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Maudit gazon

Il y a un peu plus d’un an aujourd’hui, je m’étais rendu un peu à la va-vite à Los Angeles. Je n’avais pas pris le temps de réserver de suite royale dans un palace, ni de suivre un petit cours préparatoire d’american fluently. Arrivé un peu crevé à l’aéroport LAX en soirée, je m’attendais à être accueilli par au moins trois sublimes californiennes en shorts moulants et colliers de fleurs (les anges), prêtes à me prendre en charge et à me bichonner, mais il n’en fût rien.

Au lieu de cela, j’ai trouvé à la va-vite (et en catastrophe) une piaule d’hôtel et ai du me rendre à l’évidence que tous les autochtones, ne parlaient pas tous le même american fluently qu’à la télévision ! C’est à dire celui bien articulé et sans accent que je peux comprendre au moins à moitié, sans sous-titres.

Alors arrivé dans ma chambre, j’ai allumé la télévision dans le but de me familiariser un peu avec le “ricain parlish” et voilà qu’à l’écran je tombe sur le Terminator en gros plan qui me fixe droit dans les yeux et qui me parle sur un ton sévère, un peu comme si j’étais son catéchumène indiscipliné. Par principe de précaution, j’arrête tout, j’éteins toutes les lumières et je me planque sous le drap, pour éviter de trop esquinter ma première impression du paradis des surfeurs et des “garçons de la plage” qui chantent si bien les “bonnes vibrations“.

Évidement ma chambre était phoniquement isolée comme une cage à hamsters et orientée pleine circulation. J’ai eu le plaisir de me coltiner jusqu’au petit matin, les allées et venues de la station service d’en face qui fait aussi magasin de (toute la) nuit. Dans le calme relatif de cet endroit de rêve impossible, j’ai eu l’impression que tous les noctambules locaux roulaient en Ford Mustang bleu nuit de 1965, et d’une cylindrée de sept litres. Et qu’aucun d’entre-eux n’y va plus mollo sur le champignon tard dans la nuit, qu’à l’heure du hot dog, juste parce qu’il y aurait semble t’il un touriste fraîchement parachuté qui voudrait bien roupiller deux secondes…

Au petit matin, au moment ou je me sentais enfin partir dans les bras de Morphée, à 5:55 AM précisément (le 6:66 n’existant pas) , un jardinier d’entretien qu’on pourrait qualifier de matinal s’est pointé avec son pick-up blanc et s’est garé. Il a déchargé sa tondeuse à gazon seize soupapes et a entrepris de tailler la pelouse indiquée sur la photo ci-dessus par une flèche verte . Ma parole, tout ici a l’air d’être surdimensionné hormis les pelouses, me suis je dit ! Mais c’était du travail bien fait, je dois bien le dire,surtout que le jardinier ne devait pas y voir grand chose vu qu’il faisait encore nuit noire à l’heure ou il a choisi de régler leur compte à ces trois ou quatre touffes d’herbe… Et avec mon american fluently encore très mal réveillé, je me voyais mal ouvrir ma fenêtre et lui crier : ” Is it not soon finished, ce fucking bordel hoooo ??? “

Voilà, et c’est ainsi qu’ils m’ont vendu la suite royale au palace et les trois sublimes californiennes en shorts moulants pour une prochaine fois.

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Le vent de la démesure

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bilan carbone

empreinte écologique

pollution sonore

Au départ, j’avais rédigé sur une feuille volante, l’ébauche d’un récit un peu gonflé. Un texte sensé aller de pair avec l’illustration ci-dessus. Mais finalement ma motivation s’est envolée, l’idée est retombée comme un soufflé… Une tentative balayée qui malheureusement restera lettre morte …