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No Futur Antérieur !

J’avais fait la rencontre de mon premier Punk dans les pages d’un magazine d’une salle d’attente. Il avait été photographié dans les rues de Londres.

Ma réaction fût d’abord négative. Je m’étais demandé par quel miracle ensuite, un jeune énergumène aussi bizarrement sapé et coiffé au bâton de dynamite et à la gouache aura-t’il un jour encore une chance de se métamorphoser en un citoyen britannique conforme à mon standard de raffinement de référence d’alors qu’était John Steed.

Et puis je suis tombé sur ce slogan : NO  FUTURE ! Il était facile à décrypter pour un francophone pour l’heure encore chaste de toute leçon d’anglais. Sauf que dans ma jeune insouciance continentale, difficile d’en saisir toute l’étendue ! Comment ça, NO FUTURE ? Mais qu’est ce qui cloche avec le futur ? Rien de plus simple, il me semble, que d’assimiler le futur ! A mon avis en tout cas, bien plus que le plus que parfait !

L’autre slogan que j’avais pu lire plus loin était : Le monde est moche, alors soyons moches ! Là, il m’était venu à l’idée que cet extravagant individu avait peut-être juste des goûts de chiotte et que ça ne pouvait que s’arranger.

S’il ne devait plus exister de futur ? Inutile dès lors et au présent, d’encore me rendre sur les bancs de l’école ! Surtout si ce n’est que dans l’unique but de compléter ma collection de mauvaises annotations en matière de discipline dans mon bulletin scolaire ! Pas de futur ? Alors autant sécher les cours de français et de grammaire et je ne sais pas moi : Par exemple, fonder un mouvement de grève que je baptiserais “Fridays for NO Future !”  

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Depuis que j’avais fait cette découverte, c’est avec régularité que j’ai réévalué mon interprétation de cette devise négative et défaitiste et ai volontiers revisité le style qui y est associé. Ce messager à la crête de coq avait-il tort ou raison en brandissant cet inquiétant slogan ? Et s’il était con comme un râteau à gazon et qu’il lâchait ces mots là juste pour faire chier le monde ? Et si il n’avait simplement pas su inventer de code vestimentaire plus élégant pour être bien certain d’attirer l’attention du plus grand nombre et se trouver en position de délivrer efficacement son message d’alerte prémonitoire ?

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< Seriously >

Au moment de rédiger cet article, l’humanité ne savait pas encore exactement comment elle allait se sortir de la crise sanitaire du COVID-19. Il s’agissait d’une pandémie due à un coronavirus. Et la crise était encore d’actualité …

Il y a quelques jours, j’ai regardé une émission thématique qui présentait une série de documentaires sur une chaine de télévision franco-allemande (Arte). Le sujet du dernier film était la résistance progressive et irréversible de bactéries aux différents antibiotiques. Un énorme problème d’ordre mondial là aussi. C’est parce qu’on est assez cons, depuis des dizaines d’années pour donner des antibiotiques destinés aux humains en pâture préventive aux animaux d’élevage, pour des raisons de rendement productif et de rentabilité ! Et cette pratique suicidaire inclut même les antibiotiques de dernier recours ! Ainsi les bactéries ont tout le loisir de se parer des résistances les plus efficaces et un jour viendra, où il n’y aura plus aucun antibiotique sur le marché qui sera assez efficace pour prévenir ou guérir des infections humaines. Les industriels de la pharma qui restent actifs sur le marché des antibiotiques sont en diminution pour des questions d’objectifs de rentabilité. Pour les mêmes raisons, les recherches pour découvrir de nouvelles molécules efficaces se font plus rares. Alors en gros, on en reviendra un jour au stade d’avant l’invention de la pénicilline ! Je vous laisse imaginer le calvaire que pourront vivre nos enfants et nos petits-enfants !

< Finally >

J’espère avoir assez fidèlement, correctement et sérieusement pu résumer l’essentiel de ce documentaire qui était de très grande qualité. J’ai pensé important d’en relayer le signal d’alarme ici. Parce qu’il me semble qu’on a de plus en plus tendance à attendre la catastrophe avant d’y réagir en catastrophe…

Pour ma part, j’en suis ressorti plus blême que le punk du magazine. Ça ne s’est certainement pas arrangé en y additionnant les angoisses des autres alertes qui sont actuellement en rouge. Et naturellement, je trouve son choix de slogan tout à fait approprié  !

J’espère ne pas vous avoir gâché cette journée ! Allez à plus, bande de punks !

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Trompe l’œil et cancans

Je ne suis pas du genre à écouter aux portes !

Par contre en qualité de curieux garnement, il m’était arrivé de lorgner par le trou de serrure d’une porte fermée. J’ai oublié le où, le quand, le qui et le pourquoi. Il faut croire que n’avais alors pas été l’œil spectateur d’une scène inoubliable !

Aussitôt mon forfait accompli, ma paupière indiscrète s’était mise à enfler généreusement !

Cette mirette de voyeur en herbe déformée n’était pas passée sous les radars perspicaces de ma mère. Sans enquête préliminaire, elle avait décrypté le pot aux roses et m’avait révélé l’origine de cette mystérieuse réaction.

C’était la première fois au cours de ma courte existence que j’entendais parler de courants d’air. On va dire que c’était aussi l’occasion rêvée pour me sentir d’un coup deux fois moins bête.

Après la leçon éducative du trou de serrure, je n’ai plus tenté de focaliser un seul œil sur la clé d’éventuelles bouffissures terriblement coupables !

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Comme je le déclarais déjà, je ne suis pas du genre à écouter aux portes ! Et le même garnement a su apprendre par ses propres moyens et sans se faire prendre, qu’il sera même préférable, dans certaines situations, de maîtriser l’art de la sourde oreille.

En cours de route, j’ai connu des situations où j’aurais préféré ne rien avoir entendu pour ne pas avoir à faire mine de rien. Parce que j’ai l’oreille plus fine qu’il n’y paraît. Et que mon acuité auditive couvre aussi et encore, le spectre de fréquences des messes basses.

Il peut arriver, sans avoir à fournir l’effort particulier de tendre l’oreille, que des bavards médisants et imprudents oublient tout simplement de la/les fermer au bon moment !

Selon mon expérience personnelle, c’est particulièrement le cas lorsqu’ils se livrent à des papotages téléphoniques. C’est parce qu’ils ont une esgourde collée à leur interlocuteur de commérage et qu’ils ont placé son double en mode semi-sourdingue. Ce qui fait qu’involontairement, ils haussent le ton à un niveau plus sonore que souhaité.

Et c’est là, en cours de route, que j’aurais parfois vraiment aimé pouvoir jubiler qu’une série de courants d’air se soient chargés de boursoufler la langue de certaines pipelettes dénigrantes et impertinentes …

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Récemment, quelqu’un a de manière totalement fortuite réveillé un vieux souvenir de ce type. Un épisode qui avait à l’époque été gourmand en self-contrôle et été long et difficile à digérer. Dans la foulée, ça m’en a rafraîchi quelques autres qui peuvent encore semer des pointes d’agacement en cas de réapparition. Et puis j’ai retrouvé tous ceux, plus légers et sympathiques que j’ai pu y associer dans le but d’équilibrer quelque peu la tournure de ce récit.

Voilà, je donne à cet article les pleins pouvoirs ainsi qu’une carte blanche pour enfermer cette collection complète d’inconfortables souvenirs à double tour au fond d’une caisse et d’aller l’enterrer au plus profond de ma mémoire sans jamais revenir m’en indiquer l’adresse exacte.

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Une journée bien-être

Hier, je me suis accordé une « journée wellness ». Après trois mois de semi-confinement, c’était plus que nécessaire. Et aujourd’hui, en toute franchise , je me sens nettement mieux qu’avant-hier !

Ce qui fonctionne le mieux pour moi, c’est d’aller jouer aux sardines dans les thermes d’une ville voisine. A chaque fois, je ressors du court-bouillon parfaitement régénéré et durant la nuit qui suit, je pionce comme un koala.

En méditant dans le bain à bulles, je me disais que décidément, l’être humain avait pour particularité de se créer lui-même la plupart de ses problèmes. Et je suis bien placé pour le savoir vu que je fais pareil ! D’ailleurs, si on doit en arriver à devoir s’accorder une « journée wellness », c’est que toutes les autres ne le sont pas vraiment ! Sinon on les appellerait toutes juste « journée ». La grande mode maintenant, c’est de fêter la journée annuelle de ceci ou de cela. Moi cette année par exemple, j’ai déjà prévu de célébrer la journée du roulement à billes qui tombe pile en septembre ! (Ne cherchez pas… je me comprends)

Après avoir été barboter dans la rivière à remous, j’ai décidé prématurément de quitter le bassin de plein air. Il y avait une machine de chantier juste à côté, qui s’entêtait à faire un boucan d’enfer et qui empestait le Diesel qualité paquebot. Mais après trois mois de semi-confinement, pas question de faire le difficile. Il faut savoir se montrer un poil compréhensif : Pour certains camarades bipèdes, s’il a pu à un moment être interrompu, le travail a dû être repris pendant que d’autres se paient encore le luxe de se prélasser dans leur piscine. Et puis allez, tiens : une « journée moyennement wellness » lors d’un retour progressif à la normale, on ne va pas cracher dessus !

Pour ajouter une petite pointe de wellness à cette journée, je suis allé me régaler les papilles dans un petit restaurant asiatique qu’il m’avait été recommandé de boycotter durant les trois mois d’hibernation. Avec un peu de sauce piquante, je me suis dit qu’en fin de compte, l’être humain ne se créait pas que des problèmes !

Je n’ai été de retour dans ma ville qu’en soirée à l’heure de pointe. A mon humble avis, s’il y avait une statue qu’il faudrait déboulonner sur le champ, ce serait bien bien celle érigée à l’intention du crétin qui a inventé les heures de pointe ! Ça diminuerait peut-être le nombre de processions de ses fidèles. J’ai pu constater avec effroi qu’en effet, les gens n’était plus du tout confinés à leur domicile ! Ils l’étaient maintenant dans l’habitacle de leurs bagnoles respectives dans un bouchon interminable. C’était en quelque sorte l’imbrication d’un confinement dans un autre confinement, après le semi-confinement. Un cauchemar emboité dans un autre cauchemar, après un mauvais rêve. Mais par un temps estival; comme ça en définitive, tout ne paraît pas si sombre…

Moi ? Ah mais non ! L’embouteillage ne m’a pas du tout niqué ma « journée moyennement wellness » ! Parce que je circulais dans la direction opposée et que c’était le boulevard. Pour moi, c’était aussi l’heure de pointe, mais de celles qui pointent vers l’arrière. Je me rendais en ville à l’heure précise où tous les autres semblaient préférer la fuir. Et là, je me suis répété que décidément l’être humain avait pour particularité de se créer lui-même la plupart de ses problèmes.

Je crois que s’il m’est un jour proposé de sélectionner ma prochaine vie, expérience faite, je ne cocherais peut-être plus la case “être humain”. Et j’éviterais également l’option fourmi. Trop de stress, de trafic et de files d’attentes, là-aussi. On verra bien d’ici là. Pour l’heure, j’en suis resté au choix qui me parait le mieux me convenir de vilain petit canard.

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L'intelligence artificielle et les fourmis, par Hervé Lehning
Source Illustration : Merci le web !

Mon petit musée (6)

Aujourd’hui je vais aborder le thème de mes premières expériences de gosse avec l’électricité.

Premier contact

Lorsque mon paternel avait entrepris de faire des travaux de rénovation dans le salon de la maison familiale, il avait provisoirement retiré le cache de protection en plastique blanc de la prise électrique murale combinée avec l’interrupteur de la lumière. Il m’a regardé droit dans les yeux et m’a mis en garde l’index levé de ne surtout pas toucher quoi que ce soit à cet endroit. Bien sûr, dès qu’il avait tourné le dos, c’est ma curiosité qui l’avait emporté et j’ai placé mes doigts exactement là où il me l’avait indiqué. Et c’est foudroyé par un complément d’énergie ultra-persuasive que j’ai finalement bien compris la leçon !

Étrangement, cette expérience dangereuse s’est reproduite presque à l’identique des années plus tard avec ma progéniture. Mais cette fois c’était moi l’adulte qui mettait en garde.

Premier bricolage

Ceci est la reconstitution d’une expérience dangereuse qui ne doit en aucun cas être reproduite chez vous !

A un moment donné, j’ai éprouvé le besoin vital de me procurer un câble de rallonge électrique pour brancher je ne sais plus trop quoi dans ma chambre. N’en trouvant nulle part de disponible dans la maison, j’ai entrepris d’en bricoler une de mes propres mains avec du matériel et des outils empruntés dans l’atelier de mon paternel.

  1. J’ai dénudé les quatre fils des câbles de chaque côté. – J’avais déjà compris que l’électricité circulait à travers le cuivre et le métal en général et non dans la matière plastique isolante.
  2. J’ai soigneusement torsadé les quatre fils de cuivre tous ensemble. – Je n’avais pas encore percuté que s’il y avait au minimum deux fils séparés de chaque côté, ce n’était pas du tout seulement pour faire plus joli.
  3. J’ai testé mon câble de rallonge improvisé en insérant la fiche dans la prise secteur murale. Et c’est là qu’il y a eu comme un grand éclair bleu assorti d’un claquement assourdissant.
  4. Au même moment, l’approvisionnement en électricité de tout l’étage a brusquement été interrompu. – Je venais d’inventer le court-circuit ainsi qu’une forme inédite de sabotage.

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My dead Lightbulb

Mon déchaînement de mauvaises ondes de l’autre jour n’a pas seulement eu raison de la carte-mère de mon laptop ( voir ici ) Il a aussi zigouillé le filament de l’ampoule qui illuminait si bien ma salle de bains !

Je crois que sans même sans m’en rendre compte, j’ai moi aussi été gratifié du super-pouvoir de ce gaillard aux colères aussi subites que de très forte intensité que j’avais rencontré dans le courant du siècle passé ! Si ça se trouve, son pouvoir à la con il me l’avait peut-être transmis dans le seul but de s’en débarrasser avant que l’invention de la LED ne puisse venir le soulager de sa malédiction.

Et maintenant voilà que je vais devoir apprendre à en contrôler la toute puissance : Il serait préférable que j’en arrive pas involontairement aussi à cramer le compresseur de mon frigo à la première apparition d’une pointounette d’exaspération…

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Un mauvais calcul ?

Comme je l’ai déjà mentionné ici à plusieurs reprises, je me considère en dessin comme un nul en cheveux. Mais ça ne me provoque pas le moindre cheveu blanc ! Ça contribue juste un peu à me faire oublier que depuis toujours, je suis également nul en maths !

Pour les cheveux, je pense qu’au profit de quelques efforts, je pourrai corriger le tir. Par contre, pour les maths, je considère que c’est mort et enterré ! Je resterai nul en maths jusque dans ma tombe. Ils ne doivent pas s’attendre de l’autre côté, à pouvoir compter sur moi pour les aider à faire leur comptabilité !

Plusieurs souvenirs forts douloureux peuvent témoigner de cette défaveur :

  • Le poids des regards croisés et désespérés de mes parents qui tentaient de me donner des cours de rattrapage le soir après l’école. Nourrissant l’espoir de m’aider à trouver la lumière qui relèverait une moyenne désastreuse en arithmétique. J’ai eu beau faire preuve d’engagement pour gonfler ma bosse des chiffres, de jouer des numéros de charme pour séduire mon public de neurones endormis. Résultat ? Une addition de vains efforts. Pourtant j’aurais aimé faire plaisir à mes répétiteurs appliqués, ne serait-ce que pour les récompenser pour leur sacrifice : Se dévouer à ce point pour résoudre des “problèmes” à un âge ou en principe on ne serait plus obligé, pour moi ce n’était pas rien !
  • Un tableau noir recouvert de formules écrites à la craie par notre professeur d’électronique au cours de ma formation. Je n’en comprenais absolument aucune ! Je trouvais qu’il s’agissait simplement d’un ensemble de jolis dessins avec un rendu agréablement esthétique. Et pour m’enfoncer un peu plus dans mon abîme de consternation, le collègue et génie voisin aux verres de lunettes épais qui interpelle le prof pour lui signaler qu’il avait commis quelques erreurs ici et là au tableau …

Mes résultats scolaires à l’écrit et en rédaction étaient nettement plus réjouissants. C’est pourquoi j’ai naturellement opté pour développer des théories si possible bien formulées, en me servant de mots plutôt que de chiffres, de lettres grecques, de barres de fraction et de racines cubiques…

Par la suite, le destin a trouvé une astuce imparable pour me rassurer quant à ce “choix” lorsqu’il a inventé les machines à calculer et les ordinateurs sur lesquels on peut toujours compter: A quoi bon dès lors chercher encore à me triturer des méninges handicapées en tentant de résoudre des équations ?

Je pense encore que mon meilleur souvenir en maths était la preuve par 9. Il s’agissait d’une technique “ultra-mystérieuse” pour valider le résultat erroné de mes mauvais calculs. Même si le 9 n’est pas pour autant devenu mon chiffre préféré, la découverte de cette méthode a déclenché une sorte d’éclair révélateur à l’intérieur de ma boîte crânienne. Mes géniteurs avaient parfaitement raison : Il y avait donc bel et bien une lumière au bout du tunnel !

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Voilà ça c’est fait ! Et si un jour vous me rencontrez, ne me demandez simplement jamais “combien ça fait ?” …

J’ai pensé à une suite logique à cet article… A suivre …

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Poésie pour un naufrage

Hier à la téloche, j’ai revu le film documentaireAvant le Déluge” qui date de 2016.

Nommé en tant que Messager de la Paix sur les questions climatiques aux Nations Unies, Leonardo DiCaprio avait parcouru le globe pendant deux ans pour faire un état des lieux environnemental.

Aujourd’hui, 3 ans plus tard, je constate qu’une part non négligeable et grandissante de la population mondiale se réveille avec une gueule de bois et se regroupe un peu partout pour réclamer des réactions immédiates et concrètes ! Je propose aux sceptiques qui préféreraient peut-être encore profiter de la “fête” et à tout ceux qui roupillent encore, de se donner une chance supplémentaire durant une heure et demie de remettre en question leur vacillante ou embarrassante conviction. Ensuite il existe bien sûr encore beaucoup d’autres enquêtes et témoignages de ce genre disséminées ici et là et il sera toujours possible encore, aux plus obstinés d’entre nous, d’approfondir le sujet et de recouper toutes les informations qu’ils contiennent…

C’est encore imprégné et inspiré par ce poignant documentaire que ce matin, j’ai rédigé tout un un poème portant sur l’avidité capitaliste que vous pourrez lire plus bas. Je ne sais pas si ça avait déjà été tenté auparavant et si non, eh bien en voilà déjà au moins un pour la route !

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Poésie pour un naufrage

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A l’escalade du pinacle de mon propre intérêt

A la poursuite d’ivresses conduisant au “sommet

Je n’ai pas accumulé de capital sympathie

De bienveillance je n’ai fait que l’économie !

Obsédé de vouloir tirer bénéfice du doute

Convertissant en déluge ma future banqueroute

Je n’ai su être qu’un capitaine au “meilleur” cours

D’une poigne d’avidité dans un faux gant de velours

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Mon bug de l’an 2000 à moi !

Cette histoire s’est déroulée en l’an 2000. L’année du fameux bogue qui était censé tous nous vautrer dans une mouise technologique insurmontable !

Au réveil du réveillon de la Saint-Sylvestre, aucune machine informatisée avec laquelle j’étais directement en contact n’avait eu à en souffrir. C’était un bug plus pernicieux qu’annoncé ! Il s’était attaqué par surprise à l’être humain que je suis. Faisant fi des prédictions des spécialistes ne ciblant pour victimes potentielles, qu’appareils et machines antiques.

Ce monde était-il subitement devenu fou ou alors, n’était-ce que moi ???

Pour obtenir une réponse valable, j’ai pris un rendez-vous pour passer au détecteur de folie. Durant l’interrogatoire, chacune de mes réponses aux différentes questions de l’enquêteur affolait le traceur du polygraphe. Sur le papier, il m’a vite paru évident qu’en définitive, c’était bel et bien moi seul qui allait être officiellement déclaré frappadingue !

Au terme de l’audition, le détective m’a confirmé qu’un peu de repos n’aggraverait pas mon cas et qu’en ce qui concernait le monde, son diagnostic était en tous points identique au mien. Que malheureusement à son niveau, il disposait de beaucoup plus d’espoir que de moyens pour intervenir efficacement au niveau mondial. Et il a tenté de me rassurer en m’affirmant que ce monde souffrait déjà de folie pure bien avant que je ne développe mes premiers symptômes. Que j’avais très probablement, comme tant d’autres déjà avant moi, été infecté par contagion par mon environnement.

Dans la foulée, il m’a proposé un séjour détente en pension complète au grand palace des détraqués. Une offre que j’ai évidemment acceptée. Le déplacement en shuttle était inclus dans la formule all inclusive de cette villégiature et j’ai pu laisser mon véhicule sur place. Le chauffeur m’a proposé de choisir entre la camisole de force ou tout simplement, de boucler ma ceinture de sécurité. A quelques dizaines de kilomètres de là, la somptueuse auberge qui me recevait se trouvait être presque isolée en rase campagne à la croisée de deux axes routiers.

C’était un établissement massif et rustique planté dans un paysage bucolique. Une abbaye historique reconvertie en chambres d’hôte pour barjots. L’accueil m’a paru chaleureux et j’ai rapidement pu prendre possession de ma chambre individuelle.

C’est lorsque j’ai remarqué la présence de barreaux solidement scellés derrière les fenêtres et constaté que l’intégralité du mobilier de ma suite royale était constitué de pièces rembourrées de mousse de polyuréthane que je me suis senti glacé par un rush de mauvais stress !

Je me suis vu débarqué par erreur dans le remake local de vol au-dessus d’un nid de coucou. A me faire court-circuiter le bulbe au quotidien par un toubib électro-sadique pour ensuite subir, durant mon temps libre, les persécutions d’une odieuse infirmière rombière-en-chef.

En un éclair et en toute discrétion, j’ai attrapé mes affaires et ai choisi la tangente. Je me suis faufilé hors de l’établissement et ai traversé à pas de géant le grand parc pour aller faire de l’auto-stop. C’est là que m’a retrouvé une infirmière pas-du-tout-rombière qui s’était lancée à ma poursuite. Elle m’a persuadé en douceur de l’accompagner à la résidence pour prolonger mon séjour et profiter pleinement de ses bienfaits …

A mon retour dans mes appartements, un voisin de palier lui aussi présumé toqué et qui m’avait entrevu en train de déguerpir à l’anglaise, est venu s’enquérir d’où j’avais bien pu vouloir me rendre !

Je lui au répondu que j’avais été saisi d’une alerte de code rouge en découvrant mon nid de coucou et que probablement, sur un coup de folie, j’avais jugé préférable de déserter le secteur pour aller tendre le pouce en bordure de la nationale pour retourner chez moi.

Le voisin m’a jeté regard flegmatique, qui visiblement confirmait le diagnostic qui m’avait invité à loger sur place et il a ajouté : De l’auto-stop ? Ici ? Aucune chance ! Jamais personne ne prend le risque de s’arrêter pour embarquer un pensionnaire !

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[ Bonus ] Il est vrai qu’il n’est pas interdit d’imaginer qu’un “fou” pourrait se trouver sur le trottoir à regarder passer des voitures avec grand plaisir en levant un pouce à l’intention de leurs conducteurs, pour leur signaler qu’il trouve que de son point de vue, ils conduisent vraiment très bien…

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La canicule du samedi soir

L’esquisse de ce danseur au déhanché “caliente” occupait mon tableau d’affichage de projets depuis des mois voire des années, si ce n’est des siècles

Comme on est “déjà” en plein mois de juin, qu’une première période de canicule s’est manifestée avec un peu d’avance, avec l’intention évidente de tous nous pré-cuire pour la saison d’été et que le jour de demain tombe comme par hasard sur un samedi, j’ai invité ce sympathique et talentueux danseur à venir faire grimper le mercure sans retenue avant de lui accorder une place à l’ombre et au frais au fond d’un carton d’archives.

A une autre époque, pas si lointaine que ça, le samedi soir, nous avions l’opportunité de nous délecter d’une bonne fièvre ! ( Ça s’appelait la fièvre du samedi soir / the Saturday Night Fever en langue anglaise ) . C’était une bonne fièvre d’une température et d’une durée parfaitement supportables dont on se remettait en principe au plus tard très tôt le lundi matin avec la ferme intention de souffrir d’une rechute le samedi de la semaine suivante …

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Mais voilà, il faut toujours qu’on nous mette des bâtons dans le feu ! Il y a certains samedis soirs de l’époque actuelle, où il ne serait vraiment pas très prudent de mélanger fièvre et canicule un même soir !!! Et cela même, si à la base on se sent vraiment chaud-bouillant pour aller transpirer et mettre feu dans une super fête qui déchire sa marque de thermomètre !

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Notez que pour cette fois, je vous fais grâce 
d'une boule à facettes dans ce dessin...

Mannequin articulé pour le dessin

Une information qui sera peut-être intéressante pour les artistes qui aiment dessiner, et qui souhaitent trouver une alternative ou une extension à leur mannequin articulé en bois.

Le logiciel s’appelle DesignDoll de Terawell. La licence ne coûte pas les yeux de la tête et il en existe une version de démo gratuite, sans fonction de sauvegarde. Il est assez facile à prendre en mains et offre énormément de possibilités .

http://terawell.net/terawell/

C’est à la base avec ce programme 3D là que j’ai créé les deux mains ci-dessous et les danseurs de l’article “Viens danser…” qui suit. Les assemblages et des traitement supplémentaires ont ensuite été réalisés avec les logiciels GIMP et Inkscape.

Tactilemoticon V1.0

Mon tout premier “smiley” tactile ! Il a l’air ravi, vous ne trouvez pas ?

Je débute alors je ne me fais pas trop d’illusions : il ne vont pas le retenir chez Unicode pour l’ajouter dans la série des emoticons officiels. D’ailleurs, je remarque qu’il faudrait que j’en fasse une version optimisée avec un index levé tourné vers l’écran (tactile) à hauteur d’yeux…

Ha ! Le tactilemoticon V2.0 est déjà en gestation… Et puis ensuite, il faudrait que j’en fasse une version féminine , une pour droitiers, une autre pour gauchers, une pour les ambidextres, une par couleurs de peaux répertoriées, une autre qui serait LGBT(+A à Z) friendly .. etc.. etc.. Pour ne pas discriminer ou froisser qui que ce soit ! Je risque de vite en arriver à la V300.0 !

Jusqu’ici je dessinais surtout au crayon de papier et/ou à la souris. Je ne suis jamais parvenu à passer à la tablette graphique : Celle qui n’est pas “directement collée sur l’écran”. J’en possède une, mais je crois qu’il me manque un pilote prérequis de la série “coordination” dans la jungle de neurones qui m’anime !

Sur la photo ci-dessus, il s’agit d’un PC de type “cahier” convertible en tablette, avec un écran tactile de 14” : un Pavilion X360 de chez hp. (La gamme X360 permet une rotation du clavier sur 360 degrés, autour de l’écran bien sûr …)

Une petite merveille qui mérite un peu de publicité !

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Vise un peu mes nouvelles lunettes 4D !

Ce matin, je me suis arrêté chez le maître souffleur de verres optiques pour faire tester ma vision d’avenir … Apparemment (haha) , une petite mise à jour, n’était pas un luxe !

Ça faisait au bas mot une décennie que je visionnais le film de ma trépidante existence au travers de mes bons vieux carreaux progressifs “full HD”. Entre temps, même le cinéma est passé à la 3D ! Je suis une preuve vivante qu’il existe encore des bipèdes occidentaux qui supportent de vivre au quotidien en se contentant d’une ou deux technologies de retard !

J’ai investi dans une nouvelle monture, sertie de verres correcteurs optimisés pour la quatrième dimension (4D) ! Parce que la 3D, je connaissais déjà alors tant qu’à faire, autant opter pour un “upgrade premium”

Et je peux vous affirmer que la vision en 4D ça vous file quand même un tout petit peu la banana !

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Revenez prochainement faire un tour sur ce blog ! Parce que dès aujourd’hui, vous aussi vous allez mieux voir ce que vous allez voir ! !

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Test officiel de l’Intelligence Artificielle (IA)

L’intelligence artificielle, comme d’autres formes d’intelligence est-elle susceptible un jour, sans prévenir de « péter un plomb » ?

En ce moment on nous saoule au quotidien à toutes les sauces avec l’intelligence artificielle (IA)

Il y a quelques années, on nous bassinait avec la logique floue (fuzzy logic)

Dans ma jeunesse déjà, l’une de mes connaissances se la surpétait en me parlant de « réseau de neurones » comme s’il l’avait lui-même inventé. Plus d’un quart de siècle plus tard, je n’ai toujours pas vu la couleur d’un seul de ces fameux neurones organisés !

Récemment, nous avons connu la période de gloire de l’ « algorithme ».

Et une fois que tout le monde en a parlé et que tout le monde en a entendu parler, on nous déniche un nouveau terme quasi mystique pour alimenter les appétits technophiles et rétablir une certaine hiérarchie entre ignorants et experts. Comme ça, on peut recommencer à jouer à celui qui a la plus grosse… connaissance du sujet !

D’ici quelques mois, il se pourrait que ce soit enfin le tour des adjectifs et que tout devienne subitement « quantique ou quantum ». Exemple : Yeah ! J’ai enfin reçu mon tout nouveau smartphone quantique de troisième génération !

En attendant appelons ça intelligence artificielle ! Parce que ça passe mieux que de devoir expliquer que : « oui mais tu sais, ça c’est une machine qui s’occupe de ce travail là ! »

On le sait bien : Une machine, c’est bête ! Et une intelligence artificielle, ça reste une machine mais par définition, c’est moins con qu’une machine toute bête ! Vous me suivez ?

L’intelligence artificielle, comme d’autres formes d’intelligence est-elle susceptible un jour, sans prévenir de « péter un plomb » ?

Les laboratoires SunOf, un organisme certifié par la OMDCDTP (Organisation Mondiale de Défense Contre les Dénominations Techniques Pompeuses) et fondé sur le principe de précaution, a été mandaté pour procéder à un audit et inspecter le quotient intellectuel et les limites cognitives de l’intelligence artificielle (IA)

L’équipement et le matériel de laboratoire nécessaire

  • Une AI – Intelligence artificielle (1) (ici, une cervelle de petit pois)
  • Un fusible (2) (historiquement aussi appelé un « plomb » et qui peut se péter)
  • Une source d’alimentation de courant électrique (3) et quelques câbles de laboratoire
  • Un haut-parleur (4) (Une IA (1) s’exprime par le truchement de la synthèse vocale (4))
  • Un test rigoureux de Quotient Intellectuel – Artificiel (QI-A) établi par les laboratoires de référence SunOf (5)
Fig 1. IQ-Test bench for IA

La procédure de test

  1. Effectuer les branchements selon le schéma en veillant à respecter les différentes couleurs et les polarités.
  2. Enclencher la source d’alimentation (3) , régler la tension fournie sur le maximum.
  3. Patienter jusqu’à ce que l’intelligence artificielle (IA) (1) manifeste son intérêt (4) et sa volonté de passer ce test qui n’est pas fastoche (5) ce qu’elle a vite compris.
  4. Écouter attentivement les manifestations sonores et vocales de l’IA par le truchement du canal audio (4)
  5. Garder un œil permanent sur le fusible (2) Si une forte étincelle ou de la noircissure apparaît à l’intérieur de la surface en verre (2), le circuit d’alimentation électrique devrait s’interrompre aussitôt.  Le test de QI-A (5) sera alors immédiatement interrompu et ne pourra plus être achevé ni réussi avec succès par l’IA (1)

Les résultat du test

Le résultat du test est « successful » dans les conditions suivantes :

  1. Absolument toutes les réponses de l’IA (1) aux diverses questions du test de QI-A (5) sont correctes et ont toutes été fournies dans le délai imparti.
  2. L’aspect et la couleur apparente du petit pois (IA) (1) sont restés identiques à ceux du début du test.
  3. Aucun signe d’impatience ou d’énervement de l’AI (1) n’a été perceptible sur le canal audio (4) durant le test.

Le résultat du test est « failed » dans les conditions suivantes :

  1. L’intelligence artificielle (IA) a clairement et visiblement pété le plomb ! (2)
  2. L’aspect et la couleur apparente du petit pois (IA) (1) ne sont en rien comparables à ce qu’ils étaient au début du test. ( surchauffe dans le circuit, court-circuit, autre difficulté )
  3. L’émission de grognements ou de grossièretés situés au-dessus du seuil limite admissible ont été constatés sur le canal audio (4) durant le test.

Résultat du test sur le Canal Audio (4)

Écoutez un extrait significatif de l”enregistrement effectué sur le canal Audio (4) durant le test

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La Roue de la Fortune ( Version classe moyenne )

La Roue de la Fortune pour les Classes Moyennes (The Wheel of Fortune – Middle class Edition) était un jeu télévisé populaire au 21ème siècle. Cette émission avait été créé dans le but de déclencher une vague d’espoir dans la classe moyenne. Une couche de la population qui avait à cette époque tendance à se plaindre de devoir racler les fonds de tiroir à la fin de chaque mois en espérant parvenir à joindre les deux bouts.

Déroulement de la partie :

Les candidats au pactole devaient solutionner des énigmes proposées dans divers thèmes . Ils devaient proposer des lettres afin de trouver le mot ou la phrase caché(e)/affiché(e) sur un tableau situé en face d’eux, en tournant avant chaque proposition une roue composée de cases sur lesquelles étaient inscrites des coquettes sommes ainsi que les cases “PASSE” et les cases “BANQUEROUTE”. La case “RELANCE” et la case “BONUS” avaient été supprimées dans la version du jeu réservée aux candidats de la classe moyenne pour des raisons de maîtrise des coûts. L’atout charme sexy en diable chargé(e) de manuellement retourner les lettres cachées du tableau dans la version haut de gamme du jeu avait été remplacé(e) par un bras robotisé pour des motifs économiques.

Les candidats devaient, lorsqu’ils avaient tourné la roue donner une consonne pour tenter de compléter l’énigme. En cas d’erreur, ben.. c’était pas de bol et ils devaient simplement retenir leurs larmes en passant la main au candidat suivant. Ensuite s’ils avaient pu économiser assez de fric (dans les 1000 ou 2000 balles hors taxes) et qu’ils avaient pu payer loyer, primes d’assurances maladie, pensions alimentaires et toutes les autres factures courantes, ils pouvaient se payer le luxe d’acheter une voyelle. Quand le candidat pensait avoir trouvé la solution, il pouvait faire une proposition. S’il trouvait la bonne réponse, il accédait au distributeur de cadeaux avec une carte prépayée et pouvait s’offrir quelques biens de première nécessité ou des vêtements et des chaussures neuves.

Lorsque toutes les manches de la partie étaient terminées, celui ou celle qui n’était pas encore ratiboisé(e) et a qui il restait quelque menue monnaie en poche allait en finale avec l’espoir de gagner un magnifique cadeau, comme par exemple des bons pour, en cas de nécessité, pouvoir se faire soigner chez un médecin ou un dentiste.

À la fin de l’émission, le candidat victorieux obtenait le droit de revenir pour une deuxième participation à la condition qu’il porte ses chaussures et ses vêtements neufs…

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Un article réalisé à partir du butin résultant de 
trois piratages perpétrés le même jour sur la toile.
La roue, le smiley et le texte sont tous des
éléments que j'ai détournés.
J'avoue que pour l'heure, je n'éprouve aucun sentiment
de culpabilité de m'être livré à ce type de pillages
et de sabotages !