Une campagne dans un Eldorado

Il était une fois, un lointain endroit dont la localisation exacte avait été gardée secrète. Il était situé très à l’écart de toute civilisation humaine et sa principale raison d’être, était de contribuer à la préservation de la biodiversité sur la planète. C’était une grande oasis naturelle, qui avait la particularité… d’être un peu particulière !

Un beau jour, dans ce coin de paradis au décor luxuriant et bucolique, devait se tenir l’élection d’un candidat au poste de conservateur en chef. Un mandat à durée limitée qui était à repourvoir.

Et c’est à cette occasion, que s’étaient réunis les délégués de toutes les espèces vivant dans cet espace de nature protégée. Pour que chacun d’entre eux, puisse approcher les différents candidats qui s’étaient déclarés volontaires et motivés à remplir cette honorable fonction ! Ainsi était aussi offerte aux électeurs, la possibilité de voir ce qu’ils avaient dans le ventre, de se forger une idée précise quant à leurs véritables compétences et d’influencer leur choix en faveur du postulant au profil le plus prometteur et aussi le plus apte à œuvrer pour le bien de tous.

Lors de ce grand rassemblement, on avait notamment pu noter la présence de :

  • l’ours (dont personne n’avait encore osé vendre la peau, sans d’abord imaginer devoir lui passer sur le corps pour cela)
  • du gros poisson (qui, végétarien de naissance, n’en avait encore jamais mangé de plus petit que lui)
  • du bœuf (qui affichait une certaine fierté que personne n’avait encore essayé de le planquer derrière une charrue à la con)
  • de l’hirondelle (qui déclarait ouvertement, au risque de déplaire, qu’en réalité elle avait déjà plusieurs printemps à son actif)
  • de l’âne (qui n’avait encore jamais chié la moindre pièce d’or, mais qui évitait aussi de nous en chier une pendule)  
  • du rat (qui n’avait pas le pied marin et qui de ce fait n’avait encore jamais dû quitter de navire dans la précipitation et qui n’en avait aucunement honte)
  • du chien (qui disait volontiers ne pas être le genre de casse-couille à devoir se manifester au passage de chaque caravane)
  • du chat (qui ne cachait pas de n’avoir jamais été gris, pas même les nuits sans lune)
  • du serpent (qui à l’entendre n’aurait jamais été assez con même bourré comme un sac à main, pour vouloir de se mordre la queue)
  • du corbeau (qui prétendait savoir garder des secrets et se targuait de n’avoir encore jamais envoyé de lettre anonyme)
  • du crocodile (qui n’avait encore jamais laissé couler la moindre larmichette en public)
  • du canard (à qui personne n’avait eu l’idée saugrenue de vouloir ne serait-ce qu’en théorie lui casser une patte)
  • du cochon (qui clamait n’avoir toujours eu qu’une parole et qu’il ne s’en était jamais dédit)
  • du lion (qui se déclarait claustrophobe et qui n’aurait jamais supporté de devoir tourner en rond dans une cage)
  • de la baleine (qui tenait avant tout à être prise au sérieux et voulait faire savoir à tous qu’elle ne riait pas plus que qui que ce soit d’autre)
  • du crapaud (à qui il ne viendrait jamais à l’idée de baver sur une colombe car plutôt branché grenouilles que volatiles)
  • du vieux singe (qui affirmait toujours avoir autre chose à foutre que d’apprendre à faire des grimaces ou à devoir se forcer à maîtriser des bonnes manières)
  • du requin marteau (qui ne s’était jamais intéressé plus que ça à la finance vu que son truc à lui c’était plutôt le bricolage)

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Sur la liste des candidats officiels, il y avait :

  • le bon cheval (sur qui personne n’avait encore misé mais qui se refusait d’abandonner tout espoir)
  • la tortue (qui depuis son improbable victoire contre un lièvre s’obstinait à participer à toutes les compétitions)

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A suivre, peut-être ...

A deux doigts de la pierre tombale !

Je venais très récemment de voir et de revoir quelques épisodes de Creepshow et des Contes de la Crypte. (Il s’agit de séries de courts-métrages inspirés ou dérivés de grimoires de l’effroi et de bandes dessinées d’épouvante)

Mais à eux seuls, les tourments provoqués alors en moi par cette procession de visions d’horreur agrémentés de voix sépulcrales, n’expliquent pas toute la noirceur de l’encre qui s’est répandue sur cet article basé sur de sinistres mémoires …

C’est dans la foulée, encore transi de frissons glaçants comme une nuit d’automne sans petite laine, que j’en avais profité pour reconsidérer le cadre de ma condition de mortel en sursis. Que je m’étais rappelé l’imprévisibilité d’une faucheuse réputée coutumière des coups de tête et qui serait bien mal inspirée d’anticiper l’heure de notre rendez-vous ! A qui d’ailleurs je refuserais mordicus sans négociation préalable, d’apposer ma signature sur son reçu. En particulier, si l’intention première serait de me retirer de la circulation en un seul et unique épisode !

Je m’étais alors résolu à m’occuper en priorité de certains préparatifs allant dans ce sens. Histoire que le jour venu, il ne puisse pas y avoir un os quelque part. J’étais déterminé à m’offrir une visite préventive à la boutique de mode et d’accessoires macabres. Pour me livrer à un essayage de costumes de fantôme et pour secouer un large choix de modèles de chaines en acier. Sans oublier de faire ensuite un crochet par l’agence de voyages post mortem, pour me laisser conseiller une activité fantomale motivante et pour jeter un coup d’œil à leurs catalogues de destinations funestes et de sites glauques à hanter.

Mais en route pour les quartiers lugubres, voilà qu’un binôme de smombies s’en vient contrecarrer mes plans ! Ceci sans même sacrifier une miette de leurs attentions respectives sur leurs petits écrans tactiles rêveurs ! Oubliant d’orienter une seule orbite de bon sens sur les dangers potentiels de la circulation urbaine ! Voilà qu’à mon approche, ce duo de piétonniers suicidaires surgit d’un pas rapide de derrière l’angle mort d’un autobus à l’arrêt, pour venir se jeter sur la chaussée et dans son trafic, leurs doigts et leurs nez soudés à leurs microcosmes rétroéclairés !

N’ayant jamais encore à ce jour été embauché en qualité de sous-traitant fatal par la moissonneuse à capuche, c’est en grande partie grâce à des disques de freins chauffés au rouge comme des braises de l’enfer que ces deux ectoplasmes kamikazes n’ont pas été ratatinés sous mes roues comme de la compote de pruneaux …

Les mobile-addicts imprudents ont viré au vert pâle en réalisant qu’ils venaient de passer à deux doigts d’une déconnexion brutale et d’une rupture mortifère d’avec tous leurs contacts. Et ils sont devenus transparents, au moment de leur pleine conscience quant à une annulation à la toute dernière seconde d’un rendez-vous prématuré avec la Dame en noir dans leur indifférence au monde réel. Quant à moi, je suis passé à deux doigts de mourir de peur avant qu’un réflexe de survie nous préserve de tout trépas. Si à ce moment-là, j’avais fait partie de leur espèce et que j’avais moi aussi eu mon attention détournée, c’était le carnage !

Alors, c’est blême comme une aspirine que j’ai jugé préférable de retourner me réfugier au fond de ma caverne. Et que j’ai une fois de plus remis à un autre jour, les réservations et l’acquisition des fournitures destinées à optimiser mon futur d’esprit frappeur.

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Commentaires :

Suite à plusieurs échecs consécutifs à de nombreuses tentatives au fil du temps de dessiner un smombie, me voici enfin satisfait ! Dire qu’il a fallu que je passe à deux doigts d’en écraser deux spécimens encore à moitié vivants pour que j’en arrive à mes fins ! Comme quoi dans la vie il ne faut jamais rien lâcher; hormis peut-être son smartphone !

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Je recommande l’excellent film documentaire The Social Dilemma (Derrière nos écrans de fumée) sorti en 2020, qui se base sur des témoignages de personnes ayant participé à la naissance, au financement et à l’élaboration des divers réseaux sociaux avec au départ plein de petits “j’aime” et de “like” dans les yeux et de pognon dans les poches. Avant de devoir en constater les côtés sombres, d’en mesurer les effets pervers et de cracher dans la bonne soupe qui s’est refroidie…

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Le smombie commun

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Vous aviez du courrier !

Ça fait plusieurs années déjà que j’assume pleinement mes prédispositions naturelles à l’exagération en matière d’associations d’idées. Et je pense que pourrait bien être imminente et entière, mon acceptation de l’extravagance de mes associations d’idées ET de lieux.

1er exemple : Je me suis récemment arrêté en passant, dans un très bel endroit où j’avais par le passé eu la chance de vivre quelque chose d’extraordinaire et d’inoubliable. Alors que j’avais jusque-ici exclu d’y remettre les pieds ! Ce bannissement avait pour seul but, de ne pas estomper voire de briser le lien qui pouvait exister entre cet endroit et l’évocation du moment fort que j’y avais vécu.

Une manière aussi pour moi, une nouvelle fois sur place dans des circonstances moins réjouissantes, d’éliminer tout risque de coup de blues nostalgique. D’exclure d’emblée la perspective d’un pèlerinage à grimaces dans un sanctuaire de la boule au ventre. Voilà pour l’endroit.

L’idée ultime alors encore seule associée à ce lieu, était que j’avais fait une rencontre nous ayant conduit à cet endroit splendide pimenté de conditions idéales. Une rencontre que j’avais un peu plus tard finalement perdue sur un modeste score de 1:0 sur autogoal, à quelques minutes du temps additionnel des prolongations accordé en cas d’égalité. Et comme j’avais conscience, qu’on n’obtient pas une victoire à tous les coups de sifflet et n’étant pas mauvais perdant, j’avais préféré ranger ce maillot, que je ne m’étais pas retenu de mouiller avant de m’incliner, dans la vitrine des souvenirs précieux. Parce qu’il ne devait en aucun cas se couvrir de la même poussière que moi, j’avais été mordre…

Si j’ai fini par retourner hanter cette zone interdite, c’est que mes associations d’idées ET de lieux, peuvent au-delà d’un délai raisonnable, se trouver prescrites et entraîner une annulation des pressentiments du 3ème paragraphe…

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2ème exemple, et deuxième lieu de référence de cet article, qui a la particularité de ne pas être un point fixe et définitif sur une carte, mais de déménager aussi souvent que moi. Il s’agit d’un emplacement mobile, qui se débrouille toujours pour ne pas aller s’égarer assez loin de chez moi, puisqu’il s’agit de ma boîte à lettres. Dans le passé, mes rapports au quotidien avec ce réceptacle de tôle s’étaient subitement envenimés. Et depuis, à chacun de mes passages devant sa petite porte, je rechigne à m’en approcher lorsque je ne fais pas carrément mine d’ignorer son existence. Et aujourd’hui encore, je ne lui accorde plus guère d’autre qualité, que celle de savoir retenir en captivité pour une durée indéterminée, mon contingent de contaminations de papier !

L’idée excessive que j’y ai associée, c’est que nos interactions passées n’ont le plus souvent eu pour incidence sur mes journées, que celle de me les gâcher !

Malheureusement, l’association d’idée ET de lieu dont il est question ici, semble avoir été garnie d’un délai de prescription de très longue durée…

On pourra aisément imaginer quelques déconvenues pouvant découler d’une telle inhibition :

Exemple : Supposons qu’une admiratrice romantique se saisisse de sa plus belle plume et m’envoie une déclaration manuscrite enflammée ? Il serait alors fâcheux, qu’au fond de la caissette, n’en reste qu’un petit tas de cendres, le jour de l’imprédictible relève.

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Le réveil de ma boîte à lettres

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Dans l’ombre d’un dernier chapitre

J’ai entre les mains les premiers chapitres d’une histoire, mais je n’en vois pas la fin !

C’est pourtant avec une curiosité sans limites que je me plonge dans ce roman sans fin…

Et à chaque fois que j’arrive à la fin de la dernière page, je la tourne et puis… plus rien !

Alors j’en suis venu à me demander qui de cette histoire aurait pu n’en voler que la fin !

Se peut-il qu’au monde il existe tel aigrefin enclin à commettre ce genre d’odieux larcin ?

Celui qui s’accaparerait un dénouement pour n’en réserver l’usage qu’à ses propres fins ?

Celui qui se moquerait d’infliger à tout autre lecteur que lui de rester sans fin sur sa faim ?

Et si c’était le vilain de l’histoire qui en aurait dérobé la fin pour échapper à son destin ?

Martelant qu’une fiction devrait dépasser toute réalité jusqu’à en convaincre l’écrivain…

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L’escalier sans fin – Montréal
Une histoire inspirée par des faits réels qui n'aboutissaient nulle part...

L’incroyable sort d’un citron non traité et pas pressé

Alors que je n’en avais jamais connu une seule durant les premières décennies de mon existence, j’ai un jour commencé a développer ici et là quelques allergies alimentaires. Au début, c’était uniquement avec certains ananas ! Un fruit dont je raffolais particulièrement. Et puis ensuite, même chose avec les agrumes. Et un jour ce fût pareil avec un melon de Cavaillon !!! C’est là que j’ai sonné l’alerte ! Comment allais-je pouvoir survivre, si je ne pouvais plus librement consommer au moins une variété saisonnière de cinq fruits et légumes chaque jour ?

Et puis je me suis souvenu que par le passé, j’avais connu une personne allergique qui finissait à l’hôpital, si par malheur elle ingurgitait de l’ananas, ne serait-ce que sous forme d’extrait ou d’additif ! Et c’était dans un pays où il en poussait et des bien délicieux !

C’était devenu une sorte de loterie : Ça pouvait passer du fruit dégusté avec plaisir et sans avoir ultérieurement à pâtir de la moindre gêne , au déclenchement d’une inflammation de gorge persistante qui par la suite, se convertissait encore en “rhube” pour ne pas se laisser oublier trop facilement.

Après avoir enquêté là-dessus, j’ai décidé de modifier certaines de mes habitudes alimentaires. J’en étais arrivé à suspecter des effets indésirables dus à certains produits chimiques agroalimentaires. Les agrumes comptant parmi les produits intensément traités, j’ai par exemple, commencé à acheter des citrons non traités, malgré le fait qu’ils étaient conditionnés dans des sachets en plastique scellés. Et vérification faite : jamais plus aucune réaction allergique à déplorer avec ces fruits-là !

Mais voilà, n’étant pas traités après récolte, ils moisissent un peu plus vite. Et je n’ai pour le moment pas trouvé d’autre alternative que de les acheter par emballage de quatre pièces. C’est du gaspillage, car il y en aura toujours un qui finira par moisir avant usage et qui passera à la poubelle. Sauf aujourd’hui ! Parce que ce citron-là, qui commençait à peine à blanchir, c’est en personne que je me suis chargé de bien le traiter ! Mais à ma manière.

Voilà. Il se pourrait peut-être qu’un de ces jours, je vous parle de kiwis. Un fruit, avec lequel, j’ai toujours pu me flatter d’entretenir des relations sans histoires …

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Un ciel de fin d’un monde

Probablement le ciel le plus menaçant qu’il m’ait été donné de contempler jusqu’ici de toute ma vie.

C’était il y a plusieurs années déjà. J’étais parti à la dérive et conscient que cette période précise de mon existence, ne compterait pas parmi les plus exaltantes d’entre-elles. D’ailleurs ce soir là, je broyais du noir tout autant que le ciel. Alors, plutôt que d’aller me mettre à l’abri, je suis resté planté là, à contempler le spectacle que m’offrait cette monumentale animation. Et puis, il y avait cette lueur d’espoir : Celle que cette énorme bouche là-haut, s’approcherait encore un peu, s’ouvrirait en grand pour m’aspirer et m’avaler. Pour ensuite me recracher dans un monde parallèle…

Et vous n’allez peut-être pas le croire, mais c’est exactement ce qui est arrivé !

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Flotte ou crève !

Bouée de sauvetage géante et son accessoire porte-bougie pour les situations de sauvetage nocturne

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Ça y est ! J’ai encore nettement augmenté mes chances de survie sur notre planète saturée de dangers !

J’ai fait l’acquisition d’une bouée de sauvetage géante aux soldes ! Elle était prête à l’emploi, bien gonflée mais à prix dégonflé ! C’est que par les temps qui courent, je préfère être au moins un peu préparé à tous risques de montée brutale des eaux. A me sentir mieux prédisposé à me maintenir à flots en cas de vague scélérate ou de tsunami… Parce qu’à ma connaissance, personne n’a récemment investi le moindre kopeck dans la construction d’une arche qui permettrait à quelques clampins de survivre à un déluge et ainsi de sauver un échantillon éventuellement représentatif de notre espèce en voie d’extinction ! Aujourd’hui, nous préférons viser la lune, ou mars, qui ne sont pas réputées pour leurs inépuisables réserves de liquides. Et puis, il faut aussi anticiper d’une quelconque manière, cette élévation du niveau des mers et ces érosions qu’on nous annonce à cors et à cris.

Ça faisait déjà six mois que je n’était plus capable de nager ! Faire des longueurs dans une piscine olympique en crawlant ou à la nage-papillon, c’était devenu pour moi de l’histoire ancienne  ! Et faire la planche-pédalo n’a jamais été ma discipline de prédilection en natation. Pendant ces derniers mois, je pouvais encore tout au plus flotter deux ou trois minutes en surface, en m’inspirant de la brasse canine, avant de me sentir couler comme un pavé dans une mare…

Alors terminé les croisières, le canyoning, le rafting, le snorkling et la plongée sur nos derniers récifs de corail ! Une sortie à bord d’un hors-bord à plus de vingt mètres de la côte ? Je devais déjà faire une croix dessus lors de la phase d’évaluation des risques !

Durant tout ce temps, j’ai souffert d’une restriction aggravante de l’usage de mon bras droit. Et nager en agitant que le bras gauche et les orteils, même en synchronisation parfaite, n’est pas d’une efficacité ahurissante, hydro-dynamiquement parlant…

Tout cela est du à une douleur mal placée au niveau de mon épaule qui met une éternité à guérir. Je ne sais pas du tout ce qu’il m’est arrivé, sachant que je n’ai pas pour habitude d’enfoncer des portes à coups d’épaule ni de me livrer à d’autres gesticulations dévastatrices de ce type !

Au cours d’une enquête destinée à coincer le coupable de ce handicap de nageoire, j’ai fini par incriminer le seul suspect qui n’avait aucun alibi vérifiable aux yeux de la science: Après plus de vingt longues années de pratique quasi-exclusive de la boîte automatique, le principal suspect a du se réhabituer en changeant de véhicule, à la boîte manuelle à cinq rapports ! Et c’est son épaule droite qui a du en subir les séquelles en se réadaptant pour encaisser la lourde charge additionnelle que représentait la manipulation de ces nombreux branlottages de levier de vitesse…

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Une visite surprise au Luna Park

Je t’aurais reconnue entre mille, créature de rêve facétieuse transfuge de mon univers en éveil !

Mais je ne te connaissais pas l’audace de t’inviter dans mes escapades nocturnes sans prévenir !

C’est que cet endroit discret n’apparaît sur aucune carte, aussi difficile à trouver que le sommeil,

Et quelle délicatesse d’élire l’ambiance la plus réjouissante et festive de mes nuits imaginaires !

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Mon enthousiasme à la surprise de ta visite, dans ce parc d’attractions des plus extravagants,

Notre ivresse de tours de magie, sur les manèges fantasmagoriques du festival des merveilles,

N’estomperont Jamais les traces de nos sens épanouis, pas de place au doute à cet instant !

Ils persisteront telles d’exquises friandises à notre retour au grand jour, à l’heure du réveil…

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C'est dans le but d'illustrer cet article avec un dessin ou 
autre, que je suis virtuellement parti à la découverte de  
Luna Parcs du monde entier. Ici à droite, c'est l'entrée du 
parc de Sydney. Vous devrez vous laisser manger par la bouche 
de cette imposante "entrance face" si vous comptez aller vous 
y amuser...

Un style d'entrée que je trouve très étrange et même 
assez effrayant ! J'imagine que quelques bambins ont 
été traumatisés à vie ! Je laisse mûrir cette idée et 
on verra bien si je remplace cette image par autre chose 
à l'avenir!

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70 ans d’âge et pas une ride !

L’autre jour, je suis tombé sur une vieille bagnole de collection garée sur le parking d’un garage. Il s’agissait d’un modèle dont je n’avais jamais vu un seul exemplaire ni une seule photo avant ce jour là. Alors je me suis arrêté pour satisfaire ma curiosité : Il s’agit d’une voiture française de marque Panhard, modèle Dyna X de 1950, surnommée “Louis XV” par certains à cause de son style particulier, et “le crapaud” par d’autres…

On était vraiment encore très loin à cette époque du format exubérant genre SUV devenu la norme aujourd’hui et on devait se sentir serrés comme des sardines là dedans ! Le trou là-devant, au centre de la calandre, ce n’était pas pour le style, mais pour insérer la manivelle de démarrage manuel en cas de problème de batterie, de démarreur etc..

La raison principale qui m’a poussé à publier cette photo ici, c’est que sa carrosserie est entièrement en ALUMINIUM ! Il s’agit de ce matériau léger et qui ne rouille pas , avec lequel aujourd’hui, on fabrique volontiers des canettes de boissons à usage unique jetables !!!

Une matière première aux propriétés très particulières, qui à fabriquer à partir de la bauxite coûte très cher en énergie, mais qui serait recyclable presque à l’infini, pour autant qu’on prenne tous la peine de la considérer comme une matière plus précieuse qu’un simple contenant de boisson à balancer dans la nature ou dans la première la poubelle ! On devrait d’ailleurs sensibiliser notre jeunesse déjà à l’école à ce type sujet ! Savoir identifier les matières, les matériaux et leurs ressources naturelles et encourager la prise de conscience qu’elles ne sont pas illimitées. Histoire de peut-être encore éviter qu’ils ne s’en mordent les doigts, quand il n’y en aura plus !

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Le mode semi-incognito

Hier, je suis allé faire quelques courses dans un supermarché assez éloigné de chez moi.

Je me suis habitué au port du masque chirurgical dans les endroits publics. Et j’ai pris l’habitude de retirer mes lunettes de vue afin d’éviter que de la buée respiratoire ne m’empêche de décoder l’étiquetage des produits ou n’en floute le nutriscore.

Ça reste une impression étrange que de se faufiler entre les rayons dans la mascarade générale en mode « consommateur semi-incognito » ! Dorénavant, notre frigo connecté et internet en savent clairement plus long sur nos habitudes alimentaires que notre épicier de quartier pas très physionomiste.

Je me suis dit que ce serait peut-être la période idéale pour être en cavale. Être recherché par toutes les polices, pour délit de grimaces menaçantes sous cape sur la voie publique.

Je pourrais alors par exemple jouer au “gros bras” effrayant avec cette caissière ? Surjouer un peu à la manière d’un Darth Vador sous assistance respiratoire, celui qui ne ne veut pas laisser de place au moindre doute quant au respect de sa vie furtive future :

-Si jamais on te le demande…. tu diras que tu ne m’as jamais à moitié vu ! … Parce que je pourrais très bien revenir en tapinois …. pour vous mettre en quarantaine, toi et ton magasin ! Alors … motus, bouche cousue et masque par-dessus !!! Bonne fin … de journée !

Dans ce monde d’apparences transformées, ceux qui dessineraient les demi-portraits-robot ne travailleraient plus qu’à temps partiel. La reconnaissance faciale serait une technologie obsolète. Les caméras de surveillance recyclées en webcams météorologiques. Les délits de sale gueule devenus de l’histoire ancienne. Le selfie “intégral” qualifié d’obscène.

A nu, je reste aisément reconnaissable à mon auguste nez au design particulier et breveté. Mais là, en mode client furtif, je resterais à jamais méconnaissable et introuvable partout où je choisirais de me planquer. Cela grâce à la magie opérée par ce simple accessoire de camouflage identitaire et sanitaire en tissu synthétique…

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Alors que je sortais de la grande surface, toujours en mode semi-incognito, poussant mon charriot en direction de mon véhicule, une femme à l’élégance remarquable qui elle, arrivait au magasin au même instant, m’a longuement “dévisagé” comme si j’étais le seul bipède dans les parages qui aurait fait quoi que ce soit de particulier pour se faire remarquer. Elle a eu l’air troublée et ses yeux se sont mis à briller. Hypnotisée par je ne sais quels effets spéciaux, elle m’a salué très chaleureusement lorsque nous nous sommes croisés à la distance minimale recommandée de distanciation sociale ! Alors que moi, encore absorbé par mes emplettes, je n’avais pas même encore envisagé d’enlever le bas ! Je l’ai cordialement saluée à mon tour en lui adressant un large sourire invisible…

J’avais déjà remarqué que le port d’une belle chemisette moderne à manches courtes d’une taille en-dessous pouvait affûter l’émotion immédiate de certains regards féminins. Mais je ne m’attendais pas une seconde à pouvoir un jour apparaître plus attirant masqué qu’à visage découvert !!!

Cette situation pour moi inédite et déconcertante m’a également rappelé la très grande importance que je donne à ces moments magiques. Ceux-là même, qui peuvent naturellement et intensément émaner du croisement de deux regards inconnus… A ma connaissance, les sites de rencontres en ligne n’offrent jamais ce type de merveilleuses surprises dans leur catalogue de prestations ! Après mûre réflexion, je vais attendre un peu avant de m’inscrire et prendre le temps d’évaluer ma capacité à démasquer la beauté cachée de quelques inconnues envoyées à ma rencontre par le grand verger du hasard…

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Si j’ai souhaité apporter ce vibrant témoignage, c’est aussi dans le but d’encourager les derniers réticents. Ceux qui sont encore opposés au port du revêtement partiel de façade. Certains craignant peut-être, durant cette longue pandémie, de sacrifier une moitié de leur sex appeal et donc probablement aussi d’être amputés d’une partie non négligeable de leurs potentielles conquêtes déconnectées…

Et il ne faut pas oublier qu’il fût une époque pas si lointaine que cela, où les bals masqués étaient très prisés des joli-cœurs…

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Pour compenser l’absence d’une illustration plus récente dans cette thématique, vous pouvez suivre ce lien :