
Trois secrets sur une seule page

L’hiver arrive et certains prédisent qu’il pourrait être long glacial et rigoureux
Et j’ai un plan de survie pour la deuxième vague et une intuition pour la troisième
Je m’apprête à me faire livrer de nouvelles pantoufles et du bois sec pour le feu
A reconstituer mes réserves de graisse puis à me calfeutrer dans ma caverne !
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Je vais hiberner en rêvant aux opportunités d’une prochaine saison des amours
Prendrai le temps de mater des bons films et m’épuiserai à apprendre l’Espéranto
Ne rejetterai aucun appel de la sieste pour me vautrer dans mes draps de velours
Et m’offrirai de multiples grasses matinées sans jamais rater l’heure de l’apéro
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Ce temps-là ne pourra plus t’échapper
Entre tes mains tu pourras le prendre
Le voir s’écouler s’égarer et s’arrêter
Le prendre, pour mieux le comprendre
Pour t’en offrir plutôt que de le vendre
Et pour t’éviter de continuer à le perdre …
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J’ai entre les mains les premiers chapitres d’une histoire, mais je n’en vois pas la fin !
C’est pourtant avec une curiosité sans limites que je me plonge dans ce roman sans fin…
Et à chaque fois que j’arrive à la fin de la dernière page, je la tourne et puis… plus rien !
Alors j’en suis venu à me demander qui de cette histoire aurait pu n’en voler que la fin !
Se peut-il qu’au monde il existe tel aigrefin enclin à commettre ce genre d’odieux larcin ?
Celui qui s’accaparerait un dénouement pour n’en réserver l’usage qu’à ses propres fins ?
Celui qui se moquerait d’infliger à tout autre lecteur que lui de rester sans fin sur sa faim ?
Et si c’était le vilain de l’histoire qui en aurait dérobé la fin pour échapper à son destin ?
Martelant qu’une fiction devrait dépasser toute réalité jusqu’à en convaincre l’écrivain…
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Une histoire inspirée par des faits réels qui n'aboutissaient nulle part...
Je t’aurais reconnue entre mille, créature de rêve facétieuse transfuge de mon univers en éveil !
Mais je ne te connaissais pas l’audace de t’inviter dans mes escapades nocturnes sans prévenir !
C’est que cet endroit discret n’apparaît sur aucune carte, aussi difficile à trouver que le sommeil,
Et quelle délicatesse d’élire l’ambiance la plus réjouissante et festive de mes nuits imaginaires !
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Mon enthousiasme à la surprise de ta visite, dans ce parc d’attractions des plus extravagants,
Notre ivresse de tours de magie, sur les manèges fantasmagoriques du festival des merveilles,
N’estomperont Jamais les traces de nos sens épanouis, pas de place au doute à cet instant !
Ils persisteront telles d’exquises friandises à notre retour au grand jour, à l’heure du réveil…
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C'est dans le but d'illustrer cet article avec un dessin ou autre, que je suis virtuellement parti à la découverte de Luna Parcs du monde entier. Ici à droite, c'est l'entrée du parc de Sydney. Vous devrez vous laisser manger par la bouche de cette imposante "entrance face" si vous comptez aller vous y amuser... Un style d'entrée que je trouve très étrange et même assez effrayant ! J'imagine que quelques bambins ont été traumatisés à vie ! Je laisse mûrir cette idée et on verra bien si je remplace cette image par autre chose à l'avenir!
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J’ai été du genre à me poser bien trop de questions,
Et donc de nature à manquer d’autant de réponses.
Je fus contraint de faire usage d’un brin d’imagination,
Afin de pouvoir me dégager de goulets d’incompréhension.
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Pour que les questions de principe et celles de bon sens,
Et celles pour lesquelles j’ai renoncé à obtenir une explication,
Ainsi que celles restées ouvertes ou celles en suspens,
Ne puissent se flatter de venir tarauder ma conscience.
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Avant que j’en fasse la récolte et que je modifie leur apparence.
Elles pouvaient former un nuage noir de points d’interrogation,
Avant que je les déleste d’une grande partie de leur importance,
Et que je remplisse certains blancs avec mes propres réponses…
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( ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ )
( ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ )
( ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ )
Un petit nuage chargé de points d’ironie, c’est cadeau !
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Ou comment se poser trop de questions sur un sujet qui traite du sujet de se poser trop de questions...
Elle avait installé une grande échelle dans un recoin de son salon
Et une guirlande lumineuse qui en escaladait tous les échelons
Je n’ai pas vu d’étagère en hauteur ni de bouquins haut-perchés
Et pas de nid à poussière ni de plantes en surélévation à arroser
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J’ai cru comprendre qu’elle vivait seule à cet étage de la maison
Mais qu’avait-elle donc l’intention de suspendre à ce plafond ?
Que souhaitait-elle atteindre du haut de ce substitut d’escalier ?
Que cachait la présence de ce mystérieux élément de mobilier ?
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M’en retournant occuper les quatre murs de ma petite chaumière
Encore très intrigué et au regret de ne pas lui avoir posé la question
M’en retournant à mes quatre vérités et à me mêler de mes affaires
J’ai du en arriver à la conclusion qu’elle devait avoir ses raisons !
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Un jour elle déserta son séjour, peut-être lasse de trop y tourner en rond ?
Emportant ses petits secrets et faisant disparaître sa curieuse échelle…
Et c’est avec son voisin du-dessus, qu’elle avait transformé en compagnon,
Qu’ils sont partis s’installer en concubinage au plus près du septième ciel…
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C’est dans un endroit fort agréable et bien au frais,
Et que je pensais être à l’abri des regards indiscrets,
Que je m’apprêtais à camper ma sieste de la mi-journée,
Les paupières lourdes et les batteries déchargées.
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Alors que je n’étais point à l’affût ni même affamé
Voilà qu’un imprudent vint se glisser sous mon nez !
Mais quel sans-gêne ose-t’il se permettre telle insolence ?
D’aguicher ainsi ma gourmandise en demie somnolence !
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Mais mon instinct ne m’a accordé le loisir de gamberger
Me rappelant que je suis plutôt de nature à me régaler !
Que doit primer l’intention de n’en faire qu’une bouchée
Sur celle d’encourir le péril de me faire croquer !
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Alors je me suis jeté par surprise sur cette pâture distraite
Ne lui laissant la moindre chance de retrouver toute sa tête
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Personne ne m’a jamais conseillé de rédiger mes mémoires
Et je n’ai pas moi-même prévu de les parcourir un jour en entier
Personne ne m’a incité à noter mes formules dans un grimoire
Et je ne détiens pas de recette magique pour épicer plus d’une réalité
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J’ai choisi d’écrire pour ne pas rester à vie, ce triste prisonnier de l’essentiel
Captif d’une unique substance, qui entraverait ma liberté de m’évader
Je me suis permis de consigner, ce qui ne me paraissait pas confidentiel
Dans une autobiographie de tous les souvenirs qu’il me restait à inventer
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Personne n’est jamais passé me demander de vider mon sac au parloir
Et n’ai pas été en personne jusqu’à me condamner à une liberté de parole
Personne n’a proclamé de sentence pour rendre mon discours obligatoire
Et n’ai vu l’interdiction de quiconque d’exprimer mes idées les plus folles
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Alors, bienvenue dans le chapitre suivant de mon journal de bord !
Il ne devrait plus y manquer la moindre page blanche à barbouiller
Il y aura des ratures ineffaçables et des stigmates de bagnard encore
Mais j’y jetterai l’encre avec la plume qui me permet de m’envoler
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Je me demande qui l’a invité ce trouble-fête ?
Capable d’ordonner que la grande kermesse s’arrête
D’annuler la course des autruches essoufflées
De dévier la marche des affaires vers un désert calciné
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Je me demande qui l’a convié cet encombrant ?
Susceptible de remettre toute la foire en question
De desserrer l’emprise étouffante des serpents boulimiques
De dérouter les pistards du marché vers les impasses du fric
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Je me demande qui l’a convoqué cet emmerdeur ?
Apte à nous empêcher de tourner en rond loin des peurs
…
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Aujourd'hui c'est un vendredi 13. Mettez-vous à l'abri du serial-killer !
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Je me vois bien encore me permettre quelques autres approches
Jubiler des heures pour quelques minutes que rien ne surpasse
Inventer d’autres excuses peu crédibles en guise d’accroche
Manigancer vertigineusement pour voir si le courant passe !
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Je me vois bien me permettre encore quelques ingérences
Tourner des heures pour que tu repères mon petit manège
Savourer d’autres rencontres hésitantes en tentant ma chance
Conspirer en imaginant pouvoir t’envoyer sur un petit nuage
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Je te vois bien encore te permettre nombre d’autres fantaisies
Rêvasser des heures à préparer ton prochain numéro de charme
Provoquer d’autres hasards animés d’une belle pointe de comédie
Comploter audacieusement pour que je déborde d’enthousiasme !
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Théâtre pour marionnettes
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Mes très chers spectateurs,
C’est encore moi votre bête de foire
Celui qui n’est pas encore mort de peur
En imitant vos grimaces dans son miroir
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Mes très chers amateurs de sottises
C’est encore moi votre imitateur
Chargé de vous faire rire de vos bêtises
Pastichant vos fourberies et vos malheurs
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Mes très chers adeptes de psychodrames
C’est encore moi votre tragédien
Chargé de vous refléter votre mélodrame
Annonçant les catastrophes de demain
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Mes très chers compagnons d’existence
C’est encore moi votre hypnotiseur amnésique
Chargé de vous engourdir en fin de séance
Parodiant l’effet de somnolence de l’anxiolytique
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Cependant à mon sujet soyez sans inquiétude, Je vais très bien ! Je dois encore me débarrasser de quelques articles un peu moins optimistes que d'habitude.
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Je crains avoir encore succombé à tes charmes
Noyé dans le plus profond spectacle de tes yeux
Emporté par un torrent déchaîné d’ivresses hors normes
Foudroyé dans l’instant d’un enchantement contagieux
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Et je suis mort de peur à l’idée de ne plus te revoir
Le souffle coupé comme si ça devait être mon dernier
Et me voici condamné à errer dans de tourmentés couloirs
Hanté par ces sentiments dont je ne saurais me délivrer …
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Ça sent encore un peu la Toussaint jusque dans mes tentatives de lundis poétiques. Et une pensée pour tous ceux qui vont ou sont allés jusqu'à mourir d'amour !
Hier à la téloche, j’ai revu le film documentaire “Avant le Déluge” qui date de 2016.
Nommé en tant que Messager de la Paix sur les questions climatiques aux Nations Unies, Leonardo DiCaprio avait parcouru le globe pendant deux ans pour faire un état des lieux environnemental.
Aujourd’hui, 3 ans plus tard, je constate qu’une part non négligeable et grandissante de la population mondiale se réveille avec une gueule de bois et se regroupe un peu partout pour réclamer des réactions immédiates et concrètes ! Je propose aux sceptiques qui préféreraient peut-être encore profiter de la “fête” et à tout ceux qui roupillent encore, de se donner une chance supplémentaire durant une heure et demie de remettre en question leur vacillante ou embarrassante conviction. Ensuite il existe bien sûr encore beaucoup d’autres enquêtes et témoignages de ce genre disséminées ici et là et il sera toujours possible encore, aux plus obstinés d’entre nous, d’approfondir le sujet et de recouper toutes les informations qu’ils contiennent…
C’est encore imprégné et inspiré par ce poignant documentaire que ce matin, j’ai rédigé tout un un poème portant sur l’avidité capitaliste que vous pourrez lire plus bas. Je ne sais pas si ça avait déjà été tenté auparavant et si non, eh bien en voilà déjà au moins un pour la route !
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Poésie pour un naufrage
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A l’escalade du pinacle de mon propre intérêt
A la poursuite d’ivresses conduisant au “sommet“
Je n’ai pas accumulé de capital sympathie
De bienveillance je n’ai fait que l’économie !
Obsédé de vouloir tirer bénéfice du doute
Convertissant en déluge ma future banqueroute
Je n’ai su être qu’un capitaine au “meilleur” cours
D’une poigne d’avidité dans un faux gant de velours
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Bulle d’apaisante quiétude
Espace d’une fragile sécurité
Préface fascinante d’un prélude
Instantané d’une utopique éternité
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