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Seuls un océan ou un déluge m’arrêteront !

Seuls un océan ou un déluge m’arrêteront ! Ça, c’était ma devise pour ces trois derniers jours.

Et voilà qu’un long défilé de paysages d’automne lumineux balise ma route…

Et c’est l’océan grand vainqueur qui le premier a freiné ma course folle, alors qu’une épaisse couverture nuageuse s’était formée. J’ai pris une chambre à l’auberge des grands oiseaux et suis immédiatement sorti trahir ma fatigue et rassurer ma fringale…

C’est tout à fait innocemment, en passant devant un pub irlandais que le déluge mauvais perdant s’est abattu sur mes épaules. Et les éléments, ils sont au parfum me concernant : Je ne suis pas de ceux qui s’arrêtent pour une verveine au Café des Arts, épouvanté par les provocations d’une pluie fine ! Alors tant qu’à faire, ils se déchaînent et je n’ai alors d’autre choix que de trouver refuge !

Retenu par la météo défavorable, j’ai éclusé quelques pintes de bière noire en regardant un match de balèzes friands de placages offensifs et obnubilés par le seul ballon ovale disponible. J’étais en bonne compagnie de connaisseurs autochtones. Et comme le déferlement au dehors était loin de se calmer, je me suis constitué prisonnier acceptant la sanction, au moins jusqu’au dénouement de la partie. A un chouia près, l’équipe locale a perdu le match. Ça a cassé l’ambiance et fait cesser la pluie.

En chemin, après consommation d’un jambon beurre et au bénéfice d’une heure de sieste à l’auberge, je me suis senti revigoré pour une sortie nocturne en centre-ville.

Une impressionnante jonque battant pavillon russe était amarrée dans le port. Certainement le fruit de l’excentricité d’un oligarque. Une coquille de noix tape à l’œil, appartenant probablement au tout dernier ministre des vents et marées de l’ère soviétique. Étrangement ce navire porte le même nom de baptême que leur station spatiale ! C’est malin ça, c’est encore des trucs à confondre. Imaginez-vous le bleu à qui on a donné l’ordre de partir en mission sur Mir et qui se pointe à l’embarcadère  avec sa combinaison spatiale…

Lors de cette vadrouille, j’ai croisé quelques membres de l’équipage dans leur uniforme de sortie, celui-là même sensé te garantir une femme dans chaque port, que tu sois ou pas du tout, le plus exquis des spécimens du personnel naviguant. Puis j’ai fait un crochet par la fête foraine pour sadiquement me délecter des cris de ces jeunes insensés qui, entre deux chatouillages d’écran, paient le prix exorbitant pour se maltraiter d’effroi et se mettre le buffet de traviole.

Ensuite retour au pub irlandais pour une soirée musicale. Un groupe formé d’un clavier d’un percussionniste, une chanteuse à voix et d’une violoniste (à qui j’aurais envisagé conter fleurette si elle avait été comme moi accoudée au bar et si elle ne portait pas le même prénom que mon ex) . Ils mettaient le feu aux spectateurs et déclenchaient nombre de soifs. La voix de cette chanteuse pouvait parfois dangereusement s’approcher de celle en or de Belinda Carlisle. Et moi, parcouru de frissons, un peu comme avec l’averse persistante, il m’était désormais impossible de quitter cette taverne enchantée avant que ne résonne la toute dernière note du récital.

Autre détail assez rassurant, je ne vais pas devoir m’inscrire tout de suite dans une agence matrimoniale. Si je ne suis plus, depuis belle lurette, membre de l’ordre des fougueux primesautiers, mon charme opère toujours, bien que le plus souvent, le trouble visible de la belle soit vite atténué par la présence du gueux repoussant déjà propriétaire de ses alentours immédiats. Et comme je penche toujours en faveur de l’harmonie des ménages, je me satisfais pleinement du plaisir de l’émoi et de la perspective éloignée de mon inscription.

Le lendemain, autre promenade cette fois matinale au port. Même si certains membres de l’équipage à bord de l’imposant rafiot se trainent un peu sur le pont les mains dans les fouilles ou la casquette sur soif, je peux vous confirmer de visu qu’il y en a qui grimpent vraiment par les cordes jusqu’en haut des mats exactement comme dans les films de pirates! Je doute que ces équilibristes aient osé abuser de la Vodka le soir précédant. Le navire appareille demain matin à six heures. Ça va en faire des mètres carrés de voiles à hisser. J’irai peut-être assister à cela…

Voilà, maintenant il faut que je trouve une devise valable pour ces trois prochains jours.

Ponctuations enlacées

Aujourd’hui, je n’ai fait que rêvasser ! Il est probable que ce soit l’un des meilleurs moyens de passer des vacances de rêves.. J’ai aussi reçu quelques sourires et eu la chance de profiter de jolis moments. Parfois je souhaiterais que certaines de ces séquences restent à jamais gravées dans le “cloud” …

 

 

Une occasion de ne pas passer au bêtisier

Lors de mon second jour de vacances en Suisse, rien ne s’est passé comme prévu !  Il semblerait que ce soit chose normale lorsqu’on prend des vacances improvisées.  La météo était absolument indécente pour un dernier jour d’octobre. Comme je m’étais récemment entre autre mis en tête d’aller passer quelques jours à Honolulu voire à la nouvelle Orléans, mais que je n’étais pas encore en possession du passeport bio me donnant droit à ne serait-ce que d’en rêver, je me suis retroussé les manches et ai passé commande du fameux sésame moderne sur internet. Par chance, j’obtins un rendez-vous le matin même, pour aller me faire scanner les empreintes et prélever de l’ADN à 30 km à vol de papillon de mon cocon. Arrivé tout excité à l’administration des saisies biométriques  avec une demi-heure d’avance, voilà que la dame de l’accueil m’annonce tout sourire que mon passeport actuel toujours valable est déjà de type biométrique ! Je me suis payé un air con intersidéral ! Heureusement que j’étais seul dans la file d’attente ! J’ai encore raté une occasion de ne pas passer au bêtisier.

Sur la route du retour, le radieux soleil m’a contraint d’improviser une étape au grand air au sommet du Moléson. Je m’étais promis d’un jour aller vérifier de mes yeux les affirmations de ce Justin Powers (de Gland) prétendant que du Moléson, on y voyait sa maison (Heuiii ! Niä mä  hei ga) ! Alors je confirme, de là-haut on y voit vraiment une chiée (multitude) de toutes petites maisons !

Aujourd’hui c’est mon troisième jour de vacances et c’est conscient d’être en règle au niveau douanier, que je peux décider à tout moment de me rendre dans presque n’importe quel coin du monde. Et ce troisième jour sera consacré à l’art moderne. Peut-être que je trouverai une ou deux pistes qui me permettront d’atteindre la béatitude que procurerait semble t’il la recherche de l’abstraction. Et si je ne trouve pas la moindre piste, je continuerai de penser qu’on se fout bien de ma gueule, et ce au moins jusqu’à la fin des vacances…

Je pense que je vais utiliser la technique du lancer de fléchettes sur la mappemonde tournante pour allonger ma liste de choix de destinations à venir. Si vous le souhaitez, vous pouvez également tenter d’influencer mon périple par SMS ou Whatsapp au +4179*161*12 d’ici à demain soir dernier délai. Je ne vous répondrai probablement pas, parce que je n’ai pas le temps vu que je suis en vacances.. Mais je vous remercie d’avance !

Parfois la vie peut-être un vrai calvaire n’est ce pas ?

 

La chemise récalcitrante

  1. Tourner le cadran de 2 tours complets dans le sens des aiguilles d’une montre, s’arrêter au premier chiffre de la bonne combinaison.
  2. A partir de ce chiffre, tourner le cadran d’1 tour complet dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, puis s’arrêter au deuxième chiffre de la bonne combinaison.
  3. Tourner le cadran dans le sens des aiguilles d’une montre, puis s’arrêter au troisième chiffre de la bonne combinaison.
  4. Pousser l’anse du cadenas vers le bas puis la tirer vers le haut pour l’ouvrir.
  5. Dégager les maillons de la chaîne de l’anse du cadenas et libérer le prisonnier.
  6. Déboutonner langoureusement 1 à 1 les 7 boutons de la chemise récalcitrante ou alors tout arracher d’un coup sec si les opérations de 1 à 5 vous ont déjà parues suffisamment fastidieuses.

PitStop chez Loop

 

Ce matin je me suis arrêté chez loop pour faire le plein d’essence de ma belle américaine …

C’était mon tout premier jour de vacances et la journée a bien commencé avec un temps magnifique. Cette fois, à la caisse à l’intérieur du shop je n’ai pas acheté le journal mais j’ai pris une Chupa-Chups arôme schtroumpf à la place, des fois que moi aussi ça me boosterait mieux que des fake-news…

Et puis j’ai repris la route et je suis allé faire un tour à aquatis ( wouaw quelle énorme claque ! ) et ensuite au  museum Charlie Chaplin ( ouaaah magnifique ! ) J’y ai fait quelques photos sympa et j’en publierai certainement une ou l’autre ici…

Sinon ouais ben comme vous le constatez, énorme échec de ma part dans mon projet de me mettre au moins un peu en mode offline pour les vacances. Je suis un lugubre et va falloir que j’assume aussi cet autre défaut ! Pffff parfois la vie est un vrai calvaire …

Hypnose Facultative

 

 

Salut toi !

Je vais m’éclipser de la surface d’internet durant une période indéterminée. Je suis en vacances. Pour combler cette période où tu pourrais te trouver en manque de petits délires, je t’envoie une bonne ration de “good vibes” hypnotiques et télépathiques et me réjouis de te retrouver dans pas très longtemps. Ne te ronge pas trop les ongles ou le frein n’est ce pas !

 

PS :

Je crois que Je vais commencer par aller m’acheter un appareil photo et basculer en mode  100% contemplatif. Et au fil de mes découvertes, je serai forcément saisi d’une irrésistible envie de ramener ma fraise ou de publier une photo sur mon blog, un peu à la manière de ces lugubres qui ne parviennent jamais à décrocher et traitent leurs e-mails professionnels durant la nuit ou en rognant sur leur temps libre ou leurs congés… A part ça, je n’ai pas de passeport biométrique. Celui que je possède n’est pas bio mais seulement “métrique”. Alors c’est râpé dans l’immédiat pour aller zoner en Arizona. Faudra que je fasse un saut au poste pour me faire encrer les empreintes digitales et arracher un cheveu et là tout de suite ça ne sera pas possible, parce que comme vous pouvez le constater je me bouffe les doigts…

 

Note : Trouver un titre moins naze à l’occasion

Un délice à la clé

Un dessin “minute” improvisé au crayon parce qu’il n’y avait rien de transcendant dans la boîte  à grimaces, se nourrissant du plus grand des hasards et de mes diverses inspirations du moment… Un brouillon ensuite développé en vectoriel accompagné d’un intense plaisir de créativité …

 

 

 

Compte à rebours (à mi-parcours)

Compte à rebours (à mi-parcours)

 

10  .. raisons de ne comprendre que la moitié des choses

9  .. raisons de vouloir faire les choses à moitié

8  .. raisons de n’y prêter qu’une oreille

7  .. raisons de ne plus parler qu’à demi-mot

6  .. raisons de ne plus faire que dans la demi-mesure

5  .. raisons de ne plus se pencher sur le cœur du problème

4  .. raisons de disparaître à mi-chemin

3  .. raisons de quitter ce milieu

2  .. raisons de se détacher à parts égales

1  seule raison de partir

 

 

( Bidouillage à partir de 2 dessins vectoriels trouvés sur le net )

Plus d’un million de petites bulles

Plus d’un million de petites bulles

 

Tu peux lire sur mes lèvres

Il y a mille questions dessus

 

Venir suspendre mes silences

Il n’y a plus de vacarme dehors

 

Tu peux explorer mon regard

Il y a mille de tes reflets dedans

 

Revenir envahir tous mes rêves

Il y a profusion d’espace depuis

 

Tu peux boire mes paroles

Et toutes les petites bulles dedans

 

M’adresser un million de sourires

Que je t’envoie autant d’invitations

 

 

 

 

Oranges mes Paniques

Lorsque je m’offre une boisson chaude et la lecture de mon quotidien préféré dans la lumineuse cafétéria d’une grande surface, malgré la foule des grands jours, j’en trouve toujours un exemplaire libre !

A chaque fois, je me faufile entre les tables en quête du journal qui m’est naturellement destiné, et qui ne se trouve jamais dans le porte-journaux officiel. Et ce, malgré l’autocollant cerclé d’orange, pourtant explicite et bien visible collé à proximité des gros titres en haut de la première page. Personne ne le remet en place !

Moi, je l’aime bien cet autocollant et je me suis dit que je devais probablement être le seul à y être à ce point sensible et à tenir à en respecter le souhait après lecture. Un jour, j’ai machinalement photographié l’autocollant en vue d’un éventuel usage créatif ultérieur.

C’est aussi en lisant avec régularité ce fameux journal, que j’ai remarqué que le président grimaçant à la toison orange profilée, commençait à dangereusement partir en vrille et qu’une remise à l’ordre urgente s’imposait !

J’ai donc pris la liberté de modifier l’autocollant du journal. J’espère que cette petite lueur d’inspiration de ma part saura inspirer de meilleurs sentiments et que j’aurai à l’avenir le plaisir de lire de plus réjouissantes nouvelles du monde et compter moins de contorsions cérébrales et faciales peu constructives dans mon journal …

 

Image Libre de droits !