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un petit délire collectif, ceux que je préfère
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Mon lieu de travail d’alors, était situé à grande distance de ma résidence principale.
Pressentant que la cadence du pendulaire entreprendrait de m’accabler avant que le renouvellement de mon abonnement mensuel aux transports ne soit à l’ordre du jour, j’ai pensé préférable à l’incessant va et vient, de me porter locataire d’une modeste résidence secondaire à distance plus raisonnable de mon employeur.
Partant du vieux principe maintes fois confirmé que de fuguer hors de sa zone de confort reste la meilleure chance de l’élargir, je me suis alloué un bon petit coup de jeune et me suis mis en quête d’un loyer modeste pour un espace meublé en colocation. Dès lors, en semaine je passerais quelques soirées et quelques nuits dans ma mansarde, loin de ma bien-aimée, avant de m’en retourner trépignant la rejoindre tout là-bas pour la chérir encore, le vendredi soir venu,
Et puis s’en suivit une période de vacances qui me fît déserter ma piaule auxiliaire durant plusieurs semaines.
Lorsque la fin de ma période de congé me signala l’heure du retour vers mon petit refuge sous les toits, j’en repris le chemin. Arrivé devant ma porte, je me suis un court instant mis à voyager dans mes pensées :
Allais-je retrouver chaque chose à sa place ? Quelqu’un était-il entré durant mon éloignement ?
Un peu comme si j’allais pénétrer dans une caverne secrète inviolée depuis mille ans, j’ai introduit ma clé dans la serrure et l’ai faite tournailler. La porte s’ouvrit…
C’est en franchissant le seuil, que mon visage a été effleuré par une infime caresse, par un fil horizontal invisible, juste avant qu’il ne se rompe, un fin fil qu’avait du tendre en guise de message de bienvenue, une araignée gardienne. J’en frissonne encore à chaque fois que j’y repense !
Ce fût une si délicieuse émotion que je souhaite la partager avec vous.
Lorsqu’une aussi délicate réponse à vos tourments vous est ainsi personnellement adressée à l’instant opportun par dame nature , c’est qu’elle vient de vous faire la plus belle des fleurs !
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Cette fois-ci, c’est vrai, je vous l’avoue,
Pour marquer la nouvelle année,
J’ai failli ne rien poster du tout !!
Pour une fois, Je m’étais dit :
Houste, les abus de couleurs,
Basta, les indécents contrastes !
Finito les phrases grandiloquentes…
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Une résolution que je n’ai pas pu tenir…
Pour 2016, accrochez-vous !
Attention départ !
Une expression qui signifie ” avoir des troubles psychiques ( trouble qui se situe dans la boîte crânienne ) , être du genre à délirer, à être plus ou moins fou, taré, cinglé, cinoque, foldingue maboul voire même carrément siphonné “
Bien entendu, il s’agit de bien savoir différencier les bons barjots des mauvais fadas ! Car il y a des loufoques qui sont très utiles à la société. Le Roi en personne, en avait un perso, pour lui et sa cour. Faites l’essai pour vous faire la main, en enquêtant dans votre entourage et parmi vos proches : Vous devriez en trouver un sans problème. Mais attention, Il existe aussi des fous furieux ! Ne vous y frottez pas ! Ceux là, sont réservés aux experts.
Les sels de mercure utilisés autrefois pour feutrer les chapeaux, intoxiquaient les chapeliers qui pouvaient ensuite souffrir de pertes de mémoire, d’insomnies, d’instabilité nerveuse et de petits délires en vrac, dans les cas les plus graves !
De nos jours, cette expression aurait été remplacée par : Fermenter de la casquette
Bonsoir cerbère !
Bonsoir Monsieur, pouvez-vous
me présenter votre invitation ?
La voici ! Je me nomme Calmant.
Oui, vous êtes bien sur la liste. Et vous êtes attendu !
Le maître des lieux est un peu anxieux en ce moment,
Entrez vite le rejoindre, lui et les autres convives,
Allez prendre une coupe de champagne au bar !
Merci mais sans façons pour la coupe. L’alcool et moi
ne faisons pas bon ménage ! Je ne suis pas venu seul.
Je suis accompagné de Clémence et de Constance !
Elles sont chargées de contenir les indésirables
comme les effets secondaires par exemple !
Alors bienvenue à vous aussi Mesdames!
Entrez vite !
J’espère que vous apprécierez le festin.
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Bonsoir vigile ! Mon nom est Aspirine Antidouleur. Depuis notre dernière rencontre,
J’étais dans l’impatience de pouvoir festoyer à nouveau dans l’une de vos soirées cocktail !
Mais vous êtes toujours notre invité spécial, Sire,
Sans doute avez-vous remarqué le slogan sur
le carton d’invitation: Ca va faire mal ce soir !
Venez, Migraine que voici, va vous escorter
à votre table. Vous n’allez pas être déçu !
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Bonsoir surveillant, je suis madame Pilule, et…
Madaaa…me Piiii…luuuu….le. Bizarre, je ne trouve
pas votre nom sur mon ordonnance !
C’est certainement parce Je suis invitée à d’autres festivités, pas très loin d’ici.
Ce sont des amis qui m’ont chargée de passer vous dire que
malheureusement, ils ne pourront se joindre, à la présente célébration,
qu’en toute fin de soirée. Durant l’after je crois.
Ils répondent aux patronymes de Seltzer et Rennie.
Il seront juste en retard ! Il ne faudra pas vous inquiéter !
Eh bien chère Madame, je vous remercie d’avoir pris la peine
de nous en avertir. J’en prends bonne note !
Au plaisir de vous revoir bientôt !
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Bonsoir portier, veuillez m’annoncer : Lord Paracétamol !
Palsambleu ! Je n’aurais raté cette sauterie pour rien au monde !
Bienvenue Messire ! Nous vous savions
grand amateur d’ambiances fiévreuses.
Et c’est un honneur de vous savoir parmi nous.
Entrez donc et laissez-nous vous divertir !
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Holà garde ! Mais quel est donc la raison
de tout ce fichu remue-ménage ?
Laissez-moi passer !
Bonsoir Maître Somnifère ! Vous n’avez pas été invité
et m’en voyez désolé. Car ce soir nous faisons grand tapage.
Le maître des lieux, avec vous, m’a chargé
Avant tout, d’entretenir des rapports de bon voisinage !
J’espère que tout cela ne vous empêchera pas le sommeil, de trouver !
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Bonsoir, j’ai vu de la lumière, je passais par là par hasard !
Je ne suis pas en possession d’une invitation,
En guise de sésame, puis-je simplement vous promettre d’être sage ?
Allons donc, je ne vous laisserai pas croire
que je ne vous ai pas reconnu mon très cher Viagra.
Si c’est encore pour importuner nos invitées
en leur faisant la cour
Je ne pourrai pas vous laisser
entrer comme cela !
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Cela faisait quelques temps que je n’avais plus lâché de petit délire frais de saison,
Cueilli si possible à maturité dans la serre la plus fertile de mon jardin secret.
Le dessin ci-dessus, a été récolté aujourd’hui même et je le reconnais : un peu à la va-vite,
Il avait été semé et a germé l’été dernier, suite à une discussion avec mon frère.
( C’est lui qui m’a prêté sa grande échelle )
Notre échange estival donc, portait sur le fait de grimper un à un les échelons
Accompagné de la patience nécessaire, pour atteindre un but.
Plutôt que de prendre un billet de téléphérique, voler une fusée, se bricoler une catapulte.
( J’en rajoute probablement un peu là, droit planté dans mes bottes maculées de terre… )
On peut appliquer le principe de l’échelle à une carrière professionnelle, au long apprentissage d’une discipline artistique, à la découverte d’une passion quelconque ainsi qu’à sa perception des choses de la vie ! Et j’en passe, je le reconnais : un peu à la va-vite.
On pourrait aussi adroitement se laisser glisser d’une échelle parallèle à une autre.
Et une fois le centre de la cible là-haut touché du doigt,
Une autre échelle providentielle ou bienvenue, se dressera.
Parce qu’un bleu, il faudrait toujours le rester un peu.
…
A part ça, ces temps-ci après avoir vécu une période riche en explorations diverses,
J’aurai bientôt quelques dessins aujourd’hui encore en chantier à vous présenter !
Et puis aussi je le crains, pas mal d’histoires curieuses à vous raconter !
Mais là je m’en retourne dans ma serre, avec mon arrosoir rempli à ras bord
Et dois malheureusement vous laisser, je le reconnais : un peu à la va-vite.
– C’est la première fois que vous venez nous voir ici dans nos bureaux ?
– Oui, je ne sais pas comment ça se passe, mais vous allez certainement me guider un peu …
– Bien, alors commençons : Si vous êtes un gros bosseur, efficace, organisé et résistant au stress, je peux vous proposer un poste de fourmi. C’est situé en bas de l’échelle : un poste d’ouvrier subalterne. Mais si vous appréciez les voyages, cette mission inclus de très nombreux déplacements …
– Hé bien, en tant qu’être humain déjà, j’étais plutôt cigale, alors je crains que je ne me sente à contre-emploi. Et j’avoue que l’idée de devoir me fondre dans la frénésie d’une fourmilière, ne me tente pas plus que cela.
– Je comprends, mais malheureusement en ce moment, on ne recrute pas de cigales. C’est plutôt un job temporaire d’été, vous savez !
– Tant pis. Et quelles autres carrières pouvez-vous me proposer ?
– Voyons… Vous vous sentiriez plutôt pelage, plumage ou couvert d’écailles ? Plutôt grand prédateur, proie discrète, imposant ou minuscule, volant ou rampant ? Attendez, je viens de tomber sur un poste de zèbre à pourvoir immédiatement. Il vous tenterait ?
– Alors oui zèbre j’aime bien. A part pour l’uniforme. Je crains qu’il soit un peu trop voyant pour que je me sente à l’aise, rapport au type de personnalité que j’ai acquise lors de mon expérience précédente. J’avoue que je n’aurais rien contre un minimum de mimétisme dans mes nouvelles fonctions !
– Hé bien, je constate que ça ne va pas être simple de vous réincarner hahaha, mais notre service est là pour ça et nous y consacrerons le temps qu’il faudra. Poursuivons… Alors… Voyons… Au département carnivores, ils cherchent des assistants avec beaucoup de mordant, mais ils embauchent plutôt des jeunes qui ont les dents longues. Il y a aussi de belles opportunités dans les zoos, des postes à long terme, vous seriez nourri, logé et soigné, si bien entendu, vous vous sentez prêt, à endosser une activité quotidienne offrant peu de libertés et qui implique de continuer à entretenir des contacts régulier avec vos ex- congénères du sommet de la chaine alimentaire… Ah ! Si vous êtes en possession d’un brevet de plongée et avez une licence de pêche, nous sommes aussi à la recherche d’un martin-pêcheur. Une activité motivante avec de grosses responsabilité, et puis…
– Oh mais.. veuillez me pardonner de vous couper la parole, il me vient subitement une idée : une opportunité en tant que chenille vous auriez ça dans vos fichiers ? Je me souviens que sous ma forme humaine déjà, j’avais apprécié de me retirer dans un cocon pour me consacrer à la gestion d’un projet ambitieux, une métamorphose…
– Vous avez de la chance, nous avons justement ici une annonce parue ce matin même. Un instant, je consulte les détails du profil demandé : Alors… personnalité de terrain, esprit d’entreprise, grande souplesse, goût pour la légèreté, capacité à se laisser ballotter dans tous les sens, bonne tolérance aux changements fréquents de direction… Ah et notez qu’une préférence sera accordée au candidat qui montrera de réelles aptitudes à utiliser le minimum de raccourcis et de lignes droites pour relier deux points…
– Mais dites-moi, ce descriptif me semble avoir été rédigé sur mesure ! Y a-t-il des risques inhérents à cette profession ?
– Bah, tout au plus à être cueilli au vol avec délicatesse puis épinglé dans la vitrine d’un collectionneur. Mais à ce moment-là, revenez me voir ici. Nous dénicherons ensemble une autre affectation pour vous, et des plus épanouissantes, je peux vous le promettre.
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Si vous souhaitez soutenir l’artiste qui a réalisé la magnifique aquarelle du martin-pêcheur et qui a édité un ouvrage écrit par une de ses amies et illustré par elle, rendez vous sur le lien suivant : aqualowe.ch Merci et à bientôt !C’est un beau jour pour les adieux d’un poète !
Il en a assez d’aligner des vers et des rimes
Grand temps pour lui de prendre retraite
Il n’alignera plus les moindres mots qui friment.
Ce n’est plus l’heure de se prendre la tête
Sa prose sera désormais réservée, plus intime
Et ses complaintes désordonnées à perpète
Il ne décrira plus jamais de paysage sublime
Dissout dans la foule son vieux talent d’esthète
Un peu comme s’il avait soudain été victime
Du tir en pleine âme d’une arme secrète
Dévalorisant son lyrisme, qui ne vaut plus un centime
Que désormais sa verve se doit de devenir plus discrète
Même si jouer avec les mots n’était jamais un crime
Mais jouer sur les mots que personne ne répète ?
Il les chérissait et les laissait chanter en son estime
Les lançait en ligne hors de son cœur en fête
Sens de la terminaison et consonance richissime
Musique des mots sur rythme endiablé que rien n’arrête
C’est un beau jour pour les adieux d’un jongleur ultime
Une belle journée pour la toute dernière pirouette…
Lors de la séance du personnel, la nouvelle hiérarchie sur le grand écran présenté,
De dizaines de cases rectangulaires toutes d’un gris terne et uniforme était composé…
Labels reliés par des fils semblant trop fins pour ne pas en surcharge un jour se casser !
A mon sens, une vue d’ensemble un peu faible pour un esprit d’entreprise galvaniser 🙁
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En poussant un peu on aurait cru voir l’arbre généalogique de la famille d’un défunt
A son enterrement de mines tristes qui colle le bourdon dans les pensées de chacun
Je comprends qu’on ne soit pas tous dotés de fibre artistique, d’un chouia d’excentricité
Mais sans en abuser n’aurait-il point été bienvenu d’y ajouter couleurs et image de solidité ?
Halloween, c’est devenu pour moi aussi une petite tradition !
Mais plutôt que de me déguiser en monstre ou en fantôme et partir faire le tour du pâté de maisons en quête de sucreries, c’est l’occasion de réaliser un petit dessin thématique !
Et cette année pour changer, j’ai pensé aux grincheux qui n’apprécient guère que cette bande de délinquants en herbe, passent toutes les cinq à dix minutes troubler la quiétude de leur soirée au coin de l’âtre.
J’ai donc concocté à leur unique intention, une petite affiche à placarder derrière leur porte d’entrée à bonne hauteur de serial-sonneur. Ca leur évitera de devoir répéter mille fois la même phrase, réduira peut-être leurs aigreurs d’estomac et aussi de devoir se montrer clairement outré par le bal de tous ces petits monstres…
Disponible à la boutique au format A3
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