
Spécial dédicace à tous ceux qui à un moment ou un autre,
Vont prendre un nouveau départ dans leur vie !

Spécial dédicace à tous ceux qui à un moment ou un autre,
Vont prendre un nouveau départ dans leur vie !
De temps à autre sur un blog qui se voudrait pas trop banal option avant-gardiste, plutôt que d’étaler sa science à la con et de se la jouer grave juché sur ses grands pur-sang, il faut parfois aussi penser à offrir une parenthèse compatissante aux gens, qui sur cette planète, souffrent comme des écorchés, en bavent comme des bouledogues, ceux qui luttent chaque matin lorsque ce n’est pas déjà au jour le jour, pour leur putain de survie !
Alors dans cette optique, cette semaine j’ai choisi de compatir avec Jean-Kévin, un brave gars sans problèmes, du moins à ce qu’on en dit au village, qui a juste un tout petit peu abusé de la Tequila en oubliant qu’il allait devoir bosser tôt le lendemain ( un lendemain qui manque de bol, tombe aujourd’hui même) et qui à l’heure qu’il est, vit un enfer comme s’il était subitement devenu le chouchou parmi tous les damnés du purgatoire ( Aïeaïeaïe tequila ! )
Au départ je voulais ajouter une bulle de bruitage qui ferait “crouic crouic” à proximité de sa main gauche. Jean-Kevin m’a indiqué préférer pouvoir profiter d’une ou deux secondes de silence entre deux coups de massue…
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Aujourd’hui tu pourras plus que jamais, y trouver ce que tu voudras.
Tu pourras par exemple en faire un billet d’avion, de train,
En faire un gros billet, un faux billet.
Et pourquoi pas le transformer en billet doux ?
En ticket que tu pourrais mettre dans ta poche.
Un ticket d’entrée, un ticket chic, un ticket choc, un ticket gagnant
Un ticket d’accès à tout ce qui pourrait bien te plaire.
Je crois savoir qu’au fond tu ne m’en voudras pas,
Si aujourd’hui je te propose un simple support …
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Un envahisseur non identifié dont la suprématie technologique ne fait pas un pli, s’est mis bille en tête d’envahir notre petite planète bleue sans défense ! Malgré les nombreuses et malheureusement infructueuses tentatives d’entrer en contact avec leur vaisseau-mère , les autorités ont décidé de passer en alerte code rouge et d’informer la population terrienne des recommandations préventives que chacun devra respecter à la lettre, et ce, dans les plus brefs délais :
Procédure Alerte code rouge
1. Détruire tous les DVD de la collection privée, dans lesquels des aliens de toute provenance sont mal accueillis sur terre, malmenés, disséqués voire dégommés sans sommation, pitié, ni ménagement.
2. Sans attendre, se rendre sans armes à l’extérieur, crier aussi fort que possible la phrase ci-dessous pour exprimer intensément toute la bleuté de de sa peur ! ( il n’est pas conseillé d’enfouir ce genre d’émotion forte au plus profond de soi lors d’un code rouge de ce type d’alerte )
3. Enduire l’entier de la surface de son corps de pâte à tartiner aux noisettes. ( Ce produit est un puissant répulsif reconnu pour toute créature à intelligence supérieure )
4. Ne pas paniquer ! ( L’alien sent la peur et s’il n’a pas été bien dressé, il pourrait soudain passer à l’attaque )
5. Se rendre au naviport le plus proche muni d’un titre de transport valable, jouer des coudes dans une foule désorientée, trouver une place libre dans une navette d’évacuation d’urgence. L’usage veut que les femmes et les enfants soient prioritaires lors de l’embarquement. ( Se déguiser en femme peut être un facteur non négligeable d’augmentation de chances de survie )
6. Gardez son calme, il est rassurant de savoir que c’est le président himself qui est aux commandes de toutes les navettes qui n’ont pas été détruites par des tirs laser.
7. Pour une fois, suivre attentivement les instructions de sécurité présentées par le personnel de cabine ( Faire mine de connaître par cœur ces instructions, dans l’espoir ne pas passer pour un terrien qui subirait sa première évacuation peut au final diminuer les chances de survie : Ne pas perdre de vue qu’il s’agit tout de même d’un putain de code rouge et que ce n’est toujours pas un simple exercice à la con )
8. Un plateau repas composé des derniers produits du terroir, des rafraîchissements et une palette de calmants naturels seront servis après le décollage, une fois la vitesse lumière atteinte. Un choix de souvenirs terriens seront en vente à la boutique hors taxes.
9. Les autorités déclinent toute responsabilité en cas de présence non souhaitée de passager clandestin alien à bord de la navette …

Ce jour là, elle m’avait reproché d’avoir poussé le bouchon un peu loin !
Et comme les orties avait poussées elles aussi et pas très loin…
C’est au XVème siècle que le français a emprunté “bâbord” et “tribord” au néerlandais qui disait “bakboord” pour désigner le côté gauche d’un bateau qui est maintenant bâbord en regardant de l’arrière vers l’avant et “stierboord” le côté droit pour indiquer le tribord.
Un moyen (parmi d’autres) pour se souvenir de ce qui de bâbord et de tribord correspond au côté droit ou au côté gauche :
La seconde lettre de chacun correspond à la seconde lettre de l’autre.
Exemples : tRibord = dRoite ; bAbord = gAuche.
Sur un navire naviguant de nuit, le feu de côté rouge indique le côté bâbord et donne une idée du sens de marche ainsi que la direction du navire. Tribord est indiqué par un feu de côté vert.
Sur la photographie ci-dessus, malgré quelques embruns et un peu de brume, avec un peu de concentration, en passant entre les gouttes, on peut apercevoir ce genre de feux, rouge et vert.
L’hibernation est un état de glandouillage régulé et prolongé, à une période propice dans l’année où, de toute manière, zéro festival de rock vintage ni aucun barbecue n’est organisé par qui que ce soit !
C’est le moment idéal pour s’économiser la carcasse et ralentir la cadence des festins et des débauches à répétition. C’est également le moment idéal pour une raisonnable tentative de purification de l’esprit et du corps.
Durant plusieurs jours d’affilée (des semaines ou des mois , ceci peut varier selon l’espèce) cet état particulier permet aux êtres fatigués de conserver leur énergie durant les grosses froidures jusqu’au prochain réveil de la nature.
Durant l’hibernation, les sujets ralentissent leur stress jusqu’à des niveaux très au-dessous des standards minimaux habituellement requis par leur train de vie dans leur société.
Une fois les câillantes venues, les fréquences respiratoires et cardiaques s’abaissent graduellement. C’est en utilisant (tant qu’à faire plutôt à bon escient d’ailleurs), les stocks d’embonpoint amassés durant les mois d’activités frénétiques du cycle imposé par les saisons que les créatures survivent à cette période, souvent d’ailleurs injustement qualifiée de “mauvaise” saison !
Pour reprendre en douceur une existence normale suite à une hibernation, il est conseillé de ne pas se laisser réveiller d’une autre manière que par des chants d’oiseaux.

Lève donc la tête,
Et rejoins la fête
Elève le débat
Donnes y de l’éclat
Hausse le ton,
Coule tout ça dans l’béton
Abats tes cartes
Brandis des pancartes
Soulève des questions
Ne baisse pas pavillon
Hisse la grand voile,
Crois en ton étoile
Renverse la vapeur
Provoque la stupeur
Descends tout en flèche
Précipite-toi dans la brèche
Porte nos couleurs
Décharge-toi de tes douleurs
Soigne les détails de ta démarche
Et grimpe sur la plus haute marche
Moi je préfère le discret itinéraire du vagabond
Libre de se taire de discours nauséabonds
Je préfère rester pas trop loin, mais dans l’ombre de la troupe
En marge de cette société jusqu’à ma dernière soupe…

Lettre de démotivation
Internet, le lundi 7 février 2011
Madame, Monsieur,
C’est avec un intérêt éclair pour votre société, que je me permets de vous envoyer cette offre spontanée.
Après plusieurs expériences réussies en tant que paresseux diplômé, je me destine plus que jamais à travailler dans les secteurs de la figuration bureaucratique ou de la nonchalance d’atelier.
Je sais parfaitement travailler avec très peu de méthode et glander de manière totalement autonome, ou à l’intérieur d’un team inefficace. Je suis ouvert, si cet effort s’avère vraiment être nécessaire, à suivre toute formation de perfectionnement pour me maintenir à niveau dans l’inaction et ne correspondre qu’en partie à votre attente.
Je souhaite mettre toutes mes incompétences techniques et humaines à votre disposition et m’investir un minimum dans votre structure. Très motivé avant tout par un salaire mirobolant, je serais heureux de vous rencontrer afin de vous exposer mon apathique inefficacité plus en détail.
D’un tempérament créatif, curieux et inventif, surtout pour échapper aux tâches qu’on pourrait me confier, je me montre pourtant de temps à autres prêt à relever de nouveaux défis purement théoriques. Mon sens de la communication devant la machine à café et ma béatitude naturelle seront de très bons atouts pour occuper un poste improductif avec un accès internet à haut débit dans votre organisation.
Je me tiens à votre entière disposition pour toute information complémentaire ou entretien à votre convenance et vous prie de croire, Madame, Monsieur à l’assurance de toute ma fainéantise.
Une histoire vraie de la vraie vie réelle véritablement vécue par des gens qui existent !
L’autre jour, en terrasse, aux alentours de midi-tapantes
Nous fûmes témoins de la discrétion loin d’être évidente
De nos plus proches voisins de table eux aussi affamés !
Un couple de tourtereaux, bavards et passionnés !
Ayant probablement fraîchement fait connaissance
Lui fort entreprenant, une fois rassasiée sa panse
Semblait ne point disposer de la semaine pour conclure
Aussi, à l’instant de régler la raisonnable facture :
Il se voyait déjà selon des manifestations qui s’aiguisent
Consommant dans la minute avec fougue et gourmandise
Les charmes de la séduisante dame en guise de dessert
Avec moult délectations et une bien grosse cuillère
Mais Madame, qui ne l’entendait pas de pareille esgourde
Lui annonça qu’elle n’était point une si peu farouche gourde
Et qu’il ne croquerait sa vertu ni ne goûterait à l’amour
Avec empressement et largesse d’un simple plat du jour !!!

L’autre soir, nous avons eu la visite de deux beaux pingouins tendance chelou.
Un apprenti pingouin accompagné d’un maître pingouin dont le rôle principal était surtout de rassurer le novice, par exemple, lorsqu’il s’étranglait un peu trop dans sa vilaine cravate trop serrée…
Ces deux oiseaux pas tout lisses représentaient fièrement un catalogue par correspondance, dans lequel ils proposaient un parachutage régulier sur site de lectures pour nos longues soirées d’hiver. (Vous savez, avec en principe une obligation d’acquérir un bouquin au moins tous les trois mois, pour au moins ne jamais oublier qu’on a un jour dans le passé, appris à lire…)
Bravant les éléments, la nuit polaire, le froid glacial, ils se sont gentiment déplacés jusqu’aux portes de notre igloo. Aucune idée, de l’endroit où ils avaient bien pu parquer leur brise-glace ou leur traineau dans le quartier.
Selon leurs dires, mon esquimaude adorée serait une de leurs adhérentes*, et ce, de si longue date que ça méritait largement une discussion à bâtons rompus, sans capuchons, ni moufles, au coin du feu !
Ces pingouins avaient une multitude de questions à poser à leur fidèle adhérente, probablement dans le but de la satisfaire de leurs belles impressions, durant tout le prochain siècle.
A un moment, au cours du bien éprouvant questionnaire, ils lui ont demandé ce qu’ils pouvaient améliorer dans leurs prestations de services.
A ceci elle a répondu avec une bien belle politesse, qu’ils devraient commencer par changer leur méthode largement trop insistante, envahissante et suspecte d’approche de leurs clients…
Malgré la clarté cristalline de sa réponse et la fraîcheur soudaine du climat, les deux manchots n’ont même pas fait mine de la moindre hésitation dans le sens d’un repli d’intelligence. Les cours intensifs de vente agressive et de psychologie du pigeon royal moyen qu’ils avaient suivis avec l’intérêt qui s’impose, ne faisait sans doute pas référence à ce genre de réaction un rien échauffée, d’une pourtant si fidèle adhérente.
Alors, comme s’ils avaient abusé du suçotage de glaçons aromatisés de perspectives de succès, ou passé toutes leurs dernières vacances dans le bac de congélation rapide de leur bahut, ils ont froidement continué leur blabla selon le schéma inculqué par les grands initiés…
A un moment donné, leur insistance à vouloir à tout prix intéressant vendre l’intégrale d’Alexandre Dumas à ma chérie visiblement fatiguée d’être prise pour une bille, dépassait de loin les règles de base de la bienséance en société.
Alors je me suis dressé de toute ma hauteur, tel l’ours bipolaire que je suis, projetant une ombre menaçante sur les murs de notre igloo, et leur ai indiqué la marche de l’empereur à suivre :
– Ramassez votre bazar et puis dehors ! Là, vous allez partir faire votre baratin sur une autre banquise !
L’apprenti pingouin est resté figé comme s’il avait soudain manqué d’un apport d’antigel.
Et le maître pingouin avec un aplomb hallucinant, semblait lui, encore vouloir argumenter que c’était bien l’adhérente (et non son pâle ourson ci-joint) qui devait décider de leur départ pour d’autres arnaques…
Je suis contre le massacre des bébés-phoques, mais au juste, qu’en est-il de l’éradication des pingouins crétins ?
Enfin, une fois leurs palmes jaunies plantées dans la neige d’une plaque de glace à la dérive sur l’océan, maître pingouin a ajouté dans un dernier élan historique « Vous ne devriez pas ainsi vous couper du monde… »
(Relisez cette toute dernière phrase et rajoutez simplement un effet d’écho nocturne qui s’éloigne, ça le fera, je pense)
Ah ben merde alors, une fois de plus, je me suis emporté : Le monde alors, c’était eux ?
*Adhérente = Cliente jugée captive qui ne souhaite pas fuir la société de consommation