Category Archives: Surmenages

Les usines à clowns et les moutons étourdis

– Tu ne publies plus grand-chose en ce moment. Serais-tu en grand manque d’inspiration ?

– Oh non, c’est juste que j’ai basculé en mode full spectateur. Je tente de capter, de croiser et de prendre le temps d’analyser un paquet d’informations relatives à ce qui se passe réellement un peu partout dans ce monde de frappadingues atteint des pires maladies chroniques. Je diversifie mes canaux d’information et je consulte des points de vue discordants. Parce qu’on n’obtient pas partout le même registre ou le même assortiment d’informations : Il y a des parti-pris, de la censure, de l’omission volontaire, des pressions exercées, de la propagande orchestrée, de la manipulation sournoise, des témoignages orientés… etc… etc.. Je m’efforce ensuite, avec les moyens dont je dispose, de faire confiance à ma jugeote pour éviter des pièges et d’en trier le bon grain de l’ivraie. J’aspire aussi à en décrypter les mécanismes occultés, à entrevoir ce qui se trame en arrière-plan… Tout cela, pour au final simplement pouvoir parvenir à me forger ma propre opinion, trouver un positionnement qui soit aussi bien étayé que possible. Je refuse de n’être qu’un mouton étourdi. C’est un processus, certes chronophage, mais très important !

– Hou-là alors courage ! Parce que c’est très énergivore. En faisant cela, tu prends un sérieux risque de déprimer du matin au soir et de devoir subir d’interminables insomnies !

– Non mais ça va… Aujourd’hui je suis mieux outillé que jadis. Je parviens enfin à me vider la tête et n’ai même plus à endurer d’idées noires ! A la place, il peut arriver que je me couche avec une boule au ventre existentielle qui se dissipe rapidement. Je suis également parfois appelé à maîtriser certains sentiments de colère déclenchés en réaction à des injustices ou a des comportements imbéciles. Mais j’ai élaboré des recettes efficaces pour ça. Et puis, tu dois comprendre que je suis désormais plus que jamais persuadé qu’il y a des usines à clowns qui tournent à plein rendement sur cette planète… Et je trouve que ça commence à m’en faire beaucoup, de la concurrence …

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[ A développer, à illustrer ou à jeter à la corbeille après réflexion ]

Un dernier verre pour la route ?

Il était une fois il y a fort longtemps à Édimbourg, qu’en qualité de passager d’une visite guidée à bord de ce bus à impériale noir (voir photo), j’avais été informé, par écouteurs interposés, de l’origine mystérieuse de l’expression : Un dernier verre pour la route ?

Ce n’est pourtant qu’aujourd’hui, que j’ai enfin pris le temps de faire du “fact checking” sur internet, afin de trouver une source alternative capable d’attester de la véracité de leur sinistre récit : Résultat, je crois bien que ce n’était que des fariboles fabriquées de toutes pièces pour pimenter la visite touristique…

La petite histoire du dernier verre monstrueusement romancée étant plausible, je l’avais gobée toute crue. Cette information était depuis restée gravée dans un recoin de ma mémoire !

Cependant, un doute raisonnable persistait …

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Et puis plus tard, dans une autre attraction située à deux pas du terminus de la ligne, j’ai été désigné au hasard dans le public, pour prendre place dans le box des accusés d’un tribunal archaïque. Un procureur affublé d’une perruque à bigoudis perché sur son estrade m’accusait avec véhémence d’avoir commis les pires horreurs dans les rues sombres et les faubourgs de la capitale écossaise…

Au vu de ma compréhension intermittente de la parlotte locale, de mon éloquence shakespearienne bredouillante et surtout devant l’absence totale de sous-titrages, ma ligne de défense basée sur de trop rares éléments d’improvisation n’a pas su convaincre le grand jury de m’accorder le bénéfice du doute en vue d’un acquittement. Ils ne m’ont pas décerné non plus de statuette dorée pour saluer ma piètre interprétation du coupable tout désigné

Pour terminer, faute de preuves, ils m’ont injustement condamné à choix, à une pendaison par le cou ou à un exil à vie au pays de Galles.

Avec le recul, je réalise que si j’avais choisi la pendaison plutôt que l’exil, j’aurais été en mesure de vérifier presque en temps réel, le niveau de sérieux de la petite histoire monstrueusement romancée du dernier verre pour la route que j’évoquais plus haut….

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Une expédition au pays de l’infiniment petit

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L’acuité visuelle de mes vingt ans fait encore partie de mes meilleurs souvenirs.

Au fil des années et au gré de mon obsolescence programmée, je suis devenu un porteur de lunettes et me suis équipé d’une loupe de fin limier…

Sur certains emballages et étiquettes, la localisation d’un champ d’informations particulier et le déchiffrage des tout petits caractères est progressivement devenu l’un des petits défis de mon quotidien lorsque ça ne constitue pas l’un des termes d’une somme de petits agacements.

Alors qu’est ce que ça doit être pour les personnes malvoyantes ?

C’est écrit trop petit pour moi et en plusieurs langues pour d’autres ! Et puis, ils l’ont casée où cette fois, cette foutue date de péremption ???

J’en suis arrivé à croire que ces tout petits caractères ne sont pas faits pour être lus !

– Aah mais vous vouliez disposer sur un simple coup d’œil de toutes les informations pratiques et légales ? Ok, alors bonne nouvelle, on a toutes pu les caser ici et là… Voyez ? Et de votre côté, démerdez vous avec la lisibilité, le repérage, l’interprétation, etc …

Alors je me suis vu dans mon futur proche, parcourant les étalages de mon détaillant, muni de ma lentille super grossissante, à la pêche aux indices les plus imperceptibles et à la chasse au meilleur rapport qualité prix à payer

C’est suite à ce défoulement à but libératoire que j’ai eu une illumination : Je viens d’installer une appli ” loupe pour séniors ” sur mon smartphone … Cette contrainte ne m’enchante pas du tout, mais ça reste une alternative à étudier … 😉

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Matières instables en effervescence

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Nous ne sommes qu’une masse gélatineuse

prisonnière de nos constantes ébullitions

trépidante de nos déchirantes fluctuations

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Ne seriez-vous pas une récolte délicieuse ?

remuante de vos fascinantes contradictions

débordante de vos récurrentes hésitations

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Serions-nous les fragments d’une fusion périlleuse ?

inconscients de nos tumultueuses interactions

ignorant tout de notre pouvoir de destruction …

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Le zombie du camping

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Cette année sera certainement la dernière que je fais le déplacement pour un séjour ici !

Ne trouvez-vous pas vous-aussi que ça manque cruellement d’ambiance passé minuit ?

Et que dire de la buvette réduite au self-service et cette débauche d’animations décevantes ?

Le pire c’est que je supporte de moins en moins bien cette flambée de canicules étouffantes…

Saviez-vous que ça fait plus de vingt ans qu’ils nous promettent de rénover le bloc sanitaire ?

Et qu’ils ne vont rien entreprendre pour freiner la prolifération de ces algues dans la mer …

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C’est mission impossible, à ce stade

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Ceci est une oeuvre de fiction. Toute ressemblance avec des personnages ayant réellement existé serait purement fortuite. De plus, aucun technicien de surface de l’espace n’a été psychologiquement ou physiquement maltraité lors de sa production.

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Le coupé grenouille

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Voici le récit d’un épisode de ma jeunesse tombé dans l’oubli jusqu’à ce que je remarque sur internet, une photo de ce véhicule des années 70. Ci-dessus, une photo d’illustration que j’ai ensuite dénichée et dont la teinte me paraissait être la plus fidèle à l’original dont il est question ici.

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Il n’aimait pas du tout sa couleur et pourtant il l’avait achetée quand même ! Ce modèle était déjà devenu une rareté sur nos routes y compris dans ses déclinaisons les plus sobres d’aspect. Lors de ma première rencontre les yeux dans les phares avec son acquisition, je n’avais pas été en mesure d’éviter de lui confirmer qu’en effet, elle possédait toutes les caractéristiques du bolide de rêve de Kermit la grenouille. – Et bien plus tard, elle aurait également pu fasciner Shrek

Que de mon point de vue, côté “aimant à gonzesses” qui viserait l’unanimité, on avait déjà croisé plus convaincant. Exception faite de toutes les “candidates au siège passager à attirer” qui tomberaient d’abord raides-dingues de son conducteur ainsi que celles qui seraient des mordues d’émeraudes.

Je venais probablement d’être son douzième pote consécutif a échouer lamentablement dans le périlleux exercice de la flatterie amicale mensongère !

Raison pour laquelle il se montrait d’autant plus déterminé à investir jusqu’au dernier bouton de sa chemise du dimanche dans une nouvelle robe d’apparat ! Aussi résolument qu’il était décidé à booster l’allure sportive de son futur irrésistible carrosse.

Je n’étais alors encore qu’un galopin en développement, loin d’être titulaire d’un permis de conduire et d’être le détenteur d’un véhicule motorisé à quatre roues. C’est pourtant comme s’il m’avait perçu comme le futur Van Gogh de la peinture complète, qu’il m’avait interrogé quant aux nouvelles couleurs que j’appliquerais à son vaisseau spécial.

C’est spontanément et sans m’accorder le temps de réfléchir que je lui avais soufflé que d’un point de vue purement sportif, il pouvait s’inspirer de celles de la monoplace de F1 d’Ayrton Senna… Il s’agissait d’un célèbre motif bicolore rouge et blanc, aisément identifiable et qui, d’un point de vue pratique, me paraissait facilement reproduisible sur n’importe quel type de surface…

Durant cette série d’échanges théoriques, je ne m’attendais pas à ce qu’il donne son feu vert à ma suggestion de transformation…

Dès le début et au fur et à mesure des travaux pratiques en carrosserie, un doute s’est installé en moi et je pouvais aisément mesurer la somme croissante de mes sentiments de culpabilité d’avoir encore raté une occasion de me taire. Sans compter que j’avais involontairement contribué à saboter l’éventuel glorieux destin de voiture de collection – dans son état d’origine – de cette automobile mal aimée…

L’enregistrement dans ma mémoire profonde de cette surprenante et intéressante expérience s’est interrompu au moment même ou la peinture avait séché, qu’il ne nous restait plus qu’à retirer les papiers de masquage afin de contempler le résultat final. Un faible indice m’indique encore vaguement qu’en fin de compte, c’était pas si mal ! Mais dans ma subite amnésie, je n’en ai pas conservé la moindre image en tête pouvant encore me le confirmer aujourd’hui.

Je suppose que la nouvelle variante du coupé tape à l’œil a du faire un tabac.

Mais au fond, pour moi, ça restera toujours le bolide de grenouille déguisé en paquet de clopes…

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En ce moment je peine à rire du présent, c’est pourquoi je pioche un peu dans le passé quitte à transgresser certaines limites de ma charte

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Un blogueur fatigué

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Hier, j’ai subi un gros coup de fatigue durant toute la journée !

Me sentant over-périmé du sommet de la crête jusqu’au bout des orteils,

Incapable de décompresser et de pondre la moindre foutaise valable.

Comment te sens-tu aujourd’hui ? Me demande t’on au bout du fil.

Tellement bien que j’en pète du parfum ! Ma réplique rassurante.

Là-dessus, j’ai passé l’une de mes nuits les plus reposantes du siècle !

J’avais probablement encore un peu surchargé la barque …

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Un moment de répit loin de toute agitation

Image d’illustration et d’inspiration, source internet

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Voici mes nouvelles instructions !
Pour une fois ne te pose pas de questions
Retrouve le rythme régulier de ta respiration
Que je mette de l’ordre dans tes élucubrations

Voici mes nouvelles conditions !
Et pour changer évite toute complication
Retrouve un accès à ton monde imaginaire
Que de cette boule au ventre je te libère

Et voici mes nouvelles modifications !
Pour une heure renonce à toute revendication
Réduis la puissance de tes ressources de moitié
Que de cette révision je puisse me charger

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Rencontres fortuites [2]

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Une “franchise” qui pourrait booster les préventes de cet article “indispensable” et “auréolé” …

Les 3 lois de la robotique (Asimov/Campbell 1942)

  1. Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, restant passif, laisser cet être humain exposé au danger ;
  2. Un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains, sauf si de tels ordres entrent en contradiction avec la première loi ;
  3. Un robot doit protéger son existence dans la mesure où cette protection n’entre pas en contradiction avec la première ou la deuxième loi.

Voir + en détail ( ajout de la loi zéro etc ) >> https://fr.wikipedia.org/wiki/Trois_lois_de_la_robotique

Ok et à partir de quel moment, les robots deviennent ils franchement envahissants pour le plus grand nombre humain ?

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Ca ne peut pas encore être mon heure : j’ai un apéro !

On était dimanche et je circulais sur l’autoroute. J’ai cru que ma dernière heure était venue !

J’avais parcouru les deux-tiers de mon trajet et étais attendu sous peu pour un apéro. Et selon moi, ça ne serait certainement pas encore le dernier.

Le trafic était clairsemé et mis à part la bande d’arrêt du même nom, il n’y avait pas d’urgence.

A ce stade de mon itinéraire, l’éventualité de devoir pousser mon dernier soupir était absente de mes préoccupations.

Dans mon imaginaire, la grande faucheuse n’a rien de la légendaire figure diaphane en suaire à capuche usé et déchiré. Elle n’est pas même outillée d’une archaïque faux aiguisée à la lime à bois.

Je l’imagine assez élégante, dans un style gothique, vêtue d’une longue robe de chambre à dentelles et équipée d’une canne à pêche. Elle est également armée de beaucoup de patience et ne craint pas de repartir bredouille lorsque je garde mes distances d’avec le bout de sa ligne. A ma connaissance, elle n’a pas d’impératifs en terme de date d’expiration pour procéder au prélèvement de mon âme innocente et invendue.

C’est en accomplissant le dépassement d’un flâneur du dimanche que je constate dans mon rétroviseur, l’approche rapide d’une limousine imposante et puissante. Chose surprenante, j’identifie un corbillard de couleur naturellement sombre qui roule à tombeau ouvert ! Son chauffeur visiblement dépourvu de toute patience, se montrant insistant pour que je libère le passage sur le champ, quitte à me pousser à provoquer une collision collatérale !

A quel moment, un véhicule funéraire est-il amené à faire une course en excès de vitesse ? Certainement pas sur la requête d’un passager inquiet d’arriver en retard à son propre enterrement…

Mais peut-être est-ce une manœuvre excentrique de ma pêcheuse gothique, cherchant à tirer profit d’un effet de surprise inédit, tentant d’interrompre brutalement mon itinéraire pour m’embarquer dans son cercueil

C’est sans céder à la panique et avec la prudence requise que je me rabats sur la voie de droite, suivant des yeux la véloce progression du chauffard. Il était complétement à côté de ses pompes (funèbres) et déterminé dans sa course folle à aller effrayer d’autres mortels en sursis…

Ouf ! Je respire encore ! Ce n’était donc pas pour mon casse-pipe qu’il avait pris la route !

Mais s’agissait il réellement d’un corbillard ? Je n’en suis pas si sûr. Tout s’est passé si vite ….

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Source de la photo d’illustration : Internet ! Mortel non ?

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Ma résidence secondaire d’automne

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Ces derniers temps, j’avais plus souvent les doigts dans le cambouis que sur le clavier et la souris de mon ordinateur ou le long d’un crayon de papier.

C’est que j’apprécie être le bricoleur du dimanche, qui se glisse sans hésitation sous le capot de son antiquité roulante pour se livrer à quelques jongleries manuelles.

Il m’arrive encore de me soustraire à l’indiscutable confort de ma mansarde pour aller passer une nuit à la dure dans ma résidence secondaire ambulante.

Elle avait grand besoin de soins intensifs pour se sentir quasiment irréprochable pour survivre au prochain contrôle technique. Pour éviter de devenir un citoyen purement sédentaire, prisonnier de ses quatre murs de briques et de ciment, je me devais, avec une priorité absolue, d’intervenir en sa faveur.

J’ai donc investi tout le temps nécessaire à me documenter et à apprendre ce qui pouvait, avec le temps, aller de travers dans la salle des machines de mon vaisseau special. A quoi sert ce bidule ? Comment on règle ce machin ? Ce tuyau là, mais pourquoi faire ? Comment fonctionne ce truc là ?

Et c’est ici que j’adresse un énorme merci à toutes ces personnes qui donnent de leur temps dans de l’entraide sur internet en partageant leurs expériences personnelles. Elles m’ont à maintes reprises déjà sauvé la vie lorsque je me trouvais coincé sur un dépannage par mon manque de connaissances ou par mes limites techniques !

Car c’est sur les précieux conseils de spécialistes que mon super-T4 de l’an 2000 ronronne à nouveau comme un chaton, alors qu’il me paraissait arriver à la fin de l’automne de sa durée de vie !

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