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Le message d’un zèbre en immersion

Dimanche passé, je suis allé barboter dans les bassins des bains thermaux. C’est un plaisir que je m’offre le plus souvent possible car je sais de longue date que c’est un type de traitement qui me régénère rapidement et efficacement. J’en abuse volontiers en particulier à la suite d’une période harassante et/ou stressante.

J’apprécie de me faire passer pour un poisson évoluant au milieu des petites bulles d’air. Je suis particulièrement friand du pataugeage en apnée. En à peine un peu plus d’une heure de trempette, je ressors de l’établissement thermal retapé et frétillant comme une anguille…

Alors que je me laissais délicieusement masser la nuque par la pression d’un jet d’eau sous-marin surpuissant, sont passés devant moi deux spécimens humains formant visiblement un couple d’amoureux aux comportements typiques de cette espèce. Monsieur s’était fait tatouer un barcode juste au dessus du niveau de flottaison, derrière l’épaule gauche. Son tatouage ne datait pas d’hier, car il était passablement défraîchi. Il n’était guère possible encore de distinguer avec une netteté suffisante, les bandes blanches des bandes noires…

De formation technique et ayant travaillé il y a fort longtemps dans le domaine des codes à barres, par déformation professionnelle vétérane, je me suis dit que même le meilleur des scanners modernes ne serait pas à même de décoder le contenu de son message à fleur de peau …

Heureusement grâce à mon coup d’œil d’expert, j’ai décodé le message flouté et l’ai reconstitué à votre intention, pour que vous soyez à même à votre tour de le lire sans peine :

 

 

 

Technology is not Sexy !

Technology is not Sexy !

Toutefois, je conçois fort bien l’éventualité que je me goure sur toute la ligne…

Et que ce personnage de fiction à l’instant se régale,

Du plus fabuleux coup de foudre que saura lui offrir sa trépidante existence !

Un croquis provenant de la pile et un titre extrait de la boucle dans ma tête. 
Des petits trucs comme ça dont je ne savais pas trop quoi faire jusqu'ici. 
Puis une fois assemblés l'un avec l'autre, les petits trucs ont pris du sens... 

Oskar du meilleur acteur dans un vilain second rôle

Best Actor in a Villain Supporting Role Oskar_2_sunof.net

Best Actor in a Villain Supporting Role Oskar

Un Oskar n’a rien à voir avec un Oscar : Remarquez ce k judicieusement placé, qui distingue nettement l’une et l’autre des deux distinctions.

L’Oscar est un prix généralement attribué à ceux ou celles qui jouent aux héros, aux sauveurs de planètes ainsi qu’à ceux ou celles qui courageusement se sont mis en tête de mettre une trilogie de bâtons dans des roues foutrement mal intentionnées.

LOskar avec le k lui (voir l’illustration non contractuelle ci-dessus) est une distinction exclusivement décernée aux assistants de vilains despotiques, aux auxiliaires de méchants mégalomaniaques, aux suppléantes de sorcières qui ne pensent qu’à leur pomme.

Ces adjoints qui sont des personnages secondaires mais néanmoins indispensables, n’ont que rarement été récompensés jusqu’ici. Une injustice souvent accablante pour une conscience, lorsque les conséquences sur celle-ci de leur mauvais rôle ne peuvent être atténués voir déculpabilisés par une quelconque récompense.

LOskar avec le k c’est pour ceux ou celles qui, pour des raisons obscures, ont accepté d’incarner le souffre-douleur du mauvais rôle principal, permettant à leur supérieur machiavélique de sublimer sa noirceur ainsi qu’au héros de se profiler favorablement en vue d’une prochaine nomination aux Oscars.

 

Une republication d'un ancien article qui colle à l'actualité. La statuette 
moissonnée en 2015 trône toujours sur ma cheminée bibliothèque mon four 
micro-ondes. aujourd'hui, grâce à cette distinction, on pense toujours en premier 
à moi, pour incarner un rôle de bras droit de "villain" !

P.S. Je me suis soudain rappelé que lorsque j'avais réalisé ce dessin et écrit
ce texte, une connaissance m'avait fait savoir que cette statuette lui faisait 
peur, ce qui n'était pas du tout mon but ! 
Je rappelle que ce blog n'est rien d'autre qu'un laboratoire de petits délires 
parfois satiriques, à prendre au minimum au dixième degré.
Il n'est pas supposé filer la trouille à qui que ce soit ! 

Le revers d’une incertitude

 

Le revers d’une incertitude

>…<

Toi qui au grand jour te caches

Derrière l’impact de ton panache

Révèle moi donc ce que tu dissimules

Derrière tes numéros de funambule

Tu esquisses tes habiles tactiques

Derrière un voile de flou artistique

Présomption d’une réalité que tu redoutes

Revers d’une incertitude qui te barre la route

>…<

Rêve numéro 78b

Rêve numéro 78b

La légende voudrait qu’il faille tout mettre en œuvre pour réaliser ses rêves ! Qu’il faille croire en ses rêves et blablabla !

En temps normal, je vois les rêves comme une forme d’excentricité d’un cerveau laissé trop longtemps sans surveillance. Le pur produit d’une cervelle se livrant à quelques sottises dans le but de se chauffer avant de passer aux choses sérieuses… Les rêves parfois, c’est sympa justement sous forme de rêve, mais il me semble raisonnable de se méfier de leur potentiel développement dans la réalité.

Mais comme dans la légende, à force parfois d’y croire dur comme fer à cheval, j’en ai récemment réalisé un ! Et il ne s’agissait pas de celui qui figurait en tête de liste ni même du plus accessible de ma collection !

Ce rêve pour le réaliser, j’allais devoir payer le prix fort !  Car c’était un rêve qui devait se payer en rêves !

Pour qu’il devienne réalité, je devrais accepter, peut-être pour le restant de mes jours, d’en diminuer dramatiquement le nombre ! Et là, je parle de ceux du petit matin, qui comptent parmi les meilleurs en termes d’intensité et de qualité !

Pour une explication détaillée cher lecteur, remontons ensemble le temps d’à peine quelques décennies…

Fringant jouvenceau, je nourrissais la folle ambition d’être un beau jour d’un siècle prochain, capable « comme les autres » de me lever aux aurores ! J’avais à l’époque pleine conscience de ne pas avoir été doté par la nature d’un don particulier en matière d’auto-réanimation matinale.

A cette époque là, il m’arrivait d’être capable de retourner dans le rêve brusquement interrompu par un réveil n’ayant pas obtenu mon consentement ! Et ce pouvoir particulier des plus délicieux, n’était pas négociable.

Et ce n’était pas du tout pour faire partie de l’élite des lève-tôt à qui, selon le fameux proverbe, appartiendrait ce monde. J’ai toujours pensé que ce dicton avait été breveté entre deux guerres par un militaire de carrière souffrant d’une dépression existentielle.

Sur ma Dream List, c’était l’un des rêves classé science-fiction : Je m’imaginais un jour, dans une station spatiale, gaillardement sauter du lit au premier chant du coq, plutôt que de m’isoler de la prestation karaokesque matinale de l’emplumé, en me réfugiant sous l’oreiller, pour être au mieux à même de consommer, avec la délectation qui s’impose, un supplément de silence et de sommeil !

Maintenant cher lecteur, revenons à la date d’aujourd’hui …

C’est donc sans prévenir, que ce rêve-là , s’est soudain matérialisé alors que je ne lui avais imposé aucun délai de livraison, ni ne l’avais jamais menacé d’aucune sommation.

Soudain dans la vraie vie comme dans mon vieux rêve, il m’arrivait à l’aube d’être le premier du secteur à poser le pied sur la planète terre, le premier arrivé au bureau. Puis je me suis vu consciemment renoncer, sans contrainte nit menace aucune, à une grasse matinée sacrée du week-end !

Aaaaaaaaaaaaarg ! ( effets écho et reverb à fond )

Réveillez-moi, s’il vous plaît ! Il crois comprendre qu’en ce moment même, je rêve que ce vieux rêve utopique s’est brusquement réalisé…

La nuit, je choisis le gris

Ne m’approche pas, non n’insiste pas !

Je ne m’allongerai pas tout près de toi

Je m’en vais rôder dans le secteur toute la nuit

Enveloppé dans la sobriété de mon costume gris

..

Ne me dorlote pas, voyons ne t’obstine pas !

Je ne peux pas rester pour ronronner dans tes bras

Je dois sortir me lustrer les moustaches avec désinvolture

Dissimuler ma curiosité sous le châssis des voitures

..

Ne me caresse plus, allons ne t’acharne pas

Je ne partagerai pas ta paresse soudaine sur ce sofa

Je m’en vais au dehors pour discrètement frôler des murs

Miauler ma fausse mélancolie en haut des toitures

..

Le chat est une image graphistouillée par mes soins, qui est basée sur une photo  
en couleurs dénichée sur internet pour laquelle j'ai eu un sérieux coup de cœur, 
et puis l'inspiration pour le texte, elle s'est insufflouillée d'elle même 
au travers de l'image graphistouillée... Mais cette fumeuse explication est 
peut-être un peu embroustillée...

Changer d’air

Changer d’air

 

– Je crois qu’il faut que je change d’air !

-Tu as bien raison ! Une randonnée en montagne de prévue ?

-Mais non : Il faut que je change l’air que j’ai !

-Ah, c’est de cet air là que tu veux parler…

-Ben oui, tu ne trouves pas que j’ai l’air un peu bizarre ?

-Un instant, que je te dévisage mieux… Non, tu as l’air tout à fait normal…

-Ben justement ! Moi aujourd’hui, j’aimerais avoir l’air différent.

-Tu préférerais avoir l’air con ? Je prends juste un exemple au hasard hein…

-Hé mais toi là, tu as l’air de vouloir te foutre de ma gueule…

-Ah mais j’ai seulement tenté de te faire changer d’air en moins d’une seconde.

-Oui ben c’est malin et j’ai l’air de quoi maintenant ???

-D’un type qui m’a confié souhaiter changer d’air et qui a été immédiatement comblé.

-C’est malin, maintenant j’ai l’air d’un mec qui brasse beaucoup d’air, qui se paie l’air con !

-Pour cette fois, ce sera gratuit. Je n’aimerais pas avoir l’air intéressé…

-Et donc, il ne me reste plus qu’à changer d’air là, une fois de plus…

-Ce serait bien oui. Essaie de prendre un air amusé, ou offre toi juste un air de rien …

-Attends que je me concentre… Voilà ! Alors, ça a l’air d’avoir fonctionné, non ?

-Je n’en suis pas certain. Pour moi tu as de nouveau l’air normal, comme au début.

-En bref, j’ai de nouveau l’air bizarre quoi !

-On devrait peut-être prendre l’air plutôt que de vouloir en changer…

-C’est une bonne idée ! Et tu me proposes de prendre un air de quoi ?

-Tu n’as pas l’air de comprendre. Tu as l’air paumé, cette fois-ci..

-Oh mais toi alors, tu commences à sérieusement me pomper l’air !

-Ça y est, je te reconnais bien là toi avec tes grands airs. Finalement en y regardant de plus près, c’est vrai que tu as l’air bizarre ! Et dire que jusqu’ici, tu a pu me paraître avoir l’air normal …

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Les mains vides

Les mains vides

Ce matin une fois de plus, je me suis rendu dans une grande surface technique, le temple du bricoleur du dimanche, pour m’informer s’ils avaient repris dans leur assortiment, la matière bien précise, que je souhaite depuis plusieurs semaines, commander avec une coupe sur mesure… Et j’ai bien fait d’insister ! Parce que je suis tombé sur le vendeur qui mérite sans soute le plus, la distinction d’employé du mois de cette enseigne : Il a pris le temps de m’expliquer les raisons profondes de la disparition soudaine et provisoire de cette matière de son rayon, m’a indiqué de quelle manière je pourrai contourner ce problème de disponibilité et m’a conseillé le mode opératoire à suivre pour obtenir le meilleur prix…

J’ai vérifié : Je ne rêvais pas et on était bel et bien un samedi, habituellement jour de grande affluence de bricoleurs, d’amateurs de jardinage, de sparadraps et de menuiserie. D’un rapide coup d’œil, j’ai balayé l’endroit pour m’assurer que je n’étais pas le seul client du moment, celui dont le pouvoir d’achat pouvait éventuellement retarder la faillite d’un magasin en panne de clientèle et en possible difficultés financières. Mais il y avait sur les lieux, du client en grand nombre et les étagères étaient toutes bardées de matériel à vendre.

Cerise sur le râteau, je n’avais pas même du appuyer sur la sonnette « appelez un vendeur » , n’avais pas dû me languir cinq virgule vingt-six minutes en me demandant si je devais assurer le coup en appuyant une ou deux fois de plus sur la sonnette dans le but de me rassurer que quelqu’un avait bel et bien dû être informé de ma sollicitation. Ce vendeur-là est soudain apparu au moment opportun et total synchro. Et il a fondu sur moi comme par phénomène magnétique.

Le stade d’étonnement passé, c’est celui de la satisfaction d’avoir été servi tel l’empereur de la galaxie du bidouillage qui m’est apparu. J’ai pensé que c’était encore une facétie de la fameuse quatrième dimension dont je suis maintenant devenu un coutumier explonaute.

En me dirigeant, satisfait de ma visite, en direction des caisses, la petite voix espiègle qui a pour vilaine habitude de torturer ma conscience, m’a soufflé à la feuille de chou qu’il n’était potentiellement pas correct de quitter ce lieu les mains vides, en particulier, après avoir été si bien orienté par un salarié modèle, qui ne serait sans doute jamais récompensé pour son impeccable professionnalisme, autrement que par mes seuls remerciements.

C’est alors que je me suis mis en quête d’un article qui pourrait m’être d’une certaine utilité, qui m’octroierait le droit de faire la queue à la caisse dans le but de me livrer à l’acte citoyen d’alléger mon portefeuille tout en gonflant un chiffre d’affaires. Une démarche qui ferait de moi, une fois de plus, un membre à part entière de notre belle société de consommation.

Voici ci-dessous un scan de l’article adhésif anti mains vides sur lequel j’ai finalement jeté mon dévolu. C’est un autocollant « Stop !  Bouledogue menaçant ». Même si c’était assez cher payé, j’ai trouvé amusant d’observer le regard de la caissière allant de cet article un poil inquiétant en direction du faciès de son acheteur.

J’ai l’intention de coller cet autocollant sur la porte de ma chambre à coucher même si je n’ai pas de chien et que je n’en compte pas actuellement dans les visites de mon cercle d’amis. Il s’agit ici de prévention. Parce que les chiens dans la chambre à coucher, moi je n’aime pas trop ça et autant clairement les en prévenir. Pour moi les chiens à la nuit tombée, ça roupille dans la niche au fond du jardin (au pire, je peux en bricoler une sur mesure en retournant voir mon fournisseur) ou ça se repose dans son plumard à lui tout seul, c’est à dire un panier situé dans son propre espace d’intimité canine.

Point de départ !

..

J’en bien assez vu et assez entendu

Mes yeux, mes oreilles n’en peuvent plus

Je vais aller bouder dans un monde meilleur

Au pays des sourires et des fleurs

..

J’en ai bien trop bavé et trop vécu

Mes nerfs, mes tripes n’en peuvent plus

Je vais me révolter mais aussi m’enhardir

Au jardin des splendeurs et des plaisirs

..

Un petit texte positivant avec pour point de départ, la quatrième phrase de ce texte, agrémenté de cette irresistible envie de m’en aller visiter Tahiti au mois de mai, relevé des retentissements d’une période émotionellement riche et perturbante et le tout saupoudré d’une pellicule d’imagination ….

Cette semaine, je me suis mis au régime sans nouvelles du monde, en grève de réseaux sociaux, en mode récolte de rires tonitruants et en configuration moisson de bonnes humeurs … Une recette qui semble porter ses fruits pour le moment vu que je me suis remis à poétiser un peu !!!