Category Archives: Abordages

Repose en Paix Facebook ! (RIP Facebook)

Il y a un mois ou deux, j’étais tombé sur l’appel d’une célébrité américaine à la fermeture de nos comptes Facebook suite aux scandales à répétition qui ont touché ce réseau social réputé pour son éthique discutable…

Plus tard, j’ai pu lire que les nouvelles générations s’en détournent et que ce site finira naturellement par crevotter.

Toute cette histoire m’a d’abord inspiré un simple détournement de leur logo, ce qui m’a, durant des semaines, semblé insuffisant pour pouvoir clore le sujet. Alors, j’ai laissé mûrir.

Et puis un jour, un vautour est venu se poser sur mon logo détourné ! Je pense qu’ à présent je vais pouvoir passer à autre chose !

Pour votre information ( parce que j’ai également appris que beaucoup d’utilisateurs ne le savent pas ) Whatsapp et Instagram sont des marques qui appartiennent à l’ogre Facebook : Une entreprise qu’on  appelle aussi un “mineur de données personnelles“. Voir “data mining”.

Si à l’avenir je devais lire quelque-part que l’une de ces deux applications est frappée d’une lente agonie, je propose de dessiner une hyène qui se délecte à pleines dents de son logo en putréfaction … 🙂


Première rencontre du troisième type

Première rencontre du troisième type

Hier, après un solide repas du soir, je me suis accordé une coupe deux-boules-Chantilly sur la terrasse ombragée du glacier du coin.

Au moment de saliver devant mon dessert, voici que s’installe à la table située dans le rayon d’action immédiat de mon oreille droite, un couple de quadragénaires tout sourire. J’ai vite compris que la discrétion n’était pas leur spécialité : ils parlaient assez fort, un peu comme s’ils étaient seuls au monde ce qui d’ailleurs allez savoir, était peut-être vraiment le cas.

C’était surtout Madame que j’entendais parler intelligiblement. Le Monsieur qui me tournait le dos ne débitait à mon oreille que des bribes de conversation. J’ai hésité à changer de table et à m’éloigner de leurs pourparlers pour plus de décence.

Il s’agissait de leur premier rendez-vous suite à un « positive match + double bingo » sur un site de rencontres dont je connais la raison sociale vantée par une joyeuse publicité qui passe régulièrement.

Leur conversation ressemblait à un entretien d’embauche.

Dans le but de mesurer l’équité du temps de parole dévolue à chaque partie, j’ai décidé de consommer une cuillerée de glace parfum vanille lorsque Madame argumentait, une cuillerée arôme pistache lorsque Monsieur exprimait ses atouts. Et une cuillerée de crème fouettée lorsqu’une irrésistible envie me saisissait et que je souhaitais avant toute chose de ne plus rien entendre de leur parade nuptiale.

Madame mettait avec une aisance remarquable en avant ses qualités comme si elle en était à sa vingtième entrevue. Pas la moindre hésitation, aucun bafouillement. Visiblement, le job dont il était question devait vivement l’intéresser et les photos de profil de son vis-à-vis pour la vie ne devaient pas avoir été maquignonnées.

Lorsque le tour de Monsieur était venu de marmonner quelques phrases le temps pour moi de deux ou trois cuillerées de glace pistache, Madame se montrait toujours vigilante et réactive… Elle le voulait vraiment ce poste !

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Quelque-chose me disait que ce premier rendez-vous ne serait probablement pas le dernier ! J’étais vite convaincu que ce candidat et cette candidate seront tous deux convoqués pour un deuxième entretien à une date ultérieure et ce exactement le même jour et à la même heure. Pour moi ça fleurait bon le contrat nuptial à durée indéterminée. Et ça sentait la confirmation que les algorithmes qui nuit et jour croisent des milliers de profils dans les bases de données de célibataires ont su établir et prouver leur compétence sur le marché des initiateurs de rendez-vous galants à taux élevé de probabilité de succès !

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Trouver l’âme sœur en court-circuitant la vigilance et la visette de Cupidon ? En effet, ça peut ouvrir des portes de chambres à coucher, ça peut éviter de laisser des destins déjà éprouvés à la merci du hasard et raccourcir comme une flèche, une trop longue file d’attente de bipèdes assoiffés/affamés d’amour…

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Désormais tu vas pouvoir lever le pied Cupidon ! On va considérablement te faciliter la tâche avec juste ce qu’il faut d’informatique

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Parking encore gratuit à deux pas

Parking encore gratuit à deux pas

C’est avec une extrême prudence, que lorsque j’arrive dans un lieu très fréquenté, je cadenasse le SunBike à une solide barrière, si possible exempte de rouille, scellée en plusieurs points dans un épais mur de béton, lui-même armé du meilleur acier et solidement arrimé au revêtement d’un trottoir bien entretenu ! Et tout cela si envisageable, dans un endroit bondé ou au contraire le plus à l’abri possible des regards de possibles envieux …

C’est que de nos jours une bicyclette, c’est devenu un luxe mais aussi le seul moyen d’arriver à peu près à proximité de notre destination, sans devoir nous soumettre à l’appétit gargantuesque de la florissante industrie des parcmètres croisée avec celle de la voracité croissante au mètre-carré du percepteur communal. Un vélo ça n’a pas d’essuie-glace pour y coincer une lourde contravention et ne dispose pas d’espace clos vitré pour y exposer bien en vue un ticket valable de stationnement.

Lorsque vous avez trouvé un espace libre pour votre bécane, vous n’avez pas à vous souvenir par cœur de son numéro d’immatriculation, n’êtes pas forcé d’apprendre sur le champ à vous servir d’une nouvelle vision technologique pour obtenir un droit au stationnement, n’êtes pas bêtement limité en terme de durée, au cas où vous souhaiteriez rester sur place sans vous stresser, plus longtemps que prévu qu’au moment de vous soumettre à la taxe. Vous ne risquez jamais de devoir aller retrouver votre véhicule à la fourrière avec le chéquier provisionné du plus fortuné membre de votre famille. Pouvoir disposer d’une bicyclette en milieu urbain, c’est tout simplement diminuer d’un facteur AAA, le risque potentiel d’emmerdements…

Récemment, je m’étais rendu en ville pour visiter un zoo en garant la SunMobile sans trop me soucier du tarif en vigueur dans un rutilant parking sous-terrain. Au final, c’est ce dernier qui s’est avéré être plus onéreux que le prix du billet d’entrée du parc zoologique. Même constatation, lors de la visite d’un musée. Peut-être doivent-ils régulièrement « pour notre sécurité » faire effacer à la main une à une par des spécialistes, toutes les traces de pneu et d’huile au sol. Ce qui forcément à un moment donné se répercute sur le tarif de la location à la case…

C’est pour toutes ces raisons et autant que possible, pour épargner ma tension nerveuse que j’ai opté pour la solution du SunBike : Un modèle qui fonctionne à l’énergie solaire gratuite dont le seul désavantage reste son manque d’autonomie les jours de pluie ainsi que tout au long de la saison d’hiver…

C’est donc avec une extrême prudence, que je cadenasse mon précieux deux-roues aux plus robustes des mobiliers urbains. En revanche, je ne dispose encore que d’un cadenas d’entrée  de gamme, un peu court pour sécuriser d’un seul coup tout ce qui le compose. Pour être tranquille, il faudrait faire slalomer le câble à l’intérieur des deux roues, en passant par le cadre, puis l’enrouler trois fois autour du guidon et même en plus le passer au travers d’un trou dans la selle…

A chacun de mes verrouillages, j’étudie encore quel sera le meilleur moyen de ne pas m’en faire filouter une fraction… Aussi bien qu’il y a deux jours en voulant repartir, j’ai constaté que je n’avais sécurisé que le cadenas à la barrière, sans y inclure la moindre partie de mon cycle que personne ne m’avait pourtant volé ! Visuellement, ça ressemblait fort à un antivol efficace ! Bah, ma foi dans le pire des cas, j’aurais au moins sauvé mon cadenas !

Photo : source internet

Angoisse à l’auberge

Un souvenir de mon récent voyage en Californie. L’hôtelier qui m’a accueilli à la réception de l’établissement où j’avais réservé en ligne était très sympathique. Il avait l’air farceur et se montrait très enclin à vouloir échanger un brin de conversation avec moi …

Il m’a tendu cette pochette contenant les clés magnétiques d’accès à ma chambre et les codes d’accès du Wifi.

Lorsque j’ai découvert le nom du réseau Wifi sur l’étiquette, j’ai beaucoup ri ! Mais j’ai quand même eu un peu les chocottes au moment de prendre ma douche …

Agir sur les réseaux quantiques …

Je reviens de la librairie. J’aime beaucoup les librairies et même si je suis loin d’être un rat de bibliothèque, j’espère qu’elles ne disparaîtront pas toutes au profit de plates boutiques en ligne…

Parfois je ne m’y attarde que pour découvrir les géniales trouvailles dont les auteurs et les éditeurs ont fait preuve sur les titres et pour m’extasier devant l’originalité, parfois racoleuse, des différentes couvertures.

Aujourd’hui, en supplément de l’enchaînement de mes curiosités habituelles, ce sont le chaînon désir d’acquisition et le maillon plaisir de m’offrir qui ont su me retenir prisonnier dans les rayons du bouquiniste.

Le temps était-il peut-être venu pour moi d’approfondir mes lacunaires connaissances en physique quantique ou de me forger enfin, une solide maîtrise des réseaux sociaux ?  De tenter à l’aide d’une formation de poche, de dépasser ma sobriété actuelle, celle de me contenter de dresser ici et là, quelques  petits pouces bleus et de coller parcimonieusement par ici et par là, de jolis petits palpitants rouges. Le temps était-il peut-être venu pour moi d’apprendre à ne plus me reprocher à postériori des commentaires indiscrets voir embarrassants et de m’instruire, page après page, sur la meilleure manière de polir mon reflet digital, comme j’étais encore à peu près en mesure de le faire, du temps des forums de discussion.

Et puis, c’est plus loin dans une autre section que je suis tombé sur « agir et penser comme un chat » et me suis décidé de l’acquérir dans le but d’en comparer quelques chapitres aux nombreuses nuances de mon individualité de matou curieux, furtif et rêveur.

Le thème de la physique quantique ainsi que mon assiduité à vouloir me profiler plus socialement sur la toile, dépendront des conclusions tirées de ce premier choix de lecture…

Les grands malades

De nos jours et même de nos nuits d’ailleurs, il est parfois bien difficile de mettre un nom sur les différentes pathologies dont nous pourrions être atteints. S’avouer à soi même qu’on entre dans une catégorie bien précise de personnes souffrantes ou même indiquer à un proche ou à un ami, que son mal est bel et bien reconnu par la science sont autant de chemins escarpés, parfois fort pénibles à parcourir.

Ce sont souvent des mots se terminant par “aque” ( tiré du latin patracus, du nom d’un centurion de la garde rapprochée de Taloupélbus fils de Mafiarus troisième du nom ) qui définissent l’appartenance des patients à un groupe de pathologies.

Levons un coin du voile sur ces termes au demeurant barbares utilisés essentiellement par le corps médical et dont certains sont assez rares et méconnus.

Voici quelques exemples en vrac :

  • Si vous passez régulièrement des nuits blanches et que vous ne trouvez que difficilement le sommeil sans raison particulière, il y a des chances que vous soyez insomniaque.
  • Si vous courrez voir le médecin pour le moindre rhume et que vous possédez plus des médicaments chez vous que la pharmacie du quartier, qu’avec vous la Sécu plonge vers une banqueroute certaine, il se peut que vous soyez hypocondriaque.
  • Si votre grand cœur est très fragile, vous êtes probablement cardiaque.
  • Si vous êtes obnubilé par exemple par votre apparence ou par la propreté de votre appartement, vous êtes maniaque.
  • Si vous pensez que tout le monde vous en veut et que dans votre dos, chacun complote contre vous c’est que vous faites probablement partie des paranoïaques.
  • Si vous avez des bouffées de pensées maléfiques et vicieuses, que vous jouissez à semer la terreur partout, peut-être êtes vous démoniaque.
  • Si vous éveillez chez votre partenaire des pulsions sexuelles intenses, vous êtes aphrodisiaque.
  • Si vous avez une tête qui ne revient pas et que vous êtes frimeur et roublard, vous êtes tétaclaque
  • Si vous êtes toujours dans le flou et que vous ne jouez jamais la transparence, vous êtes opaque
  • Si vous êtes plutôt large d’épaule et que personne n’ose même en pensée vous provoquer , c’est parce que vous êtes baraque
  • Si vous êtes longiligne et que avez la tête dure vous êtes matraque
  • Si vous êtes très poilu et que vous poussez des cris en vous suspendant aux branches, vous êtes macaque
  • Si vous êtes essentiellement carnivore, je crains que vous ne soyez barbaque
  • Si vous êtes un vrai poison, que vous sentez fort et faites facilement pleurer, vous êtes ammoniaque
  • Si vous avez des problèmes de compréhension ou que vous avez pété un plomb, vous êtes acotédlaplaque
  • Si vous êtes obsédé par les signes et toujours la tête dans les étoiles, vous êtes zodiaque
  • Si vous êtes d’une humeur excellente et que vous êtes plein d’énergie, vous êtes dattaque
  • Si vous êtes en dépression profonde et que vous broyez du noir foncé, vous êtes aufondubaque
  • Si vous êtes passionné par les éléphants au point d’avoir une irrésistible envie de vouloir monter sur leur dos, vous êtes cornaque
  • Si vous êtes un accro du camping sauvage et des feux de camp, vous êtes bivouaque
  • Si vous avez facilement du désordre et que vous vivez dans le Bronx, vous vous êtes bricabraque
  • Si vous êtes bloqué dans une impasse et que vous ne regardez jamais en arrière, vous êtes cudesaque
  • Si vous êtes de nature compliquée et que vous n’exploitez jamais le chemin plus court, vous êtes micmaque
  • Si vous êtes un voleur compulsif mais que vous vous faites toujours attraper en flagrant délit, vous êtes maindanlsaque
  • Si vous n’êtes pas de nature à savoir prendre des décisions et vous montrer affirmatif, vous êtes quouaque
  • Si vous n’êtes jamais très pressé d’agir ou de vous mettre au travail, vous êtes yapalfeuaulaque
  • Si vous détestez monter sur une scène ou prendre la parole en public vous êtes jétroltraque
  • Si vous avez facilement tendance à répondre par gestes brusques aux personnes qui vous provoquent vous êtes tienprendeuclaque
  • Si vous êtes un obsédé sexuel pratiquant mais que rien d’autre ne vous intéresse dans une relation vous êtes un juspourfércracraque
Un très vieux billet re-re-re-publié. Ce n'est pas que j'ai 
rien créé de nouveau ou que j'ai basculé en mode feignant, 
c'est simplement le tour d'un truc un peu plus marrant. Et 
puis ces temps-ci, je suis fatigué et me sens plutrodataque ... :-)

 

 

Seuls un océan ou un déluge m’arrêteront !

Seuls un océan ou un déluge m’arrêteront ! Ça, c’était ma devise pour ces trois derniers jours.

Et voilà qu’un long défilé de paysages d’automne lumineux balise ma route…

Et c’est l’océan grand vainqueur qui le premier a freiné ma course folle, alors qu’une épaisse couverture nuageuse s’était formée. J’ai pris une chambre à l’auberge des grands oiseaux et suis immédiatement sorti trahir ma fatigue et rassurer ma fringale…

C’est tout à fait innocemment, en passant devant un pub irlandais que le déluge mauvais perdant s’est abattu sur mes épaules. Et les éléments, ils sont au parfum me concernant : Je ne suis pas de ceux qui s’arrêtent pour une verveine au Café des Arts, épouvanté par les provocations d’une pluie fine ! Alors tant qu’à faire, ils se déchaînent et je n’ai alors d’autre choix que de trouver refuge !

Retenu par la météo défavorable, j’ai éclusé quelques pintes de bière noire en regardant un match de balèzes friands de placages offensifs et obnubilés par le seul ballon ovale disponible. J’étais en bonne compagnie de connaisseurs autochtones. Et comme le déferlement au dehors était loin de se calmer, je me suis constitué prisonnier acceptant la sanction, au moins jusqu’au dénouement de la partie. A un chouia près, l’équipe locale a perdu le match. Ça a cassé l’ambiance et fait cesser la pluie.

En chemin, après consommation d’un jambon beurre et au bénéfice d’une heure de sieste à l’auberge, je me suis senti revigoré pour une sortie nocturne en centre-ville.

Une impressionnante jonque battant pavillon russe était amarrée dans le port. Certainement le fruit de l’excentricité d’un oligarque. Une coquille de noix tape à l’œil, appartenant probablement au tout dernier ministre des vents et marées de l’ère soviétique. Étrangement ce navire porte le même nom de baptême que leur station spatiale ! C’est malin ça, c’est encore des trucs à confondre. Imaginez-vous le bleu à qui on a donné l’ordre de partir en mission sur Mir et qui se pointe à l’embarcadère  avec sa combinaison spatiale…

Lors de cette vadrouille, j’ai croisé quelques membres de l’équipage dans leur uniforme de sortie, celui-là même sensé te garantir une femme dans chaque port, que tu sois ou pas du tout, le plus exquis des spécimens du personnel naviguant. Puis j’ai fait un crochet par la fête foraine pour sadiquement me délecter des cris de ces jeunes insensés qui, entre deux chatouillages d’écran, paient le prix exorbitant pour se maltraiter d’effroi et se mettre le buffet de traviole.

Ensuite retour au pub irlandais pour une soirée musicale. Un groupe formé d’un clavier d’un percussionniste, une chanteuse à voix et d’une violoniste (à qui j’aurais envisagé conter fleurette si elle avait été comme moi accoudée au bar et si elle ne portait pas le même prénom que mon ex) . Ils mettaient le feu aux spectateurs et déclenchaient nombre de soifs. La voix de cette chanteuse pouvait parfois dangereusement s’approcher de celle en or de Belinda Carlisle. Et moi, parcouru de frissons, un peu comme avec l’averse persistante, il m’était désormais impossible de quitter cette taverne enchantée avant que ne résonne la toute dernière note du récital.

Autre détail assez rassurant, je ne vais pas devoir m’inscrire tout de suite dans une agence matrimoniale. Si je ne suis plus, depuis belle lurette, membre de l’ordre des fougueux primesautiers, mon charme opère toujours, bien que le plus souvent, le trouble visible de la belle soit vite atténué par la présence du gueux repoussant déjà propriétaire de ses alentours immédiats. Et comme je penche toujours en faveur de l’harmonie des ménages, je me satisfais pleinement du plaisir de l’émoi et de la perspective éloignée de mon inscription.

Le lendemain, autre promenade cette fois matinale au port. Même si certains membres de l’équipage à bord de l’imposant rafiot se trainent un peu sur le pont les mains dans les fouilles ou la casquette sur soif, je peux vous confirmer de visu qu’il y en a qui grimpent vraiment par les cordes jusqu’en haut des mats exactement comme dans les films de pirates! Je doute que ces équilibristes aient osé abuser de la Vodka le soir précédant. Le navire appareille demain matin à six heures. Ça va en faire des mètres carrés de voiles à hisser. J’irai peut-être assister à cela…

Voilà, maintenant il faut que je trouve une devise valable pour ces trois prochains jours.

Berceuse pour un prédateur

Berceuse pour un prédateur

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Chaque nuit à mon oreille la même musique

Chaque nuit à discrétion le même moustique

Chaque matin les brûlures de ses prélèvements

Chaque matin le décompte de mes irritations

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Et je me réveille avec la plus déconfite des mines

Maudissant ce peu sobre pillard d’hémoglobine

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A cette heure le boulimique insecte doit être engourdi

Gavé du fluide de mes artères puisé tout au long de la nuit

Ce serait à mon tour de lui chantonner quelques berceuses

Je chante faux autant qu’il passe une journée désastreuse !

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Je condamne par contumace ce cambrioleur du sommeil

A trépasser d’exaspération sous mes rengaines cruelles !

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une petite histoire inspirée de la vraie vie , celle qui est piquante !


	
					

Thank you Rooobot !

 

Ci-dessus , un robot qui travaille dur avec ses collègues.

Ci-dessous , un robot qui exprime un mécontentement.

Pour bien faire, Il aurait fallu modéliser en 3D ce robot et cette main articulée

pour réaliser une séquence d’animation qui développerait l’expression de son geste.

Pour une question d’impact.

 

Mister Bigdata

rumours_sunof.net

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Assez vite, j’ai cessé de courir me faire consoler dans les jupons de ma mère

Puis, j’ai arrêté de me répandre au confessionnal, au risque d’y perdre mon latin !

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Un jour j’ai entrepris d’éviter de confier à la commère du quartier, mes quotidiennes misères

Pour la concierge, je suis devenu le locataire le plus ennuyeux de l’immeuble et de loin !

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J’ai détruit à grand feu toutes les photographies compromettantes que j’ai dénichées,

De ces copains d’enfance riches d’anecdotes embarrassantes, je me suis fait oublier !

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J’ai pris congé de mon thérapeute, ai tôt fait de disparaître des listes d’assemblées

Stoppé boisson, abus de stupéfiants, et réduit le nombre de conquêtes dans la foulée…

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Je ne compte plus aucun ami sur les murs de lamentations du monde entier,

Chaque page de mon parcours professionnel, apprises par cœur, puis avalées !

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J’ai formaté mon disque dur et ai cédé au plus offrant mon téléphone portable,

Ai entrepris d’effacer partout mes empreintes, même celles laissées dans le sable…

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Voilà, je m’étais promis de traiter le sujet de la protection de la vie privée depuis longtemps.
Et je crains fort que quelque part une machine, vient en temps réel
Suite à une rapide analyse de cet article de me radier de ses bons papiers !
C’est terrifiant ! Allez promis, le prochain sujet d’article sera plus engageant…
 
 
2ème publication. Ancien titre : Potins, rumeurs et vie privée ( du moins ce qu’il en reste ) 

 

La fourchette de l’espace

E-T-fourchette_SunOf.net

Je le sais bien que tu n’as pas été invité

C’est pas une raison pour rester planté là

Passons à table et tu nous raconteras ton odyssée …