Le cancre du cours de solfège

C’était moi, le cancre du cours scolaire de solfège. C’était même mon premier sentiment dévastateur d’incompétence. Elle sentait la symphonie de mauvaises notes, cette galère !

En comparaison, l’effort surhumain qu’il m’était recommandé de fournir en matière de discipline semblait à ma portée et résoudre à la main des divisions complexes (dans l’optique de me préparer à mieux régner) restait une performance tout-à-fait accessible à mon niveau.

Mais alors, décoder au premier coup d’œil le placement vertical des notes emberlificotées dans tous ces fils, était un véritable calvaire pour moi. J’avais alors du prendre conscience dans la douleur, qu’il devait manquer un module crucial dans mon unité centrale ou alors qu’il n’avait pas été réglé comme du papier à musique avant ma sortie d’usine. Et visiblement, j’étais le naufragé solitaire de la salle de musique, le seul qui ramait. Des camarades, par exemple, envisageaient une carrière de virtuose de l’accordéon, se voyant volontiers lire des partitions en pompant de l’air, et tant qu’à faire en même temps, en remuant encore une bonne dizaine de doigts.

Le temps a passé et je n’ai jamais insisté pour tenter, malgré les revers subis, d’assimiler cette matière-là. Mais je me dis parfois encore qu’au prix de quelques efforts supplémentaires, ou dans de meilleures dispositions, j’aurais peut-être fini par savoir lire et même écrire de la musique. Même si je pense que ça restera un mystère…

Parce qu’entre-temps, j’ai repéré d’autres dysfonctionnement qui selon moi, relèvent du même module…

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La semaine prochaine, je vous expliquerai pourquoi je déconseille de débuter une carrière d’artiste-peintre à l’école avec une boite de gouache et donc comment réduire le risque de passer complétement à côté pour atterrir sans grande passion dans la filière des experts en divisons complexes…

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