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Vertigo

 

 J’ai toujours eu très peur du vide…

Mais faisons semblant d’être intrépide !

Allez je retiens mon souffle et je regarde en bas…

Bon, je vois de l’eau, c’est déjà ça !

 

Va falloir que je plonge avec grâce

Sans me prendre un plat en surface

Et pour ajouter un peu d’élégance

Un double périlleux arrière de grande audace

 

Attention à ne pas toucher le fond de la piscine

Ne pas oublier de me boucher les narines

Et me jeter comme si je pouvais m’envoler

Donnant l’illusion que dans l’air je serais le plus léger

 

Voilà que je me balance sur la planche

Sur cette phobie je tiens enfin ma revanche

Je prends ma respiration la plus profonde

Allez juste encore quelques secondes…

 

Il n’y a rien à faire je ne parviens pas à m’élancer

J’ai bien trop peur de lamentablement m’écraser

De me rompre le cou sur le bord du bassin

Je ne peux pas croire une seconde que je ne risque rien !

 

Alors je m’invente et me rassure de mille excuses,

Que de mon courage il ne faut pas trop que j’abuse

Elle est bien trop froide et je suis piètre nageur

Et je n’ai vraiment pas l’étoffe d’un cascadeur…

 

Si je l’avais fait, j’aurais pu y laisser des plumes

Ou pire, on m’aurait décerné médaille à titre posthume

 

[ nouvelle publication d’un billet de 2012, voire plus ancien ]

Les grands malades

De nos jours et même de nos nuits d’ailleurs, il est parfois bien difficile de mettre un nom sur les différentes pathologies dont nous pourrions être atteints. S’avouer à soi même qu’on entre dans une catégorie bien précise de personnes souffrantes ou même indiquer à un proche ou à un ami, que son mal est bel et bien reconnu par la science sont autant de chemins escarpés, parfois fort pénibles à parcourir.

Ce sont souvent des mots se terminant par “aque” ( tiré du latin patracus, du nom d’un centurion de la garde rapprochée de Taloupélbus fils de Mafiarus troisième du nom ) qui définissent l’appartenance des patients à un groupe de pathologies.

Levons un coin du voile sur ces termes au demeurant barbares utilisés essentiellement par le corps médical et dont certains sont assez rares et méconnus.

Voici quelques exemples en vrac :

  • Si vous passez régulièrement des nuits blanches et que vous ne trouvez que difficilement le sommeil sans raison particulière, il y a des chances que vous soyez insomniaque.
  • Si vous courrez voir le médecin pour le moindre rhume et que vous possédez plus des médicaments chez vous que la pharmacie du quartier, qu’avec vous la Sécu plonge vers une banqueroute certaine, il se peut que vous soyez hypocondriaque.
  • Si votre grand cœur est très fragile, vous êtes probablement cardiaque.
  • Si vous êtes obnubilé par exemple par votre apparence ou par la propreté de votre appartement, vous êtes maniaque.
  • Si vous pensez que tout le monde vous en veut et que dans votre dos, chacun complote contre vous c’est que vous faites probablement partie des paranoïaques.
  • Si vous avez des bouffées de pensées maléfiques et vicieuses, que vous jouissez à semer la terreur partout, peut-être êtes vous démoniaque.
  • Si vous éveillez chez votre partenaire des pulsions sexuelles intenses, vous êtes aphrodisiaque.
  • Si vous avez une tête qui ne revient pas et que vous êtes frimeur et roublard, vous êtes tétaclaque
  • Si vous êtes toujours dans le flou et que vous ne jouez jamais la transparence, vous êtes opaque
  • Si vous êtes plutôt large d’épaule et que personne n’ose même en pensée vous provoquer , c’est parce que vous êtes baraque
  • Si vous êtes longiligne et que avez la tête dure vous êtes matraque
  • Si vous êtes très poilu et que vous poussez des cris en vous suspendant aux branches, vous êtes macaque
  • Si vous êtes essentiellement carnivore, je crains que vous ne soyez barbaque
  • Si vous êtes un vrai poison, que vous sentez fort et faites facilement pleurer, vous êtes ammoniaque
  • Si vous avez des problèmes de compréhension ou que vous avez pété un plomb, vous êtes acotédlaplaque
  • Si vous êtes obsédé par les signes et toujours la tête dans les étoiles, vous êtes zodiaque
  • Si vous êtes d’une humeur excellente et que vous êtes plein d’énergie, vous êtes dattaque
  • Si vous êtes en dépression profonde et que vous broyez du noir foncé, vous êtes aufondubaque
  • Si vous êtes passionné par les éléphants au point d’avoir une irrésistible envie de vouloir monter sur leur dos, vous êtes cornaque
  • Si vous êtes un accro du camping sauvage et des feux de camp, vous êtes bivouaque
  • Si vous avez facilement du désordre et que vous vivez dans le Bronx, vous vous êtes bricabraque
  • Si vous êtes bloqué dans une impasse et que vous ne regardez jamais en arrière, vous êtes cudesaque
  • Si vous êtes de nature compliquée et que vous n’exploitez jamais le chemin plus court, vous êtes micmaque
  • Si vous êtes un voleur compulsif mais que vous vous faites toujours attraper en flagrant délit, vous êtes maindanlsaque
  • Si vous n’êtes pas de nature à savoir prendre des décisions et vous montrer affirmatif, vous êtes quouaque
  • Si vous n’êtes jamais très pressé d’agir ou de vous mettre au travail, vous êtes yapalfeuaulaque
  • Si vous détestez monter sur une scène ou prendre la parole en public vous êtes jétroltraque
  • Si vous avez facilement tendance à répondre par gestes brusques aux personnes qui vous provoquent vous êtes tienprendeuclaque
  • Si vous êtes un obsédé sexuel pratiquant mais que rien d’autre ne vous intéresse dans une relation vous êtes un juspourfércracraque
Un très vieux billet re-re-re-publié. Ce n'est pas que j'ai 
rien créé de nouveau ou que j'ai basculé en mode feignant, 
c'est simplement le tour d'un truc un peu plus marrant. Et 
puis ces temps-ci, je suis fatigué et me sens plutrodataque ... :-)

 

 

Mon tout premier bolide

La vitesse c’est grisant n’est ce pas ?

A peine livré chez un couple d’habitants de cette planète étrange et sorti du carton, voilà que je me suis mis à apprécier la sensation de défier les lois de la physique à bord de ma rutilante décapotable.

Maîtriser les chevaux de feu sous l’interminable capot de l’engin, laisser des résidus de gomme brûlée sur le revêtement et atteindre les limites de la tenue de route, le cul bien calé au fond de mon baquet.

Fendre l’air telle une flèche, établir des records sur lac salé, arracher in extremis la pole position sur le circuit, tels étaient mes premières aspirations pour l’avenir.
Plus tard, j’ai obtenu avec succès mon brevet de pilote chevronné et ai fait la fierté de mon paternel.

Pour me féliciter, il m’a offert un bel enjoliveur chromé que j’ai immédiatement suspendu au-dessus de mon lit à barreaux. Je me rappelle l’avoir longuement contemplé avant de trouver le sommeil…

Depuis, je dois avouer que j’ai ralenti la cadence. C’était à la suite d’un grave accident de caisse à savon qui aurait pu me laisser de graves séquelles…
Tant pis pour les rêves de gosse…

 Oui sur la photo là au dessus à côté du bolide, c’est bien moi…

[ Billet de blog re-publié ]

Fatalité d’une larve nonchalante

 

Je suis née larve aveugle et paresseuse

Dans un berceau de destinées prometteuses

J’ai volontiers changé de peau, me suis restreint à ramper au sol

Mais un jour vous m’admirerez transformé, vous avez ma parole !

 

Je n’attends plus que le signal pour aller me recroqueviller

Dans un cocon soyeux, douillet et bien arrimé

Pour en insecte éminent tranquillement me métamorphoser

Me laisser pousser de grandes ailes pigmentées

 

Enfin je pourrai franchir tout obstacle simplement porté par les airs

Ivre de liberté, avide d’aller vers les contrées les plus hospitalières

Je ne me reposerai que sur l’épanouissement des fleurs

M’enivrerai de parfums et m’aveuglerai de couleurs…

 

( un ancien billet republié )

A quoi ça rime ?

C’est un beau jour pour les adieux d’un poète !

Il en a assez d’aligner des vers et des rimes

Grand temps pour lui de prendre retraite

Il n’alignera plus les moindres mots qui friment.

 

Ce n’est plus l’heure de se prendre la tête

Sa prose sera désormais réservée, plus intime

Et ses complaintes désordonnées à perpète

Il ne décrira plus jamais de paysage sublime

 

Dissout dans la foule son vieux talent d’esthète

Un peu comme s’il avait soudain été victime

Du tir en pleine âme d’une arme secrète

Dévalorisant son lyrisme, qui ne vaut plus un centime

 

Que désormais sa verve se doit de devenir plus discrète

Même si jouer avec les mots n’était jamais un crime

Mais jouer sur les mots que personne ne répète ?

Il les chérissait et les laissait chanter en son estime

 

Les lançait en ligne hors de son cœur en fête

Sens de la terminaison et consonance richissime

Musique des mots sur rythme endiablé que rien n’arrête

C’est un beau jour pour les adieux d’un jongleur ultime

Une belle journée pour la toute dernière pirouette…

Le musée des erreurs

Suivez le guide mesdames, messieurs ! Je vous souhaite à tous la bienvenue au musée des erreurs. La visite commence ici…

Sur votre gauche, vous pouvez admirer une grande fresque peinte à la main, qui représente les graves conséquences d’une erreur humaine . Ces événements se sont déroulés en 2015. Jean T. qui était en état de surmenage et laissé seul à son poste suite à des mesures de réduction de coûts, n’a pas tenu compte d’un message d’erreur dont les suites pouvaient s’avérer fatales et a malgré ce signal, machinalement poussé le levier sur son tableau de commande…
Plus loin nous pouvons contempler un triptyque, une représentation d’époque d’une erreur de diagnostique. Les experts avaient sous-évalué le potentiel de récidive de Paul J. Ils n’avaient pas été en mesure de déceler l’évidence que le degré de dangerosité de ce dernier pouvait encore, même après une longue détention, représenter une sérieuse menace pour la société.
A votre droite vous pouvez apercevoir une sculpture massive symbolisant le résultat d’une erreur d’aiguillage. Pierre. S avait été dirigé au mauvais moment, au mauvais endroit par la mauvaise personne. Un recruteur n’avait pas constaté lors des entretiens d’embauche, qu’il souffrait de troubles du comportement et d’une insuffisante résistance au stress pour qu’il lui confie les plus hautes responsabilités d’une centrale nucléaire.
Plus loin nous pouvons contempler une suite d’erreurs de casting. Ce groupe de statues en granit représentant des mannequins anormalement rachitiques, démontre à qui, à cette époque, la plupart des jeunes demoiselles voulaient physiquement ressembler. Elles pouvaient même aller jusqu’à se refuser de se nourrir normalement pour atteindre le but étrange de paraître en mauvaise santé. Aujourd’hui avec l’évolution des mentalités, ce genre de comportement pourrait prêter à sourire, mais sachez aussi que les vrais coupables de cette aberration culturelle, n’ont à l’époque jamais été clairement désignés ni inquiétés outre mesure.
Ici un buste en bronze de Jacques C. C’est l’homme qui représente à lui seul la fatalité des erreurs de jeunesse et les conséquences alarmantes d’une rébellion aveugle face à une société alors individualiste et matérialiste basée sur la performance pure. Il a anonymement déclenché une alerte à la bombe dans son pensionnat dans le but d’attirer l’attention sur lui, et il a été rapidement démasqué. Plus tard pour se venger d’avoir été sévèrement puni, il a lui-même, sans réfléchir, saboté le système de freinage du véhicule scolaire dans lequel il a péri avec tous ses camarades. Il n’a malheureusement pas obtenu de sursis pour apprendre de ses erreurs. Un drame qui a fait frissonner d’effroi, l’ensemble de la population locale.
Ici vous pouvez assister à une œuvre expressionniste tragique. Une erreur de communication entre les gouvernements de deux grandes puissances, qui a fini par déclencher cette Xème guerre mondiale de sinistre mémoire. Ceci peut en effet sembler être de la folie pure de nos jours, mais si vous essayez de vous transposer dans cette époque là, celle où vos ancêtres pouvaient prononcer librement une phrase aussi incroyable et fataliste que « l’erreur est humaine » pour se disculper, simplement en haussant les épaules, vous comprendrez que la liste d’erreurs d’un seul individu pouvait être particulièrement longue. D’ailleurs vous n’êtes pas au bout de vos surprises mesdames messieurs, plus tard, nous pénétrerons dans la salle ou sont exposées toutes les erreurs cumulées de l’ère dite moderne.
Ce que je pointe de mon index, ici au centre de la salle, exposé au grand jour, est une œuvre d’art abstrait baptisée « A qui la faute ? » L’artiste qui a brossé ce tableau était sans doute dans l’erreur de penser qu’il faille à tout prix désigner un seul coupable pour une malheureuse bévue collective et lui faire porter seul, le poids de la culpabilité. Mais la profondeur du trait schématisant l’erreur d’appréciation conduisant à l’impardonnable bourde, qu’a su faire ressortir particulièrement ici et là par des zones d’ombre sur sa toile ce peintre naïf, en fait une des pièces maitresse de la collection de ce muséum. Sachez que peu de personnes semblaient être à même de reconnaître leurs erreurs en ces temps là, c’est ce que nous rapportent de façon évidente, des récits d’archive authentifiés.
Devant nous vous pouvez examiner le détail d’une aquarelle de style réaliste, mais néanmoins exécutée avec certaine maladresse. Le thème principal de cet ouvrage est la bavure. Le personnage représenté sur la droite vient de faire usage d’une arme à feu sous l’emprise d’une pulsion irrépressible, pensant qu’une bande de cambrioleurs s’était introduite de nuit dans sa propriété. C’était simplement son fils aîné et l’une de ses amies invitée qui s’étaient relevés pour se servir un verre d’eau fraîche. Vous apercevez à cet endroit en filigrane, quelques larmes en trompe l’œil…Cette oeuvre a été baptisée : Des armes puis des larmes.
Sous cette cloche de verre, vous pouvez caresser des yeux le tout dernier exemplaire d’un épi de maïs transgénique encore intact. Ce vestige symbolise la toute puissance que l’humanité, dans sa course au contrôle absolu, a à un moment donné, pensé pouvoir s’emparer au détriment de la nature, Une grossière erreur de jugement qui n’a fait que déclencher des calamités et semer des désastres.
Cet entrelacement de cordes sur canevas d’argile que nous voyons ici représente une erreur de parcours. Il est sobrement intitulé faiblesses et fredaines. Dans la population nombre d’individus semblaient se complaire à multiplier les aventures extraconjugales pour satisfaire à leur propre ego, avec pour conséquence à moyen terme de briser les cercles familiaux et les valeurs essentielles en lesquelles la société pensait pouvoir croire. De célèbres frasques et autres coûteuses méprises sont décrites dans des documents anciens. Ils témoignent de débauche, d’étourderie, de comportements instables et nihiliste qui marquèrent le début du déclin d’une civilisation.
Plus loin nous avons devant les yeux, un exemplaire du jeu des sept erreurs merveilleusement conservé. Jusqu’au 21e siècle, et vous n’allez en croire ni vos yeux ni vos oreilles, dévoiler au grand jour des erreurs commises intentionnellement par d’autres était considéré comme une occupation ludique passionnante, un moyen de détente et un sport cérébral. Heureusement depuis la suppression du droit à la marge d’erreur , abolition proclamée en 2472, et l’entrée en vigueur du moratoire en faveur d’une obligation de suivre à la lettre les normes de perfection, plus personne ne se laisse aller à ce genre de passe-temps ridicule.
Par ici mesdames messieurs, suivez le guide, si je ne me tompe pas… ( hem veuillez m’excuser cette boutade ), la visite continue dans le pavillon des erreurs de cinq taxes puis nous passerons dans l’aile ouest où se trouve la grande vitrine des accumulations de petites erreurs

 

Mon poisson rouge n’est pas content !

Remarque : Il s’agit d’une animation GIF  si rien ne bouge, l’expérience est incomplète !

Un truc puéril que j’ai retrouvé dans mes vieux fichiers. Je m’étais en son temps livré à quelques expériences sur des animaux dans le but me familiariser avec les animations GIF.

Kévin mon poisson rouge s’était aimablement porté volontaire et je vous rassure, il n’a pas souffert durant le tournage.

 

 

Un parachute doré à souhait

C’est effrayant les montants des “indemnités” alloués à certains hauts managers à la tête de multinationales, même lorsqu’ils sont “libérés” parce qu’ils n’ont pas atteints les objectifs ou qu’ils ne sont plus en odeur de sainteté parmi les membres du conseil d’administration ! Et tout ça sans avoir eu à risquer un seul radis de leur capital perso !

Quand je lis dans la presse les montants “cadeau” octroyés à ces grosses nuques et que je les compare aux chiffres misérables de ma dernière fiche de salaire, j’ai un peu le vertige d’en bas et la boule au ventre et je me dis que j’ai dû , au cours de mon parcours faire un mauvais choix …

Ou alors, les responsables de ma situation peu enviable, ce sont peut-être mes parents ? M’auraient ils mal orienté à la base déjà ?

Chers parents,

J’espère que vous allez bien et que vous jouissez de votre belle retraite à la campagne. J’espère que vous ne manquez de rien et que vous ne souffrez d’aucun souci de santé.

Je vais très bien mais je suis particulièrement stressé au boulot, ce qui me rend parfois d’humeur massacrante le soir en rentrant chez moi et je jongle à chaque fin de mois pour arriver à boucler mon budget.

Si je vous écris, c’est aussi parce que je me demande pourquoi vous ne m’avez pas mieux indiqué les études qu’il aurait fallu suivre et désigné la carrière à viser pour devenir un top manager avec un salaire mirobolant et en prime un droit à un parachute doré pour être assuré de retomber sur mes petites pattes…

Quelques jours plus tard je reçois la réponse suivante de mes parents :

Cher fiston,

Tout va bien ici et nous sommes en très bonne santé.

Ta mère et moi avons eu une discussion au sujet de la question que tu nous as posé dans ta gentille lettre.

Quand tu avais quatorze ans , tu passais ton temps à trafiquer le moteur de ta mobylette en limant le haut du piston millimètre par millimètre dans l’espoir de gagner quelques misérables  kilomètres/heure au compteur.

Lorsque un jour on t’a demandé si tu souhaitais aller passer quelques semaines de vacances chez tante Luce au nord du Danemark, tu as refusé en nous affirmant avoir  bien trop peur de l’avion…

A ce moment là , on a en a déduit que tu étais plutôt destiné à être un gagne-petit et que tu n’aurais jamais besoin d’aucun parachute

Un bipède taillé pour la course

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Une illustration prévue à l’origine pour accompagner la publication d’un ancien texte.

Un ancien texte qui n’a pas passé le cap de l’auto-censure

au moment de mettre sous presse…

Un petit tour à la quincaillerie des romantiques

– Chère Madame, donnez-moi s’il vous plaît, l’une de ces bobines de fil bien solide ! C’est dans le but de filer le parfait amour ! Et puis… ajoutez aussi… un poisson qui se sent bien dans de l’eau claire comme de l’eau de roche. Je serais également preneur pour ce banc en chêne massif là-bas : Il me semble assez haut et à ce point confortable, que nos pieds pourraient bien ne plus jamais toucher terre !

Ah, et pendant que j’y pense, ajoutez à ma commande, cette magnifique boussole ainsi que cette puissante lampe torche ! On  ne sait jamais, je pourrais en avoir l’utilité pour aller lui décrocher la lune…

A la grand-messe de la boussole égarée

A la grand-messe de la boussole égarée,

Dans un idyllique parc, plein sud orienté,

Sachant qu’à l’est, rien de neuf à signaler,

 A en perdre le nord on s’est laissé emporter…

On a défriché et exploré de nouvelles pistes !

Certains sont même repartis un peu à l’ouest !

James Gardengnome, agent secret au service de sa majesté la nature, est actuellement en mission !

… mais il compte bien prendre quelque repos dans un espace vert à son retour, une fois le monde débarrassé de toute vermine !