Les lois sont les mêmes pour tous cher Monsieur et l’établissement n’accorde aucune dérogation à la règle. Même pas sur présentation d’un motif aussi valable que le vôtre…

C’est volontiers que je vous lâche quelques explications quant à la source d’inspiration qui m’a mené à dessiner la scène (un peu brutale) ci-dessus…
En ce moment, (sur un autre site internet, somewhere in the dark) je me bats contre un bataillon de robots (de spam) aussi intrusifs que crapoteux.
J’observe leurs actions et réagis au besoin à leurs fort minables stratégies, pour leur barrer le passage vers un contrôle total de notre planète.
Au départ, je me suis dit que sauver le monde de la domination des machines, c’est un truc sur mesure pour ces épatants héros en costume sombre voire bigarré, qui nichent la tête en bas dans des grottes peu engageantes, confondent des cabines téléphoniques avec un dressing room, ou s’abritent le jour dans le corps boudiné d’un poupin étudiant en mal d’amour. Mais voilà, je me suis mis en tête de les affronter en personne et à visage découvert. Et soyez en certains, mon carnet d’adresses est bien rempli et au besoin, si ça devait se gâter, niveau stratégique, je ferais immédiatement appel à la hotline 24/24 et aux pouvoirs de l’un ou l’autre d’entre eux…
Suite à l’analyse des adresses IP de ces amas de ferraille et de silicium de douteuses provenances souffrant de carences de mise à jour ( frustrations techniques qui en ferait bugger plus d’une ) , les protagonistes de ce réseau de « vilains en bande organisée » seraient disséminés , dans les quatre coins de notre belle riche, bleue, fragile, et néanmoins accueillante planète.
Ces robots malintentionnés empruntent sans permis de « bien se » conduire, un réseau d’autoroutes (dites de l’information) que nous avons nous-même édifié ! Et pas le moindre flic proche de la retraite en patrouille sur le bas-côté de la highway, qui serait tiré d’un somme au kilomètre 102, et qui leur balancerait LA contravention salée et rédhibitoire pour un quelconque excès ou pour une conduite inadéquate sur la voie publique !
A ces chauffards du fond du panier, il ne leur faut que deux fractions de seconde pour traverser les frontières et les océans, pour tenter une attaque alternative qui pourra, avec un poil de maigre espoir, mener vers un quelconque profit ou tout au moins une toute relative victoire d’étape.
Oui, tremblez humains, car pour l’heure, nous supposons que ce sont encore des “semblables – bien que certainement pas la crème d’entre eux – ” qui se cachent derrière ces machines et les détournent de leur noble fonction d’origine.
Et si un jour, les robots s’inspiraient des plus sombres motivations de leurs mentors et se mettaient à leur propre compte !!!???
J’ai attendu celle qui vaut plus que l’or
Celle qui ne prend pas juste corps
Qui a plus d’un tour dans sa hotte
Formidable talent pour mouvoir la roulotte
Repérée celle qui dissipe les doutes
Qui colore qui rassure et qui écoute
Celle qui se montre plus attendrissante
Naturelle généreuse et éblouissante
Je devais m’évader d’un obscur labyrinthe
Ne plus y laisser de profondes empreintes
Evaporer toutes formes d’instinctive méfiance
Un accord parfait de sentiments et de confiance
J’ai trouvé celle qui m’est la plus précieuse
Celle qui restera la compagnie délicieuse
Qui a plus d’un projet au fond d’un cartable
Extraordinaire pétillant qui rend invulnérable
Attention, l’histoire que vous allez lire n’est que pure fiction et est inventée de toutes pièces.
Je vous mentirais comme un arracheur de dents, si je vous affirmais qu’elle est authentique !
Depuis la terrasse de ton monde factice
Tu contemples sous ton ciel artificiel
Devant tes constructions de façade
Ton jardin d’acclimatation sophistiqué…
Au bord du grand bassin rempli de larmes
Ta fausse blonde aux faux espoirs préfabriqués
Ajoute encore du vernis sur ses faux ongles
Et doute toujours de l’apparence de ses faux seins…
Elle aurait flairé une comédie voir même des simulacres
Soupçonnerait l’apparition de faux semblants
Hier soir encore elle en a fait tout un faux plat
Elle a même été jusqu’à te qualifier de faux cul !
Alors tu es sorti lâcher quelques faux billets
Tu vas encore l’éblouir d’un étincelant ornement
Par de l’éclat imaginaire ou une belle imitation
Tu viens d’être catapulté ministre de la corruption !
Mais si ça se trouve elle aussi, elle a feint ?
Un petit mensonge nécessaire, mais mal incarné ?
Un faux-faux pas, ça tout de même, ce serait abuser !
Depuis le balcon de ton monde qui triche
Tu te régales que sous ton ciel postiche
On pourra te juger, mais point te condamner
Pour un détail comme un faux et un usage de faux
Puisque le faux de nos jours, c’est devenu l’usage…
J’avais la tête dans les nuages,
A rêvasser d’équilibre et de points d’ancrage.
J’avais la tête dans les étoiles,
A divaguer de la conquête d’un monde idéal.
Croyez-le, j’étais juste un peu dans la lune,
Sans carte de mon espace ni boussole aucune.
En équilibre précaire sur la corde raide,
Exposé aux rayons d’un soleil bien trop tiède.
Je me sentais languir, pédaler dans le vide,
Et fatigué de devoir rester rationnel et lucide…
Subitement, c’est un destin qui bascule !
Là, dans la lumière juste devant le funambule,
Se dévoile l’émergence d’un univers inédit,
En marge duquel se régalera l’équilibriste en lui…