Tag Archives: poésie du coeur

Une cinquantaine de nuances de vert

Une cinquantaine de nuances de vert

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Mais oui, séduis-moi encore !

Inscris chacun de tes assauts dans mon livre de bord !

Ensorcelle-moi à volonté !

Jette moi un sort auquel il est impossible d’échapper !

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Mais oui, envoûte-moi encore !

Amadoue sans aucune retenue cette statuette de cire !

Eblouis-moi davantage !

Apprivoise mon être parfois farouche et sauvage !

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Mais oui, fascine-moi encore,

Attire-moi au plus près de la sculpture de ton corps !

Câline-moi à volonté,

Accorde-moi tes faveurs que je ne cesse de désirer !

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Mais oui, attrape-moi encore …

Trouble-moi davantage …

Bouscule-moi encore …

Consomme-moi à volonté …

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Un monde entier tout à refaire

 

Une nuit sans étoiles

Un ciel sans nuages

Un bateau sans voile

Un océan sans plage

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Un verrou sans clé

Un cœur mutilé

Un paradis un peu perdu

Un royaume corrompu

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Une marmite sans couvercle

Une amitié sortie de son cercle

Une bouteille vide à la mer

Un monde entier tout à refaire

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Puis un jour des cartes redistribuées

Un passé devenu plus léger

Et un matin nouveau qui se lève

Sur un départ vers un autre rêve

Un texte oublié que j'ai retrouvé dans mes archives non publiées et qui date 
d'avant 2013. Je l'ai finalement assez peu retouché aujourd'hui...
Et si vous aimez revenez, j'en ai encore plein d'autres en stock ;-)

 

L’insignifiante méditation bleue

On me dit parfois un peu flâneur et fleur bleue,

Et si je ne m’ouvre plus que pour attraper la lumière…

J’atteindrai encore le plus fin de ton odorat et captiverai tes yeux !

Puis je me fanerai quand s’allongera l’ombre sur la terre,

A quoi bon vouloir tant briller, se flatter, puis finir par passer aux aveux ?

Et confesser ces circonstances où l’on a confondu l’art et la manière !

On me dit parfois un peu flâneur et fleur bleue,

Et si je ne m’ouvre plus que pour boire dans ta rivière…

J’envahirai encore ta salive et bouterai à tes oreilles le feu !

Puis je me défraichirai quand se rependra la pénombre lunaire,

A quoi bon vouloir tant échanger, s’encenser, et finir par quitter les lieux ?

Verser des larmes de rosée pour avoir égaré de nombreux repères !

On me dit parfois un peu flâneur et fleur bleue,

Et si je ne m’ouvre plus que pour déposer un baiser sur ta chair…

J’inonderai encore de ma sueur ton corps généreux !

Puis je me ternirai quand sonnera une trêve dans ce plaisir de plaire,

A quoi bon vouloir tant s’aimer, se glorifier, craindre de finir malheureux ?

Crier dans la nuit pour calmer la morsure d’une douleur partenaire !