La tour de self-contrôle

Quand s’ouvrent les portes de l’ascenseur
Entrez donc, n’ayez pas peur !
Appuyez sur le bouton situé le plus haut
C’est au sommet que vous trouverez le plus confortable bureau.
C’est là que se décide peut être votre avenir
Que vous pourriez voir votre existence enfin rebondir
Vous avez rendez-vous avec le meilleur gardien
Alors ne le faites pas attendre en vain
Il saura atténuer vos grands malheurs
Soigner vos blessures et calmer vos ardeurs
Vous en repartirez serein et soulagé
Descendrez par les marches d’un pas décidé
Allons entrez, c’est bien votre tour
De bas en haut et même tout autour
A un moment vous avez perdu le contrôle
Subi un de ces échecs qui déboussole
Montez, prenez le ce monte-charge qui retape
Au besoin en chemin faites des étapes
De là haut vous aurez une vue imprenable
Sur un passé sans regrets sans coupable.
Phrases de transition
Prends garde à toi il y a de la hauteur
Agrippe-toi au parapet et n’aie pas peur
Encore cette rengaine de vouloir te jeter dans le vide ?
Allons masque ces noirs tourments et reste lucide !
Dessus, on peut y danser avec le sourire
Dessous, on pourrait tantôt aller y dormir
Découvre le solide pilier surplombant ce fossé
Qui, à outrepasser l’obstacle pourrait contribuer
Pour rejoindre l’autre berge, te guider et te porter
Pont aérien, passerelle vers une certaine liberté
Laisse ce qui est derrière dans une belle trace du passé
Entrevois l’équilibre qui t’attend là-bas de ce côté
Suspend toi à mes lèvres le temps de la traversée
Quelques pas à aller de l’avant et tu franchis l’arrivée !
Tout le monde sur le pont, il y a de quoi fêter !!!
La victoire d’une conquête de lendemain pavée de dangers.
La fessée patrouille
Je le reconnais enfin publiquement, mais j’avoue que ça m’en coûte : – J’ai été élevé au tape-tapis en osier tressé !
Pour ceux qui n’ont jamais entendu parler de cet accessoire, imaginez une sorte de raquette de tenis, faite à la base pour fouetter et donc dépoussiérer les tapis une fois suspendus. Votre brocanteur sera probablement heureux de vous en céder un exemplaire en bon état et à vil tarif si vous insistez…
Grâce à cette spécificité, je peux aujourd’hui me targuer d’un pédigrée rural et m’affirmer détenteur confirmé d’un popotin de robuste facture. Le sentiment d’être l’un des prolongements d’une longue lignée de durs à cuire (et du cuir), prédomine encore, dans les tréfonds de mon esprit.
C’était pour notre bien ! Une éducation à la baguette, la célébration de l’inévitable châtiment physique en cas de pétouillon de traviole, le culte de la pétoche de la poigne qui s’abattra lourdement sur le postérieur dénudé du vilain, le principe de l’obéissance et du respect versus la sanction et la culpabilité.
Parfois, je me demande si mon arrière-train fume encore, car je n’ai pas été extirpé de la série des moutards les plus sages ! Alors, une seule petite pensée pour ceux qui avaient droit à la boucle en fonte du ceinturon de leur paternel, et je suis en mesure de retenir toute manifestation résiduelle de révolte : Comparé à d’autres, je n’ai pas été trop mal loti : Ne plus pouvoir m’asseoir sur mon séant en feu pendant quelques dizaines de dizaines de minutes, ce n’était de loin pas aussi sévère que la collection de bleus de torgnoles sur toute l’anatomie.
Heureusement dans les foyers modernes, cet ustensile d’osier ou son pendant post-archaïque en plastique, a depuis été efficacement substitué par l’aspirateur. Personne ne s’en plaint, mis à part peut-être les tresseurs d’osier contraints de recycler l’entier de leurs efforts dans les paniers de ménagères et de pique-nique.
Et moi, je déclare formellement ne pas posséder de tape-tapis. Et je réfute l’idée même, de m’être à l’occasion servi de ma ceinture dans un autre but que d’éviter au possible l’embarrassante chute de mon pantalon. Et lors de mes fréquentes rondes et patrouilles du côté de leurs chambres, je n’ai jamais eu a distribuer de coup de tuyau d’ aspirateur sur les croupions respectifs de ma marmaille turbulente. La crainte du tape-tapis est maintenant inscrite dans nos gênes.
Pour terminer, je dois encore vous confier une chose : Vous relater LA dernière fois !
En principe on se souviendra volontiers des premières fois, mais ma dernière raclée, elle n’est jamais sortie de ma mémoire : Un jour ou j’avais encore mérité la flagellation de fondement, j’ai habilement subtilisé le tape-tapis des mains de ma génitrice et l’ai plié dans tout les sens en le coinçant dans une porte entrebâillée, ceci jusqu’à le rendre totalement inutilisable, même pour désempoussiérer le petit paillasson de l’entrée.
Ma soudaine révolte a payé. J’étais devenu le plus fort. Il fallait enfin que je prenne garde à ménager mon magnifique cul de babouin…
( Ce billet historique a été importé de mon ancien blog. L’attrait de son seul titre ayant (selon les stats) ameuté nombre de curieux à l’époque, je me suis dit, autant continuer de faire frémir l’internaute, tant qu’à faire…)
Lady Louise’s romantic fugue in 1931

Agent double !
Captain Switzerland est actuellement en excursion patriotique
Situation épineuse abordée avec légèreté
Express yourself, even if it’s a lie ! ( exprime-toi, même si c’est un mensonge )
Allez PAF ! , je me suis remis au crayons
(à se mélanger soigneusement, sinon ce n’est pas assez passionnant )
et à l’alchimie magique des couleurs aussi ( à confondre curieusement )
Et vous, auriez-vous quelque chose à me dire à part ça ?
Une confidence , une flatterie, une fable , une belle histoire à partager ?
L’effet papillon dans sa phase initale
Là où l’herbe est plus verte, mais plus rare !
La demoiselle en bleu
Le fruit de mes recherches
Avant que mes yeux ne sondent l’éternité
Qu’on ne transfère mon âme vers l’autre verger
Je ne cesserai de goûter au fruit de mes recherches
J’apprécierai tout, du moindre pépin de ma pomme
Jusqu’aux rondeurs de cette cerise sur le gâteau
Et sur une pelure de banane je les laisserai glisser
La pulpe et le germe du noyau de la pêche
J’aspirerai le nectar du fruit de la passion
Et mordillerai sa chair à pleines dents…
Le lièvre et la .. scargot !
La naissance de Nuggets le poulet
Lorsque tu sortiras de ta coquille
Pour pleinement vivre ta vie
Que tu ne seras plus couvé d’attention
Lorsque tu sortiras de ta coquille
Pour pleinement vivre ta vie
Que tu ne seras plus couvé d’attention par une mère
Protégé, remis en place par un papa souvent sévère
Tu devras par toi même distinguer la mauvaise graine
Et savoir te méfier de trop belles aubaines
Parfois tu trébucheras, pourrais même t’y casser le bec
Et devras essuyer les revers de quelques échecs
Mais tu caresseras enfin du bout de tes ailes
Ce rêve de liberté pour lequel tu te rebelles














