Author Archives: SunOf

Un nuage chargé de questions

J’ai été du genre à me poser bien trop de questions,

Et donc de nature à manquer d’autant de réponses.

Je fus contraint de faire usage d’un brin d’imagination,

Afin de pouvoir me dégager de goulets d’incompréhension.

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Pour que les questions de principe et celles de bon sens,

Et celles pour lesquelles j’ai renoncé à obtenir une explication,

Ainsi que celles restées ouvertes ou celles en suspens,

Ne puissent se flatter de venir tarauder ma conscience.

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Avant que j’en fasse la récolte et que je modifie leur apparence.

Elles pouvaient former un nuage noir de points d’interrogation,

Avant que je les déleste d’une grande partie de leur importance,

Et que je remplisse certains blancs avec mes propres réponses…

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( ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ )

( ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ )

( ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ ⸮ )

Un petit nuage chargé de points d’ironie, c’est cadeau !

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Ou comment se poser trop de questions sur un sujet 
qui traite du sujet de se poser trop de questions...

Vol au-dessus d’un coucou suisse

Jamais je n’aurais imaginé un jour dessiner/peindre quelque chose qui ressemble de près ou de loin à un coucou suisse !

Ce délire-là est parti de l’une de mes séries de notes. En particulier de cette phrase composée d’un proverbe bien connu et de mon petit grain de folie additionnel :

Plus on est de fous, plus on rit, le soir dans le grand dortoir !

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Je m’intéresse à ce qui touche à l’urbex (L’exploration urbaine). J’apprécie particulièrement les documentaires et les photographies d’endroits, d’installations et de bâtiments désaffectés et abandonnés. Je pratiquais volontiers l’exploration de maisons et d’usines désertées quand j’étais gosse. Il y avait même un bâtiment presque en ruine et inhabité de cinq ou six étages juste à côté de chez moi. Je crois me souvenir que le propriétaire en avait hérité, mais ne disposait pas des moyens nécessaires pour l’entretenir et le rénover. A cette époque-là, on ne vivait pas encore dans cette société ultra-sécurisée et hyper-rentabilisée. Les lieux délaissés ne manquaient pas, même au village. Et trainait toujours sur place, quantité d’objets divers et variés, comme si les occupants avaient du partir précipitamment ou n’avaient pas eu les moyens de financer une déménageuse. Je me créais moi-même mes frissons, mes scénarios et mes films d’épouvante en me faufilant dans des greniers et des caves sombres. Souvent sans même me rassurer d’une lampe de poche. La règle était de ne jamais rien vandaliser : Pour que d’autres, puissent eux aussi ressentir l’impression grisante d’être les premiers à investir les lieux, depuis au moins… des décennies. Je me suis réellement construit durant l’enfance avec ce type d’exploration. Parce que le train-fantôme de la fête foraine une fois l’an, c’était insuffisant, trop concentré, trop guidé et manquait de réalisme !

L’illustration du coucou ? C’est parce que je suis tombé sur la photo en noir et blanc d’un grand dortoir d’hôpital psychiatrique. Deux rangées de lits vides et bien alignés mais que j’ai animés d’une ambiance imaginaire : Je me suis dit qu’on devait y passer des nuits de folie ! Qu’à l’heure du couvre-feu, on y passait du côté obscur de la camisole de force ! Qu’on y chuchotait des petites phrases électrochoc pour faire rire les autres pensionnaires de la chambrée ! Et qu’on devait certainement y voler au-dessus d’un nid de coucou…

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Une énigme de salon

Elle avait installé une grande échelle dans un recoin de son salon

Et une guirlande lumineuse qui en escaladait tous les échelons

Je n’ai pas vu d’étagère en hauteur ni de bouquins haut-perchés

Et pas de nid à poussière ni de plantes en surélévation à arroser

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J’ai cru comprendre qu’elle vivait seule à cet étage de la maison

Mais qu’avait-elle donc l’intention de suspendre à ce plafond ?

Que souhaitait-elle atteindre du haut de ce substitut d’escalier ?

Que cachait la présence de ce mystérieux élément de mobilier ?

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M’en retournant occuper les quatre murs de ma petite chaumière

Encore très intrigué et au regret de ne pas lui avoir posé la question

M’en retournant à mes quatre vérités et à me mêler de mes affaires

J’ai du en arriver à la conclusion qu’elle devait avoir ses raisons !

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Un jour elle déserta son séjour, peut-être lasse de trop y tourner en rond ?

Emportant ses petits secrets et faisant disparaître sa curieuse échelle…

Et c’est avec son voisin du-dessus, qu’elle avait transformé en compagnon,

Qu’ils sont partis s’installer en concubinage au plus près du septième ciel…

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Retour à la source

Welcome to ma jungle !

Le ruissellement d’eau de source qu’on peut entendre sur la bande son n’est malheureusement pas fidèle à la très agréable sensation de richesse sonore et d’impression de spatialité qu’on peut ressentir sur place. De l’endroit même où a été prise la photo. ( Probablement parce que ça a été enregistré avec mon appareil photo en mode vidéo et que ce n’est pas son point fort ) Reste que le joyeux chant d’oiseau sort pas si mal.

Un fichier son MP3 légèrement retravaillé avec Audacity, par Mr. débutant. Il y a largement aussi de quoi farfouiller ainsi qu’une bonne marge de manœuvre de disponible dans cette direction là…

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Mon petit musée (9)

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J’ai longtemps cru que c’était par crainte que je ne me transforme un jour en Bossu ou en Ogre, que ma mère me demandait si souvent de corriger l’alignement et la verticalité de ma colonne vertébrale et aussi de manger moins vite, m’assurant que personne n’allait, dans des délais raisonnables, venir me souffler mon repas de l’assiette.

Par contre, elle n’a jamais vraiment du me seriner pour que je marche droit et que je finisse mes légumes !

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Évasion estivale

Après trois ou quatre mois de semi-confinement, je méritais un grand bol d’air frais !

Et aussi quelques promenades à vélo et à pieds dans la nature lorsque les températures sont assez clémentes pour ça. Et de constater ensuite, qu’il y avait des muscles dont j’avais oublié l’existence et l’utilité… J’étais bien plus rouillé que je l’imaginais !

Et là, je me dis qu’il pourrait me falloir plus de trois mois pour m’en remettre !

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Un arbre, un pont et son reflet

Une photo que j’avais prise en automne à Berne.

Je m’en sers pour mieux me familiariser avec les différents filtres et effets graphiques de GIMP et du plugin G’MIC. Pour faire évoluer l’acuité de mon regard sur le résultat obtenu. C’est pourquoi elle est brumeuse, irréelle, trop ceci et pas assez cela… Presque autant que le cliché original peut me paraître froid et terne.

Aussi je n’en resterai pas là avec ces différents essais. Cette version n’est pas définitive…

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La double escapade

Je crois que ce n’est pas tous les matins, sur une plage de sable fin, que la vie t’offrira un voilier flambant neuf. Une vagabonde impatiente qui à la faveur de la nuit, en a profité au gré des courants pour se carapater aussi loin que possible, de la morosité de son port d’attache.

Et ce n’est pas tous les jours non plus, que tu saisirais cette aubaine et grimperais à bord de cette aventurière et fugueuse embarcation. Que tu te retrouverais maître à bord sur le pont à larguer les amarres pour de bon ! Que tu hisserais à ta guise et en personne toute l’envergure d’une grand-voile. Que tu te risquerais à t’emparer de la barre pour pleinement profiter de tous les plaisirs et les promesses d’un imprévisible voyage.

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Mr. LowBattery

Une photo finish, datant de juillet 2020

J’ai récemment apprécié deux excellentes séries télé dont les titres commencent par « Mister »  (ou Mr.) Et ça m’a rappelé un gars que j’ai connu et que j’avais à l’époque surnommé Mr. LowBattery. (Monsieur Batterie faible)

Pour moi, il est resté la meilleure incarnation connue de l’anté-Flash-Gordon. L’opposé exact de notre Guy L’éclair. Chaque jour, il me faisait penser qu’il avait encore oublié ou égaré son chargeur et qu’il ne lui restait plus d’autre alternative que de “manadger” aussi parcimonieusement que possible, son solde d’autonomie énergétique.

Ça m’amusait de m’imaginer que s’il m’était donné de jeter un coup d’œil sur son tableau de bord, le témoin d’alerte batterie y serait allumé en permanence, mais invisible, car masqué par un morceau d’autocollant noir judicieusement placé sur la lumière gênante. J’y constaterais aussi l’économie d’un compte-tours parce que totalement inutile dans son cas : Cet individu n’étant à ma connaissance pas de sitôt en passe de tutoyer une quelconque zone rouge…

Et puis son compteur de vitesse ne serait pas étalonné en kilomètres/heure mais en kilomètres/siècle ! Parce qu’il me paraissait aussi être le parfait recordman de la lenteur sur cent mètres sans haie et apparemment pas vraiment naturellement prédisposé non plus, pour un jour se métamorphoser en un athlète taillé pour le marathon.

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Gare aux coups de soleil !

Méfiez-vous ! En ce moment le soleil tape dur !

Hier j’avais piscine en plein air pendant à peine une petite heure et il m’avait semblé qu’il ne faisait pas si beau temps que ça.

C’est seulement de retour chez moi, en passant devant mon miroir, que j’ai constaté que ma couleur de peau avait changé pour celle de ses gants de boxe…

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Et pourquoi pas par quatre chemins ?

Aujourd’hui, j’avais l’intention d’aller flâner un peu dans le Jardin des Confusions. En évitant en chemin de passer par le Labyrinthe des Déboussolés. Comme le Raccourci des Déroutés était momentanément fermé à la circulation, j’ai opté pour l’Itinéraire des Dépaysés. Mais c’est en voulant éviter les embouteillages du Carrefour des Embrouilles que je me suis retrouvé bloqué dans l’Impasse des Illusions. Alors, j’ai fait demi-tour pour repartir en direction de la Grand-Place des Incertitudes. Mais la Rue des Complications était en sens unique, parce qu’encore en travaux au niveau du Palais des Équivoques ! Un instant, j’ai regretté de ne pas avoir d’abord pensé faire un léger détour par la Route du Désarroi. Mais dans ce cas, j’aurais dû m’engouffrer dans le Tunnel des Tâtonnements et n’aurais pas par la suite pu éviter d’aller risquer de me perdre à la Rocade des Désorientés. J’ai bien sûr aussi tout simplement été tenté, d’emprunter le Contournement des Ambiguïtés quitte à devoir ensuite m’aventurer sur la Promenade des Désemparés. Pour finir, j’ai changé mes plans et je suis allé juste à côté, faire quelque pas sur le Boulevard des Boniments avant de rentrer…

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Le crépuscule de l’aube

J’ai récemment une fois de plus, été contraint de réduire ma dose limite admissible de réalités crues, consternantes et choquantes. Pour en compensation, augmenter ma ration de consommation d’humour et me réapprovisionner en compléments de beautés, de fantaisies, de fictions et de rêves.

Je reconnais une tendance addictive à me suralimenter en informations des plus diverses et variées. Et dès que l’un ou l’autre des ingrédients qui composent cette potion parvient à me faire grimacer ou à me saouler, parce qu’en quantité trop importante, je saute sans attendre sur la batterie de mitigeurs et vise à de meilleurs réglages. Je rééquilibre la recette avant que l’élixir ne puisse se charger d’amertume ou tourner au vinaigre. Et je me dois de réagir vite : Il s’agit de la formule secrète de mon rehausseur de goût à la vie. Et ma foi j’assume, si lors de l’une de ces manœuvres correctives d’urgence, il m’arrive dans la précipitation de fermer arbitrairement de mauvaises vannes.

Aussi cette fois, c’est après avoir longuement hésité que j’ai décidé de faire le saut :

Je suis passé du côté obscur !!!

Je n’évoque pas celui de la force. Et rien de bien gothique non plus. Et puis, ce serait uniquement la nuit ! Parce qu’au cours de mes journées, je resterai toujours fidèlement attaché aux charmes et aux bienfaits de toute luminosité naturelle bénéfique.

En tant que spécimen curieux et touche à tout, c’est bien sûr sans ignorer les principes de précaution que je n’ai jamais d’emblée rejeté d’initiative personnelle visant à améliorer mon sentiment de bien-être quotidien. Même si je devais, pour atteindre ce but, un jour m’intéresser de plus près, à ce qui touche au domaine des sciences occultes !

Je m’explique : J’ai la chance d’habiter dans un quartier que je noterais de calme à très calme. Reste que sur le toit de ma chambre à coucher, il y a deux grandes Velux d’un mètre carré chacune, orientées plein ciel, sans l’être côté levant. S’ajoute encore une troisième fenêtre verticale : Pour que la lumière du jour puisse vraiment s’engouffrer partout et en totale liberté ! En cette saison dans cette pièce, le jour a tendance à se lever plus vite que les premières intentions de mon ombre. Avant même que ne débute pour moi, la tranche horaire où se présentent mes meilleures dispositions pour voyager dans le monde des rêves. Quand rêves il y a, ils se déroulent pour la plupart exactement dans ce cadre là. Et au réveil comme par miracle, ma sensation de repos effectif s’en retrouve considérablement accrue. Alors je me suis décidé à me bricoler des rideaux-stores occultant sur mesure et de jouer un tour à la science : Permettre à ma glande pinéale de continuer les yeux fermés, de produire de mélatonine en suffisance, en la faisant bénéficier d’une plage horaire élargie !

Cette initiative de m’aventurer du côté obscur s’est vue couronnée d’un réel succès : Rien de tel aujourd’hui que de me réveiller reposé avec, banane sur le gâteau, les réminiscences d’un rêve agréable accompagnées de cette divine sensation de sieste aussi courte que réparatrice. Et après cela, hop ! Pour commencer, une ou deux petites cerises d’humour par là-dessus. Et voilà qu’ensuite, ordre de priorités respecté à la lettre et dosages des ingrédients optimisés, se voient amenuisées voire éclipsées, les chances que je sur-dramatise au café noir, en parcourant des nouvelles du monde potentiellement angoissantes et des contenus de réseaux sociaux éventuellement déprimants…

En d’autres termes, depuis peu, une particule de lumière qui serait partie précipitamment du soleil pour parcourir la distance d’une petite dizaine de minutes-lumière jusqu’à la Terre, pourrait à l’atterrissage se voir rebondir sur l’un de mes trampolines à photons et rater complétement sa cible d’origine ! Et même si ça peut paraître un peu cruel, présenté comme cela, je sens que ça ne va pas m’empêcher de dormir ni de rêver !

Cette illustration ne démontre évidement pas un concept révolutionnaire, mais c’était sympa à réaliser

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