Category Archives: Cadrages (photographie)

Un Cairn au Cap Corse [ cabine 6159 ]

Lors de la procédure d’embarquement à bord du ferry à destination de Bastia en Corse, lorsque j’ai pris mes quartiers dans ma cabine, aucun problème à signaler… A part au moment de tenter de me souvenir de son numéro. C’est que ça n’est pas évident à mémoriser le chiffre 6159 ! Je suis loin de faire partie de ceux qui parviennent à retenir la constante Pi avec 50 décimales.  Bien entendu, le numéro de cabine est marqué sur la carte d’accès et comme, on n’est jamais assez prudent, il faut le noter dans son téléphone portable et pour plus de sécurité, en faire une photo en gros plan. Il serait éventuellement judicieux encore de semer une cacahuète tous les mètres et demi jusqu’au point le plus facile à retrouver sur le bâtiment, en priant qu’elles n’ouvrent pas l’appétit d’un passager à quatre pattes.

Une fois mes affaires déposées sur ma couchette et les mesures rassurantes effectuées (je n’avais pas les cacahuètes) je me suis précipité sur le pont supérieur pour ne pas rater en plein air, notre départ du port de Nice.

C’est lors du retour à MA cabine que je suis encore entré dans la quatrième dimension : Il y avait bien une cabine 6158 et une autre contiguë avec le numéro 6160 ! Mais ON avait fait disparaître la porte de MA cabine !!! J’ai vérifié, elle ne faisait pas soudainement face aux deux autres non plus ! Alors j’ai entrepris de faire plusieurs allers retours dans ce corridor paranormal, en prenant soin de maîtriser ma dégaine d’abruti paumé. J’ai quand même du interroger un membre d’équipage qui avait été mis dans LA confidence : MA cabine, la 6159 « avait été déplacée » du côté opposé du bateau !

Même débarqué depuis des heures, la logique humaine qui a pu mener à cette énigmatique numérotation des cabines m’échappe toujours !

Pour me remettre de ces fortes émotions (car j’ai connu quelques situations stressantes durant de cette traversée) j’ai pris un bain matinal dans les eaux de mer les plus pures que j’ai jamais connues. C’était près de ce cairn sur la photo ci-dessus. A cet endroit, une rivière d’eau de source se jette dans la mer. Un peu plus loin, les eaux y sont d’un calme et d’un bleu clair qui n’a même pas de nom et sont d’une transparence incroyable !

Si je dois vraiment mourir un jour, pour éviter qu’avec ma parano, mon hyperactivité et mes  stress de voyage je dérange la quiétude du caveau familial, je pense qu’il serait plus judicieux de déposer mes cendres au fond de ces eaux-là ! Le voyage et le séjour y seront des plus paisibles.

 

inspiré d'une histoire vraie , romancé à souhaits ;-)

La paillote de la plage

Aujourd’hui c’est le 1er mai et c’est le jour de la fête du travail ! Enfin ça l’est pour ceux qui en ont encore un de travail et surtout, un de ceux qui, dans les grandes lignes, leur convient. Pour les autres, on va dire que ça peut aussi être à choix la fête de l’enthousiasme dans l’activité alimentaire, celle des candidatures cadencées pour en décrocher un, celle du pétrin voire même celle de la mélasse…

Ce matin, motivé par l’allégresse de la fête officielle du jour, je me suis levé tôt et me suis rendu à la paillote de la plage dans le but de fêter dignement les jobs de ceux qui en ont un, en compagnie de ceux qui n’en ont pas encore, ainsi qu’avec tous ceux qui ont pu prendre un congé exceptionnel pour festoyer dans la liesse de l’économie de marché !

Comme vous pouvez le constater sur la photo, je suis arrivé le premier sur place ! Il faut dire que cette année ce n’est pas idéal, la fête du travail tombe sur un mardi ! C’est toujours mieux qu’un lundi, mais ça reste un choix du calendrier plutôt discutable ! De plus en ce moment, les matinées sont encore un peu fraîches et il faut veiller avant tout à ne pas risquer un refroidissement qui pourrait se transformer en un congé maladie potentiellement mal vu au bureau ou à l’atelier ou pourrait conduire à une incapacité à se rendre suffisamment éblouissant à un providentiel entretien d’embauche…

C’est en me sacrifiant à quelques heures supplémentaires non rémunérées à attendre l’arrivée d’autres fêtards, que je me suis dit qu’on devrait peut-être songer à fusionner le jour de la fête du travail avec celui de “Miss & Mister Camping” quelque part en août. Cela motiverait probablement la présence aux festivités de plus de bosseurs en vacances à cette période et de demandeurs d’emploi se sachant clairement en phase creuse au niveau des perspectives d’embauche…

J’en profite pour féliciter celle, celui ou ceux qui a (ont) repeint la paillote de la plage en rouge ! La couleur de l’amour et celle du travail bien fait ! Et J’estime que ça se fête !

 

Le zèbre rouge

Un zèbre rouge que j’ai eu la chance de pouvoir photographier au Zoo de Los Angeles. Il s’agit là d’un spécimen rare (probablement le dernier en activité) d’une espèce en voie de disparition. Bien qu’il soit avec certitude un lointain descendant des zèbres à la robe de couleur gris-ardoise, on ne sait pas, au stade actuel des recherches, s’il s’agit du résultat d’une tentative (dont la nature détient le secret) d’une mutation colorimétrique destinée à le rendre moins appétissant aux yeux des grands prédateurs de la savane où, s’il s’agit à la base, de la conséquence d’une forme de déviance alimentaire. On soupçonnerait une lignée de zèbres insoumis. récalcitrants à l’idée de se satisfaire toute une vie durant d’une alimentation herbivore, qui serait à l’origine de cette coquetterie pigmentaire. On est cependant tout à fait au clair aujourd’hui, que le plat préféré du zèbre rouge du Zoo de Los Angeles est un grand plateau de crevettes aux piments accompagné de tomates farcies au thon rouge. Le tout évidement agrémenté d’une bonne “chproutzée” de Ketchup.

Vue de mon hublot, au tout petit matin

Dans la hâte de l’organisation de mes vacances précipitées, j’avais oublié une partie importante de mon chargeur pour mon PC après avoir chargé l’appareil à bloc avant mon départ. Ces derniers jours je devais donc fortement économiser ma consommation en énergie, sa recharge étant désespérément impossible. En cherchant bien, J’ai finalement pu acheter à l’autre bout de L.A. un “power supply” adéquat et flambant neuf que je peux même brancher au besoin sur l’allume-cigarillos de ma “muscle car“.

Et comme rien ne va jamais sans difficultés, pour aller me procurer le “précieux”, j’en ai profité pour me farcir des bouchons à l’aller comme au retour sur des “highway” à 5 ou 6 voies par direction. Pour moi, ça fait partie de cette expérience californienne et de toute manière il y a absence évidente de voie réservée uniquement aux touristes qui n’ont pas que ça à foutre. Et il faut dire que j’ai déniché la chaîne de radio qui ne diffuse que du bon rock qui tache et que ça aide à faire passer les plus amères des pilules.

Je m’habitue progressivement à la vie à mes ricaines et j’en suis presque à vouloir devenir Calife à la place du Calife de Californie. Cette faculté d’adaptation qui m’habite depuis un certain temps m’étonne. “On” a du à mon insu me faire prendre un puissant produit dopant ou un inhibiteur quelconque.

Dans la perspective d’être adoubé Calife local, j’ai commencé par m’auto-adouber Capitaine et ai pris mes quartiers sur le RMS Queen Mary.  Je me suis couché de très bonne heure dans l’idée de me lever aux aurores sans avoir les yeux qui piquent, pour profiter de la lumière qui scintille merveilleusement à ces heures là et m’offrir une promenade matinale dans les entrailles, le long des coursives et sur les nombreux ponts de l’impressionnant paquebot.

Et je peux vous dire que ça en a valu la chandelle ! Je me suis régalé les mirettes !