Author Archives: SunOf

Hemisphères

La plupart de nos cerveaux sont partagés en deux hémisphères qui ne partagent pas les mêmes idées.

Et une dizaine de formes différentes d’intelligences doivent collaborer dans le même espace. On peut dès lors facilement imaginer que ça puisse parfois être un peu le petchi. Déjà parce que ces dix collaborateurs ne sont pas tous les meilleurs représentants de ce qu’on pourrait trouver sur le marché mondial. Si on peut déjà compter sur un échantillon favorable de deux ou trois futés dans nos propres murs, des éléments qui excellent naturellement au quotidien dans leur job, le restant d’entre eux préfèrera toujours roupiller dans un coin ou ne produire que le strict minimum. Et impossible de les congédier pour les remplacer par de meilleurs éléments. Ce sont dix postes de fonctionnaires indéboulonnables et garantis à vie.

Les locaux de cette PME sont subdivisés en deux bâtiments :

Dans l’hémisphère gauche (ndlr hémigauche) on trouve le département de la logique, celui des affaires cartésiennes et le centre névralgique des opérations séquentielles. Ils ne prennent en charge qu’une seule tâche à la fois, mais en principe ils la mènent à bien. Ce sont eux qui domineraient la destinée d’environ 80% des entreprises humaines.

Dans l’hémisphère droit (ndlr hémidroit) ce sont les bureaux des intuitifs, des créatifs, des imaginatifs. Mais aussi le centre de traitement des émotions et le laboratoire des magiciens de la pensée fulgurante. Avec leur puissance commune, ils fichent une pâtée magistrale à leurs collègues de l’hémigauche. Par contre souvent, ils peinent à dénicher leur juste place dans la société ! Et pas seulement dans celle de l’organigramme interne, également celle de l’extérieur.

Notez au passage que ce ne sont pas mes hémisphères qui m’ont fourni ces précieuses informations. J’ai publié un appel d’offre et la leur était hors de prix. C’est le site internet d’un sous-traitant qui a été retenu.

Ces deux entités bien distinctes sont séparées mais interconnectées au niveau du corps calleux. C’est le nom assez moche qui a été donné à la frontière transversale centrale. C’est qu’un mélange des genres aurait été risqué. Et pour éviter certains conflits directs entre des départements pouvant dans certaines affaires se trouver en concurrence, la géographie des ateliers et des bureaux a été confiée à un spécialiste des ressources humaines de base. Pour éviter que toutes les entreprises du monde entier travaillent d’une manière parfaitement identique et qu’elles puissent entrer en concurrence ou en complémentarité, la composition de la majorité de l’équipe dirigeante peut à choix occuper des bureaux dans l’hémigauche ou dans l’hémidroite.

Des complications dans les affaires courantes avec des client externes peuvent arriver : On peut par exemple avoir un hemigauche A qui se laissera plus facilement séduire par l’excellent travail d’un hémidroit B que par la production de son propre département associé hémidroit A.

Suite à de nombreuses séances avec l’ensemble de mon personnel, les hémisphères dont je suis encore un peu le patron ont négocié une trêve et ont fini par trouver des compromis constructifs. Ils seraient devenus des collaborateurs complices. Il faut dire aussi que je les chouchoute et que je les paie bien et surtout sans distinction aucune.

J’ai remarqué par exemple que suite à une période durant laquelle les hémigauches se sont cassés la moitié de la tête à coder un programme informatique, ce sont les hémidroits comme dopés par les bons résultats de l’entreprise qui entrent en ébullition, prennent le relais, et peuvent s’en donner à cœur joie …

Lien vers le document sérieux de base

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Silence Radio (?)

silence radio_sunof.net

Aujourd’hui je peux republier ce dessin que j’avais réalisé début 2015. Initialement il n’était accompagné d’aucun texte. Pour moi, il représente beaucoup plus qu’un simple dessin basé sur un jeu de mots.

Ce jour marque également la fin d’une bataille que j’avais du engager pour vaincre un mal étrange et périodique qui me taraudait. Je ne sais pas du tout s’il s’agit d’un problème répandu dans la population. Je n’en ai jamais entendu parler nulle part. Je pouvais quotidiennement mesurer l’intensité de mes états de crise, simplement en écoutant la radio pendant quelques dizaines de minutes. Et certains jours je n’avais pas d’autre choix que de la réduire immédiatement au silence ! D’autres jours, je pouvais me réjouir d’être un auditeur comme n’importe quel autre. Suivre une émission de télévision, à part dans de très rares cas tout au début de l’apparition de ce type de manifestations, ne provoquait jamais cet effet. Probablement parce qu’au même instant, mon attention visuelle était également captivée et qu’une fois les deux canaux réunis, mes perceptions restaient cohérentes.

A un moment donné, j’avais aussi du m’abstenir d’écouter mes albums préférés. Les émotions intenses que je ressentais à l’origine s’en trouvaient soudain encore décuplées, ce qui pouvait ensuite m’envoyer dans les cordes. Il y avait à la clé un lot d’effets extrêmement agréables, positifs et addictifs mais aussi des conséquences négatives à subir ensuite. A la fin, il fallait toujours le payer assez cher. Habituellement beaucoup plus à l’écoute de la musique et des harmonies qu’attentif au sens des paroles, je pouvais parfois soudainement me trouver confronté à des lyrics me mettant particulièrement mal à l’aise.

Dans ces périodes là, il arrivait que la musique d’ambiance des centres commerciaux déclenche chez moi une gêne du même type. Elle a même pu être permanente durant plusieurs mois et sans le moindre répit. En temps normal déjà, je me sens vite embarrassé dans un open space bruyant ou agacé par ceux qui semblent prendre un malin plaisir à abuser de bruits de moteur. Un vacarme qui pour moi ressemble à tout sauf à une symphonie. Les souffleuses à feuilles mortes et les tronçonneuses à moteur deux temps par exemple, ne sont pas vraiment mes amies. C’est certainement de la faute à l’hémisphère droit de mon cerveau, qui s’emballe beaucoup trop facilement, lorsque c’est son tour de dominer.

Ces sensations de malaise quand elles surviennent, sont plus intenses et fréquentes avec des langues que je comprends mal qu’avec celles que je comprends bien. Et je peux de temps à autres me sentir incommodé d’une manière similaire sur des réseaux sociaux ou la langue anglaise est dominante. (Je n’ai qu’un niveau intermédiaire B1à l’oral et B2 à l’écrit) Ce qui fait qu’assez souvent j’adapte au goût du jour ma limite de tolérance à l’overdose d’informations pouvant potentiellement déclencher des sentiments négatifs voire des réactions de rejet.

Dans le but de m’exorciser, j’avais du prendre la sévère décision de me séparer de ma radio et de m’isoler de ma collection de cédés. Pour faire la sourde oreille le temps qu’il faudrait. Histoire de ne pas entretenir plus longtemps les déclenchements de ces bugs. De temps à autre, je m’offrais une mesure auditive prudente pour évaluer les résultats obtenus. Comme les choses semblaient effectivement petit à petit s’arranger, j’ai par exemple commencé à inclure des liens musicaux éphémères sur ce blog et d’en évaluer les influences. Une idée destinée à me proposer d’écouter facilement de la musique qui me touche en rédigeant mes petits délires. Une expérience également vouée à m’intéresser plus globalement à la signification des paroles étrangères à ma langue maternelle, en prenant le temps d’aller les lire sur internet.

J’avais entendu dire que le cerveau était assez malléable. Je ne sais plus si c’est de moi ou d’où j’ai bien pu tirer la vision que si on le comparait à un arbre, on serait capable de ne plus “nourrir” une branche qui serait malade, pour qu’elle perde ses feuilles, se dessèche et finisse par tomber. Ça parait simpliste, mais ça peut aider quelqu’un à conserver une lueur d’espoir durable.

A la suite de cette longue séquence de petits changements et d’actions mises bout à bout, les phénomènes indésirables ont fini par s’atténuer et à retrouver un niveau tolérable. Mais en homme averti, je reste sur mes gardes. Et je ne serai plus jamais le même. J’ai en quelque sorte truffé le périmètre de systèmes d’alarme, de barrières et de filtres efficaces. Et c’est assez drôle car si aujourd’hui je me lâche à crier victoire un peu vite, il me reste encore au programme la tâche immense de m’imposer la réécoute des deux albums qui me font le plus peur : Ceux qui m’ont dans le passé profondément déstabilisés et que j’ai du bannir de mon répertoire. Et qui n’ont jamais passé les derniers tests avec succès !

A chaque fois que je peux en arriver à la constatation que je suis encore réparable avec mes propres outils, c’est un peu comme un jour de fête ! A la base, ce blog était une stratégie de survie. Il devait me permettre de mettre un peu d’ordre dans ce fatras de perceptions parasites et de chercher un moyen de canaliser mes pensées. Et ma foi, je crois qu’elle fonctionne pas si mal que ça ! Je ressens des différences notables à chaque étape.

J’ai rédigé cet article pour qu’il figure dans mon album de souvenirs. Mais peut-être aussi que quelque part, quelqu’un souffre de symptômes comparables. Si c’est le cas , cette personne sera peut-être un peu rassurée en lisant le récit de mon expérience personnelle.

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The yellow fries days

Et voilà qu’une fois de plus on nous annonce un black fries day !

L’idée de base étant qu’il existe un vendredi où tout consommateur lambda devrait vite se jeter porte-monnaie grand ouvert et sans véritable faim sur n’importe quelle barquette de pommes-frites trop cuites bradée pour liquider des stocks !

Je ne sais pas vous, mais moi je les préférerai toujours bien jaunes et si possible à l’envi ! Et ce détail d’importance ne comptera jamais pour beurre ni cacahouètes n’importe quel jour de la semaine ou de l’année !

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My dead Laptop

Voilà, l’autopsie de mon laptop principal est terminée. S’agissant d’une mort suspecte l’enquête continue.

Il était beaucoup trop jeune pour rendre l’âme et était loin d’être obsolète. Au moment de passer la souris à gauche, il était gorgé de bons souvenirs trop récents pour avoir été sauvegardés.

Le jour où il s’est endormi, j’ai commencé par diagnostiquer un problème de sablier : L’étroit conduit bouché par un grain de sable trop volumineux. Je l’ai secoué, retourné, supplié mais il ne s’est jamais réveillé. Une série de vigoureux massages cardiaques sur le mousepad n’ont pas relancé la machine.

Alors j’ai placé le patient au repos forcé durant deux jours. Je dois avouer à demi-mots que ces derniers temps, je l’avais mis à rude épreuve. Sans jamais déceler les prémices d’un éventuel burn-out fatal. Dans les cas où il se sentait un peu à plat, je lui prescrivais une pleine recharge.

Mais deux jours de permission n’ont pas ressuscité le moribond.

Les seuls signes de vie encore visibles étaient un peu d’hyperventilation et un pouls irrégulier visible sur la LED de la touche caps lock. Cinq clignotements lents suivis de trois rapides. Un peu comme si le comateux voulait me lancer un S.O.S, mais qu’une forte fièvre l’empêchait de se décider à le faire en employant des majuscules ou des minuscules.

Renseignement pris auprès d’un spécialiste, il s’agissait d’un appel au secours manifestant une carte-mère à l’agonie. Que les chances de succès d’une réanimation classique étaient minces. Qu’il faudrait envisager une opération à cœur ouvert et faire appel à un don d’organe.

Bien sûr, j’ai culpabilisé ! Cette affaire m’a rappelé le siècle dernier et ce client qui affichait habituellement un caractère calme, mais qui pouvait parfois partir dans de si intenses crises de colère, qu’il lui arrivait de pulvériser le filament des ampoules à incandescence allumées dans les alentours immédiats de son déchaînement de fureur. Celles logées dans le tableau de bord de sa voiture n’échappaient pas à cette malédiction. Et juste avant le trépas de mon laptop, j’avais dû subir un épisode de très forte irritation après avoir séché des heures sans succès sur la résolution de l’installation de deux programmes incompatibles. En réalité, je crois que je suis coupable d’un laptopicide ! Je l’ai trucidé en l’exposant à un bombardement intensif de mauvaises ondes !

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Cosplay ( de SunOf )


Quelques précisions techniques :

La crête luminescente de cette parure de cosplay développée par les laboratoires SunOf est équipée sur chacune de ses deux faces de 30 LEDs haute efficience. Ce système est alimenté par des accumulateurs/batteries Li-Ion logés dans le manche du panneau multi-fonction, qui sont rechargeables par des cellules solaires. La surface du panneau est également à tout moment convertible en écran graphique à cristaux liquides rétroéclairé (GLCD) sur lequel peuvent être affichés des messages animés, des glyphes et des emoticons. Il est possible par exemple de faire défiler des slogans bien visibles lors d’une participation à une manifestation nocturne ou simplement dire coucou aux gens, tout en se faisant remarquer de la manière la plus originale qui soit, au milieu d’un cortège de personnages de mangas, de jeux vidéo et de films de super-héros.

Cette parure parodique à énergie solaire n’empêchera pas son porteur d’également briller en société dès la nuit tombée et ne l’influencera en aucune manière à aller à se coucher à la même heure que le soleil.

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Les laboratoires SunOf ont décidé de mettre cette invention 
dans le domaine public. 
Il ne sera jamais réclamé de royalties à tout bricoleur motivé 
souhaitant fabriquer son propre prototype dans son garage. 
Une décision qui a été prise pour favoriser la défense de la 
biodiversité cosplayesque : Parce qu'avouez que ce serait plutôt 
con de se retrouver dans un même endroit avec cent autres cosplay 
de Sunof identiques en compagnie d'un seul Spiderman 

Les ailes du favoritisme

L’autre soir après le travail, j’avais un rendez-vous pour aller boire une bière avec Cup, un ami de longue date !

Cup, avec un peu de chance, vous en avez déjà entendu parler : On l’appelle aussi un peu pompeusement « l’archer ailé de l’amour ». Quand on avait sympathisé lors de notre toute première rencontre, il m’avait lancé en redécollant qu’on allait probablement être appelés à se revoir et que ce serait plus simple de se tutoyer…  

Bien sûr au téléphone au moment de convenir d’une date et d’un endroit, lorsque je lui avais glissé avoir besoin de ses services, il n’avait pu s’empêcher de se laisser aller à quelques sarcasmes :

« Quoi.. Encore ??? Mais tu dois être en passe de devenir mon meilleur client ! Une carte de fidélité ça t’intéresserait ? Comment veux-tu que j’accomplisse efficacement ma mission, si tu ne me laisses pas cinq minutes pour affûter mes flèches ! »

Ensuite, il s’est mis à râler. Que de plus en plus souvent, il en avait plein le carquois. Qu’administrativement ça devenait ingérable avec la liste officielle de combinaisons d’orientations qui ne cessait de s’allonger. Que c’était plus simple avant : Dans les cas d’erreurs professionnelles, il pouvait s’appuyer sur l’excuse qu’il n’était pas encore au courant des dernières révolutions. Que son taux de réussite dans les interventions de transformation de coups d’un soir en passion dévorante avait tendance à chuter chaque année. Qu’il commençait à souffrir d’un tennis elbow  à force de devoir recharger après avoir manqué ses cibles en opérant dans la précipitation. Qu’il songeait de plus en plus sérieusement à se retirer du business et d’aller s’isoler au calme pour se consacrer à l’écriture de romans d’amour.

Et puis il a repris :

« Alors si je t’ai bien compris, tu aurais encore besoin d’une paire de flèches et sous le prétexte qu’on est potes, tu rechignes à t’inscrire sur la liste d’attente ? Tu aimerais passer en priorité et être vite servi ? Je vais voir ce que je peux arranger. Mais je suppose que tu sais déjà qu’avec moi, ce n’est jamais le premier soir ?

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Dernières prévisions du Crétacé

Dans notre approche de la fin du monde, il m’arrive parfois de penser à la disparition des dinosaures !

J’ai trouvé très cruel de la part de leur destin, de leur avoir infligé une pareille avalanche de catastrophes et d’avoir provoqué leur extinction totale ! Surtout qu’au cours de cette ère-là, ils étaient encore l’espèce à la mode.

Quelle ignominie de leur avoir fait subir les effets dévastateurs d’une série d’éruptions volcaniques d’une ampleur inédite ! Pile-poil au passage d’un phénomène de fortes perturbations : Un vent solaire à décorner les triceratops assorti de fortes pluies d’astéroïdes ! Un temps à ne pas sortir son vélociraptor.

A cette époque, la météo existait déjà. Mais elle n’annonçait que les pluies de météorites. Si le nom de l’émission est resté, le dino lambda du Crétacé s’en tapait comme de sa première coquille, des normales saisonnières, des hectopascals, de la pluviométrie, des cumulo-nimbus, des éphémérides, de l’échelle de Richter et de la prévisions à cinq jours des éruptions. Il ne cultivait pas de laitues bio dans son potager de sédentaire lui. Qu’il pleuve ou qu’il vente, il boulottait sa portion de végétation chemin faisant ou plantait ses crocs dans le cou d’un voisin.

Les plus futés d’entre les reptiles fossiles de l’ère secondaire soutenaient qu’un réel danger ne pourrait venir que du ciel, et qu’à la surface, il n’y avait pas de quoi fouetter un chasmosaure ou de se ronger les griffes. Ici un volcan se réveillait pendant que là-bas, un autre partait en sieste pour des lustres. Ici un bon feu d’artifice réchauffait le palpitant du plus mollasson des diplodocus pendant que là-bas une embellie dégageaient de nouveaux horizons pour un vol de ptéranodons

Haaa, mais on aimerait presque y être et voir tout ça de nos propres yeux, non ?

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A la base, l’article que je comptais écrire devait traiter d’un tout autre sujet. Mais c’est encore un projet qui est parti en vrille. C’est en rédigeant le paragraphe d’introduction que j’ai réalisé que le thème envisagé et son développement, risquait fortement de me faire passer pour un affreux dinosaure. Alors réjouissez-vous un peu ! Vous venez sans doute d’échapper au pire ! Pas comme eux !

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Seulement six clics…

– … et tu vois, il y en a comme ça, qui ne font que répéter que ce serait seulement cyclique

Six clics… de souris ?

-Mais non ! Cyclique !! Avec les lettres -q-u-e- à la fin.

-Ah ! Et qu’est-ce que c’est, une clique avec les lettres -q-u-e à la fin ?

-Une clique est un groupe de personnes qui entretiennent des relations de connivence. Mais dans le cas qui nous occupe à l’instant, il ne s’agit pas du tout qu’elles soient au nombre de six ! Il était question de cyclique en un seul et même mot : Avec un « c » immédiatement suivi d’un « y » au début de ce dernier…

-Ah ! Et quelle est la définition de ce dernier ???

-Un événement cyclique est un événement qui se reproduit plus ou moins naturellement à intervalles réguliers dans le temps…

-Ah je vois, ouais ! C’est comme un rythme quoi ! Ça y est, merci ! Je crois que j’ai réussi à me connecter. Mais il m’aura au moins fallu six déclics ! Et donc, tu me disais, qu’il y en a qui ne font que répéter que ce serait seulement cyclique ?

– Ben oui ! Mais je reprends : il y en a qui ne font que répéter que ce serait seulement cyclique, mais en même temps, sur l’échelle du temps, ils ne semblent pas en mesure de savoir prendre en considération d’importants écarts d’amplitude …

-Hooo ! Hé ben moi… je pense que toi mon ami, à l’échelle du temps, plus t’es bourré, plus tu te prends la tête avec des trucs compliqués ! Quand à moi, je pense qu’on va devoir au plus vite considérer un autre grand-écart d’amplitude, en passant la commande d’une tournée de bières. Avant que ne se referme sur nous, cette courte-échelle du temps…

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Un Conte de fées

Il était une fois un jouvenceau, et c’était moi, votre narrateur.

Je tombas raide-dingue d’une sublime jeune fille qui montait à cheval avec une élégance rare. Elle ne m’avait pas encore remarqué. Mais c’est enivré de fougue, que je ne comptai dès lors plus d’autre intention, que celle de tout mettre en œuvre pour m’en aller, me dépeindre à ses yeux, en valeureux et fringant cavalier.

J’investis de modestes économies dans quelques leçons d’équitation et trouva un arrangement avec un ami de mon paternel, pour lui emprunter faute de mieux, mais à ma guise, une mule docile et fatiguée. Il parvint à mes oreilles que la belle cavalière qui m’avait tapé dans l’œil soit aussi une danseuse passionnée et que son intention d’honorer de sa divine présence, le bal annuel de la cour, était désormais rumeur confirmée.

Alors chaque soir, une fois mon labeur accompli, j’entrepris de perfectionner l’assurance de mes pas de danse, afin de comparaître le soir des festivités venu, en cavalier aussi remarquable, avec sa monture que sans elle.

Pour magnifier mon apparat, je fis appel à la magie d’une fée réputée loin à la ronde pour son habileté à ressusciter le lustre de n’importe quel costume de seconde main. Elle fit appel à l’une de ses consœurs qui sût redonner un spectaculaire coup de fraîcheur à mon destrier. Elles m’éclairèrent de précieux conseils destinés à renforcer mes chances de succès.

C’est animé de la conviction d’émaner une aura d’irrésistible prétendant que je me rendis en temps et en heure et fort impatient de la revoir, à la salle des fêtes du palais. C’est en vagabondant au cœur des attroupements que j’aperçus la demoiselle qui m’animait d’une folle passion et que je tombai en arrêt : La belle était plus séduisante que jamais. Mais elle se trouvait accompagnée de ce prince que d’aucuns qualifient de charmant. Ce dernier, à qui je préjugeais un penchant exclusif pour des candidates de sang bleu, avait peu avant la tombée de la nuit, organisé à son unique intention, une visite des écuries royales. En outre, il en avait profité pour lui demander de lui accorder l’intégralité du premier tour de danse.

Bien que paré d’un courage certain, je jugeai préférable de me contenir dans une relative discrétion et d’éviter de provoquer tout tumulte. Une mise en évidence de mes aspirations profondes risquant fort de me conduire dans l’un des cachots du château.

Malgré moult implorations intimes, l’importun monarque ne relâcha pas son emprise sur la belle. C’est peu avant minuit, soudainement, comme saisie d’un ultime élan de liberté, que la troublante créature prit congé et se précipita en direction de la sortie. Mon rival suite à un moment d’hésitation, tenta sans succès de se lancer à sa poursuite. Penaud et désenchanté, mon cœur n’étant plus à la fête, je ne tardai pas à quitter le bal à mon tour.

Le lendemain je retournai voir les fées pour leur raconter ma soirée. Elles me consolèrent avec deux ou trois coups de baguette magique.

Plus tard j’appris que le prince rechercha et retrouva sa dulcinée. Le soir du bal, elle avait perdu l’un de ses escarpins dans le grand escalier en s’enfuyant et il se déplaça en personne dans le but de le lui rendre en mains propres. Il lui fît le coup de la chaussure qui lui allait comme un gant. Conquise, la délicieuse lui tomba dans les bras. Et il se marièrent et eurent beaucoup d’enfants.

Cette princesse n’eut jamais vent de mon existence et de ce fait à aucun moment, ne sut que j’osai nourrir l’espoir qu’elle devienne ma reine.

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A suivre !

Parce qu’il faudrait aussi envisager un happy-end pour le narrateur, à cette histoire…

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Obsolescence dans une indécence dépourvue de bon sens

Ouaaah la vache ! Il est super ronflant ce titre, n’est il pas ?

J’ai le bonheur et l’avantage de disposer de quelques solides compétences techniques et d’être relativement bien outillé. Cet inventaire me permet bien souvent encore de gagner quelques batailles dans ma déjà longue «guerre froide» “versus” l’obsolescence programmée.

Depuis l’âge où j’ai su tenir un tournevis en main, je me métamorphose volontiers en « employee of the month » à la motivation inflexible de l’Agence Labricole. Le succès aboutissant à mes interventions sur une panne ou la garantie de réussite de mes bricolages ne sont pas toujours au rendez-vous ! Mais je peux me défendre en définitive d’atteindre une moyenne assez honorable. Et si je me suis viandé, je me suis enrichi au passage d’une expérience supplémentaire qui ne manquera pas de me rendre un quelconque fier service un de ces jours.

En cas de dysfonctionnement d’un objet, j’apprécie d’avoir au moins tenté quelque chose avant de me résoudre à déléguer le problème aux bons soins de notre déchetterie.

Et je peux me montrer assez tenace ! Il arrive qu’un projet de réparation se transforme en galère parce que dans notre triste réalité très actuelle, l’intervention d’un réparateur officiel aurait coûté dix grimaces et un bras ! Alors je favorise en priorité de faire appel à une solution de type « do it yourself ». Et je finis toujours par oublier de m’envoyer une facture.

Je rouspète lorsque je tombe encore sur l’un de ces appareils jetables à la première alerte. Parfois une batterie scellée y est incluse !!! Aaargh ! Leurs fichus boîtiers impossibles à ouvrir, des unités conçues dès leur origine pour se contenter d’avoir une durée de vie équivalente à celle d’un moustique qui consommerait trop de Tabasco. (Pub)

Et puis les garanties ou les fameuses extensions de garantie proposées à vil prix, et qui ne garantissent aucunement une réparation. Mais évidement plutôt “une élimination rapide” suivie d’un remplacement ! C’est qu’il peut arriver qu’une obsolescence programmée se fasse surprendre, avant même que ce ne soit son heure ! De nos jours le client n’est plus roi que des imbéciles…

Je ne sais pas si nous devrons un jour en arriver à labelliser ces produits jetables à court et à programmables termes, avec des échelles colorées indiquant leur degré de réparabilité et d’obsolescence ainsi que leur niveau de « néfastitude » du point de vue écologique. Peut-être serait-ce là une idée pour inviter leurs fabricants à se montrer volontairement moins indécents et plus responsables. Quitte au passage à courageusement mécontenter l’un ou l’autre de leurs actionnaires majoritaires déjà pétés de satiétés.

Une chose me semble également aujourd’hui certaine : C’est que la fameuse rengaine dont on nous rabâche sans cesse, celle que le « marché s’autorégulerait » est obsolète elle aussi et qu’on ne va pas pouvoir s’évertuer à essayer d’en réparer les dégâts durant encore mille ans. Nous devrons au mieux au plus vite jeter ce concept usé et abusé au fond d’une poubelle bien étanche !

Bien sur, il nous faudra probablement encore supporter ici et là d’entendre certains de ces CEO d’usines de production, articuler leurs excuses dégoûtantes voire minables comme : Si c’est pas nous qui le faisons, d’autres le feront ! Non mais pouerk les gars !!!

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J’ai écrit cet article parce que je rencontre un problème récurrent avec mon smartphone qui fonctionne encore très bien. Son boîtier s’entrouvre régulièrement côté écran tactile, un peu à la manière d’une huitre perlière désireuse de profiter de la lumière. J’ai bientôt fait tout le tour à tenter de le sceller avec de la colle forte. Mais quelques jours plus tard, ça s’entrouvre ailleurs… Je crois bien que ça doit être à cause de la perle qui grossit à l’intérieur et qui a besoin de s’exprimer. Il s’agit d’un appareil de milieu de gamme de chez SunSung dont j’ai déjà pu prolonger l’espérance de vie de trois ans, deux mois et six jours… Et chaque minute compte …

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Un mauvais calcul ?

Comme je l’ai déjà mentionné ici à plusieurs reprises, je me considère en dessin comme un nul en cheveux. Mais ça ne me provoque pas le moindre cheveu blanc ! Ça contribue juste un peu à me faire oublier que depuis toujours, je suis également nul en maths !

Pour les cheveux, je pense qu’au profit de quelques efforts, je pourrai corriger le tir. Par contre, pour les maths, je considère que c’est mort et enterré ! Je resterai nul en maths jusque dans ma tombe. Ils ne doivent pas s’attendre de l’autre côté, à pouvoir compter sur moi pour les aider à faire leur comptabilité !

Plusieurs souvenirs forts douloureux peuvent témoigner de cette défaveur :

  • Le poids des regards croisés et désespérés de mes parents qui tentaient de me donner des cours de rattrapage le soir après l’école. Nourrissant l’espoir de m’aider à trouver la lumière qui relèverait une moyenne désastreuse en arithmétique. J’ai eu beau faire preuve d’engagement pour gonfler ma bosse des chiffres, de jouer des numéros de charme pour séduire mon public de neurones endormis. Résultat ? Une addition de vains efforts. Pourtant j’aurais aimé faire plaisir à mes répétiteurs appliqués, ne serait-ce que pour les récompenser pour leur sacrifice : Se dévouer à ce point pour résoudre des “problèmes” à un âge ou en principe on ne serait plus obligé, pour moi ce n’était pas rien !
  • Un tableau noir recouvert de formules écrites à la craie par notre professeur d’électronique au cours de ma formation. Je n’en comprenais absolument aucune ! Je trouvais qu’il s’agissait simplement d’un ensemble de jolis dessins avec un rendu agréablement esthétique. Et pour m’enfoncer un peu plus dans mon abîme de consternation, le collègue et génie voisin aux verres de lunettes épais qui interpelle le prof pour lui signaler qu’il avait commis quelques erreurs ici et là au tableau …

Mes résultats scolaires à l’écrit et en rédaction étaient nettement plus réjouissants. C’est pourquoi j’ai naturellement opté pour développer des théories si possible bien formulées, en me servant de mots plutôt que de chiffres, de lettres grecques, de barres de fraction et de racines cubiques…

Par la suite, le destin a trouvé une astuce imparable pour me rassurer quant à ce “choix” lorsqu’il a inventé les machines à calculer et les ordinateurs sur lesquels on peut toujours compter: A quoi bon dès lors chercher encore à me triturer des méninges handicapées en tentant de résoudre des équations ?

Je pense encore que mon meilleur souvenir en maths était la preuve par 9. Il s’agissait d’une technique “ultra-mystérieuse” pour valider le résultat erroné de mes mauvais calculs. Même si le 9 n’est pas pour autant devenu mon chiffre préféré, la découverte de cette méthode a déclenché une sorte d’éclair révélateur à l’intérieur de ma boîte crânienne. Mes géniteurs avaient parfaitement raison : Il y avait donc bel et bien une lumière au bout du tunnel !

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Voilà ça c’est fait ! Et si un jour vous me rencontrez, ne me demandez simplement jamais “combien ça fait ?” …

J’ai pensé à une suite logique à cet article… A suivre …

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La fin d’un monde à part

Je radotais peut-être un peu trop souvent en présence de mon épouse que pour améliorer le bilan de notre société, il faudrait commencer par remplacer aux manettes, les hommes incompétents par des femmes compétentes, d’entreprendre quelque chose pour améliorer le climat et de nous remettre à consommer local

Et un beau jour, elle a appliqué ma théorie à sa manière en demandant le divorce !

Il est vrai que ça faisait déjà longtemps que le climat n’était plus vraiment au beau fixe. Notre bilan était devenu catastrophique : Un jour au cours de notre relation, nous avions pris la décision de faire chambre à part. Plus tard nous avions pris celle de faire appartement à part et vers la fin nous faisions même ville à part… Et blague à part aussi, car nos conversations se faisaient plus rares…

Nous étions devenus ce qu’on pourrait appeler un couple pendulaire ! Nous nous trouvions plus souvent assis dans nos bagnoles respectives que devant une bonne assiette ou réunis dans le désagrément plutôt que sous une couette. Nous courrions à la catastrophe. Et il flottait dans l’air comme un parfum de fin d’un monde à part

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A part ça, l'auteur décline toute responsabilité en cas de 
séparation ou de divorce entre des tierces personnes, qui 
auraient été négativement influencées par la lecture de cette 
petite fiction qui devrait plutôt prêter à sourire ! :-)