J’ai ouï dire que mettre de l’ananas sur une pizza, ça ne se fait pas ! Ben des fois si !
( Un petit délire éclair juste pour aiguiser l’appétit )
Ci-dessus , un robot qui travaille dur avec ses collègues.
Ci-dessous , un robot qui exprime un mécontentement.
Pour bien faire, Il aurait fallu modéliser en 3D ce robot et cette main articulée
pour réaliser une séquence d’animation qui développerait l’expression de son geste.
Pour une question d’impact.
Dans l’idéal, nous sommes bien d’accord, vous ne devriez jamais
Vous trouver en situation de pénurie de sourires !

Je pense que ça fait trop longtemps que je trimbale mon téléphone portable dans la poche de gauche de mon jeans. Pourquoi dans la gauche ? Tout simplement parce que c’est dans celle de droite que je range mon porte-clefs, que je reste un incorrigible droitier en matière de clefs et que j’applique le principe de précaution suivant : Celui d’éviter que mes clefs ne puissent rayer l’écran tactile de mon téléphone portable lorsqu’il m’arrive encore de décider de laisser mon automobile au parking et d’aller marcher un peu. Et les poches de derrière dites-vous ? Elles ont été volontairement ignorées dans cet article, parce que là on irait un peu trop au contact de ma sphère privée…
En effet, j’aurais pu opter pour un étui ou une coque, pour un trousseau de cuir à fermeture éclair, voire même éventuellement pour un sac à main, mais voilà… à un moment donné, je m’étais organisé comme cela et jusqu’à avant-hier, je n’avais jamais imaginé remettre en question cette toute personnelle tradition…
Là sur ma gauche, il me rappelle son existence, lorsqu’il lui arrive de se mettre à vibrer. Il m’affiche la date et l’heure exacts. Il me permet de prendre des notes, d’improviser des clichés. Il livre et me délivre mon courrier et m’afflige de mes spams. Il rafraîchit mon angoisse quant aux dernières nouvelles du monde et j’en passe…
Ma poche de gauche est connectée avec le temps et le lointain. Ma poche de droite me garantit l’accès à mon oreiller et à mon airbag. Chaque chose à sa place et du bon côté !
Suite à de récentes et surprenantes observations, réagissant à l’un de ces bouillonnements contestataires dont je suis coutumier, j’ai déniché un créneau de libre entre deux contrariétés contemporaines et ai pris la liberté d’y agender une séance extraordinaire de direction . Il s’agissait d’urgence de faire le point avec moi-même quant à l’immuabilité de mon organisation et de m’accorder le temps de réflexion nécessaire à étudier l’éventualité d’une à priori semble t’il fort probablement nécessaire restructuration.
Il faut dire qu’une régulière sensation de picotement et de perte de sensibilité du haut de ma cuisse gauche (celle qui est connectée) me laisserait à penser qu’elle a mijoté au fil du temps et à feux doux, ainsi exposée aux rayonnements de la « G » du moment. (Un peu comme 3 secondes dans un four à micro-ondes réglé sur 0,2) N’étant pas à ma connaissance plus hypocondriaque que cela, j’avais dans un premier temps diagnostiqué l’un ou l’autre de ces problème dermatologique à la mode : Une allergie tout à fait naturelle pour 6% de la population aux produits de lessive, au gel douche ou alors une fâcheuse pour 8% (et malchanceuse pour 5,2%) réaction aux cochonneries que l’industrie agro-alimentaire incorpore sans grand égard pour moi en particulier, dans les sauces et dans la bouffetance industrielle.
C’est suite à une étude comparative (partant de l’idée qu’un être humain n’est pas une entité sommairement symétrique, mais quand même) suivie d’une contre-étude évaluative et circonstanciée portant sur l’ observation de la sensation de base sur le haut de la cuisse gauche (celle qui es connectée) versus la perception sensorielle mesurée sur celle de droite (celle qui ne l’est pas) que le niveau d’alerte est passé d’un seul bond de l’orange foncé au rouge ! (Je vous rassure, je ne souffre absolument pas aujourd’hui. A mon âge, une certaine usure serait chose tolérable)
Pour résumer et dans les grandes lignes, lors de ladite réunion de crise avec mézigue, c’est bel et bien une restructuration de mes habitudes de toujours qui a été décidée et à l’unanimité, sans abstention aucune.
En voici un bref extrait en exclusivité :
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Les chaussures connectées
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Sautez sans attendre à pieds joints dans le futur
Achetez vite notre dernière gamme de chaussures
Elles sont belles, confortables et elles sont connectées !
Elles vont révolutionner votre manière de marcher
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Immortalisé sur nos serveurs, le moindre de vos faux pas,
Lorsque vous avez l’estomac dans les talons ça se saura
Nous analyserons votre moral dans les chaussettes
Nous passerons chacune de vos excursions à la moulinette
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A vos habitudes, vous allez donner un bon coup de pied
Fièrement chaussé déambulez dans nos bases de données
Courrez, dansez et laissez le monde tomber à vos pieds
Offrez-vous en une nouvelle paire chaque année
Tu n’es pas le seul à souffrir en silence
Tu n’es pas le seul à te battre contre tes fantômes
Tu n’es pas le seul à ne pas comprendre pourquoi
Tu n’es pas le seul à connaître des fins de mois difficiles
Tu n’es pas le seul à subir des changements profonds
Tu n’es pas le seul à ruminer que c’était mieux avant
Tu n’es pas le seul à t’inquiéter pour ta liberté
Tu n’es pas le seul à souhaiter changer le monde
Tu n’es pas le seul à jongler avec la patate chaude
Tu n’es pas le seul à être trop exigeant avec toi
Tu n’es pas le seul à avoir perdu ta dignité
Tu n’es pas le seul à te sentir au bout de tes forces
Tu n’es pas le seul à avoir dû renoncer à tes rêves
Tu n’es pas le seul à t’initier à résister à des pulsions
Tu n’es pas le seul à tabler sur des jours meilleurs
Tu n’es pas le seul à gober qu’il n’y a rien à faire
Tu n’es pas le seul à attendre ton jour de chance
Tu n’es pas le seul à encore espérer un miracle
Tu n’es pas le seul à dissimuler ton désarroi
Tu n’es pas le seul à être seul
Tu n’es pas le seul à croire que tu es le seul
Tu ne seras pas le seul à réviser cette liste …
…
…
…
🙂
– Je vous souhaite le bonjour chère Madame !
– Bonjour Monsieur, excusez-moi d’avoir tardé à vous ouvrir : J’ai failli ne pas saisir que je recevais une visite!
– Et pourtant, chère Madame, je peux vous garantir que votre porte, je ne ne l’ai pas tapoté avec la mollesse d’un apathique !
– Alors donc, vous avez frappé au lieu de sonner ? Voilà sans doute l’origine de mon hésitation. N’avez-vous pas remarqué qu’il y avait un bouton de sonnette situé en évidence ici ?
– Si, je l’avais bel et bien noté votre dispositif moderne ! Mais il faut que je vous explique : Je suis de l’ancienne école et bien je comprenne en grande partie, les nombreux avantages que peuvent apporter les nouvelles technologies, je reste pour ma part, fidèlement attaché à de vieilles méthodes qui ont fait leurs preuves au fil du temps.
– Eh bien personnellement, je suis coutumière du récital de ma sonnette. Je ne vous cacherai pas que des coups appuyés et répétés, c’est une chose tout à fait inhabituelle ! La plupart de mes visiteurs choisissent sans rechigner de se plier à la conformité contemporaine. De plus, des heurts soudains peuvent me faire tressaillir, voire m’effrayer !
– Pardonnez-moi de vous avoir bousculé de par mon antique méthode. Comprenez que le visiteur que je suis ne sait pas trop à quoi s’attendre, en actionnant le bouton d’une sonnette. Ce n’est pas que j’ai renoncé d’office à me laisser surprendre par un timbre inconnu. J’ai jusqu’ici connu de fort belles compositions diffusées par de merveilleux carillons ! De nos jours encore, mes oreilles profitent de fort agréables surprises en découvrant ici et là quelque son de cloche sympathique. Mais il y en a aussi de trop rébarbatives et de désespérément monotones ! Autant de préludes qui peuvent dans l’attente qui suit mon geste, me laisser présager de la tiédeur d’un accueil l Laissez-moi ensuite tenter de vous convaincre que votre avertisseur régulier ( celui qui ne trahit jamais vos habitudes ) il présente le désavantage ne pas faire de votre porte d’entrée pour chacun de vos visiteurs, une expérience totalement différente et unique même si, dans leur durée ou par le nombre de leurs répétitions, il reste encore des variables accessibles au sonneur avant-gardiste. Lorsque je me permets en personne de la frapper énergiquement comme je viens de le faire, je peux composer à ma guise, une entrée en matière d’un rythme, d’une tonalité et d’un tempo en tous points personnels. La partition commence dès que j’examine l’entrée de votre lieu d’habitation, du haut de porte au paillasson. Mon plaisir débute bien avant les derniers pas de danse qui me portent à votre rencontre. Le premier acte qui m’amène ici, inclus le mystère de votre présence ou non à l’intérieur de votre logis ! Et j’en profite pour vous remercier de votre charmant et chaleureux accueil !
– Vous êtes ici le bienvenu ! Mais ne courrez-vous pas ainsi le risque de susciter la méfiance et que l’on décide par inquiétude de ne pas vous ouvrir la porte ? S’il y a une sonnette, il se peut que l’habitant ne tolère pas volontiers d’exception à sa règle. Ne craignez-vous pas qu’il se sente bousculé ou déstabilisé par votre gaillarde diversité ?
– Oh mais il m’arrive encore de sonner comme on l’attend de moi ! Je vous donne volontiers un exemple : Si j’ai fait le tour de tous les appartements d’un immeuble de dix étages et qu’aucun de ces nombreux locataires n’avait pris la peine avant ma visite d’installer la moindre originalité auditive à me mettre sous le doigt, certains jours c’est la déprime qui me guette et dans la foulée, la qualité de mon travail qui se dégrade… Je vous l’apprends peut-être, mais il existe des sonnettes qui sonnent faux et d’autres qui me font penser à des alarmes coupables.
– Et tambouriner à toutes les portes de cet immeuble dont vous me parliez à l’instant, n’est-ce pas douloureux à l’usure ? Il me paraît qu’à choisir, la répétition de l’appui tactile d’un doigt unique sans grand effort, vous laisserait sans souffrir de la moindre courbature, même si vous deviez parcourir l’entier de ce quartier d’immeubles de dizaines d’étages dans un court laps de temps !
– Il est vrai qu’à cette minute encore, je ressens dans toutes mes phalanges les séquelles de l’impact de ma main sur la fermeté du bois de votre porte. Et c’est l’un de mes nombreux motifs, si vous me le permettez, de prendre tout mon temps pour m’entretenir avec vous. Avant de prendre congé, comblé par notre dialogue et les douleurs apaisées prêt à m’en aller frapper tout aussi gaillardement à la porte suivante …
Voilà, je me suis bien défoulé ! Je n'ai pas vendu grand chose, mais j'ai été fort bien accueilli. A présent, il est temps que je m'en retourne aux choses sérieuses !
Servez-vous un petit Ricard ou un Pastis, imprégnez-vous un tout petit peu de l’esprit de Monsieur Pagnol, testez votre mode lecture “avé l’accent du midi” par exemple sur un magazine de télé et autres réalités, et ensuite …ensuite seulement, parcourez cette petite histoire !
– Holà mais que se passe t ’il grosse légume en cavale ? Tu m’as l’air d’être un peu aillleurs et bien soucieux par dessus le marché ! Est-ce qu’en ce moment tu rames sur une affaire de cœur ou quoi ?
– Mais pas du tout vilain chenapan simpliste ! Ces temps-ci, je suis en pleine négociation avec un client qui se montre plutôt dur en affaires ! Et l’affaire en question, je peux t’affirmer qu’elle n’est pas encore dans la poche et naturellement cela me tracasse ! Et toi alors, jovial vaurien, une fois de plus par ici à perdre ton temps à vouloir nous narguer ? A venir faire ton joli cœur sur la place publique, les mains enfouies au plus profond de tes poches ?
– Té, tu l’as bien deviné obscur notable engoncé ! Vois-tu, sous le soleil de cette magnifique journée, je n’ai pas du tout le cœur à vouloir me remplir les poches d’une quelconque autre façon que celle-là. Ainsi , j’en oublie même qu’elles étaient vides peu auparavant et je peux m’en aller le cœur léger, croquer toutes les plus intrigantes facettes de l’existence dont je te l’avoue, tu fais un peu partie à ta manière !
– Eh bien vois-tu, garnement immature, je ne suis pas un enfant de cœur et je préfère et de très loin, bien me les remplir, mes poches ! Pour acquérir la certitude d’avoir tout ce qu’il faudra pour me les offrir un à un et en tout temps, mes coups de cœur. A mon humble avis, mais tu es libre de demeurer dans la dèche, tu devrais prendre exemple et songer à mettre tes mains à la pâte, plutôt que de les camoufler à l’intérieur de tes fouilles ! Pour commencer, par exemple : Si tu mettais autant de cœur à l’ouvrage de ton choix, que de verbes dans ton bagout d’enquiquinant ?
– J’avoue que tu as du répondant pour un pédant écureuil ! Mais rassure-moi un peu, tes grosses poches à toi là, es-tu absolument certain que pour ta pomme, elles seront un jour assez pleines ? N’en as tu pas déjà prévu quelques autres encore bien vides en réserve chez ton costumier ? Ne crains-tu pas, que trop occupé tout ce temps à faire ce qu’il faut pour toutes te les remplir à ras les coutures, tu ne passeras pas, avec moult regrets, à côté d’une belle et solide histoire de cœur ?
– Sache pour ta gouverne, galopin puéril et ordinaire, que les histoires de cœur, ça peut parfois te les vider aussi sec, tes poches ! Et moi, tel que tu peux m’admirer là devant toi, avec la complicité du cœur de pierre que j’ai solidement installé ici-dedans, je saurai en tout temps me prévenir de toute tentation qui pourrait s’imaginer venir me le mettre en miettes ou me le briser menu ! Crois- moi, ce palpitant là, c’est de la belle mécanique ! Et j’en prends soin ! Et celui ou celle, a qui viendrait l’idée saugrenue de vouloir venir me les faire, les poches, je l’attends au contour et il faudra qu’il ait le cœur bien accroché !
– Ah lala mais tu me donnes des hauts le cœur avec ton attitude d’austère nanti ! Mais tu ne savais peut-être pas encore, mon grand ami nabab que mes poches à moi, bien à l’inverse des tiennes, eh bien elles sont trouées et que je ne compte point me les faire recoudre ! Même pour tout l’or du monde que tu ne possèdes pas encore, sois en sûr ! Quoi que tu t’imagines, je ne serai jamais riche en propriétés, titres et devises comme tu aimes à en refléter l’obsession. Ces déchirures là au fond de mes poches, font que je sème quelques piécettes partout où je me rends… … Mais on discute, on discute et on s’égare un peu là il me semble !!! … Il te reste peut-être encore une dernière boule de pétanque tout au fond de l’une de tes poches pharamineuses là… Je crois soudain me souvenir qu’à présent, ce soit bien à ton tour d’en tirer ou d’en pointer une en direction de l’insignifiant cochonnet qui s’est égaré dans cette direction là-bas …
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Un dessin que j’avais réalisé alors que j’étais dans un état “proche de l’Alabama” ( A ne pas confondre avec celui de L’Ohio -> j’ai le moral à zéro ) Je trouverai peut-être un titre plus accrocheur un de ces jours prochains , parce que là je suis dans un état “proche du Wisconsin” …
Trop de vitrines de farces et attrapes !
Trop de masques qui ricanent sous cape
Trop de politiciens aux manières caricaturales
Trop d’ensorceleuses boulimiques et vénales !
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N’y vas pas !
C’est envahi de paniers de crabes
C’est infesté de légions de microbes
C’est jonché de nids de vipères
C’est peuplé d’angoisses et d’ulcères
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On t’y convertira en bon petit soldat !
On t’y anéantira toute ta bonne foi
On t’y refroidira tes grandes illusions
On t’y reprochera de ne pas tourner rond !
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N’y vas pas !
La mer y est sale, dévalisée
L’air y est chargé, contaminé
La terre y est abusée, fatiguée
La faune y est traquée, décimée
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N’y vas pas !
Voyons, tu ne pourrais rien y changer
Finalement, tu n’ aurais réussi qu’à te mettre en danger
D’ailleurs, tu n’as pas vraiment l’armure pour combattre
Allons.. Ce n’était rien qu’une petite boule au ventre !
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Laisse tomber, n’y vas pas j’ te dis !
Crois-moi sur parole, je suis ton meilleur ennemi !
Mais si tu devais y aller quand même ….
Alors fonce droit devant et ne ménage pas ta peine !
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