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Love Story au Pays des Choses Qui Penchent

Tiens-toi droit !” devait me répéter ma mère durant mes années d’adolescence. Sans répondre et sans poser de question, j’obtempérais en me redressant pendant trois minutes . Je me disais que ça faisait partie de son plan de carrière : Tenter de faire de son aîné un homme bien droit dans ses sandalettes, avant que ne lui vienne à l’idée de se transformer en true rebell vautré dans ses gros sabots. C’est dans cette optique, que dans mon laboratoire secret, je m’étais livré à une série de calculs savants. Que j’en étais arrivé à la conclusion que pour mieux faire illusion dans le paysage, je devais me laisser pousser les jambes. Ne pas me laisser appesantir. Opter pour un mélange finement dosé de plus d’aplomb et de moins d’hypoténuse.

C’est quand notre famille est partie pour la première fois en vacances d’été au Pays des Choses Qui Penchent que j’ai un peu compris ses raisons profondes. Là-bas, il y avait posé sur un horizon presque plat, un très grand lac d’eau salée. Sous la fenêtre de ma chambre, une piscine turquoise et au plafond, du soleil sur fond bleu tous les jours. Mais aussi une très jolie fille qui possédait un pouvoir particulier : Celui de me faire me tenir droit, sans n’avoir jamais à me le demander ! Surtout que dans cette contrée-là, ce n’était pas chose aisée : Rien n’était disposé de manière verticale ou horizontale. La perpendicularité y était chose des plus insolites. Nous manquions des références habituelles sur lesquelles nous étions habitués à nous aligner. Mais se sentir un peu dépaysé, déboussolé voir pris de vertiges, les vacances c’est aussi fait pour ça !

J’ai vite compris que j’aurais pu profiter de ce voyage pour contredire les sommations maternelles par rapport aux imperfections de mes inclinaisons de posture. J’aurais pu me défausser sur cet arbre poussé de traviole ou rendre responsable ce mat de parasol planté en diagonale. J’ai pourtant choisi de ne pas gâcher nos congés et de marcher le plus droit possible.

Dès notre arrivée, je n’ai pensé qu’à plonger dans la piscine entre deux plongeons dans des chapitres romanesques. C’était encore avachi sur ma serviette de bains, que je me régalais des aventures de Fantômette. La seule héroïne costumée qui avait su me captiver de son charme efficace et discret, un délice épicé de ses palpitantes péripéties.

C’est en levant les yeux en tournant une page avec hâte, que m’est apparue cette ravissante jeune fille déambulant d’une grâce toute féline en bordure de bassin. En une seule fraction de seconde, elle pulvérisa tout un pan de mon innocence et défia les lois de ma timidité. Elle n’était vêtue que d’un costume pour le moins minimaliste, mais d’une efficacité redoutable. En passant, elle m’a d’abord jeté le traditionnel regard oblique avant de ponctuer sa spectaculaire entrée en scène d’un sourire proportionnel à la béatitude de mon attention.

Dans le royaume ou tout pouvait à tout moment aller de travers, elle avait choisi le meilleur angle pour me faire décoller en ligne droite en direction de la stratosphère. Elle ne parlait pas ma langue et je ne parlais pas la sienne. Mais ça, c’était seulement le tout premier jour de notre rencontre…

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Égaré dans les faubourgs du rêve

Lors d’une nuit vagabonde à mi-chemin entre somnolence et insomnie, je me suis prêté à l’invention d’un néologisme susceptible de baptiser cette zone qui se situe entre rêve et réalité.

Le mot le plus intéressant qui m’est apparu et qui m’a paru taillé pile sur poil a été « Rêvalité. »

Il sonne bien et penche en faveur de l’inutilité de s’enquérir de plus intuitif. Bien plus, par exemple, que « Réalêve. »

J’ai dans la minute souhaité vérifier l’originalité de ma noctambule trouvaille dans le moteur de recherche et dans les bases de données de la propriété intellectuelle.

Mais de toute évidence, je n’avais pas été le plus prompt à innover dans ce domaine.  Le moteur de recherches avait déjà eu vent du résultat de mes recherches ! Un fabricant de matelas haut de gamme et une firme produisant des somnifères, s’affrontaient probablement déjà à grands renforts de juristes dans les tribunaux pour s’approprier et déposer cette marque fort prometteuse !

Persuadé de l’existence d’une alternative moins évidente mais néanmoins méritante, je n’ai pas renoncé a mon potentiel inventif sur cette affaire. J’ai enchaîné une autre nuitée de brainstorming intensif, pour finalement ne rien composer de plus plaisant ou de plus convaincant que « Lucitasme. » C’était un peu comme lorsqu’on sèche son tour au cours d’une partie de scrabble, en déplaçant une à une toutes ses lettres alignées sur le support, sans rencontrer le succès escompté…

J’ai évidemment encore vérifié dans le moteur de recherche et dans les bases de données de la propriété intellectuelle et en effet, personne sur la surface connue du globe, n’avait encore jusqu’ici inventé, ni envisagé protéger ce terme-là !

C’est ma foi toujours assez agréable et rassurant de se dire qu’il reste encore des choses à inventer au 21e siècle ! J’en ai conclu, en bâillant d’une fatigue légitime, que mon idée de vouloir donner un nouveau nom à la zone qui se situe entre rêve et réalité n’avait pas d’urgence et me suis glissé sous les plumes pour m’aventurer dans ladite zone pour encore quelques bonnes heures…

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Plan(ète) B

Plante) B

A ma connaissance, Il n’y a pas de planète B pour nous !

Il n’y a pas de plan B  !

Et à ma connaissance, tous les astres qui apparaissent en vert sur l’image ci-dessous, ne sont pas à vendre ou sont inhospitaliers ! Inutile donc je pense, d’entreprendre des voyages d’exploration à titre de vérification.

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Mais il se pourrait que tout ceci ne soit qu’une mystification, un trucage destiné à nous en mettre plein les yeux : Que ces lointaines étoiles ne sont toutes que des points de lumière réfléchis par la boule à facettes du Maître de l’univers , le maître de cérémonie, celui qui connaît la musique.

Et nous terriens, n’avons pas d’autre option que de continuer avec la plus grande insouciance à danser au clair de lune  jusqu’à la fin de la fête

J’espère ne pas avoir plombé l’ambiance sous les étoiles !

 

Croisette blues

D’habitude, lorsque les beaux jours arrivent, j’aurais tendance à assidument fréquenter les festivals de rock et cela, aussi longtemps que lui ou moi ne serons pas morts. Mais cette année, pour changer mes habitudes, je me suis rendu au festival de Cannes en ne sachant pas du tout si j’allais aimer. Et moi j’aime bien expérimenter par la pratique pour voir si j’aime, si j’aime un peu ou si je n’aime pas. C’est parce que je ne compte plus le nombre de fois où j’ai fini par aimer ce qui me paraissait inaccessible ou difficile d’accès au départ !

Je suis venu participer en sans-badge curieux à cette légendaire manifestation en ne connaissant que dalle du  système et en ne disposant d’aucune accréditation pour y assister à la moindre projection. Et cela, tout en souffrant avec régularité de légères crises du syndrome de la fourmi, une instabilité naturelle qui me contraint régulièrement à m’éloigner de toute fourmilière suspecte.

Durant une dizaine de jours, je me suis quotidiennement rendu sur la Croisette en garant la SunMobile loin du raout et en enfourchant le SunBike pour parcourir les derniers kilomètres. Et dans le pire des cas, je transformais la fête des films que je ne pouvais pas voir en kermesse de l’inspiration et de la bonne bière au milieu du beau monde.

J’ai assisté de visu ou par grand écran interposé, à plusieurs de ces fameuses montées des marches et même s’il ma paru difficile voir impossible pour le débutant ignorant que je suis de me frayer des points de vue imprenables ou de savoir comment me trouver au bon endroit au bon moment, j’avoue que j’ai été saisi d’émotions plus fortes qu’attendues  lorsque je reconnaissais et me trouvais à proximité de célébrités foulant ce fameux tapis rouge.

Il y a eu des moments forts qui m’ont particulièrement enthousiasmés et émus et la liste est assez longue, comme par exemple cette poignante et militante montée des marches des 82 femmes et celle où, l’étincelante ♥ Kristen Stewart ♥ retire ses hauts talons pour monter les marches à pieds nus…

Au début de cette expérience, j’habitais au troisième étage d’un immeuble sans ascenseur, et je devais moi aussi gravir de nombreuses marches pour me faire spectateur d’un bon film sur mon petit écran. Et je n’aurais pas souhaité me les farcir chaussé d’une superbe paire de Louboutin. D’ailleurs, je m’y suis cassé la figure à deux reprises le jour de mon arrivée et heureusement qu’il n’y avait aucun témoin ni aucun photographe sur place !

Hier j’ai réalisé que le festival de Cannes c’était presque terminé. Ça sent déjà le palmarès puis  le grand retour de l’ascenseur qui grince… (c’est juste une image) Et vous n’allez peut-être pas le croire, mais j’ai soudainement été saisi d’une sorte de Croisette Blues… Alors je vais rester encore un peu dans les parages et m’offrir un “fade out” …

Mauvaise surprise pour fantaisie vestimentaire

Il y a des jours comme ça  ! Et puis il faut apprendre à faire avec, parce qu’à partir de ce moment là,  rien ne sera plus jamais comme avant …

Je les aimais bien moi ces chaussettes là ! Elles étaient ma petite touche d’excentricité à moi …

 

Nouvelle notification :-)

Hier j’ai déménagé à Antibes dans un petit studio. J’avais remarqué trop tard sur le site du propriétaire qu’il n’y avait pas de Wifi inclus dans la location. Étant étranger, les packs de données en roaming coûtent une petite fortune. J’ai acheté un pack dans le but de pouvoir connecter mon PC sur internet par l’intermédiaire du téléphone cellulaire, mais le signal 3G / 4G était instable, voir parfois même carrément inexistant, Alors j’ai acheté une nouvelle carte SIM avec un pack de données : J’ai un nouveau numéro français qui commence par un 06 !

Mais arrivé au studio c’était pareil : Mon accès à l’internet restait très instable et inutilisable. Après une longue et minutieuse enquête, j’ai découvert qu’il fallait déposer mon téléphone portable faisant office de Wifi pour mon PC, sur le mur du balconnet et laisser la fenêtre ouverte ! Ça n’est toujours pas du haut débit mais c’est déjà ça.

Et depuis c’est magique, j’ai une nouvelle icône dans la barre de notification de mon téléphone portable : La coccinelle porteuse de chance et qui exauce les souhaits !

Et c’est juré craché que je n’ai pas dressé la coccinelle ni trafiqué la photo !

Si j’additionne ce porte-chance là à celui de la pièce d’un quart de Dollar que je conserve précieusement dans la poche de mon pantalon depuis plus de six mois, il doit y avoir quelque chose comme du bonheur dans l’air !

Destockage Touristique

Hier sur la plage, je suis tombé sur un lapin de Pâques des Sables. Il m’a raconté avoir pu échapper à la vigilance du gamin qui projetait de le manger en commençant par les oreilles. C’est pour se détendre de ces émotions fortes, qu’il s’est offert des vacances à la page.

En me promenant, je suis tombé sur un gars qui jouait du Tam-Tam la vitre baissée dans sa voiture face à l’océan. Pour moi c’était inédit : Dans mon pays, on ne joue du Tam-Tam qu’au camping du Paléo Festival. En passant devant la voiture du percussionniste, j’ai crié : “Bamboulet !“… Mais visiblement, ce musicien automobiliste ne devait pas avoir connaissance du camping en question …

J’ai expérimenté pour nous, le “Happy Hour ” à la mexicaine à Hermosa Beach. Entre 3 et 7pm, du lundi au dredi, on te livre une double dose de désaltérant pour le prix d’une simple. C’est pour mieux te garnir la moustache de mousse après le travail. Et puis on t’offre le big panier de Nachos et ses sauces piquantes. Ce qui te file une soif de fenec et qui te laisse vite entrevoir un sens à la double dose. Et puis forcément, tu doubles aussi le nombre d’excursions aux restrooms … Petit détail que je n’avais pas remarqué lors de mes premières vidanges, il y avait un crucifix en bois au dessus de chaque urinoir…

Pour me protéger le couvercle de la cafetière des rayons solaires dévastateurs, J’ai acheté une casquette dans un magasin de sport. Mon choix s’est vite porté sur un modèle léger et discret au niveau du coloris. Ça n’est  pas parce que je me trouve aux States depuis dix jours que je me sens déjà ready pour l’une de ces casquettes de baseball excentrique. C’est à la caisse que la vendeuse m’a affirmée que la casquette de mon choix a été développée en Suisse. Vérification faite, c’est bel et bien écrit “Swiss Engineered” sur l’étiquette ! Ce couvre-chef m’a coûté une fortune. Mais c’est bien connu qu’en Suisse, nous pouvons nous reposer sur une très longue tradition de la casquette et ma foi, un savoir-faire historique, ça se paie “content”.

Autres petits moments appréciables ou qui m’ont fait sourire :

  • Le bateau de pêche au gros baptisé “Sushi Hunter”
  • La Ferrari jaune à rallonge sur Hollywood Boulevard.
  • Le magasin de chaussettes ! Des centaines de chaussettes avec des motifs hallucinants !
  • En ce moment, il y a un circuit de course éphémère genre Indycar ou Formule 1 en ville en  bord de mer à Long Beach. J’ai vu passer deux Formules 1 biplace. Impressionnant ! Mais de mon vivant, pas question que je mette le cul dans l’un de ces baquets pour un tour de circuit !
  • Un mec sympa m’a accosté. Il souhaitait faire un tour d’essai avec ma voiture de location. Je n’ai pas cédé, même pas pour un tour de pâté de maisons. Il ne m’en a pas voulu et à la fin de la discussion il m’a dit : “You look smart !” . Une première ! Probablement que cette casquette de bonne facture, me met vraiment bien en valeur … 😉

 

Chato Tsab

Hier soir, j’étais de sortie à Huntington Beach, la cité des surfeurs. Histoire de satisfaire à ma curiosité de la vie nocturne de l’endroit ainsi qu’à mon addiction à la bière. En Europe, on entend toujours dire que la Binche américaine est bien trop légère, voire même insipide.

Mais j’ai depuis peu été habilité par le congrès à contredire énergiquement ces injustes rumeurs !

C’est dans un pub que je me suis fait conseiller une IPA ambrée qui ma foi, était à des miles de me faire penser à une imitation d’eau sale !

Puis c’est sur le chemin du retour en déambulant en direction de ma crèche que mes canaux auditifs ont été soudainement gorgés par des sonorités de rock joué en live ou par quelque tonitruant divertissement apparenté. J’ai immédiatement orienté le grand gouvernail en direction de la source sonore et ai été me jeter droit dans la gueule du coyote. Il n’y avait pas vraiment la meute dans le boui-boui, mais le son était excellent et l’ambiance du feu de vieux. J’ai prêté l’oreille au répertoire de trois groupes en découvrant quelques autres bonnes IPA. C’était une belle fin de soirée !

Ce matin, je me suis réveillé à l’aube avec une alerte de degré 2 sur l’échelle de lendemain d’hier. Ça ne m’a pas empêché de m’arracher de ma paillasse, de procéder à mes ablutions puis à engloutir une petite collation matinale. Ensuite comme je ne suis pas venu aux States pour glandouiller, je me suis mis en piste pour aller fouler de mes dix orteils, le sable fin de Sunset Beach, puis celui de Seal Beach où j’ai, à une heure décente, décidé de rallumer le baobab, histoire de faire oublier aux derniers petits nains, le solde d’effets secondaires des excès de la veille.

Et c’est là , le cul planté dans le sable en philosophant pour bien moins de deux balles, que j’ai constaté avec un certain effroi, que durant l’exploration de toutes ces plages, je n’avais pas encore construit le moindre château de sable !!!

Bien que je ne me détectais pas de compétences particulières en architecture et n’ayant de surcroit, pas pensé emporter ma truelle de voyage, j’ai tout de même relevé le défi :

Désolé, ce château n’est pas à vendre !

Latest GPS Screenshot (dernière capture d’écran de mon GPS)

Aujourd’hui je n’ai pas rencontré le beau temps vanté par les prévisions météo. Pour les photos, les conditions n’étaient pas optimales. Alors je me suis contenté de prendre mon GPS  en photo histoire de ne pas rester bredouille…

La grande fête des couleurs

De l’encre noire sur du papier blanc,

Des peurs bleues sur des passages au rouge,

Des ivresses de verts sur des vertiges d’oranges …

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Une célébration composée …

                                         … d’étourdissements de nuances

Un festival de sentiments bariolés dédié …

                                       … à tout ce qui peut nous réunir …

Un texte qui à mon sens mériterait encore certaines retouches ...

Si tu devais parfois manquer de patience …

Si tu devais parfois manquer de patience …

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N’aie pas peur

Ne crains rien

C’est bientôt l’heure

C’est déjà presque demain

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Ne t’enfuis pas

Faut plus t’inquiéter

C’est bientôt là

C’est déjà presque arrivé

.

Ne perds pas patience

Relâche cette tension

Ne perds pas confiance

C’est déjà presque au présent

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Source Image : Internet

La patience, voilà un sujet d’article qui patientait depuis longtemps sur ma liste…

Ce n’est pas ma contribution la plus aboutie alors J’espère, que ma patience ne fait pas illusion …

Le coup de la sorcière

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Aujourd’hui je le sais c’est con comme un balai

On m’a ressorti le vieux coup de la sorcière !

Dans la marmite de la bave de crapaud bien laid

Et comble de bonheur une dose de fiel de vipère

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Elle a tenté d’agiter un peu sa baguette magique

A débité ses inquiétantes incantations à très haute voix

A  dispersé un peu de fumée c’est un classique

Son breuvage était imbuvable comme à chaque fois !

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Les intermédiaires

Les intermédiaires

 

Si tu souhaites vraiment que je puisse percevoir ta véritable lumière

J’aimerais que tu te sentes prête à te passer de ces intermédiaires

Tous ces courtiers et ces négociateurs ne font que m’indisposer

Ces interprètes et ces entremetteurs ne parviennent qu’à m’éloigner !

Si tu espères que je puisse clairement comprendre tes messages

J’aimerais que tu te passes des services de ces pourvoyeurs de pages

Tous ces commissionnaires et ces transitaires ne font que m’embrouiller

Ces tiers et ces emmerdeurs ne parviennent qu’à tout compliquer !

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