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Un peu de pression sur une expression

J’aime beaucoup les bonnes vielles expressions ! je crois qu’on peut souvent s’y fier, les yeux fermés. Mais je reconnais que je ne les apprécie pas toutes !

Un bon exemple : « le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt ! »

A mon avis c’est bien simple : le monde, il appartient à tout le monde !

On ne va tout de même pas en arriver à faire sniffer une substance excitante à un paresseux, pour qu’il se mette enfin à sauter de branche en branche dès l’aurore comme un jeune singe agité ???

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Un réveil-matin qui n’a pas l’intention de réveiller qui que ce soit ! (Anthropomorphisme)

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Mais j’en suis certain, parmi leurs cousins humains, il y en aura toujours l’un ou l’autre dont l’ambition prioritaire sera de devenir le maître du monde ! Il a eu vent de cette expression, alors évidement il devient un grand matinal. Rien de tel, lorsque l’on se définit comme un battant que d’affirmer qu’on est “plutôt” du matin ! Au départ, il lui faut un temps d’adaptation et doit se forcer à ingurgiter en continu plusieurs mugs de café noir. Mais par la suite, il ira au devant de tous les sacrifices ! Il poussera le bouchon jusqu’à aller faire une heure de jogging, avant même que le soleil en personne ne se soit levé ! C’est qu’un maître digne de ce nom, doit aussi être en mesure de compléter les imprécisions d’une expression…

Si à l’aube il traînerait au plumard, il n’arriverait pas à ses fins assez rapidement. Le maître du monde en herbe en général, est pressé, comme le temps. Il doit à tout prix coiffer la concurrence et ceci, bien avant le poteau ! Il faut devenir le maître du monde avant d’être pris de vitesse par un candidat lambda qui comme lui, ne connait pas la peur de sauter à pieds joints de son matelas de briques, dès la première perche du réveille-matin. Tout cela se joue de très bonne heure. Lorsque les peigne-culs, les désintéressés, les découragés, les modestes, les fêtards, les couche-tard se prélassent encore lamentablement à l’horizontale ! C’est à l’intérieur de cette fenêtre horaire idéale là, que se trouvent les meilleures chances de se distancer de ceux qui somnolent dans une brume épaisse sur un oreiller trop moelleux, de ceux qui s’accordent leurs séries de cinq minutes de rab en se dessoudant les paupières sans trop forcer et en se décrochant plus de deux fois la mandibule…

Et une fois que le maître du monde sera en place, il occupera une position idéale pour imposer sa recette miracle au reste du monde ! Il répétera en boucle et sans bailler que c’est grâce au labeur productif réalisé durant ses heures supplémentaires matinales, qu’il a facilement substitué à de stériles périodes de détente, qu’il a été amené à poser son cul sur le trône ! Il ne vous avouera probablement pas facilement, que “depuis peu”, il ne trouve plus que très rarement la porte de sortie de sa zone d’inconfort, qu’il souffre d’insomnies chroniques et qu’il jalouse secrètement ceux qui osent/peuvent encore s’offrir une bonne grasse matinée ou une sieste régénératrice…

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A mon avis c’est bien simple, le monde n’appartient à personne en particulier !

Ou alors s’il fallait vraiment élire des propriétaires officiels, je souhaiterais qu’il s’agisse d’un collectif de proprios avisés, mesurés, calmes, bienveillants, compréhensifs et relaxés : Et que le monde appartienne à ceux qui avant-tout savent prendre le temps de rêver !

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Mot : Matutinal

définition : Littéraire. Qui appartient au matin.

Sens et emploi : du matin ; qui a rapport à l’office des matines. Je n’ai pas encore pris mon café matutinal. Ce vieux mot est encore employé par plaisanterie, pour produire un effet d’archaïsme. ( Source : Larousse )

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Un petit délire inspiré par une longue chaîne d’enthousiasmes. 
La plus productive ayant été celle, où j'étais encore couché 
dans mon lit ce matin très tôt, entre 8h et 9h (AM) ! 😉

Matin facile

Matin facile

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Ce matin étincelant lorsque je me suis réveillé

Dans l’air flottait comme une odeur de café

Des draps chauds inhabituellement froissés

Où j’ai égaré le souvenir de m’être déshabillé

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De l’oreiller émane un parfum de renouveau

Un léger courant d’air frais parcourt ma peau

Un grand jour vient tout juste de commencer

Je vais bondir hors du lit plutôt que d’y traîner

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Ce matin éclatant lorsque je me suis rendormi

Dans l’air il y avait comme un désir de sursis

Un duvet chaud inhabituellement hospitalier

Où j’ai égaré le souvenir de m’être réveillé

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De l’oreiller émane une incitation à la sérénité

Un léger frisson de plaisir caresse ma lascivité

Un grand jour ne devrait pas tarder à commencer

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Rêve numéro 78b

Rêve numéro 78b

La légende voudrait qu’il faille tout mettre en œuvre pour réaliser ses rêves ! Qu’il faille croire en ses rêves et blablabla !

En temps normal, je vois les rêves comme une forme d’excentricité d’un cerveau laissé trop longtemps sans surveillance. Le pur produit d’une cervelle se livrant à quelques sottises dans le but de se chauffer avant de passer aux choses sérieuses… Les rêves parfois, c’est sympa justement sous forme de rêve, mais il me semble raisonnable de se méfier de leur potentiel développement dans la réalité.

Mais comme dans la légende, à force parfois d’y croire dur comme fer à cheval, j’en ai récemment réalisé un ! Et il ne s’agissait pas de celui qui figurait en tête de liste ni même du plus accessible de ma collection !

Ce rêve pour le réaliser, j’allais devoir payer le prix fort !  Car c’était un rêve qui devait se payer en rêves !

Pour qu’il devienne réalité, je devrais accepter, peut-être pour le restant de mes jours, d’en diminuer dramatiquement le nombre ! Et là, je parle de ceux du petit matin, qui comptent parmi les meilleurs en termes d’intensité et de qualité !

Pour une explication détaillée cher lecteur, remontons ensemble le temps d’à peine quelques décennies…

Fringant jouvenceau, je nourrissais la folle ambition d’être un beau jour d’un siècle prochain, capable « comme les autres » de me lever aux aurores ! J’avais à l’époque pleine conscience de ne pas avoir été doté par la nature d’un don particulier en matière d’auto-réanimation matinale.

A cette époque là, il m’arrivait d’être capable de retourner dans le rêve brusquement interrompu par un réveil n’ayant pas obtenu mon consentement ! Et ce pouvoir particulier des plus délicieux, n’était pas négociable.

Et ce n’était pas du tout pour faire partie de l’élite des lève-tôt à qui, selon le fameux proverbe, appartiendrait ce monde. J’ai toujours pensé que ce dicton avait été breveté entre deux guerres par un militaire de carrière souffrant d’une dépression existentielle.

Sur ma Dream List, c’était l’un des rêves classé science-fiction : Je m’imaginais un jour, dans une station spatiale, gaillardement sauter du lit au premier chant du coq, plutôt que de m’isoler de la prestation karaokesque matinale de l’emplumé, en me réfugiant sous l’oreiller, pour être au mieux à même de consommer, avec la délectation qui s’impose, un supplément de silence et de sommeil !

Maintenant cher lecteur, revenons à la date d’aujourd’hui …

C’est donc sans prévenir, que ce rêve-là , s’est soudain matérialisé alors que je ne lui avais imposé aucun délai de livraison, ni ne l’avais jamais menacé d’aucune sommation.

Soudain dans la vraie vie comme dans mon vieux rêve, il m’arrivait à l’aube d’être le premier du secteur à poser le pied sur la planète terre, le premier arrivé au bureau. Puis je me suis vu consciemment renoncer, sans contrainte nit menace aucune, à une grasse matinée sacrée du week-end !

Aaaaaaaaaaaaarg ! ( effets écho et reverb à fond )

Réveillez-moi, s’il vous plaît ! Il crois comprendre qu’en ce moment même, je rêve que ce vieux rêve utopique s’est brusquement réalisé…