Category Archives: Dé/codages (programmation)

Concours de beauté pour chiens moches mais sympas

Il y a déjà pas mal années de cela, j’avais été contacté pour coder un logiciel pour tablette tactile, visant à informatiser l’ensemble de la saisie des notes décernées aux moins repoussants des prétendants à la gamelle d’Or, un prix offert au gagnant d’un concours de beauté pour chiens moches mais sympas.

J’avais d’abord pensé à une belle grosse farce organisée par une clique de plaisantins, bien décidés à sonder la profondeur réelle de ma légendaire naïveté. Avec peut-être en toile de fond l’idée de me surprendre un soir de fête, en me décernant un Clébar d’Honneur pour l’ensemble de ma carrière.

Malgré mon flair exceptionnel, je n’ai pas déniché d’os dans le cahier des charges reçu pour réaliser mon calcul d’offre et l’experte en truffes humides et poils ras qui m’avait tendu cette laisse destinée à m’embringuer dans cette curieuse promenade, avait su me convaincre en personne, du bien fondé d’un tel projet dans les limites de la dimension qui nous occupe.

Et un jour, elle m’avait ordonné de m’asseoir et de commencer à travailler sur son projet. Et depuis, je n’ai jamais plus pu cesser de me lécher les babines, de fourrer mon museau partout, d’aller me rouler dans la boue et de remuer de la queue quand elle me répétait en me flattant l’encolure, que j’étais une belle bête de concours.

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Tu es vraiment à croquer !

Certains m’ont déjà demandé s’il m’était déjà arrivé en marge de mes délires courants de me livrer à des expérimentations sur le vivant. Ma réponse a été claire : Jamais ! (enfin presque)

Je m’étais chargé du développement de la partie électronique et du codage du logiciel embarqué d’un gros projet qui comportait une expérience sur des souris de laboratoire ! Mais le chef de projet, devant ma mine embarrassée en m’apprenant la nouvelle, m’avait certifié, que les rongeurs testeurs n’étaient pas sacrifiés au nom de la science et que, mis à part une inévitable poussée de stress, ils s’en tiraient sans mal à la fin.

Par contre, je le concède, il m’est arrivé de me consacrer à des expériences invasives en laboratoire sur des cornichons. Mes recherches portaient sur l’optimisation du croquant de mes sujets d’étude. J’ai donc par la force des choses été amené à torturer voire sacrifier quelques cucurbitacées, mais c’était pour la bonne cause. En dehors de cela, si ça peut rassurer certains, je ne ferais pas de mal à une mouche ni même à un petit pois innocent.

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L’opération “Mozerboard”

-Docteur, vous avez vu ? On a un problème !! Voyez, ici et là...

-En effet, j’ai vu ça ! Même si en 30 ans de bloc opératoire, je n’avais encore jamais vu ça ! Passez-moi le micro-tournevis cruciforme

-Voici votre outil. On n’a pas trouvé de donneur à 100% compatible ? Sommes-nous encore en présence de l’un de ces cas d’obsolescence programmée ?

-Je ne pense pas. Ce patient-là avait un Pentium Core I7 à quadruple cœurs de 7ème génération du millésime 2017. Et ce modèle de circuit est introuvable sur le marché, même dans les brocantes d’organes. Mais il fallait tenter l’impossible, alors on s’est rabattu sur un Core I3, très proche d’un point de vue mécanique. Il fallait tenter de sauver ce qui avait une chance de l’être. Passez-moi la pince à long bec à 45 degrés

-Tenez là voilà. Est-ce que je peux couper le circuit d’alimentation auxiliaire ?

-Oui, coupez tout, avant que le module de rechange implanté ne se mette à surchauffer. On va au plus vite devoir chercher un autre donneur compatible, qui nous fournirait un ventilateur adapté. Passez-moi le tube de pâte thermoconductrice

-Et voilà. Et maintenant, qu’allons-nous faire du patient ? Est-ce qu’on informe ses proches que nous avons été confrontés à des complications ou alors est ce qu’on les prévient qu’ils doivent commencer à envisager d’acheter du neuf ?

-On va maintenir le client en coma artificiel jusqu’à ce qu’éventuellement, on puisse trouver la pièce conforme. Et on informe les proches qu’on va tenter l’impossible et qu’ils ne doivent pas perdre tout espoir. Passez-moi une petite boite, pour les vis…

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J’ai un fort penchant pour la réparation. C’est une manie chez moi qui peut friser l’acharnement thérapeutique. Techniquement tout est toujours d’abord potentiellement réparable, comme “dans le bon vieux temps”. Et je peux faire preuve d’une obstination déraisonnable à vouloir dépanner des objets qui dysfonctionnent. Je pense que les batailles d’ordre technique, libèrent chez moi un niveau de dopamine comparable à celui qui anime ceux qui ont une forte addiction au jeu. Et je ressens une certaine jubilation, lorsque je suis parvenu à prolonger la durée de vie “de mon patient”. Et ce, que ce soit avec ou sans avoir eu à recours à de l’aide extérieure.

J’ai baptisé cette habitude pathologique le syndrome de MacGyver. C’est inspiré de la série originale du même nom. C’était un type futé et ingénieux qui bricolait de petits miracles avec les moyens du bord, comme par exemple un cure-dents, deux boulons et un élastique de pot de confiture..

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Un électron libre en suspension

On pourrait croire que je suis un électron libre d’astreinte à toute conformité, mais c’est entièrement faux ! J’ai été domestiqué très jeune déjà. J’ai même dû me soumettre à une autorité parentale assez stricte parfois. J’ai par exemple longtemps été contraint de fréquenter les bancs de l’école alors que j’avais beaucoup mieux à faire. Ils ont du profiter d’un instant de somnolence pour me capturer et m’enchainer à un radiateur du collège ! Et évidemment, captif de ce long processus qui n’était pas dans ma vraie nature, j’y ai au final un peu perdu en authenticité.

Lorsqu’ils m’ont enfin libéré pour mauvaise conduite de mon formatage scolaire , il ne restait en moi déjà plus grand-chose du flâneur-cueilleur pré-conditionné.

A peine le temps de souffler un peu que je tombais cette fois dans le piège de la technologie : ” -Tu vas apprendre un métier d’avenir avec sérieux et tu n’iras folâtrer à volonté dans la nature, qu’ensuite !” Une fois de plus c’était entre parenthèses que j’avais dû brider ma prometteuse trajectoire d’électron désinvolte.

Quand ce fût chose faite, j’avais été appelé à me plier à apprendre à servir mon pays la pâquerette au bout du fusil. A exécuter des ordres les yeux-fermés, sans rouspéter et à marcher au pas de charge en rangs d’oignons. J’avais célébré le jour de mes vingt ans en faisant les vingt pompes réglementaires devant la caserne. Je n’avais pas d’autre choix sinon la désertion.

Une fois libéré de mes obligations patriotiques et conditionné à marcher droit, je suis retombé dans le piège de la technologie. C’est que ma profession me rappelait les jeux de briques de construction danoises de mon enfance mais avec un supplément d’électrons remuants dedans. Des électrons qui se bousculaient plus ou moins intensément dans des fils de cuivre multicolores : Je me sentais à nouveau évoluer dans un espace quasi illimité. Cette fois, ça pouvait être moi, le maître des électrons. Je pouvais à tout instant décider de les libérer tous. Devenir le roi du court-circuit, si d’aventure l’envie devait m’en prendre !

Et puis un jour, j’ai eu la visite du préposé au respect des normes. Celles qu’on disait être en vigueur. Il parcourait plus d’un millier de kilomètres pour venir inspecter mon travail. Il passait chaque détail en revue à la loupe et dressait une liste de tout ce qu’il fallait corriger. La terre devait être bien à la masse mais pas de n’importe quelle manière ! Il était pointilleux, procédurier mais aussi de contact agréable. Une fois de plus, j’étais prié de me plier à des normes strictes et préétablies ! De menotter l’électron libre en moi. Au mieux, de le remettre au frais, pour plus tard.

D’un côté, je comprenais très bien la raison d’être de toutes ces fichues normes mais de l’autre, je voyais également proportionnellement fondre mon espace de liberté et de créativité ! Cruel dilemme : Pour bien faire, il me fallait encore déplacer le curseur à contrecœur.

Un jour, ce fût mon tour de parcourir le millier de bornes pour aller rendre visite au préposé au respect des normes. Il m’avait déjà transmis de nombreuses connaissances importantes ! Mais le mystère des origines et du parcours de domestication de ce présumé grand maniaque était resté entier.

Un soir, il m’a révélé qu’il vouait une véritable passion à ces vieux fourgons en tôle ondulée : Les Citroën Type H. Un véhicule utilitaire qui, au pifomètre datait de bien avant l’invention des normes internationales et du tout début de l’Ère des électrons. Une époque que je situerais approximativement à une semaine après le big bang ! Et j’ai découvert que lui aussi, quelque part, avait conservé de quoi s’accrocher encore un peu à ses grandes aspirations d’origine !

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Après avoir rédigé l’article ci-dessus, c’est dans le but d’y ajouter une illustration que j’ai tenté de dessiner l’un de ces fourgons à main levée. Mais je le voulais un peu déformé, plus fantaisiste. J’ai voulu lui apporter ma petite touche personnelle. En faire une caricature. Résultat : c’était complétement raté ! Affreux !

“- Il y a des cas où rien ne sera jamais mieux que l’original !” m’aurait alors affirmé l’expert en glissant les plans d’origine sous mes yeux… “- A respecter à la lettre près, sinon ce n’est même pas la peine d’essayer !”

Et moi, une fois de plus de m’incliner et de lui donner raison… ( Mais ce sera juste pour cette fois )

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Ma bonne vieille machine à voyager dans le temps

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Ma bonne vieille machine à voyager dans le temps

aurait peut-être besoin d’une grande révision et d’une mise à jour ?

Mais alors quelque chose de fiable, qui aura déjà fait ses preuves !

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Réplique en temps réel

Un jour, on m’avait demandé si j’étais une machine.

C’était arrivé comme ça, par surprise au cours d’une communication de routine. J’étais pris au dépourvu : Je n’avais pas pensé programmer de répartie pour répondre à cette classe de stimulations. Alors, je m’étais contenté de pouffer comme une andouille en placardant le faciès le plus neutre que j’avais pu trouver en mémoire.

Suite à quoi, mon interlocuteur n’avait pas répété ni reformulé sa question. J’en avais déduit qu’il m’avait dès lors clairement identifié en tant qu’andouille d’origine biologique Et hop, procédure terminée ! Accès autorisé…

Sa demande répertoriée nulle part dans mon code source ne pouvait donc être en lien avec aucun protocole à suivre. Le processus approprié dans pareil cas aurait-il été d’acquiescer d’un mouvement de tête puis d’appliquer la routine de bienséance de base en lui retournant la question ? Je transfère illico cette option de raisonnement sur liste d’attente et me chargerai de valider la logique de cette approche avant la prochaine mise à jour.  

Mais mon homologue était resté planté devant moi. Affichant une expression indéterminée en me dévisageant. Ça m’avait paru durer des millisecondes ! Une rapide analyse avait pointé sur la probabilité qu’il était resté captif dans la boucle d’un algorithme gourmand en vitesse de calcul. Sans doute une fonction fort complexe, chargée de collecter un nombre conséquent de variables, pour que mon vis-à-vis communicant soit en mesure de décrypter un complément de réponse à mon gloussement de stupéfaction naturel de départ.

Restait à prendre en compte la probabilité qu’il s’agissait d’un nouveau modèle récemment mis en service. Un bricolage en dépassement de budget expédié dans la rue en phase de test et en cours de mise au point. Un de ces prototypes truffés d’incompatibilités au niveau interfaces, rendant problématique l’établissement d’une quelconque alchimie avec une andouille d’ancienne génération.

De mon côté, j’ai immédiatement lancé une énumération aléatoire rapide depuis le répertoire où sont inventoriées toutes mes phrases évasives de secours. Au terme de laquelle j’ai pu lui répondre : Oooh, ça dépend des jours, comme tout le monde…

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La longue réflexion chaotique que j'avais ajoutée hier en 
commentaire ici, peut simplement être résumée en deux phrases : 
Je n'aime plus autant la technologie et les machines qu'avant !
Et il y en a de plus en plus...

Allez et maintenant on s’accorde tout de même une petite journée de sérénité !

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Le dresseur de puces

Avant de jongler avec des plumes et des crayons, j’ai été dresseur de puces. De minuscules bestioles qui n’ont pas été faciles à apprivoiser. Des créatures plus complexes qu’elles n’en avaient l’air et avec qui, il était pour moi loin d’être évident d’entrer en bonne communication.

J’allais devoir m’introduire dans leur microcosme et acquérir de la technique. Tout apprendre de leur anatomie. M’enquérir de leur savoir-faire et m’intéresser à leurs personnalités.

C’était une activité passionnante, même s’il m’est arrivé de jongler avec des dizaines de points d’interrogation en simultané pour n’obtenir qu’un petit bond en avant. Et le plus souvent, c’était encore moi le dompteur, qui alignais des séries de sauts désordonnés dans ma cuisine…

Il pouvait arriver comme ça sans raison qu’au milieu d’une représentation, elles me plantent-là, interrompant brutalement leur numéro ! Ou alors que subitement elles aient un coup de folie et adoptent un comportement anarchique inattendu.

Alors j’ai évalué l’éventualité d’adopter un chien. C’est bien connu, les puces ça apprécie de se défouler sur des chiens ! J’avais pensé qu’à cette condition peut-être, elles arrêteraient de me lâcher sans prévenir en plein spectacle au moment où il commençait à être rôdé…

Puis un jour, j’ai déniché une variété de puces qui étaient livrées avec le chien. Je n’étais donc pas le seul saltimbanque qui avait du mal à faire régner l’ordre absolu sans sa petite troupe. C’était un détail intéressant et amusant. Une sorte de revanche : C’est un chien de garde qui répondait au nom de Watchdog qui était cette fois installé dans la puce et non le contraire !

Et si la puce se mettait en tête de ne pas obéir au doigt et à l’œil du dresseur et à la vigilance du chien de garde, c’était le chien qui en toute discrétion, lui montrait les crocs et le programme pouvait reprendre comme il avait déjà été maintes fois répété….

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Note : Cet article n’est que le récit du chemin tortueux qui m’avait mené vers le dessin de l’article suivant

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Anatomie et portrait de l’une de mes puces à chien, fabriquée à base de sable :

( Un document qui date de 2002 )

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En phase productive

Source : Better Call Saul

En ce moment, on ne peut pas dire que je m’ennuie dans ma guérite…

Il y a quelques jours, je me suis lancé dans un projet un peu fou. A l’origine, ce n’était que le germe d’une idée captivante. Une théorie intéressante, mais trop fastidieuse pour moi à mettre en œuvre. Une de ces illuminations fumeuses de plus où il me manquait l’impulsion nécessaire pour décider de tenter de la mettre en application.

Le coup de fouet est venu de l’extérieur. Cette méthode pouvait être utile à quelqu’un ! Une suite d’échanges constructifs et motivants et d’un seul coup, toute la cavalerie était mobilisée et partait au grand galop en terres inconnues…

Et j’en suis ravi, parce que ça fonctionne à merveille !

Il s’agit d’un sujet très spécifique qui touche au domaine de la programmation. Bien que ce soit en rapport avec le graphisme, je ne vais pas m’étaler là-dessus ici.

Mais ça tombe bien, parce que lorsque je traverse une phase de répit où les bonnes idées ne se bousculent pas, il suffit que je produise du code informatique pendant un ou deux jours pour que ça réveille toute une ribambelle de neurones endormis. Ça entraine mon retour en phase productive dans tous les autres domaines également. Et dire que j’ai mis des années avant de remarquer et de comprendre cet effet de levier en moi.

Voilà, reste quand même encore pas mal de détails à régler et de finitions à fignoler avant de pouvoir fêter cet heureux dénouement !

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Interface homme-machine

Parmi les moyens prévus pour permettre le dialogue entre un être humain et une machine, il existe ce qu’on appelle l’interface graphique (en anglais GUI) pour Graphical User Interface.

En 2006, j’avais commencé à coder un programme. Un outil logiciel graphique et technique destiné aux ingénieurs/développeurs en électronique. Une profession que j’ai exercé durant des années. J’avais toujours souhaité un jour créer mon propre “produit”, en explorant et en expérimentant en autodidacte, divers domaines comme la programmation. Petit à petit, avec les années, ce programme est devenu ce qu’on appelle une véritable “usine à gaz”. Mes idées additionnées à celles que me soumettaient des clients utilisateurs du monde entier, ont fini par faire gonfler ce projet jusqu’à ce qu’il atteigne des proportions allant au delà du raisonnable.

J’implémentais régulièrement à la va-vite des fonctionnalités supplémentaires ici et là. Tant et si bien que “le poste de pilotage” de l’utilisateur a fini par ressembler à celui de la photo de gauche. Et pour chaque fonction nouvelle ou extension, d’ajouter un icône ou un élément de menu par ici et de rédiger un autre petit tutoriel par là. Expliquer comment faire ceci ou cela et tout ça dans la langue de milkshakes-pire que je maîtrise que partiellement. Je finissais par moi-même après quelque temps d’inactivité sur ce projet, ne plus très bien savoir ou trouver ou comment me servir des mille manettes de mon usine.

J’avais lu dans certains articles de presse que la programmation de logiciels ne serait bientôt plus un métier d’avenir parce que la fameuse intelligence artificielle deviendrait plus compétente que nous pour réaliser de ce type de tâches. Mais j’ai aussi parcouru d’autres articles qui déclaraient que les jeunes enfants devraient “tous” apprendre à coder dès leurs années d’école. Et pour ma part je soutiens clairement cette idée là. Parce que je pense que la programmation et le débogage (la recherche et la résolution de dysfonctionnements et de bugs) peuvent à mon avis activer et développer plusieurs régions cognitives de notre cerveau et réveiller beaucoup de créativité. Ce qui ouvre un accès à des capacités qui peuvent nous compléter et qui se révèlent également efficaces dans bien d’autres domaines que la maîtrise et l’utilisation de l’informatique. Et je fais partie de ceux qui ont du lutter pour un jour se sentir vraiment à l’aise dans la programmation. Ceci bien que j’aie commencé assez tôt dans ma jeunesse à m’y intéresser et à me débrouiller avec ce type de techniques. (Je reviendrai sur ce point dans un prochain article)

Ces temps-ci, j’ai retrouvé le feu sacré pour continuer de faire évoluer le poste de pilotage de mon bon vieux programme qui affiche “déjà” à l’écran ses presque quinze ans de maturation. J’aimerais que petit à petit, il ressemble de plus en plus au cockpit de l’encadré de droite sur la photo. Une interface homme-machine plus épurée, agréable et intuitive…

Les programmes que je crée aujourd’hui, sont tous des héritiers des nombreuses expériences accumulées en développant ce projet ludique et extravagant. Alors il mérite bien que je prenne tout le temps nécessaire pour lui offrir quelques élégantes finitions.

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Encéphalogrammes en pente douce

La capture d’écran qui illustre cet article est celle d’un programme que je viens de coder. Sur le graphique de droite, ce ne sont pas du tout les courbes actuelles de mes électro-encéphalogrammes ! Parce qu’en ce moment, elles seraient plates comme un banc de limandes ! Et je ne peux que m’en réjouir ! C’est une sensation très agréable.

L’autre jour, suite à une alarme de niveau de surcharge, le disjoncteur chimique automatique de mon hémidroit s’est activé (voir cet article) et il a enclenché une procédure d’urgence. Mon hémidroit est immédiatement passé en standby et c’est mon hémigauche qui a repris le contrôle des opérations. (voir aussi cet article)

Depuis cette relève, je n’ai pas eu à fournir le moindre effort pour me vider la tête. Je me sens complétement à court d’idées. Je n’ai pas même la mauvaise idée d’aller me prendre la tête avec celles que je pourrais retrouver dans mes notes. J’ai vérifié dans le miroir : je n’ai pas repéré la moindre trace d’une idée derrière ma tête. Si je devais aujourd’hui être assailli par des idées noires, je pense qu’elles ne pourraient pas être plus sombres que grises clair.

Lorsque je traverse ces phases-là, je peux à nouveau me régaler de délicieux rêves chaque nuit. Si ça se trouve, je pourrais me remettre à bouquiner, sans avoir à perdre le fil du récit avant d’atteindre la fin de la page.

Et j’ai eu beau tenter de titiller des neurones encore fringants , de m’inciter à stimuler des synapses chargés d’électricité  : Absolument rien n’a été en mesure de perturber ce grand calme ambiant.

Mais j’ai quand même déjà une toute petite idée ce qui m’attend : Je vais finir par craindre que ma fantaisie et mon imagination m’ont désertées pour toujours. Je recommencerai à me trouver fade et monotone. Une inquiétude grandissante m’envahira peu à peu. Et à la fin, je n’aurai d’autre choix que d’en arriver à faire le tintamarre nécessaire pour tirer mon grain de folie de sa torpeur…

Mais en ce moment même, je ne souhaite pas me mettre en quête d’une source d’inspiration qui pourrait me faire évader de ce bien-être qui me paraît encore si confortable !

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My dead Laptop

Voilà, l’autopsie de mon laptop principal est terminée. S’agissant d’une mort suspecte l’enquête continue.

Il était beaucoup trop jeune pour rendre l’âme et était loin d’être obsolète. Au moment de passer la souris à gauche, il était gorgé de bons souvenirs trop récents pour avoir été sauvegardés.

Le jour où il s’est endormi, j’ai commencé par diagnostiquer un problème de sablier : L’étroit conduit bouché par un grain de sable trop volumineux. Je l’ai secoué, retourné, supplié mais il ne s’est jamais réveillé. Une série de vigoureux massages cardiaques sur le mousepad n’ont pas relancé la machine.

Alors j’ai placé le patient au repos forcé durant deux jours. Je dois avouer à demi-mots que ces derniers temps, je l’avais mis à rude épreuve. Sans jamais déceler les prémices d’un éventuel burn-out fatal. Dans les cas où il se sentait un peu à plat, je lui prescrivais une pleine recharge.

Mais deux jours de permission n’ont pas ressuscité le moribond.

Les seuls signes de vie encore visibles étaient un peu d’hyperventilation et un pouls irrégulier visible sur la LED de la touche caps lock. Cinq clignotements lents suivis de trois rapides. Un peu comme si le comateux voulait me lancer un S.O.S, mais qu’une forte fièvre l’empêchait de se décider à le faire en employant des majuscules ou des minuscules.

Renseignement pris auprès d’un spécialiste, il s’agissait d’un appel au secours manifestant une carte-mère à l’agonie. Que les chances de succès d’une réanimation classique étaient minces. Qu’il faudrait envisager une opération à cœur ouvert et faire appel à un don d’organe.

Bien sûr, j’ai culpabilisé ! Cette affaire m’a rappelé le siècle dernier et ce client qui affichait habituellement un caractère calme, mais qui pouvait parfois partir dans de si intenses crises de colère, qu’il lui arrivait de pulvériser le filament des ampoules à incandescence allumées dans les alentours immédiats de son déchaînement de fureur. Celles logées dans le tableau de bord de sa voiture n’échappaient pas à cette malédiction. Et juste avant le trépas de mon laptop, j’avais dû subir un épisode de très forte irritation après avoir séché des heures sans succès sur la résolution de l’installation de deux programmes incompatibles. En réalité, je crois que je suis coupable d’un laptopicide ! Je l’ai trucidé en l’exposant à un bombardement intensif de mauvaises ondes !

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Mannequin articulé pour le dessin

Une information qui sera peut-être intéressante pour les artistes qui aiment dessiner, et qui souhaitent trouver une alternative ou une extension à leur mannequin articulé en bois.

Le logiciel s’appelle DesignDoll de Terawell. La licence ne coûte pas les yeux de la tête et il en existe une version de démo gratuite, sans fonction de sauvegarde. Il est assez facile à prendre en mains et offre énormément de possibilités .

http://terawell.net/terawell/

C’est à la base avec ce programme 3D là que j’ai créé les deux mains ci-dessous et les danseurs de l’article “Viens danser…” qui suit. Les assemblages et des traitement supplémentaires ont ensuite été réalisés avec les logiciels GIMP et Inkscape.

Planifions, mais planifions mieux !

Ces dernières semaines, au lieu de griffonner, de peinturlurer ou de scribouiller, j’ai consacré une importante partie de mon temps à programmer une appli Windows avec l’outil RAD Delphi.

Il s’agit d’une Interface Graphique Utilisateur (GUI) de planification journalière dont la “base de données” n’est autre qu’un fichier Microsoft Excel qui couvre une année entière. Et ma foi youpie, je pourrai comme convenu livrer le bébé demain ! En développant ce logiciel, j’ai une fois de plus eu l’occasion de vérifier qu’il ne faut jamais trop vite enterrer les grands défis qu’on s’est un jour lancés : Il m’aura fallu me battre longtemps avant de me sentir aussi à l’aise que cette fois-ci dans cette discipline ! La réalisation de ce projet m’a procuré un vertigineux pic de plaisir !

J’ai souhaité signaler cette satisfaction sur ce blog, qui me sert un peu de journal de bord et d’album de souvenirs.

Voilà et dès demain en principe, je repasse en mode artistique !

( Défi #4620 )


Choupette is famous !

Salut !

En ce moment, je code une application en lien avec une base de données relationnelle. Ça faisait longtemps que ce domaine particulier m’intéressait et que je souhaitais l’explorer par la pratique.

Comme il faut que je teste mon programme pour voir s’il n’y pas un os quelque part en le nourrissant de données,  j’ai pensé qu’il serait dommage de me passer d’un petit délire !

Hé oui maintenant Choupette est une célébrité elle-aussi !

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