Faux départ ? (Une vraie histoire de faussaires)

Attention, l’histoire que vous allez lire n’est  que pure fiction et est inventée de toutes pièces.

Je vous mentirais comme un arracheur de dents, si je vous affirmais qu’elle est authentique !

 

Depuis la terrasse de ton monde factice

Tu contemples sous ton ciel artificiel

Devant tes constructions de façade

Ton jardin d’acclimatation sophistiqué…

 

Au bord du grand bassin rempli de larmes

Ta fausse blonde aux faux espoirs préfabriqués

Ajoute encore du vernis sur ses faux ongles

Et doute toujours de l’apparence de ses faux seins…

 

Elle aurait flairé une comédie voir même des simulacres

Soupçonnerait l’apparition de faux semblants

Hier soir encore elle en a fait tout un faux plat

Elle a même été jusqu’à te qualifier de faux cul !

 

Alors tu es sorti lâcher quelques faux billets

Tu vas encore l’éblouir d’un étincelant ornement  

Par de l’éclat imaginaire ou une belle imitation

Tu viens d’être catapulté ministre de la corruption !

 

Mais si ça se trouve elle aussi, elle a feint ?

Un petit mensonge nécessaire, mais mal incarné ?

Un faux-faux pas, ça tout de même, ce serait abuser !

 

Depuis le balcon de ton monde qui triche

Tu te régales que sous ton ciel postiche

On pourra te juger, mais point te condamner

Pour un détail comme un faux et un usage de faux

Puisque le faux de nos jours, c’est devenu l’usage…

 

Le vagabond de la pleine lune

J’avais la tête dans les nuages,

A rêvasser d’équilibre et de points d’ancrage.

J’avais la tête dans les étoiles,

A divaguer de la conquête d’un monde idéal.

Croyez-le, j’étais juste un peu dans la lune,

Sans carte de mon espace ni boussole aucune.

En équilibre précaire sur la corde raide,

Exposé aux rayons d’un soleil bien trop tiède.

Je me sentais languir, pédaler dans le vide,

Et fatigué de devoir rester rationnel et lucide…

Subitement, c’est un destin qui bascule !

Là, dans la lumière juste devant le funambule,

Se dévoile l’émergence d’un univers inédit,

En marge duquel se régalera l’équilibriste en lui…

 Un funambule sur son vélocipède_suno.net

Le meurtrier du temps

J’ai un peu de temps à tuer en ce moment…

Mais pour commettre cet assassinat quelle arme je prends ?

Autant qu’il soit parfait ce crime tant qu’à faire !

Je pourrais aller le jeter d’un pont dans une rivière ?

Mais non, au bout d’une minute, il finirait par s’en sortir !

J’allais oublier qu’il s’écoule parfois sans s’engloutir…

Et si je me débarrassais de lui en l’étouffant ?

En l’empêchant de respirer l’air du temps !

Ou alors si je l’abandonnais très loin en terre inconnue ?

Quelqu’un irait t’il encore à la recherche du temps perdu ?

Et si je l’ignorais dans la seconde, le licenciais sur le champ ?

Ca le tuerait sûrement à petit feu de perdre son emploi du temps !

Et si je sabotais la machine à remonter le temps dès aujourd’hui ?

Un coup fatal dans la spirale du temps et puis tout serait fini ?

Peut-être que si je le ficelais solidement pour ne plus qu’il passe ?

Au fil du temps, il s’en irait de lui-même de guerre lasse !

C’est étrange comme soudain le cours du temps m’a semblé fluide !

Un moment fugace et voilà que je me surprends presque coupable d’un homicide !

Je vais donc laisser mon temps libre de guider mon destin.

Il semblerait que la fin des temps ne soit pas pour demain !

Dorénavant lorsque je m’ennuierai j’attendrai simplement qu’il vieillisse,

L’usure finira par le tuer lui aussi et ce, sans que sois complice

Tout ça n’est déjà plus que du passé, je ne demande plus de temps mort !

Il vient encore de gagner du temps il est vraiment très fort…