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La tour de la trahison

Comme en ce moment mon imagination ne produit pas vraiment une abondance de matière première captivante à publier, je me vois contraint de meubler un peu …

A propos meubler, je viens tout juste d’emménager pour quatre mois dans un joli petit appartement meublé dans la belle cité médiévale d’Estavayer-le-Lac. J’occupais jusqu’ici une chambre dans une collocation dans une ferme d’élevage située au milieu des champs. Cela faisait quelques printemps que je n’avais pu disposer à ma seule guise, d’un espace individuel avec cuisine et salle d’eau privative.

Depuis mon salon, je dispose dès lors d’une jolie vue sur le lac de Neuchâtel et sur la tour de la trahison, une petite tour de garde juchée sur un rempart historique de la ville.

( Je projette à l’avenir de remplacer la photographie ci-dessous par une autre plus colorée, prise un jour de ciel bleu )

J’espère que ce nouvel espace de vie chargé d’histoire saura m’inspirer un peu plus de créativité parce qu’en ce moment, on ne peut pas dire que ça foisonne d’idées lumineuses dans ma boîte à neurones … Je m’auto-diagnostique plus d’aptitudes à rêvasser et à méditer…

Le nom de tour de la trahison vient du fait que lorsque les Confédérés vinrent assiéger Estavayer le 23 octobre 1475, les défenseurs de cette tour prirent peur et s’enfuirent au moyen de cordes. Des Bernois sanguinaires qui les guettaient les liquidèrent tous et se servirent des cordes abandonnées sur place pour s’introduire dans la ville et zigouiller tous les gardes de la ville …

Bouillonnement intérieur

Bouillonnement intérieur

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Effervescence, réactions paradoxales

Excitation de toutes mes particules

Palpitations, cœur qui s’emballe

Agitation de toutes mes molécules

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Envolée mystique et trouble irrésistible

Sensation de chaleur et réactions chimiques

Ivresse instinctive et ardeur indescriptible

Sentiment d’extase et frissons microscopiques

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{ Un petit bout de texte qui vient de très loin,

auquel il manque encore la compagnie d’un petit bout de dessin }

Un art qui laisse rongeur

Aujourd’hui premier jour de l’an, je me suis livré à une délectable flânerie dans un petit endroit situé entre lac et rivière. C’est là où il m’arrive parfois de me rendre, lorsque je ressens un  besoin urgent de me ressourcer, improvisant une impérative escapade dans cet environnement calme et rassurant,  un milieu naturel préservé parce qu’il n’est pas d’accès facile au bipède ordinaire.

Mais cette fois-ci, nul besoin de me requinquer le moral : L’année nouvelle vient à peine de commencer. A part peut-être durant la nuit passée, celle du réveillon, où l’un des volets, de mes voisins absents, tourmenté par des rafales de vent, claquait et troublait mon sommeil, rien n’a encore été en mesure d’entacher mon optimisme version 2018 ! Ce sera donc pour cette fois, une escapade à vocation purement récréative !

L’an passé, à cet endroit, sur une petite plage de sable, je m’étais trouvé juste à côté d’un très jeune renard obnubilé par quelques cygnes naviguant sur le lac. Il s’est trouvé aussi surpris de ma présence que moi de la sienne, au point qu’il ne sache pas très bien de quel côté il serait  plus prudent de prendre la tangente. J’avais aussi pu admirer de près l’impressionnant travail du castor.

Aujourd’hui premier jour de l’an, j’ai pu admirer le chemin parcouru dans la qualité du travail du castor ! Ses œuvres sont devenues nettement plus artistiques et il s’est, semble t’il, adjoint la complicité des vents !

Je me demande si ce castor là en particulier, ne serait pas plus obsédé par l’art d’ériger des “totems” plutôt que de celui de construire des barrages… Je subodore que ça ne doit pas plaire à ses collègues de chantier focalisés sur le rendement , tout ce bois gaspillé dans des sculptures verticales aussi vilaines que futiles…

La photographie du bas immortalise une œuvre d’origine 100% humaine. Le castor n’a rien à se reprocher dans ces abattages là. Cette image n’est ici que dans le but d’établir un certain équilibre, pour que vous n’ayez pas subitement une dent contre tous les castors parce qu’il se permettent de jouer aux bûcherons à la place des bûcherons.

J’aimerais également éviter d’être un déclencheur de “prélèvements de régulation” ou de provoquer des maux de ventre à tous les cafardeux insensibles à l’art de la sculpture sur bois en milieu naturel …

Une citerne pas si terne

En ce moment je ne parviens pas à être suffisamment satisfait de ma créativité ! Il existe quelques ébauches de dessins et de textes en cours de réalisation, mais je me sens incapable de finaliser et de publier quoi que ce soit de nouveau. L’un de mes buts initiaux à l’époque de l’ouverture du prédécesseur de ce blog, était d’apprendre à laisser évoluer et mûrir des idées, de laisser plus de place et de temps à l’autocritique, de réduire par étapes mon empressement naturel pouvant mener à bâcler un travail…

Et voilà que parfois maintenant, mon esprit autocritique augmenté me joue des tours !

Ceci est un dessin tout droit sorti de mes archives de plus de dix ans d’âge…

 

 

 

Une hâte inhabituelle (saison 4)

Il a déjà bien neigé ici ces derniers temps ! Le premier matin de neige en me réveillant et en regardant par la fenêtre, un magnifique manteau blanc avait recouvert les alentours. Alors dans une hâte inhabituelle, je me suis enveloppé dans mon long manteau d’hiver, ai enfoncé mon crâne au fond d’un bonnet de laine et me suis précipité dans mes bottes. J’ai dévalé l’escalier et suis sorti m’aveugler avec bonheur de cette abondante lumière reflétée par les champs enneigés.

Je me suis engouffré dans ma voiture recouverte de millions de flocons blancs fraîchement et délicatement déposés, ai tourné la clé de contact, ai saisi le petit balai et suis ressorti déneiger mon véhicule. J’en ai fait le tour sans précipitation aucune, multipliant les gestes amples et généreux en nuages de poudreuse. A cet instant je me suis senti ivre de tonicité et comblé de vivre dans une contrée rythmé par les saisons, jusqu’à ce que je veuille à nouveau m’engouffrer dans l’habitacle pour prendre la route. A ma grande surprise, les portes étaient toutes subitement verrouillées, mon trousseau de clés complet en bonne place sur le tableau de bord suspendu au contact et le moteur tournait. C’est là qu’il m’a fallu me réveiller pour de bon, dans le but de trouver au plus vite une solution de secours sans avoir à faire trop de casse, pour me sortir de cette toute première putain d’embrouille hivernale…

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J’ai délibérément choisi une photo apaisante de la saison 3 pour accompagner le récit de cet autre temps fort de mes nombreux exploits.

Relax Max

Zen Relax Max_Sunof.net

Aujourd’hui, je recycle le dessin de ce petit bonhomme qui médite

Je l’avais dessiné et publié en 2014.

La semaine passée, j’ai su gérer une première provocation le mercredi

En réagissant de manière adéquate face à la personne hostile

Mais je n’ai pas été en mesure de contenir l’offensive du jeudi !

Alors qu’il m’aurait suffi de m’inspirer de ma réaction du mercredi !

Et c’est encore furibond et rancunier le mardi suivant

Que m’est enfin apparu le souvenir du petit bonhomme qui médite.

Le coup de la sorcière

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Aujourd’hui je le sais c’est con comme un balai

On m’a ressorti le vieux coup de la sorcière !

Dans la marmite de la bave de crapaud bien laid

Et comble de bonheur une dose de fiel de vipère

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Elle a tenté d’agiter un peu sa baguette magique

A débité ses inquiétantes incantations à très haute voix

A  dispersé un peu de fumée c’est un classique

Son breuvage était imbuvable comme à chaque fois !

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Ablution’s Cliché

Vous ne vous en souvenez peut-être pas , mais il y a quelques années, une coutume aussi étrange que soudaine faisait part belle aux selfies improvisés dans les salles de bains ! Une manie qui s’est répandue plus vite que la mondialisation, faisant le bonheur des voyeurs comme les bonnes affaires des carreleurs, des manufacturiers de rideaux de douche et des installateurs sanitaires du monde entier ! Les fabricants de miroirs sont tous subitement, sans avoir eu le temps de réfléchir, devenus millionnaires.

En ce jour, je vais vous avouer (et ça me libère d’une demie tonne sur la conscience) qu’à l’époque intrigué par cette frénésie nombriliste, j’avais moi aussi, dans le plus grand secret, réalisé ce genre d’expérimentations en prenant soin de ne pas aller jusqu’à dévoiler trop de détails de plomberie. Mais jusqu’ici, je n’avais pas trouvé la force d’en publier le moindre témoignage, freiné par une insurmontable pudeur !

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Il s’agit ici d’un document photographique inédit et rare … retrouvé tout au fond des oubliettes attenantes à ma salle d’archives secrète ! …

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Notus importantissimus : Bé non, le pouce dressé de ma main gauche n’est absolument pas hypertrophié : Il s’agit du dispositif de fermeture de ma totoille de shampoing doux pour bébé qui s’est amusé à prêter à confusion …

Trois chats de gouttière

Un dessin réalisé à l’arrache :

Je vous présente mes 3 chats de gouttière préférés :

De gauche à droite :

Rebrousse (Ouilisse), Crissetoune et Psycomiaou

Attention :

Ils griffent et ils mordent facilement les inconnus, surtout lorsqu’ils ne les reconnaissent pas ! 

Le reste du temps ils rôdent dans le secteur ou ils ronronnent dans le salon…

 

 

Les intermédiaires

Les intermédiaires

 

Si tu souhaites vraiment que je puisse percevoir ta véritable lumière

J’aimerais que tu te sentes prête à te passer de ces intermédiaires

Tous ces courtiers et ces négociateurs ne font que m’indisposer

Ces interprètes et ces entremetteurs ne parviennent qu’à m’éloigner !

Si tu espères que je puisse clairement comprendre tes messages

J’aimerais que tu te passes des services de ces pourvoyeurs de pages

Tous ces commissionnaires et ces transitaires ne font que m’embrouiller

Ces tiers et ces emmerdeurs ne parviennent qu’à tout compliquer !

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Business model

Aujourd’hui, j’ai retrouvé dans ma pile d’ébauches de dessins, une simple annotation écrite : “Business Model”.

Je me suis souvenu m’être à un moment donné amusé de ce rapprochement facile entre “top model” et “business model” m’imaginant probablement un de ces jours prochains dessiner une top modèle juste un poil sexy en diable, étranglée d’une cravate plus vulgaire qu’un décolleté et lestée d’un attaché-case rempli de business (bons) plans…

Et puis en dessinant, je me suis rappelé que de nos jours, la malette d’affaires avait depuis longtemps été dématérialisée et les documents qu’elle contenait, digitalisés et envoyés dans de nuageux classeurs. Alors j’ai gommé de la scène l’embarrassante valoche.

Puis ma première “top modèle d’affaires” dessinée m’a semblé un peu rigide, limite coincée. Alors j’ai découpé le dessin en plusieurs morceaux et ai réinventé à la dame, une toute nouvelle dégaine en réorientant les morceaux de papier…

Une de ces dégaines que les top business modèles masculins qui passent le plus clair de leur temps à péter dans le fond de leurs grands fauteuils en cuir ne pourront à jamais, que leur envier…

 

Ne vous mettez pas ici à la recherche d'un quelconque message pour la planète. 
J'ai simplement laissé le champ libre à ma créativité après m'être senti 
cette semaine un peu débordé, bombardé de trop d'informations sur les réseaux 
sociaux et ailleurs... C'était comme souvent, juste ma manière de me défouler !