes pour ça. Et de constater ensuite, qu’il y avait des muscles dont j’avais oublié l’existence et l’utilité… J’étais bien plus rouillé que je l’imaginais !

Et là, je me dis qu’il pourrait me falloir plus de trois mois pour m’en remettre !

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Un arbre, un pont et son reflet

Une photo que j’avais prise en automne à Berne.

Je m’en sers pour mieux me familiariser avec les différents filtres et effets graphiques de GIMP et du plugin G’MIC. Pour faire évoluer l’acuité de mon regard sur le résultat obtenu. C’est pourquoi elle est brumeuse, irréelle, trop ceci et pas assez cela… Presque autant que le cliché original peut me paraître froid et terne.

Aussi je n’en resterai pas là avec ces différents essais. Cette version n’est pas définitive…

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La double escapade

Je crois que ce n’est pas tous les matins, sur une plage de sable fin, que la vie t’offrira un voilier flambant neuf. Une vagabonde impatiente qui à la faveur de la nuit, en a profité au gré des courants pour se carapater aussi loin que possible, de la morosité de son port d’attache.

Et ce n’est pas tous les jours non plus, que tu saisirais cette aubaine et grimperais à bord de cette aventurière et fugueuse embarcation. Que tu te retrouverais maître à bord sur le pont à larguer les amarres pour de bon ! Que tu hisserais à ta guise et en personne toute l’envergure d’une grand-voile. Que tu te risquerais à t’emparer de la barre pour pleinement profiter de tous les plaisirs et les promesses d’un imprévisible voyage.

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Et pourquoi pas par quatre chemins ?

Aujourd’hui, j’avais l’intention d’aller flâner un peu dans le Jardin des Confusions. En évitant en chemin de passer par le Labyrinthe des Déboussolés. Comme le Raccourci des Déroutés était momentanément fermé à la circulation, j’ai opté pour l’Itinéraire des Dépaysés. Mais c’est en voulant éviter les embouteillages du Carrefour des Embrouilles que je me suis retrouvé bloqué dans l’Impasse des Illusions. Alors, j’ai fait demi-tour pour repartir en direction de la Grand-Place des Incertitudes. Mais la Rue des Complications était en sens unique, parce qu’encore en travaux au niveau du Palais des Équivoques ! Un instant, j’ai regretté de ne pas avoir d’abord pensé faire un léger détour par la Route du Désarroi. Mais dans ce cas, j’aurais dû m’engouffrer dans le Tunnel des Tâtonnements et n’aurais pas par la suite pu éviter d’aller risquer de me perdre à la Rocade des Désorientés. J’ai bien sûr aussi tout simplement été tenté, d’emprunter le Contournement des Ambiguïtés quitte à devoir ensuite m’aventurer sur la Promenade des Désemparés. Pour finir, j’ai changé mes plans et je suis allé juste à côté, faire quelque pas sur le Boulevard des Boniments avant de rentrer…

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Une petite crique presque trop discrète

Désir de retour au calme dans une petite crique discrète et difficile d’accès. Aussi loin que possible de la civilisation en ébullition. A part moi, il n’y avait pas âme qui vive aux alentours, pas même dans cette eau d’une limpidité pourtant si cristalline. Derrière moi dévalait d’une colline, un torrent d’eau douce mais bouillonnante d’impatience de se précipiter dans la mer. Lorsque j’ai posé un pied au fond de l’eau, c’est avec une élégance spectaculaire qu’elle s’est subitement floutée de sédiments déposés là en abondance. Pourtant, pas le moindre petit poisson à portée de vue. Et aucun oiseau. Pas trace d’un seul insecte. Aucune pollution humaine visible non plus. J’ai supposé qu’à cet endroit la salinité anarchique de l’eau pouvait en partie être responsable de cette absence apparente de biodiversité et que l’intrigue de la chaine alimentaire s’était chargée du reste. J’avais longuement exploré ce splendide espace, inondé d’une grande sérénité. Ce lieu m’avait pourtant également frappé de l’une de ces étranges impressions d’être le dernier survivant…

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Retour d’une pluie de printemps

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… après 30 à 40 jours sans une seule goutte quand même…

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C’est une réalité assez inquiétante en tout cas sous nos latitudes au climat tempéré alors, Je pense que je vais devoir changer mes priorités et faire remonter cette vieille idée de construire un mât totémique inspiré du style amérindien. Pour réaliser ce projet, je possède déjà planté dans mon atelier un poteau assez robuste qui pourra servir de base de travail et la bonne nouvelle, c’est que dès aujourd’hui, c’est la réouverture après quarantaine des magasins de bricolage. L’une des spécificités de l’être humain est d’être un bricoleur, c’est bien connu. Essayez de l’en empêcher et voilà qu’il se mettra à bidouiller des schémas de révolte…

C’est au niveau du design que ça coinçait un peu. J’avais griffonné quelques esquisses intéressantes de créatures mythiques que je souhaitais représenter sur mon totem. Mais Je suis encore loin d’être satisfait des résultats. Et puis avec l’apparition soudaine de cette macabre pandémie, je me sentais plus inspiré à travailler sur la “Sculture de la Pocalypse (voir plus loin) et avais repoussé mon projet de “Mât pour faire tomber la Pluie” à plus tard. En cas de survie de l’espèce humaine.

Je me dois de constater aujourd’hui que le (mauvais) temps presse. Qu’il faudrait vraiment que je bosse plus sérieusement sur le prototype de ce pilier magique. Et aussi sur le costume de grand sorcier. Que je soigne la chorégraphie du rituel et que je rédige quelques bonnes incantations… Et que le grand Manitou me transmette son feu sacré. Conditionné en bouteilles d’un litre, si possible. En attendant, il faudra envisager de devoir continuer d’arroser vos cultures avec le tuyau.

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Retour vers la nature

Ça faisait un bout de temps que je n’avais pas publié de photographie prise sur le terrain lors de l’une de mes petites excursions. Sur celle-ci, j’ai toujours apprécié la représentation de la phrase “la nature reprend toujours ses droits“. Cette végétation qui s’installe derrière le volant, aux commandes de la machine… Cette image à l’origine, avait un défaut. Un détail gênant qui ne pouvait être corrigé qu’avec une pleine remorque de patience et un soupçon de magie. Le temps a passé mais je n’ai jamais lâché l’affaire ! C’est ma persévérance qui a fini par l’emporter ! Un peu comme ici pour la nature en quelque sorte…

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Premiers pas

Jusqu’ici je n’avais aucune idée de l’endroit où j’avais bien pu faire mes premiers pas ou alors, peut-être que je n’avais jamais considéré cette information comme suffisamment importante pour continuer d’avancer dans la vie.

Comme cette première fois n’a pas eu lieu sur la lune, cette péripétie n’avait pas été retenue comme un grand bond pour l’humanité. Mais on remarque que j’étais déjà plutôt rapide, car en principe j’aurais du me trouver cadré au centre d’une photo plus nette. Il m’avait également échappé qu’au moment de l’une de mes premières foulées, je sois simultanément en mesure de faire mon premier V de la Victoire sans faire de mauvais pas.

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