Category Archives: Chroucroutages (peinture)

Le menu du jour de fermeture

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En ce moment par ici du moins, tous les restaurants sont fermés pour cause d’épidémie et ce, déjà depuis belle lurette maintenant…

C’est une période oppressante et étrange. Comme le sont cette petite mise en scène, cet échange verbal et la curieuse ambiance qui assaisonne cet article.

  • C’est certain, je réserverai encore une table ici et sans attendre la fin du monde !
  • Et alors, quand allez-vous vous l’offrir ce fameux dîner aux chandelles ?
  • Garçon ? C’était délicieux ! Remerciez le chef et toute sa brigade en cuisine !
  • S’il vous plaît, apportez-moi encore un espresso et l’addition !
  • Bonne continuation !

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Je crains fort qu’aujourd’hui, j’étais en train de faire ma première petite déprime de cette période de confinement. C’est certainement le trop-plein de nouvelles inquiétantes qui avait été atteint. Alors j’ai improvisé un petit resto virtuel en compagnie d’un ami imaginaire immunisé par nature. Un invité qui aime jouer avec les mots, se montrer rassurant et à l’écoute. Nous avons partagé la simulation d’un agréable moment de proximité en dégustant un délicieux repas.

Reste ce dessin là en haut qui me laisse encore un peu sur ma faim. Je ne le trouve pas assez à mon goût dans cette recette. Je vais devoir en faire une nouvelle mouture qui m’apporte plus de satisfaction…

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Et voilà, ce dessin là, me semble moins expérimental et plus festif que le premier !

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Un effet de style hypnotisant

Dans ma série de dessins expérimentaux que j’appelle volontiers “nul en cheveux” et dont la plupart n’ont pour seul but que de chercher à progresser, voici un exemple où une large part de hasard a fini par coiffer la très séduisante modèle d’un effet visuel assez hypnotisant.

Je n’ai pas insisté sur des finitions. ( Le rendu de l’original au format A4 est meilleur que celui réduit de ce scan ) Et puis, si vous vous laissez vous aussi un peu hypnotiser par cette charmante créature, vous ne devriez, en principe, plus être en mesure de déceler le moindre défaut… 😉

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Mon petit musée (5)

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On dirait bien qu’à l’âge de 7 ans, il y avait déjà de l’inspiration au bout du pinceau ! Depuis tout gamin, j’entretenais une forme particulière d’obsession pour tout ce qui touchait à la peinture.

D’après cette photo, on pourrait croire que je ne m’adonnais à l’exercice de cet art que très sagement dans la quiétude d’un atelier spacieux et propret. Détrompez-vous ! Je n’ai pas toujours peinturluré la vie en rose : J’ai également tenté de suivre la voie des artistes-peintre rebelles et torturés !

J’ai par exemple entièrement repeint mes mobylettes à plusieurs reprises. Et on ne pouvait pas dire que les résultats obtenus étaient conformes à mes objectifs ! J’ai vite découvert qu’en matière de peinture, on ne peut plus revenir en arrière. Au pire, on en rajoute une couche. On recouvre une débâcle en tentant de faire mieux. Beaucoup plus tard, j’ai improvisé une peinture complète sur ma première voiture. La couleur choisie était celle de la marque au canasson cabré. La bagnole en question était très ancienne et rouillée comme un vielle passoire. Elle n’était pas dommage pour subir une expérience de ce type. Bien sûr, erreur de débutant oblige, j’ai repeint tout l’intérieur de mon garage en rouge vif et en rose en même temps que je recouvrais la tôle de mon vieux carrosse d’occasion d’une robe flamboyante. Je me rappelle qu’il y avait quand même une petite surface totalement exempte de grain ou de coulée. Une superficie de quelques centimètres carré qu’on aurait pu qualifier de travail de pro. Au moins la nuit, ma caisse avait fière allure : Elle virait à un rouge-orangé assez spectaculaire ! C’est probablement cette expérience là qui m’avait conduit à abandonner la perspective de me lancer dans une profession touchant à la carrosserie automobile.

Plus tard, m’est venue l’idée saugrenue de vouloir peindre un visage féminin stylisé sur le capot de cette voiture. J’avais été profondément inspiré par un dessin que j’avais trouvé super cool. Mais par prudence, avant de massacrer encore plus le prestige de ma bagnole, je me suis livré à un essai préliminaire sur une planche en bois aggloméré. Résultat, une véritable catastrophe ! Le visage en question aurait fait battre en retraite une troupe des zombies les plus affamés. Si j’avais reproduit cette horreur sur mon capot, plus aucun moustique n’aurait pris le risque de venir s’écraser sur mon parebrise ! C’est suite à cette énième contre-performance, que j’ai enfin cessé d’insister de vouloir tout repeindre à tout va. C’est bien des années plus tard que j’ai retrouvé ce terrifiant essai pictural que j’avais planqué au fond des archives de la honte dans les combles. Et il me mettait toujours très mal à l’aise. Alors j’ai décidé de détruire ce chef d’œuvre maudit pour qu’il ne glace plus jamais personne d’effroi …

Même si je n’en suis pas très fier, je considère avoir été l’un des précurseurs du graffiti mural à la bombe de spray. Je devais avoir une dizaine d’années lorsque j’ai barbouillé de noir, le rez-de chaussée d’une façade jaunâtre d’un immeuble de ma rue. Il s’agissait d’une réaction désespéramment monochrome à une profonde injustice que m’avait infligé la personne qui travaillait à cet endroit dans un domaine artistique intéressant. Probablement la première personne de ma jeune existence en qui j’avais confiance et qui s’est finalement révélé n’être qu’un sale connard profiteur. Mon geste vengeur était certes disproportionné, mais de la couleur de mes desseins à son encontre. A cette époque, “ça ne se faisait pas” encore de taguer les murs ou les trains. Et j’ai vite été copié, et souvent dépassé… Je suis récemment repassé en curieux devant cette maison. Elle a encore été repeinte et c’est très réussi. Mais pour moi, mes fameux “graffitis” de la révolte sont toujours là, incrustés dans la matière, quelque part cachés en dessous…

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Déni de faciès

Je me considère comme étant très “branché visage“. Je dispose d’un bon décodeur pour une lecture facile et immédiate des expressions faciales. Alors j’en arrive à préférer par plaisir les contacts avec des personnes qui possèdent un registre d’expressions faciales étendu parmi tous ceux que je parviens à lire.

Et les personnes qui n’affichent qu’un faciès paralysé, une binette soporifique, une tronche déplaisante, une bouille pétrifiée, une figure barbante, une gueule rasoir se transforment assez vite pour moi en l’une de ces silhouettes blanches sur fond grisâtre. Un peu dans le genre de celle que vous rencontrez là où vous n’avez pas encore téléchargé votre photo de profil.

Le problème c’est que cette manie de dévisager et de me focaliser sur des visages se manifeste également dans la plupart de mes dessins de personnages : Je pourrais me satisfaire de ne dessiner que des séries de portraits en buste et alimenter un trombinoscope géant.

Mais faisant cela, je me dispenserais d’explorer le vaste catalogue des postures corporelles ainsi que le grandiose inventaire des décors. C’est pour contourner cette habitude obsessive, qu’il faudrait aussi dessiner ou peindre des personnages dont on ne pourra que chercher à deviner les traits. Simplement chercher à se contredire pour voir où ça pourrait mener.

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Langage corporel

Expressions faciales, expressions corporelles

regard, sourire, grimace, partage, naturel, provocation,

attention, surprise, attitude, gestuelle, mouvements !

Ces petits quelque choses d’intéressant, de captivant, de différent…

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Hier elle était un rapide crayonné inspiré et motivé par le souvenir de ma perception d’une femme qui me fascine. Je m’étais l’espace de quelques instants senti plus clairvoyant en décryptant un échantillon de la magie que ses expressions corporelles pouvait exercer sur moi. C’est sous l’éclairage de cette séquence d’appréciations de chacun de ses mouvements qu’il m’était venu à l’idée de saisir mon crayon et de le laisser librement vagabonder. Et aujourd’hui, elle était devenue un dessin à l’encre de chine, avant que je la laisse se reposer quelques heures sur le papier. Pour mieux la retrouver animé par la curiosité d’un regard nouveau, baignée dans une autre lumière, plus intense et naturelle. Mais c’est là que ses nombreux défauts à mes yeux se sont révélés. Bien que je sache apprécier et laisser intactes ici ou là quelques erreurs ou de surprenantes déformations, ses formes étaient loin d’êtres toutes harmonieuses. Ses jambes tordues, irréalistes, mal proportionnées. Son visage inexpressif et terne. J’ai bien tenté de lui offrir quelques retouches pour la sauver, mais il ma paru évident qu’elle n’était en devenir, qu’une peinture ratée ! Il m’aurait fallu le courage de m’avouer découragé et tout recommencer. Alors elle s’est transformée en fichier graphique, plus facile à remanier. Ne serait-ce que pour ne pas jeter à la corbeille, le fruit et le souvenir de l’enthousiasme d’un enchantement.

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Inertie et carton rouge

Les vendredis 20 et 27 septembre 2019, les jeunes générations inquiètes pour leur avenir dans notre environnement saccagé et qui se sont mobilisées en grand nombre depuis longtemps déjà, nous appellent tous à participer avec eux, aux grèves globales du climat.

Et moi j’ai le sentiment qu’on a largement dépassé le stade des cartons jaunes !

Serons-nous seulement capables de relever le défi de changer de voie ???

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Espresso (Ma non Troppo)

Je me suis arrêté dans ma ville natale pour y prendre un café. J’y avais séjourné jusqu’à mes dix ans d’âge. Cette cité ne s’attendait plus à une nouvelle visite de ma part. D’ailleurs aucun citadin n’était présent sur mon passage pour parsemer l’avenue de pétales de roses. Les concitoyens supposés venir clamer leur joie le long des trottoirs pour fêter mon grand retour n’avaient pas été prévenus. Mais heureusement, personne non plus n’avait fait le déplacement pour venir projeter sur moi des regards de travers, en souvenir des mille bêtises de garnement espiègle que j’avais bien pu commettre dans ses immeubles et dans ses rues. Il ne s’agissait que d’un rapide retour aux sources, sans les tambours, ni les trompettes. Une réapparition en toute discrétion. Bien sûr, cette excursion n’a pas manqué de rafraîchir son lot de souvenirs d’enfance et de convoquer le parcours de quelques frissons de nostalgie…

Tout a commencé par le souvenir de la boulangerie du quartier. Celui-ci déclencha une irrésistible envie de passer commande d’un croissant frais du jour pour accompagner mon espresso. A cette époque-là, j’étais toujours premier volontaire pour la corvée du bon pain tout frais du matin. Et la fille de ce boulanger là, ne pouvait clamer une quelconque innocence dans cet attachement. Je me rappelle de son prénom ! Alors que je serais volontiers coutumier d’un oubli de patronyme en moins d’un an. J’étais un galopin timide, mais à la fois également doté de sentiments ardents. Une fois vaincus un à un les obstacles du caractère embarrassant de ma nature pour faire la connaissance de la belle, c’est mon tempérament fougueux de préadolescent inexpérimenté qui l’a subitement enlacée et plaquée à l’horizontale sur les sacs de farine entassés à la cave de la boulangerie. C’est son paternel, lui aussi bien occupé entre deux tresses, qui nous avait surpris en position délicate et qui avait mis un frein à toutes ardeurs câlines. A la suite de cet épisode précoce, c’est évidemment le pôle nord de ma nature encombrante et hésitante qui avait repris tous ses droits et pour plusieurs longues années. La petite boulangère ne m’avait d’ailleurs plus jamais ensuite invité à visiter les entrepôts de l’entreprise familiale, ni même laissé explorer le confort de sa chambre à coucher. Ce qui m’avait laissé comprendre qu’elle avait été prise plus au dépourvu que par consentement, en réaction à mon vif désir de lui témoigner toute l’intensité de mon affection pour elle. Que je serais peut-être favorablement inspiré d’ajouter encore quelques échelons intermédiaires à mon impétueuse personnalité en construction…

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A suivre, peut-être …

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D’un monde à un autre

On entend souvent dire que nous allons tous droit dans un mur.

Cette vision des choses pourrait laisser sous-entendre

Que chacun d’entre nous est en mesure d’adapter sa vitesse

Et de prendre tout son temps, avant l’heure fatidique de l’impact …

Mais en réalité, je pense que c’est un mur qui fonce droit sur nous !

Et chacun croit qu’il lui suffira de peindre son échelle dessus …

D’un monde à un autre – Work In Progress 2 –
Changer de monde, nous ne sommes vraiment pas très 
doués pour ça !
Encore une de ces idées qui m'a inspiré de m'adonner 
à la peinture.
Mais cet article pourrait bien lui aussi disparaître 
au débarras. 
Si par malheur je devais finalement en 
rater la caricature.
...
2ème étape : Ajouts d'une tyrolienne, d'un toboggan 
et d'une balançoire/trapèze en dessin vectoriel avec 
Inkscape par dessus la peinture juste comme ça 
pour voir...  

A suivre !