Trouble fête

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Je me demande qui l’a invité ce trouble-fête ?

Capable d’ordonner que la grande kermesse s’arrête

D’annuler la course des autruches essoufflées

De dévier la marche des affaires vers un désert calciné

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Je me demande qui l’a convié cet encombrant ?

Susceptible de remettre toute la foire en question

De desserrer l’emprise étouffante des serpents boulimiques

De dérouter les pistards du marché vers les impasses du fric

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Je me demande qui l’a convoqué cet emmerdeur ?

Apte à nous empêcher de tourner en rond loin des peurs

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Aujourd'hui c'est un vendredi 13. 
Mettez-vous à l'abri du serial-killer !

Parlons d’amour sans en tomber !

Je crois que c’est le moment idéal pour parler d’amour ! Même si ce n’est évidemment pas du tout le moment le plus opportun pour tomber amoureux.

Nous traversons une période dangereuse et il est préférable d’éviter les plus s’il y a affinités. Réactivons toutes les friendzone temporaires et définitives. La pratique de l’amour platonique doit redevenir très vite tendance. On se résoudra à marquer quelques bredouille sur son tableau de chasse. Le premier soir, on oubliera de tomber le masque et le slibard. Et le deuxième soir, pour changer on tentera pour débuter la relation de rester bons amis. On offrira des vacances à sa maîtresse, à son amant et à tous ses partenaires polyamoureux. On reportera la présentation de sa dernière conquête à l’ensemble de sa famille sur liste d’attente. On repoussera sa nuit de noces et sa lune de miel à une date ultérieure.

Tout ça c’est à cause de cette invasion de sphères qui s’apparentent à des mines sous-marines de guerre mondiale. Et s’il devait rester quelques matelots un peu à la dérive pour croire qu’on nous mène en bateau, comprenez que des mines qui ont des détonateurs peu espacés disposés sur toute leur surface, ça devrait naturellement inquiéter ! C’est conçu pour faire des gros trous dans la coque au moindre contact ces machins-là ! Et il serait contre-indiqué de se retrouver nombreux confinés et agglutinés dans des canots de sauvetage…

A ce stade, il ne s’agit plus du tout d’avoir les cojones pour aller faire une petite coronavirée. De rechigner à mettre sa coronavirilité en veille. De batifoler tout azimut avec sa coronavirgule. De coronavirevolter de mille désirs charnels. D’avoir trop hâte de paumer sa coronavirginité

Alors oui, c’est clair, pour votre déconnarrateur c’est assez facile de vous sommer de suspendre vos mélanges de fluides en attendant qu’on soit tous sortis du champ de mines. Parce qu’en ce moment, j’entretiens une relation à distance…

Micro-pile et poil à gratter

Je me suis réveillé trop tôt ce matin et malgré le déploiement d’une variété d’efforts, cette affaire a pris une tournure définitive. Alors j’ai entrepris de mémoriser ma liste de courses à faire en ce jour. Quelque chose d’un peu assommant : Parfois ça peut encore marcher…

Aujourd’hui, pour une fois, je vais faire la sourde oreille à mon indécrottable optimisme et me forcer à constituer quelques réserves alimentaires de base. Parce que dehors, une vilaine grippe fourbe et mutante a entrepris de se propager. Personne ne sait encore avec grande certitude si dans la durée, elle se contentera de n’être que saisonnière. Mais parmi les trop nombreux malheureux qui l’ont attrapée, certains n’ont pas pu terminer la saison !

Alors que nous étions de plus en plus enclins à nous unir sur la place publique pour militer en faveur de notre survie existentielle et climatique et de protester contre de multiples inégalités et autres menaces d’extinction, voilà qu’un agent infectieux aux prédispositions virulentes surgit sans prévenir pour museler les mobilisations ! Un fléau-surprise qui essaime plus précipitamment qu’un réflexe de freinage d’urgence d’une mondialisation engraissée aux profits et biberonnée aux flux tendus.

Mais non pas du tout ! Je ne panique ni crie au loup trop facilement !!! Et ce, même si je me considère faire partie des paranoïaques de haute-voltige avec une capacité de suspicion naturelle supérieure à la moyenne ! Il y a longtemps déjà, j’avais même expérimenté un épisode où j’avais quelques TOCs un peu à l’image d’Adrien Monk de la série télé. Mais ce n’est pas pour autant qu’aujourd’hui je vais d’urgence devoir engager pour m’aider à survivre, une assistante qui me rassure et me distribue des lingettes anti-bactériennes…

Mais non ! Ma très vive réaction est principalement due à un très mauvais souvenir qui me hante : Il n’y a pas deux ans, je me suis coltiné dix jours d’agonie presque sans aucun répit : Une grippe saisonnière de pic de canicule. La plus violente de toute la carrière de mon système immunitaire. Une fièvre de bourrin dans une fournaise estivale agrémentée de l’une des plus inapaisable soif de damné. A ce moment-là, je voyageais avec ma tente de camping et ne disposais d’aucun domicile fixe de repli. J’étais parfois condamné à aller chercher un peu de fraîcheur et d’improviser des mini-siestes derrière mon volant au fond du premier parking souterrain de supermarché que je dénichais. Alors forcément, je préfèrerais ne plus avoir à revivre ce type de torture, ni à l’identique, ni à proximité encore plus immédiate des fourneaux du diable !

Alors sur ma liste de courses, j’ajoute une micro-pile LR41 neuve pour mon thermomètre qui n’affiche plus mes chaleurs. Ce serait un comble de contracter une fièvre contagieuse fatidique en allant me fournir en pile pour mon thermomètre ! Mais je vais quand même courir ce risque pour pouvoir au besoin prendre des mesures préventives. Et puis des pâtes, du riz, des patates et des boîtes de conserves pour tenir deux bonnes semaines en état de siège viral et sans ravitaillement… Et surtout beaucoup de mayonnaise en tube. Parce que si cette épidémie devait s’aggraver, je pourrais devoir en arriver à abréger moi-même mes souffrances et celles que je pourrais potentiellement infliger à mes congénères ! Éradiquer le virus avec son biotope. Dans ce cas de figure extrême, pour ne pas infecter mon prochain, j’envisagerais un suicide à la mayonnaise. Une overdose fatale administrée en douceur accompagnée de fines lamelles de légumes croquants de saison. Et pour cela, il me faudra aussi quelques romans à l’eau de rose pour aborder de la manière la plus romantique possible, l’incontournable fatalité de mon sacrifice et la tragédie de l’issue dramatique de l’alchimie d’une relation passionnelle mais toxique, qui ne saurait augurer de guillerets lendemains…

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Me voici de retour de mon centre commercial de survie. Je ne ressens aucun assaut fiévreux et je ne toussote pas. Il y a avait des distributeurs de solution désinfectante pour les mains à l’entrée !

Pour ce qui était des pâtes, des patates et du riz, les étalages n’étaient déjà plus vraiment bien achalandés. En tout cas pas comme ils l’étaient à la grande époque des profusions. Au niveau alimentaire, je dispose maintenant de quoi survivre à une quarantaine, même si jusqu’ici je n’ai jamais encore de ma vie du me limiter à ne croquer qu’un ou deux spaghettis par jour.

Je n’ai pas pu trouver de pile LR41 pour revitaliser mon thermomètre digital. Une rupture de stock ? Alors en attendant je continue de me fier à mon traditionnel capteur biologique.

Mon moral se porte bien. Surtout que ce matin, j’ai trouvé une nouvelle réjouissante dans ma boîte à surprises. Un petit message personnel très rassurant qui arrivait au bon moment et qui a boosté mon envie de survivre aussi longtemps qu’il le faudra et à à peu près n’importe quel cataclysme.

J’ai déniché un emporte-pièce assez sympa au marché noir (photo). Il illustre assez bien mon état d’esprit actuel malgré cette ambiance pesante et pré-apocalyptique. Et si la situation mondiale devait devenir encore plus dramatique, je boufferai des smilies comme antidote à la grimace. Note pour ma liste de courses de demain : Acheter de quoi faire de la pâte à biscuits et tous les ingrédients pour cuisiner un bon gratin de smilies !

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Quelques conseils pour booster vos chances de survie

  • Évitez les bombardements de postillons contagieux ! ( bouclier en plexiglas )
  • Lavez-vous régulièrement les paluches ! ( Respectez la durée minimale prescrite )
  • Toussez/éternuez dans le creux de votre coude, à la cave, mais pas à la buanderie
  • Remettez vos réunions physiques à plus tard (passez à la vidéoconférence)
  • N’encombrez plus les urgences hospitalières pour des petits bobos à la con
  • Gardez vos distances, un mètre minimum entre bipèdes
  • Ne vous caressez pas la bobine,
  • Ne vous frottez pas les mirettes,
  • Ne vous rongez pas les griffes,
  • Laissez couler vos larmes,
  • Ne faites plus tourner le pétard,
  • Ne vous partagez plus la même brosse à dents
  • Ne vous claquez plus la bise et ne vous serrez plus la pince
  • Pratiquez le signe de la tête ou/et la courbette de politesse
  • Ne roulez des pelles qu’à des personnes certifiées 100% OK
  • Redécouvrez les privilèges des plaisirs solitaires
  • Ne vous grattez plus le tarin ( sauf gants en latex )
  • Pensez au télétravail et aux grandes vacances
  • Négociez une prime de risque et contractez une assurance vie risque pur
  • Désinfectez plus régulièrement vos poignées de porte, télécommandes et claviers
  • Désertez les openspace ( vous en rêviez ? Enfin une excuse officielle ! )
  • Rédigez votre testament (Acte souvent équivalent à une demande de prolongation)
  • Soyez psychologiquement préparé à devoir vivre dans un scaphandre
    etc…

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Allez plus haut !

Il y a environ une semaine, j’ai modifié mon lit.

J’ai surélevé le sommier de 10 cm.

Comme je ne suis jamais tombé du lit depuis que j’ai fait son acquisition, j’ai décidé que je pouvais enfin courir le risque de tomber de haut.

On pourrait penser que 10 cm dans ce domaine ne sont que quantités négligeables ! Mais ça faisait déjà près d’un an que j’envisageais ce changement d’altitude. Et 365 nuits à 10 cm l’unité, ça représente quand même un cumul de plus de 36 mètres ! Ce sont plusieurs niveaux d’espace vital. Étant locataire d’une mansarde qui comme son nom l’indique est nichée sous les toits de mon immeuble, impossible dès lors sans déménager dans une tour, de me rapprocher de la stratosphère et des étoiles autrement qu’en adaptant ma literie ou en allant camper sur une cheminée.

C’est d’ailleurs à la suite d’un rêve étrange dans lequel, j’étais perché sur la pointe de mes pieds et que ma main n’est jamais parvenue à atteindre un objet important pour la suite, que j’ai entrepris cette fois sans plus attendre de me lancer dans cette périlleuse aventure.

Quand la modification fût terminée, je fus stupéfait de m’apercevoir que visuellement déjà, ma couche aurait toujours dû être ajustée de la sorte ! Piqué par la curiosité, je me suis assis sur le matelas pour en mesurer le confort inédit. Je fus très étonné de constater que mon plumard était dès lors mieux adapté à ma morphologie. Lorsque je me trouvais le cul sur le matelas et les pieds plaqués au sol, se dessinait de parfaits angles droits sous mes genoux. La position idéale pour enfiler mes chaussettes sans risquer un lumbago ! Et pour couronner le tout, pas trace du moindre tourbillon de vertige ! Et dire que par excès de prudence, j’ai au départ failli décomposer cette acrobatie en deux étapes de 5 cm et de faire appel à un cascadeur professionnel !

Enthousiasmé par les résultats positifs de mes premières observations, je me suis empressé d’avancer l’heure de ma sieste. J’ai disposé à distance encore raisonnable, une descente de lit bien épaisse. Un dispositif susceptible d’amortir efficacement la finalité de la glissade accidentelle d’un corps en mode veille. Et je me suis offert le festin d’un premier roupillon de niveau supérieur !

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Retour de manivelle

Retour de manivelle

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Quand la vie prenait un malin plaisir à me mettre des bâtons dans les roues,

Le plus souvent, je m’en emparais pour aussitôt les projeter le plus loin possible.

Au besoin je disposais de roues de secours et des quelques outils indispensables.

Je m’occupais de resserrer solidement les boulons pour mieux repartir droit devant.

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Puis un jour j’ai à mon tour pris un malin plaisir à jouer un mauvais tour à la vie.

A ma façon je lui ai envoyé un retour de bâton, lui ai adressé un retour de manivelle.

J’ai démonté toutes mes roues et les ai remplacées par autant de coussins d’air.

Depuis je survole la cible de ses assauts lorsqu’elle s’imagine pouvoir m’entraver.

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Effets de serre

J’admets une créativité en hibernation. Aucune ébauche récente ne me paraît exploitable ou suffisamment enthousiasmante. Mes esquisses et mes notes me laissent froid. Alors je les conserve au frais pour un de ces jours prochain peut-être les réchauffer un peu. Ne subsistait d’un autre projet finalement délaissé que cette petite serre dont la structure a subi quelques déformations suite à une forte élévation de température. C’est pourquoi elle fait un peu la grimace. Ce conduit de ventilation sur le toit en serait-il la cause ? Serait-il obstrué ?

Cette petite serre manquerait t’elle encore de plus d’effet de transparence ?

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Les 50 coqs du voisinage (3ème et dernière partie)

Comme annoncé précédemment dans la 2ème partie de cet article, voici “le plan” du tromblon pour épouvantail à corbeaux. L’expérience réalisée a démontré que l’utilisation de ce type de dispositif permet en principe une rapide diminution des nuisances sonores matinales et accorde au tireur un confortable retour dans les plumes avec toute la tranquillité initialement requise.

(A) A la base, le canon du tromblon est un “seau à ciment” en plastique, peu coûteux et disponible dans les magasins d’articles de bricolage. Il faut percer un trou centré d’un diamètre de 10 ou 12 mm dans le fond du seau et disposer d’une pince à linge pour fixer l’extrémité du ballon à l’extérieur du canon. Le canon de forme conique permet de diriger efficacement l’essentiel des ondes sonores de la détonation en direction des cibles, sans pour autant assourdir l’épouvantail tireur. Un seul tir suffit. Il est inutile de faire paniquer également tous les toutous du quartier ou d’agacer le voisinage avec une pétarade de type jour de fête nationale.

(B) L’efficacité de ce type de munition festive est proportionnelle à son calibre de base. Plus la munition sera gonflée, plus la déflagration sera forte.

(F) et (G) sont des composants optionnels. (Voir E)

Idéalement le tromblon devrait pouvoir être tenu à bout de bras d’une seule main par sa crosse (D) Un système de percuteur à épingle sur ressort est logé dans le tube (E). Le percuteur devrait pouvoir être activé d’un seul doigt avec une gâchette. Une main reste libre pour ouvrir la fenêtre et éventuellement pour bâiller discrètement lors d’un tir particulièrement matinal. Lors des premiers essais, l’épingle était simplement tenue de la main libre dans le but de déclencher la détonation en poinçonnant la munition à l’avant du tromblon.

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Retour vers la nature

Ça faisait un bout de temps que je n’avais pas publié de photographie prise sur le terrain lors de l’une de mes petites excursions. Sur celle-ci, j’ai toujours apprécié la représentation de la phrase “la nature reprend toujours ses droits“. Cette végétation qui s’installe derrière le volant, aux commandes de la machine… Cette image à l’origine, avait un défaut. Un détail gênant qui ne pouvait être corrigé qu’avec une pleine remorque de patience et un soupçon de magie. Le temps a passé mais je n’ai jamais lâché l’affaire ! C’est ma persévérance qui a fini par l’emporter ! Un peu comme ici pour la nature en quelque sorte…

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Un effet de style hypnotisant

Dans ma série de dessins expérimentaux que j’appelle volontiers “nul en cheveux” et dont la plupart n’ont pour seul but que de chercher à progresser, voici un exemple où une large part de hasard a fini par coiffer la très séduisante modèle d’un effet visuel assez hypnotisant.

Je n’ai pas insisté sur des finitions. ( Le rendu de l’original au format A4 est meilleur que celui réduit de ce scan ) Et puis, si vous vous laissez vous aussi un peu hypnotiser par cette charmante créature, vous ne devriez, en principe, plus être en mesure de déceler le moindre défaut… 😉

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Les noces capitalistes

Lorsque Monsieur Capitaliste avait rencontré Madame Démocratie, ça avait été un coup de foudre réciproque !

Monsieur Capitaliste avait un caractère dominant. Il pouvait facilement se montrer assez égoïste, arrogant voire sauvage. Entre deux affaires un peu louches, il s’était mis en quête d’un mariage bien arrangé. Dans un premier temps, il avait rencontré Madame Anarchie. Mais plus encore que lui-même, elle ne voulait en faire qu’à sa tête. Puis il avait décroché un rencart avec Madame Monarchie. Mais elle ne rêvait que d’un beau prince au grand cœur qui pour ses beaux yeux, mettrait toutes ses grandes ambitions de côté. Il n’avait pas été séduit lors d’un speed dating en compagnie de Madame Bureaucratie : Monsieur Capitaliste avait pour credo de ne jamais avoir à y aller par quatre parchemins. Quand Madame Dictature, à l’occasion d’un bal masqué lui avait fait du charme, il ne s’était pas laissé corrompre. Même si dans un premier temps il avait hésité, car son offre lui avait paru plus qu’alléchante.

Malgré ses tentatives infructueuses, il n’abandonna pas son rêve de vivre le bonheur de fonder une ploutocratie florissante et prospère.

Quand Monsieur Capitaliste s’était épris de Madame Démocratie, elle se montrait bienveillante, compréhensive et équitable. Durant les premières décennies de leur union, il avait su se montrer très prévenant, respectueux et courtois avec elle. Madame Démocratie paraissait radieuse et l’harmonie qui se dégageait de ce couple, faisait la joie de tout le peuple.

Puis un jour, on a appris que leur relation n’était plus au beau fixe. Monsieur Capitaliste s’entêtait à vouloir tirer de plus en plus de profit personnel du caractère malléable et arrangeant de Madame Démocratie. De son côté, elle ne perdait pas l’espoir que son insatiable époux en revienne naturellement à des aspirations plus raisonnables. Plusieurs fois, elle lui avait tendu la main, espérant qu’il y dépose un baiser comme il le fît, lors de leur première rencontre. Mais au lieu de cela, le boulimique avait continué de lui manger le bras…

Des rumeurs prétendent que Monsieur Capitaliste aurait récemment été aperçu dans des soirées libertines en train de fricoter avec une certaine Madame Oligarchie !

Aux dernières nouvelles, Monsieur Capitaliste et Madame Démocratie ne font plus bon ménage. Ils ont tenté plusieurs thérapies de couple qui n’ont pas abouti à leur réconciliation. Quelque chose me dit qu’un de ces jours prochain, ils finiront par divorcer.

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Un drôle de petit manège

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Je me vois bien encore me permettre quelques autres approches

Jubiler des heures pour quelques minutes que rien ne surpasse

Inventer d’autres excuses peu crédibles en guise d’accroche

Manigancer vertigineusement pour voir si le courant passe !

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Je me vois bien me permettre encore quelques ingérences

Tourner des heures pour que tu repères mon petit manège

Savourer d’autres rencontres hésitantes en tentant ma chance

Conspirer en imaginant pouvoir t’envoyer sur un petit nuage

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Je te vois bien encore te permettre nombre d’autres fantaisies

Rêvasser des heures à préparer ton prochain numéro de charme

Provoquer d’autres hasards animés d’une belle pointe de comédie

Comploter audacieusement pour que je déborde d’enthousiasme !

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Les 50 coqs du voisinage 2, le retour

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Ils sont revenus ! Mais maintenant ils sont plus de 100 ! (Voir l’article d’origine en lien tout en bas)

Je ne sais pas si finalement il s’agit bien de corneilles ou plutôt de corbeaux freux. Mais j’ai lu dans la presse, qu’ils en agaceraient plus d’un dans les quatre coins du pays. ( n.d.l.r : pour cacophonies et aussi pour cacochieries )

En ce qui me concerne, c’est avant le lever du soleil que je me passerais volontiers de leur “atroces vocalises matinales”. Ne me dites pas que c’est une de leurs meilleures stratégies de drague ??? Siii ? Mais nooon !

Après avoir pu facilement les envoyer croasser ailleurs durant deux jours d’un simple claquement de mains, la moitié d’entre eux se sont ensuite habitués. L’effet dissuasif original a vite perdu de son efficacité sur le nombre. Au moins, lorsqu’il pleut ou que la météo ne leur convient pas, ils ne se déplacent plus sous mes fenêtres et je peux profiter pleinement jusqu’à la toute dernière phase de mon sommeil paradoxal.

L’autre matin, ne se contentant plus de squatter l’arbre aux mille branches d’en face (que je ne vais pas aller élaguer moi-même) , depuis mon oreiller, je les ai vus s’aligner serrés tout le long du faîte du toit de l’immeuble d’en face. Un peu comme pour me signifier à grands renforts de participants, que mes petites manœuvres dissuasives précédentes n’avaient pas du tout été à leur goût ! Que comme que je les avais fait s’envoler sans raisons valables, j’allais maintenant devoir déguster un petit déjeuner qui se mange froid ! Et ils se sont mis à s’égosiller comme jamais encore jusque là. On va dire qu’ils sont allés jusqu’à m’étaler de la moutarde forte sur les tartines.

C’est là que j’ai pris la décision de prendre le taureau par les “bornes” : A agression sonore, réplique très sonore ! Parce que je préfère réserver mes mains aux applaudissements d’artistes agréables à entendre et les mettre à contribution pour concevoir et bricoler le “canon sonore” qui les fera tous franchir le mur du son à la verticale ! J’ai vite rédigé la liste du matériel nécessaire et me suis rendu au magasin de bricolage. De retour chez moi, j’ai immédiatement usiné et assemblé le premier prototype de ma pièce d’artillerie et ai procédé à un premier tir d’essai en intérieur et en toute discrétion. En espérant que les grandes puissances en réaction, ne déclenchent pas encore une autre de ces troisièmes guerres mondiale par erreur. Puis j’ai préparé mon arme de dissuasion massive avec la munition nécessaire pour un déploiement rapide et efficace à l’heure de l’aube suivante…

Mais le lendemain était un dimanche et un dimanche ça se respecte ! Je n’allais pas tirer tous mes voisins de leurs grasses matinées respectives et respectables pour mon seul plaisir de faire à mon tour du tapage. De plus il faisait un temps à ne pas planter un coq sur un tas de fumier. Donc pas le moindre gueulard ailé à signaler et à déloger dans les alentours. Et un jour de trêve dans un conflit, c’est toujours bon à prendre. Alors ce jour là, j’ai pu me réveiller de la manière la plus naturelle et agréable qui soit !

Le lundi matin, les volatiles hostiles m’ont signalé la fin du cesser le feu dominical par quelques cris inhabituellement timides en prenant place dans un certain calme sur le sommet du toit d’en face. C’est là que j’ai également perçu les miaulement courts et répétés d’un allié à moustaches dont la présence sur les lieux contribuait vraisemblablement à contenir l’excitation des pires solistes de l’ensemble. “Si la nature vient à mon secours pour rétablir le calme, alors laissons la faire! “ Ai-je pensé en réfrénant un certain instinct guerrier et en retournant me laisser envelopper par les bras de Morphée… Mais au bout d’un quart d’heure, avec le nombre d’interprètes sans cesse en augmentation, le pauvre matou n’avait presque plus voix au chapitre au milieu de ce concerto de casse-couilles pour lève-tôt. J’ai chargé ma bombarde bruyante,ouvert ma fenêtre et “fait feu” sans sommation dans leur direction : Pas un seul d’entre eux n’est resté impassiblement perché le bec ouvert à beugler son irritant refrain ! Il y en a même certains qui ont fait des loopings impressionnants…

Le mardi matin, je n’ai pas eu à sortir du lit pour combattre. Une fois de plus la nature s’était montrée plus clémente avec votre narrateur qu’avec l’escadrille d’enquiquineurs à plumes. Durant la nuit, une tempête à décorner les bouquetins baptisée d’un prénom féminin d’origine grecque les a privés de toute autorisation de décoller de l’enfer.

Le mercredi matin, il était tombé une dizaine de centimètres de neige. Et chacun sait que la neige absorbe et amortit très bien les sons et que donc, ces jours là, il n’y a pas de récital prévu. Plutôt que de rester à glander sur leur branche devant ma machine à café à faire cuicui à leur rebutante manière, ils concentrent enfin dès la première heure, tous leurs efforts dans la recherche de nourriture planquée sous la couche de poudreuse.

Hier, je suis tombé par hasard sur un sujet ou un internaute se demandait ce que les oiseaux pouvaient bien vivre de si excitant vers 5h du matin. Et il y avait plusieurs réponses très drôles, dont celle que les oiseaux seraient plutôt du matin pour s’accoupler. L’un d’entre eux pour les décrire a utilisé le terme de “Morning-Woodpecker”, ce qui m’a évidement beaucoup amusé…

Par contre avec tout ça, j’ai du repousser la série d’essais prévus de mon “canon spécial“. Et tant que je n’ai pas confirmation de sa réelle efficacité sur le long terme et qu’il n’aura plus à être amélioré, je ne vais pas pouvoir en publier les plans ici… Mais pour une fois que de ne pas pouvoir tenir les délais ne m’empêche pas de dormir, je ne vais quand même pas râler !

Je n’ai plus eu à me plaindre des cris de guerre de ces rapaces du sommeil jusqu’au vendredi inclu. Je suis prêt à parier cent appétissantes graines de tournesol que c’est le froid sibérien qui s’était employé à refroidir les ardeurs de chaque représentant de ces émoustillés du point du jour. Le samedi, certains soupirants n’avaient pas pris la peine de refaire le déplacement. Leur nombre s’était réduit à une petite cinquantaine et l’ouverture de leur oratorio troppo furioso repoussée aux environs de sept heures du matin. Mais leur tentative de vouloir négocier avec moi l’heure du grand ramdam en baissant le volume de moitié et en réduisant la durée de leur prestation n’a pas été de nature à me convaincre. C’est encore dans un état de demi-sommeil que je me suis levé et que j’ai pour la seconde fois, fait usage de mon tromblon détonnant. Pas un seul de ces piafs de purgatoire n’a raté le signal de départ ! Et ce n’est pas qu’ils partent faire un tour de quartier pour mieux revenir ! D’ailleurs à l’heure où j’ai ajouté ces quelques lignes, c’est ce qui ressemblait au plus agréable gazouillis de printemps qui parvenait à mes oreilles. Le genre de voisins mélomanes à plumes dont je n’interromprais les couplets pour rien au monde. Suite à mon intervention, il m’a fallu une bonne heure pour repartir en hibernation. J’ai mis cet intervalle de tranquillité retrouvée à profit pour échafauder le concept théorique d’un nouveau mécanisme de “mise à feu” pour mon arsenal d’épouvantail.

Comme le soir précédant, j’avais considérablement abusé de tisane de fleur d’oranger, mon réveil plus matinal que souhaité de ce jeudi, n’avait cette fois pas à être mis sur le râble des ténors noirs. D’ailleurs ils n’étaient plus venus se réunir dans la brise matinale sur le platane aux milles trapèzes voisin pour répéter leur déplaisante aubade. Je me suis dit que le chef d’orchestre devait souffrir d’une subite extinction de voix ou devait avoir paumé sa baguette. Une indisposition quelconque suffisant à clouer le bec de toute une fanfare. J’entendais toujours au loin, jouer d’autres formations : Il ne s’agissait donc pas pour cette fois de l’extinction de toute une espèce. Il arrivait qu’une formation de chasse de trois ou quatre appareils, lâchent quelques vagissements provocateurs en passant presque furtivement derrière mes fenêtres. La possibilité que le douloureux souvenir de quelques déculottées sur le champ de bataille aient été gravées au fer rouge dans leurs cervelles d’oiseaux n’était pas à exclure. Malgré une paix relative de quelques matinées, j’avais continué de peaufiner techniquement mon arquebuse déflagrante. C’était bien connu : vouloir posséder une arme c’est avant tout un acte destiné à se défendre ! Et moi je serais plutôt du genre à ne pas faire de mal à une mouche, sauf si elle devenait vraiment super chiante ! Alors pour les cas d’urgence, j’ai une tapette à mouches de secours. Donc en ce jeudi, de retour soulagé de ma salle d’eau, au lieu que de me jeter sans attendre sous une couette encore à température idéale, c’est pour satisfaire à ma curiosité que j’ai risqué un crochet par la fenêtre pour jeter un coup d’œil sur le poulailler. Et de constater qu’ils étaient tous bel et bien là, mais que seul un seul d’entre eux prenait encore la liberté de tirer sur sa corde vocale distendue. C’est à cet instant précis que j’avais cédé à la tentation de me livrer à une guerre préventive. L’attaque serait la meilleure défense contre ceux qui pourraient s’en prendre à nos défenses ! Et comme maintenant je suis armé jusqu’aux gencives, que j’ai de la munition à profusion qui pourrait être frappée d’obsolescence avant usage, que je n’ai pas d’autre ennemi tout désigné à affronter en ce moment et puis que finalement l’autre jour, ils l’avaient bien cherché… D’ailleurs je n’ai aucun drapeau vierge de couleurs de prévu ni même à disposition. Un seul tir a suffi à expulser, presque en silence de mon territoire d’influences, la clique de ténébreux passereaux. Parce que ce n’est quand même pas du gibier à plumes qui pourrait me mettre de mauvais poil avant l’heure de mon œuf à la coque !

Voilà et maintenant je me sens prêt à prochainement pouvoir publier les plans de mon dispositif de dissuasion dont l’efficacité a pu être prouvée. Cette description fera sans doute l’objet d’un article séparé…

A suivre !

L’homme-squale

Aujourd’hui je vous propose l’homme-squale. Je suggère de le baptiser l’humequin.

Il s’agit d’une manipulation génétique issue de l’idée de dessiner un beau profil de “Xter” ( un Gangster, un Bankster, un Politikster , un homme d’affgster etc… ) Un spécimen comme on en trouve déjà de nombreux sur notre planète et qui prolifère, mais qui en général fait encore le plus souvent mine d’afficher un visage presque humain dans le but d’endormir la méfiance de ses proies.

Sur le terrain, il se montre souvent nettement plus dangereux et vorace que les deux espèces dont il est l’assemblage. Il n’a pour le moment que très peu de prédateurs naturels, mais il finira lui aussi par se faire bouffer par tous ceux qu’il aura affamé.

Son interprétation de la phrase “aime ton prochain comme toi-même ” correspondrait volontiers à la suivante : ” aime le contenu du porte-feuille de ton prochain comme s’il était déjà plutôt à toi-même

Il fait partie de ceux qui dans ma classification personnelle, entrent clairement dans la catégorie des “droiteux“. L’exact opposé de celle des “gauchistes“.

C’est un gros poisson prétentieux qui évolue volontiers entre deux eaux de préférence troubles et qui parvient facilement à échapper aux coups de filets et qui ne souffre pas encore de la surpêche.

Et tant pis si ça doit faire grincer quelques dents

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